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11/03/2017

Documentaire NDE / EMI : "En Conscience"


21/12/2011

Riche ou pauvre : pas une question d'argent

Je suis récemment tombé sur un livre intitulé 30 mensonges sur l'argent de Peter Koenig, écrit afin de faire le lien entre argent et âme. Le livre est instructif non seulement sur le plan économique et pratique, et aussi sur le plan du développement de la conscience : notre rapport à la vie, le bonheur et la satisfaction.

Juste une citation :

Les personnes qui sont vraiment riches le sont quelque soit leurs économies.

Les personnes qui sont pauvres le sont malheureusement quelque soit leurs économies.

23/03/2011

(Japon) Ryu Murakami ou les bienfaits de l'insécurité


Ryu Murakami, romancier, avait écrit un roman où un collégien déclarait au Parlement japonais : “Il y a tout dans ce pays. On a tout ce dont on a besoin. La seule chose que l'on n'a pas, c'est l'espoir.”

Aujourd'hui, le romancier pense qu'on peut dire le contraire : pénurie de nourriture, d'eau et de médicaments. Pénurie de biens et d'énergie même à Tokyo.
“Notre mode de vie est menacé, le gouvernement et les entreprises d'utilité publique n'ont pas trouvé de solution.”

“Mais pour tout ce qu'on a perdu, l'espoir est en fait la chose que les Japonais ont retrouvé. […] nous qui avons été empoisonnés par notre propre prospérité, avons planté à nouveau la graine de l'espoir.”

Murakami a choisi de ne pas fuir Tokyo et de croire.

L'article intégral en anglais (NY Times)

09/03/2011

Les bisounours spirituels sans instinct

 

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A trop chercher la transcendance ou l’union cosmique, il nous arrive de planer trop longtemps dans les sphères célestes. Ainsi des approches non-duelles comme le Dzogchen propose de ne rien chercher et de ne rien pratiquer (attention, on plane beaucoup chez les Dzogchen aussi…).

A trop chercher l’amour absolu ou l’harmonie sociale, il nous arrive de tomber dans la bonté mièvre. Nous devenons des bisounours spirituels. Ce qui nous différencie des bisounours tout court, c’est le fait de rabâcher des théories « profondes » ou les mots empathie et bienveillance.

En dehors de l’aspect parfois repoussant du bisounours, ce qui devient embarrassant dans cet état d’être et la perte de l’instinct animal chez l’homme et la femme.

Oui, à trop vouloir l’innocence, nous perdons l’instinct. L’instinct au niveau supérieur devient clairvoyance. Sans cette dernière, le bisounours sombre dans l’obscurité.

Il semble que cette obsession de la bonté agit comme un filtre qui distord la perception des choses. Toute chose devient bisounours.

Cette perte du flair primitif est le sujet du best-seller Femmes qui courent avec les loups. L’auteure nous crie : « perdez votre innocence, reprenez votre instinct ! »

Il est bien sûr, tout à fait possible d’avoir un sens de la transcendance et en même temps de percevoir en soi et en l’autre l’ombre, le mal et la perversion. En tout cas, rien ne presse. L’instinct nous alerte du chantage affectif, des imposteurs, des manipulateurs, des pervers narcissiques et autres prédateurs sociaux, religieux ou politiques.

La bisounoursitude c'est ne plus pouvoir reconnaître et exprimer notre colère, notre tristesse, notre peur, tout ce qui peut avoir une connotation négative ou de vulnérabilité. Tout ce qui peut ternir l'image de nous-mêmes. Ainsi, nous perdons la lucidité fondamentale. Et c'est donc un long apprentissage de pouvoir accueillir notre vulnérabilité, notre ombre et de voir la beauté en nous.

L’instinct couplé à la conscience est synonyme d’autonomie.

02/01/2011

Le sentiment derrière le masque de la raison



En France depuis Descartes, et peut-être plus largement en Occident, c'est le savoir et la raison qui certifient l'existence d'un être. Ce qui importe est de savoir. “Oui, je sais” répondons-nous à tue-tête. Et surtout ce qui compte c'est la logique et l'exactitude scientifique des paroles exprimées. En France (ou est-ce seulement dans certains milieux semi-précieux…?), on aime à corriger ce que l'autre dit, déjà parce que c'est mal dit, ce n'est pas le bon mot, ensuite parce que ce n'est pas suffisamment cohérent, ou pas exact dès le départ. Et moi je sais, moi au moins. Et pas toi. Donc j'existe plus que toi.

Et si on renonçait de temps en temps à vouloir avoir raison ? à batailler à coup d'arguments et de références bibliographiques ? On pourrait capter l'autre avec son sentiment du moment. La logique, la véracité ou la non véracité de ce que l'autre dit — de ce que je dis — ne sont souvent pas importantes. Juste apprécier d'être avec l'autre, avec l'honnêteté d'être ce que l'on est — ignorant, impuissant à certains égards. Oui, ok, et c'est pas grave. Je t'entends, toi qui es à mes côtés. On n'est pas d'accord, peu importe, car nos coeurs partagent.

Il m'est arrivé d'être en présence de personnes à qui l'on disait certaines choses qu'elles savaient et elles ne le signalaient pas, et appréciaient simplement la relation qui se tissait avec l'autre à travers la conversation, les regards, les gestes. Je me relie, donc je suis. Et vous ?

20/12/2010

Marc Vella, documentaire sur le pianiste et la “Caravane amoureuse”

06/11/2010

L'emprise par l'altruisme, être dans son pouvoir


Il n'est pas rare de voir chez une personne une charité bien affichée qui alimente une image positive, sinon acceptable d'elle-même. Les "bonnes actions" compensent les "mauvaises". Etre généreux est presque toujours un moyen parmi bien d'autres d'investissement narcissique (à distinguer du narcissisme idéalisant le moi). Ici, le problème souvent rencontré est une absence d'honnêteté vis-à-vis de ce mécanisme qui maintient l'équilibre psychique de la personne.

A un niveau plus avancé, l'altruisme peut devenir une manière d'envahir l'autre, de se rendre indispensable. Je prends le pouvoir sur les autres. Je contrôle mon entourage. Le moi est plus que maintenu, il s'hypertrophie. Les victimes doivent être secourues par le sauveur : moi. Finalement, derrière le masque de la bonté se cache la toute puissance et le chantage affectif. Je n'ai de la valeur que proportionnellement à l'infortune de mes paires. Si les soi-disantes victimes se libèrent des crochets du sauveur auto-proclamé, ce dernier cède souvent à la culpabilisation de l'autre : “après tout ce que j'ai fait, s'en aller comme cela sans me remercier ni me récompenser !”

Alors, qu'est-ce que laisser le pouvoir à l'autre ?
C'est peut-être accepter de laisser l'autre choisir. De souffrir. De faire des erreurs. D'échouer. D'être autonome.

Quel est le bénéfice de laisser le pouvoir à l'autre ?
C'est d'être dans son pouvoir.
Lorsqu'avoir du pouvoir sur les autres devient une habitude, c'est cela même qui définit notre vie. Être dans son pouvoir signifie créer sa vie par soi-même : en contact avec ses propres talents et capacités.