07.11.2009
Perdre c'est gagner
L'album des occasions manquées
(Conte)
Il était une fois un roi... qui tenait un journal des occasions manquées. Il a commencé à le faire quand il était tout jeune garçon, et c'est une habitude qu'il cultive encore aujourd'hui. Il a commencé à écrire ce journal des occasions manquées le jour où il a raté le train et, par conséquent, où il a dû attendre le suivant, dans lequel il a rencontré son meilleur ami qu'il n'avait pas revu depuis longtemps.
Dans son journal, il a raconté la fois où il avait manqué l'avion et où il avait dû patienter des heures à l'aéroport, où il a rencontré le roi d'un royaume voisin, avec lequel il a conclu une alliance bénéfique pour chacun d'eux. Et la fois où, n'ayant pas été invité à une cérémonie, il a participé à une fête où il a rencontré celle qui est devenue sa reine.
Le roi tient ce journal parce qu'il a découvert que les choses les plus belles de sa vie se sont produites grâce à quelques occasions manquées. Le fait d'écrire ce journal lui a enseigné que lorsque l'on perd quelque chose, quelque temps plus tard on en gagne une autre que l'on n'aurait pas pu gagner si l'on n'avait pas perdu ce que l'on a perdu. Depuis, le roi est content de perdre quelque chose, parce qu'il attend, confiant, que quelque chose de beau lui arrive.
Tiré de Giardinieri, principesse, porcospini de Consuelo C. Casula
19:34 Publié dans _Début spirituel_ | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : conte, philosophie, sagesse
04.11.2009
Arnaud Desjardins : pas d'excuse
Arnaud Desjardins (18 juin 1925 - ) était réalisateur à l'ORTF de 1952 à 1974 et est l'un des premiers occidentaux à faire découvrir aux Français, au travers de documents télévisés, quelques grandes traditions spirituelles méconnues des Européens : l'hindouisme, le bouddhisme tibétain, le zen et le soufisme (mystique de l'Islam) d'Afghanistan. (source : Wikipedia)
Voici un lien pour télécharger un extrait en PDF d'un livre intitulé Un Grain de Sagesse. Dans ces 20 et quelques pages édifiantes qui retranscrivent un discours donné au monastère bouddhique "du Bost" en 1981, l'auteur fustige la culture de l'excuse (entendez "vous êtes excusé d'avoir mal fait") très à la mode en France et pas mal dans le reste de l'Occident, peu être un peu à cause d'une mentalité de gauche détournée, où le collectif doit récupérer toutes les responsabilités individuelles : l'individu se deresponsabilise, et cherche à se trouver des excuses pour se laver les mains.
Quelques passages (pas toujours en lien direct avec le sujet) :
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28.10.2009
l'individu avant la société
Jean-Louis Trintignant en vidéo :
20:00 Publié dans _Début spirituel_ | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vidéo, changer, société
22.09.2009
La CNV au Salon Zen
L’association pour la CNV ou communication nouvelle et vivante, nous reçoit au Salon Zen à Paris début octobre 2009.
Au coeur de la CNV, maladroitement appelée “communication non-violente”, se trouve l’empathie, une intention bienveillante de partage, d’être avec soi-même et les autres. Qu’est-ce que l’empathie ? C’est d’abord ressentir sinon deviner ce que l’autre vit en joie ou en souffrance, ce qui l’exalte ou l’attriste, ce qui lui manque de fondamental (l’amour, le respect, la réciprocité…). Marshall Rosenberg explique que l’empathie est avant toute parole, une manière d’être avec l’autre : extrait audio de conférence.
Souvent, notre précipitation et notre confusion mentale nous empêchent d’être en empathie, c’est là que les outils simples de la CNV peuvent nous aider à y voir plus clair, mieux nous relier à nous-mêmes et aux autres en nous/les agressant le moins possible. Ce n’est pas une technique de communication où nous répétons des formules toutes faites afin de nous faire comprendre. C’est apprendre à ressentir et voir clairement ce qui est vivant en nous-mêmes et en l’autre. Simples oui, et très longs à intégrer, alors autant commencer maintenant.
La CNV, c’est accueillir ce “chacal” en nous qui nous balance injures et jugements à longueur de journée, et de cesser de l’alimenter pour le décrypter. Qu’y a-t-il derrière ces jugements ? Des sentiments, des blessures, des besoins non satisfaits peut-être. En prêtant attention à notre souffrance, nos aspirations et besoins, à ceux des autres, nous allons vers la bienveillance, vers le lien. Il ne s’agit pas ici de donner la priorité à l’autre dans une sainte abnégation, ou à soi-même. Il est possible de dire NON sans justification, sans injure, sans reproche, sans jugement. Oui, il est possible de vivre heureux sans jugement ni étiquette. Sans coercition.
Le processus de la CNV nous invite enfin, lorsque c’est possible, à exprimer des demandes pour trouver des issues constructives, pour sortir d’impasses relationnelles où l’agression se perpétue. Parfois, aucune solution n’est trouvée. Parfois aucune demande ne peut être exprimée. Cela dit, le simple fait de nous relier à nous-mêmes, de prendre la responsabilité de nos émotions et de nos choix, est une immense avancée. Le simple fait de nous relier aux autres, d’écouter ce qui les touchent, est un grand pas.
Salon Zen à l’Espace Champerret, du 1er au 5 octobre 2009 (11h-19h - nocturne 21h le vendredi 2).
Le samedi 3 après-midi de 16h à 17h30 au stand CNV, un spectacle mêlant théâtre et médiation présente quelques applications de la CNV. Infos pratiques
09:19 Publié dans _Début spirituel_ | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : cnv, zen, empathie, communication non violente, rosenberg, développement personnel
18.08.2009
Poursuivre ses rêves
2 minutes sur le bénéfice de poursuivre ses rêves avec Jean-François Noubel, extrait de la vidéo "évolution de l'intelligence collective dans le monde".
11:57 Publié dans _Début spirituel_ | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rêve, spiritualité, synchronicité, intelligence, collective, créatifs, culturels, noubel
09.06.2009
cerveau et empathie
L'être humain n'existe que parce qu'il est en relation avec d'autres - mais en relation physique, directe, par les yeux, la bouche, les oreilles, les mains, la peau tout entière.
Sans quoi le système se dérègle, l'empathique ne peut plus se concrétiser et même les enfants de la maternelle deviennent ultra violents - ce que le très érudit Olivier Julliard présente dans un texte au vitriol, Trucmuche ou la mutation (Edition Baudelaire).
Patrice Van Eersel
Entretien vidéo (15 min) avec Patrice Van Eersel, écrivain, journaliste et co-créateur du Jeu du Tao. Quelle est la fonction des neurones-miroirs ? Quels sont les éventuels obstacles aux mécanismes de l'empathie ? Quelle est l'importance du contact physique, du contact réel par rapport au contact virtuel ?
14:16 Publié dans _Début spirituel_ | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : cerveau, empathie, neurologie, neurones, compassion
05.06.2009
Changer avec Pascal Neveu
Changer ? Moi, jamais ! est un ouvrage qui traite de notre envie de changer l'autre. De notre conviction que nous ne pouvons nous changer nous-même et encore moins les autres - de manière intentionnelle. Il traite de nos blocages qui rendent difficile le changement. Au fond, nous ne voulons pas changer car nous avons peur de perdre quelque chose. Pour changer, le deuil est donc nécessaire.
Pascal Neveu, l’auteur, psychanalyste et psychothérapeute, intervient sur différentes questions de psychologie fondamentale auprès du personnel hospitalier et de cadres en entreprises. Il exerce en cabinet et enseigne à Paris. Spécialiste du deuil, il anime également une cellule psychologique pour les orphelins et les veuves de sapeurs-pompiers.
Qui sommes-nous en vérité ? Avons-nous un noyau dur au fond de notre être, l’âme, l’esprit, que sais-je, immuable qui est déterminé à la naissance (les gènes ou encore la création divine), dans l’enfance (éducation, milieu) ?
Nous croyons pour la plupart d’entre nous que nous changeons en surface, mais jamais en profondeur à part dans des rares cas d’accidents graves par exemple.
Voici un montage audio (4min50) d'extraits d'une émission de radio avec Pascal Neveu sur ce thème (télécharger le fichier audio mp3):
13:59 Publié dans _Début spirituel_ | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : psychanalyse, vidéo, audio, livre, changer, introspection, société, moi
01.06.2009
Advenir à soi-même

dessin de PIEM
20:38 Publié dans _Début spirituel_ | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : moi, soi, ego
25.05.2009
Choisir un gourou pour maître
Je me suis souvent posé la question : quel maître choisir ? Qu'est-ce qu'un maître ? Que dois-je exiger de lui ? Que dois-je abandonner de moi-même ?
Beaucoup d'entre nous, dans la quête de la sagesse ou dans la quête de la non-quête peu importe, nous sommes posés cette question à 100 milliards d'euros.
Certains en avance sur leur temps ont pris le chemin de la liberté, ni Dieu ni maître, un Dieu-zéro maître voire des Dieux-zéro maître quand même. Ils ont découvert qu'ils ont un potentiel immense à l'intérieur d'eux-mêmes, le Christ pour les uns, la Lumière Cosmique pour d'autres... Seuls, ils peuvent suivre leur non-chemin, le construire, le réinventer sans idolâtrer un Maha ou un Swami quelque chose.
Il est bon d'avoir un gourou. Un shifu, ou un sensei. Le guru est celui qui aide un individu à passer de l'obscurité gu ( par ext, l'ignorance) vers la lumière ru ( par ext, le savoir ) (source : wikipedia). La frontière entre grand respect et idéalisation est floue, je dois l'admettre. Pourtant, suivre un gourou ne signifie pas l'adorer.
Prenons le potier du village qui sait si bien accueillir ses invités. Il sait se tenir droit et respirer amplement, mais il ne va pas forcément nous le dire. Lorsqu'il transporte les sacs d'argiles, ses pieds sont stables, ses gestes économes. Il a tant à nous apprendre. Lorsqu'il tourne un pot, absorbé, il fait un avec la terre, le tour et l'air. Nous pouvons ainsi admirer la façon dont la technique et l'action l'amène à un état de transcendance où l'objet est sujet sans l'être vraiment. Un état où le mental est en veille.
Il est possible de considérer avec équanimité que tout est vain et sans importance. Ou sans équanimité, que seulement un maître, un dieu ou un dogme a de l'importance.
Et il est possible dans l'équanimité de considérer que tout est sacré. Ainsi à chaque rencontre, nous pouvons être considérablement nourris d'expériences et accéder à des prises de conscience inespérées. Nous pouvons prendre toute personne, dans un ou plusieurs domaines, à partir d'un certain niveau d'expertise ou de reliance (d'inspiration), ponctuellement ou durablement. Nul besoin de diviniser la personne : il s'agit d'être pleinement présent à elle et prêt à tout prendre de ce qu'elle peut donner. Pas question d'être tous moulés selon le modèle du gourou. A nous de remodeler, parfois régurgiter ce qui est intégré. Il n'est en aucun cas une excuse pour perdre son esprit critique.
Il est conseillé de contredire, de contraindre par la force ou de se disputer avec le gourou lorsque cela nous semble viscéralement nécessaire. Les désaccords et litiges ne sont pas interdits.
Sa raison d'être est la libération des individus de leurs propres chaînes, pas de les soumettre/infantiliser ou de les formater pour toujours.
Le formatage du corps est une phase très importante. Le disciple qui chemine sur la "voie du thé" (voir la cérémonie du thé) apprend des gestes très précis afin d'apprécier l'instant présent, de libérer l'esprit de l'agitation égotique - de la cogitation - et de l'unir au corps, à l'action et à la situation. Et c'est souvent dans la répétition de gestes parfois simples, parfois complexes, que l'ego lâche prise (ou alors se révolte et on abandonne), qu'un état de transe est éventuellement atteint. Si le disciple est formaté sur le plan des idées et croyances, c'est risqué. Il s'agit le plus souvent de dogme, or le rôle du gourou est bien de le libérer de son intellect - en premier lieu - et non de l'enfermer dans des structures mentales.
Au final, le disciple qui atteindra la maîtrise aura le choix d'utiliser ce formatage ou non. Il intègre et dépasse ce formatage : il ne le rejette pas et en même temps il peut aquérir d'autres "formats" et improviser.
Celui qui cherche la vérité absolue (le formatage de la pensée) ou qui fuit tout principe, tient l'approche intellectuelle de la vie comme une fin. Dans la spiritualité ésotérique, celle qui va dans l'introspection que dans le respect d'un dogme (voire article exotérisme, ésotérisme et synchrétisme), la manière dont nous pensons le monde et l'au-delà est un accessoire ponctuellement utile. L'essentiel est :
- ce que nous sentons (en soi-même, chez les autres),
- ce que nous sommes (notre état d'esprit, notre attitude vis-à-vis de nous-mêmes et d'autrui) et
- ce que nous faisons.
Choses pour lesquelles les croyances religieuses ou la réflexion abstractive philosophique/scientifique/politique/idéologique/théologique sont peu déterminantes au final. Il faudrait plutôt voir du côté des névroses (désirs et peurs profonds) et les souffrances qui motivent et alimentent ces points de vue et raisonnements. Nous savons combien la pensée encombre la spontanéité de l'être, et combien les actes contredisent la pensée et parfois même nos convictions profondes.
Le gourou aidant, témoigne par exemple du potentiel de son disciple, célèbre ses talents propres et le pousse à les développer. Il ne va pas gâcher sa vie en niant son existence, son individualité (≠ individualisme), sa créativité et ses excentricités - car soi-disant "l'objectif est l'annihilation de l'ego illusoire". L'ego est dépassé en l'accueillant, en lui donnant sa place. Ce gourou aide son disciple à écouter ses sensations et sentiments. Il l'amène à une connaissance de lui-même sans l'intellect.
Eventuellement, le gourou amène le disciple à l'autonomie et lui montre combien il peut trouver la sagesse chez toutes sortes d'experts, du plombier au prof de théâtre. Il ne porte pas le masque de la perfection incarnée - il ne se cache pas d'être arrogant ou lâche de temps à autre. Autrement dit, il connaît la limite de ses compétences.
La plus grande qualité que peut avoir un gourou, est de ne pas avoir peur de faire mal à son disciple, pour lui révéler ses erreurs et méprises lorsqu'il est prêt à les entendre et passer au "niveau suivant". La cerise sur le gâteau : il est capable en outres de conseiller un suivi psychothérapeutique/énergétique/en coaching/etc. selon les névroses et blocages détectés.
Un gourou défaillant abuse de son charme ou charisme pour manipuler autrui. Ses fidèles amplifient sa mégalomanie en l'adorant. Il refuse la remise en question car il est supérieur à la moyenne. Nous connaissons la plupart de ses inconvénients. Il peut être notre mère, époux, patronne, médecin...
Un gourou aidant peut devenir défaillant à force d'être apprécié : c'est précisément le moment pour le disciple de faire, à défaut de quelqu'un d'autre, le gourou du gourou ou de le quitter. En conséquence, il vaut mieux se méfier des gourous populaires ou ayant de très grandes capacités car l'inflation excessive de leur ego est presque inévitable.
Une personne digne d'avoir un gourou arrive dans une certaine mesure à l'aimer avec ses faiblesses pour recevoir ce qu'il y a de bénéfique dans sa relation avec lui. Il ne tombe pas dans le perfectionnisme, même s'il accroît son niveau d'exigence. Cet amour ne l'empêche pas de refuser ses recommandations. Il choisit d'être docile tout en se questionnant périodiquement - il choisit quand il doit le contester avec respect. C'est l'assertivité. Il est surtout capable de reconnaître l'avancement d'autrui dans chaque domaine. C'est la porte sacré vers une profonde maturation et la reconnaissance envers ce qu'il lui est donné.
Ô maître, laisse moi t'adorer comme toute particule de l'univers !
Lire aussi :
- Idéalisme, maître et adoration
11:54 Publié dans _Début spirituel_ | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gourou, maître, spiritualité, équanimité, idéalisation, ego, assertivité
25.03.2009
Thierry Janssen : La posture de l'honnêteté
Extrait de conférence :
Thierry Janssen parle de nos croyances, de notre représentation de la réalité...
source : inrees.com
17:24 Publié dans _Début spirituel_ | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : thierry janssen, inrees, croyance, podcast