Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

06/11/2010

L'emprise par l'altruisme, être dans son pouvoir


Il n'est pas rare de voir chez une personne une charité bien affichée qui alimente une image positive, sinon acceptable d'elle-même. Les "bonnes actions" compensent les "mauvaises". Etre généreux est presque toujours un moyen parmi bien d'autres d'investissement narcissique (à distinguer du narcissisme idéalisant le moi). Ici, le problème souvent rencontré est une absence d'honnêteté vis-à-vis de ce mécanisme qui maintient l'équilibre psychique de la personne.

A un niveau plus avancé, l'altruisme peut devenir une manière d'envahir l'autre, de se rendre indispensable. Je prends le pouvoir sur les autres. Je contrôle mon entourage. Le moi est plus que maintenu, il s'hypertrophie. Les victimes doivent être secourues par le sauveur : moi. Finalement, derrière le masque de la bonté se cache la toute puissance et le chantage affectif. Je n'ai de la valeur que proportionnellement à l'infortune de mes paires. Si les soi-disantes victimes se libèrent des crochets du sauveur auto-proclamé, ce dernier cède souvent à la culpabilisation de l'autre : “après tout ce que j'ai fait, s'en aller comme cela sans me remercier ni me récompenser !”

Alors, qu'est-ce que laisser le pouvoir à l'autre ?
C'est peut-être accepter de laisser l'autre choisir. De souffrir. De faire des erreurs. D'échouer. D'être autonome.

Quel est le bénéfice de laisser le pouvoir à l'autre ?
C'est d'être dans son pouvoir.
Lorsqu'avoir du pouvoir sur les autres devient une habitude, c'est cela même qui définit notre vie. Être dans son pouvoir signifie créer sa vie par soi-même : en contact avec ses propres talents et capacités.

02/11/2010

Machos ou créatifs culturels ? audio


Entretien exclusif avec Patrice van Eersel, réalisé par François Watel.
31 min


podcast

A la fin de l'entretien, Patrice Van Eersel évoque la distinction faite par Jean-Pierre Worms entre les créatifs culturels (2/3 féminins) adeptes de l'introspection et les alter-créatifs (plutôt masculins) qui se méfient de ces "histoires de bonnes femmes".

Popularisé par l’étude du sociologue Paul Ray et de la psychologue Sherry Anderson, le concept de Créatifs Culturels (dans le sens de « créateurs de nouvelles cultures »), selon laquelle 24% des Nord-Américains ont fondamentalement muté, rebondit en Europe dix ans plus tard. L’étude française vient de sortir (éd. Yves Michel - voir son blog). Les CC français sont 17%. Et les Alter-Créatifs 21%. Patrice van Eersel, rédacteur en chef de Nouvelles Clés, nous dit pourquoi la différence entre ces deux groupes tient à l’ouverture plus ou moins grande à l’introspection et à la spiritualité. (NouvellesClés)

Lire : Êtes-vous un créatif culturel ?

01/11/2010

Une éducation adaptée aux garçons


L'école est fondée sur le séquentiel, le verbal. On explique les choses plus qu'on ne les montre. Or les garçons ne sont à l'aise que dans le visuo-spatial.» Pour couronner le tout, depuis la maternelle, ils sont immergés dans un environnement 100% féminin, de la maîtresse à la baby-sitter, et trop rares sont les hommes qui prennent en charge les devoirs. De quoi leur faire croire que le savoir est tenu par les femmes.

Enfin, dans ce monde hyperféminisé, il est bon de faire intervenir au maximum le père, ou tout autre modèle masculin suscitant une identification positive. D'où l'idée séduisante du tutorat «entre hommes».

Les garçons ne disposent d'aucun rite de passage (contrairement aux filles avec leurs premières règles), rappelle Jean-Louis Auduc. Pourquoi ne pas en instaurer, à l'entrée au collège (à 10 ans) et en seconde, au lycée, sous forme de cérémonie ou rite d'intégration? Voilà qui les pousserait à grandir.»

Extraits de Les garçons sexes faibles à l'école

21/10/2010

L'amour face à Narcisse et la tyrannie du Bien

screen-capture.png

Narcisse est amoureux de son image idéalisée. Son culte de son faux-Soi ne lui interdit pas seulement d'aimer un autre être, mais aussi, en dépit de toutes les apparences, d'aimer le seule être qui soit entièrement entre ses mains : lui-même.
Alice Miller




Une des grandes découvertes que j'ai enfin assimilée cette année est la fameuse notion que j'appellerais “amour total de soi”. Expression pompeuse, exagérée, utopique… les jugements peuvent fuser.

Je la rencontre d'abord dans le livre L'Avenir du drame de l'enfant doué de la psychologue Alice Miller. Elle y évoque premièrement le narcissisme comme une fixation sur les traits et les qualités de soi que l'on croit bien, alliée à l'intention de les préserver ou de les développer, tout en niant les facettes de soi que l'on croit mauvaises.
Ce qui revient à se couper soi-même en deux, une partie étant haïe ou dissimulée.

Vous imaginez déjà ce qu'est "l'amour total de soi". J'ai rencontré il n'y a pas si longtemps une thérapeute (association Être-Bien) à la méthode "impolie". Là où les personnes "bien intentionnées" veulent être aidantes, compassionnées, éveillées, elle fait dire à ses clients des phrases comme : “je suis mauvais, je suis méprisant, et c'est ok”. Tout d'un coup, c'est l'acceptation de sa propre imperfection, de sa propre… humanité ! Tout d'un coup, la pression tombe. La barre était si haute !

Encore une fois, voulons-nous nous juger bon ou mauvais, ou allons-nous décider de faire le grand saut vers l'accueil à bras ouvert de notre propre ombre, de notre pas-beau (Clarissa Pinkola Estés), de nos démons, du Diable ?
Peut-être en faisant ce grand saut, c'est le "grand juge intérieur" que nous licencions. C'est le tribunal de Narcisse qui ferme boutique. Et petit à petit, les décrets "je dois être courtois", "il faut être bienveillant" s'effacent ou se transforment sur la grande ardoise du surmoi. Prennent place les banderoles "je suis violent, et c'est ok", "je suis arrogant, et je m'aime". Là-bas on ose même déclarer : "je suis haineux, et les autres m'aiment" !

Les nombreux interdits issus de toutes parts nous ligotent. Lorsque nous laissons à nos dogmes à terre, nous entamons le chemin de la mystique, où l'ego n'est plus seigneur mais vassal. Il est l'outil et non la main. Quantiquement parlant, il est à la fois la main et l'outil : il ne comprend plus, il n'a pas à comprendre. Quelle soulagement de pouvoir déranger, crier, critiquer, mentir, d'avoir peur ! De pouvoir être faible, vulnérable, égoïste, imparfait.

J'entends un pèlerin zélé marmonner "Ça ne va pas, il faut avancer, faire des progrès". Je lui réponds : "repose-toi, souffle un peu. Prends toi dans les bras. Tu n'es pas un saint pourtant tu es aimable, même si tu n'avances pas, même si tu ne deviens pas un saint."

Dans cette situation, le moi a de quoi paniquer, et je vois pointer le Soi avec son sourire non-duel. Ce n'est pas un sourire ironique.

Mais j'en vois déjà qui s'attroupent pour la contre-révolution. "C'est la porte ouverte à la haine et à la violence sans limite," protestent-ils. Eh bien non je ne céderai aucunement à la tyrannie du bien.

Les facettes de l'être sont toutes les bienvenues, sans être fusionnée en un miasme indivisible et divin. Nos capacités de discernement ne sont pas rejetées. Ni nos idéaux, ni nos vices. Ils prennent simplement une dimension moins épique, moins manichéenne. Ils sont simplement des visions du monde, des saveurs de l'expérience humaine dans laquelle nous cessons de juger les erreurs.

D'une part, accueillir son côté sombre est en même temps explosif et source de sérénité. Si l'on est en paix avec sa propre ombre, on est plus à même d'accepter le pas-beau des autres. D'autre part, l'abandon des décrets coercitifs permet d'explorer ses propres besoins, notamment de respect mutuel, de joie, de partage… qui peuvent se traduire par : "je ne souhaite pas insulter mes proches, mes collègues ou la police", plutôt que "je ne dois pas insulter mon prochain, c'est mal". Ces différents besoins sont à gérer avec les besoins de reconnaissance (de sa propre souffrance) et de compréhension, qui amènent à l'agressivité (rentrée ou manifeste) lorsqu'on ne s'en est pas occupés durant trop longtemps et que le vase va déborder. Vaste sujet des besoins à développer notamment en psychologie humaniste et CNV.

Donc à la fois j'accepte et je m'aime quand je déborde de colère et d'agressivité, et je me connecte à mes aspirations — si je les ai — au respect, à l'empathie, à la compréhension, à la douceur, au bien-être. Au lieu d'une obéissance à des principes dogmatiques, je me laisse porter par un élan du coeur. Ce qui mène progressivement à un certain équilibre et non à une escalade de haïne. J'aime mon côté sombre, puis celui des autres. Et petit à petit, mes sentiments et mes réactions de haine et de violence s'atténuent dans une certaine mesure — dans la mesure où mes blessures sont apaisées, même si elles ne seront probablement jamais complètement effacées en l'espace d'une vie.

26/09/2010

Fractales : l'ordre du chaos


Un nouveau paradigme est né avec les fractales. Un paradigme où ce qui semblait désordonné est représentable par une équation mathématique simple. Un paradigme qui propose de sortir de la géométrie euclidienne : la géométrie fractale => la dimension fractale. Les fractales désignent surtout un schéma qui se retrouve partout dans la nature.

Il y a quelque temps je publiais une note sur la relativité d'échelle qui repose sur l'espace-temps fractal. Je citais un passage du livre Deadline : dernière limite sur les NDE/EMI de Jean-Pierre Jourdan. Voici un documentaire qui retrace la découverte des fractales et leurs applications :





Art vidéo, chakras et fractales

25/09/2009

Le sens de la vie

La vie n'a pas de sens, ni sens interdit, ni sens obligatoire.
Et si elle n'a pas de sens, c'est qu'elle va dans tous les sens et déborde de sens, inonde tout.
Elle fait mal aussi longtemps qu'on veut lui imposer un sens, la tordre dans une direction ou dans une autre.
Si elle n'a pas de sens, c'est qu'elle
est le sens.

Extrait du livre (poche) Où cours-tu ? Ne sais-tu pas que le ciel est en toi ? de Christiane Singer.

11/05/2009

L'intelligence collective de J-F Noubel

vortex.jpgJean-François Noubel est chercheur, professeur et formateur en intelligence collective globale et le fondateur du site thetransitioner.org. Il s'inscrit ainsi dans la mouvance émergente des créatifs culturels qui tend vers une organisation sociale non-pyramidale, soucieux d'une écologie à la fois de l'individu physique et spirituel, de la société et de l'environnement.

Jean-François Noubel distingue :
- l'intelligence collective originelle (celle des petites équipes (sportives notamment), des tribus)
- l'intelligence collective pyramidale (celle des grandes équipes, entreprises, des civilisations qui débutent avec l'agriculture et instituent une hiérarchie rigide) et
- l'intelligence collective globale (en réseau,cybernétique, souple, utilisant le Net pour communiquer et collaborer, privilégiant le leadership à l'autorité)

Il envisage une approche complètement différente de l'argent et de l'économie basée non sur la rareté mais sur la suffisance, et encourage le développement à la fois individuel (psychothérapie, développement personnel, créativité, introspection, spiritualité, autonomie) et collectif (holoptisme, collaboration cybernétique, pouvoirs politiques distribués, monnaies communautaires descendantes du Système d'Echange Local ou SEL). Bref un nouveau paradigme.

Il est possible d'écouter librement l'émission du 14/12/2007 (1h20) consacrée à l'intelligence collective globale (pour télécharger le fichier audio mp3, clique-droit puis "enregistrer la cible du lien sous") sur Radio Aligre FM.

L'émission suivante datant d'octobre 2008 (fichier audio mp3, 1h19) : Evolution de l'Intelligence Collective dans le monde et en France avec Michel Saloff-Coste.

Lire la présentation en ligne et imprimable (44 pages) de Jean-François Noubel, l'Intelligence Collective, la révolution invisible
L'article sur le site nouvellescles.com


Vidéo d'introduction (33 min)


Evolution de l'Intelligence Collective dans le monde et en France

D'autres vidéos disponible sur les pages Viméo notamment "qu'est-ce que l'holoptisme" :
http://vimeo.com/3878186

Un séminaire aura lieu en du 4 au 7 juin 2009 en Provence.