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23/03/2008

Pourquoi ni la psychanalyse ni la spiritualité peuvent ne pas marcher


Je devrais ajouter aux deux approches une longue liste incluant de nombreuses thérapies analytiques ou utilisant essentiellement l'intellect, les méthodes de développement personnel, la religion...

Je peux aussi reformuler le titre en : "Pourquoi la compréhension consciente ne permet pas de résoudre des problèmes psychiques" ou "pourquoi la raison peut être impuissante vis-à-vis des passion".

De temps en temps, il est nécessaire d'admettre que même avec le couteau suisse le plus complet et sophistiqué, on ne peut pas ouvrir la porte de chez soi, de remplacer une roue de voiture, ou de nettoyer sa salle de bain. A défaut de ne pas pouvoir avancer sur son chemin d'épanouissement ou d'introspection. De rester prisonnier de blocages que l'on s'obstine souvent à nier. La souplesse d'esprit ferait que l'on sache utiliser aussi bien un couteau suisse qu'une clé à molette ou une éponge - cela s'appelle aussi l'adaptation.

Reportage de 7 min :

Commentaires

"Relier ce que l'on a séparé au lieu de cloisonner l'expérience humaine." ? (dans votre "À propos") Ça me convient tout à fait, n'étant pas le dernier à pester contre cloisonnements et superstructures étouffantes. Les deux citations de Gandhi, en haut à gauche, ça colle aussi : surtout la première.

Alors, "pourquoi la psychanalyse ni la spiritualité peuvent ne pas marcher" ? À moins qu'il y ait ambiguïté de formulation ? Si la question était "pourquoi la psychanalyse ni la spiritualité ne peuvent pas marcher ?", elle n'aurait plus le même sens car elle serait plus fermée. Telle que vous la posez, elle laisse encore quelque chance à ces deux disciplines, ne les condamnant pas en totalité...
Ce qui est heureux, car pour ce qui est de la spiritualité, ça peut aussi marcher. Il y a deux mille ans, quelqu'Un avait autre chose à penser qu'à se demander s'Il avait des "problèmes psychiques" à résoudre (!) : le fait est qu'Il était trop occupé à ressusciter. Vraiment, ça marche TOUJOURS pour lui !

Me référant aux "limites de la pensée athée" (dont j'apprécie sincèrement qu'elle en soit consciente ; aussi haute soit-elle, toute pensée a d'ailleurs ses limites... ce qui n'est pas une invitation à ne pas les reculer), j'ose vous souhaiter de joyeuses Pâques !...
Hyper-surprenant, non ?

Écrit par : MDT | 23/03/2008

La même cause n'a pas les toujours les mêmes effets en fonction de la situation. Et le même outil n'a pas la même efficacité en fonction de la personne qui l'utilise.

Je ne pense pas que toutes les pensées ont des limites, dans le sens que certaines ouvrent sur toutes les autres, contrairement à d'autres qui emprisonnent. Néanmoins je comprends votre remarque et vais changer ma formulation.

Écrit par : jungne | 24/03/2008

Il me semble que vous n'avez pas pointé les "bonnes" incohérences de la pensée de Comte-Sponville, telle qu'il l'exprime dans "l'esprit de l'athéisme" dont vous vouliez rendre compte. Qu'à cela ne tienne. Car au fond, cette thèse rejoint dans le même creuset, la même confusion commune, entretenue soigneusement quant à la question des limites de la pensée, ou celles de la connaissance, ou encore celles d'un objet de la foi, de la croyance ou de la crédulité. Une des constantes de théoriciens de la croyance, consiste à la placer au coeur de ce que vous appelez l'immanence, laquelle vous semble de plus, un autre mot pour dire transcendance. Si les mots ont une signification, alors il y a bel et bien une différence entre les deux mots, et au-delà du lexical, entre les deux concepts. Dès lors que la pensée porte sur un objet, le chemin de la transcendance est tracé. L'intentionnalité husserlienne, remplit parfaitement sa fonction. Que l'objet soit pure structure de pensée, ou corrélât d'une expérience objective, la pensée inscrit dans son opération même la structure noético-noématique de toute mise à la transcendance.
C'est ainsi que la pensée se fait témoin de l'objet, quel qu'il soit. C'en est au point qu'il ne saurait y avoir d'objet sans pensée-témoin, en termes plus simples : il n'y a pas de monde sans conscience. Supposer que certains objets, posés comme transcendants, se passeraient de la pensée qui les pose comme tels, relève d'une opération mentale pour le moins extravagante.
Ainsi, non seulement Comte-Sponville méconnait l'originalité de l'intuition cartésienne par quoi la réalité du monde est attestée par le Cogito, il passe allègrement sous-silence le fait que la réalité des objets, fussent-ils transcendants, présuppose l'acte de témoignage de la conscience. Il se pourrait dès lors, que cette réalité soit le résultat d'une extrapolation la posant hors du monde, mais alors, comment en parler, comment en faire état, comment en témoigner. Le champ du "hors du monde" n'est-il pas définitivement ruiné dès lors que, par définition, tout ce qui peut être pensé, ne peut se situer que dans le champ de tous les objets possibles dont seule une conscience peut être le témoin.
La thèse de Comte-Sponville décale sans cesse les concepts en les maintenant dans des contradictions dont le seul usage personnel que l 'auteur fait des mots n'est pas responsable des faiblesse de la thèse. En particulier, la confusion largement entretenue entre Christianisme et Catholicisme qui mérite à elle seule une lecture critique.
Enfin, et pour en rester là, se référant sans cesse aux valeurs morales qui ont guidé son éducation, lesquelles valeurs en effet présentent des traits d'authentique humanité, l'auteur ignore totalement, et en tous cas les passe sous silence, les contenus doctrinaux de la religion catholique laquelle considère au premier degré que l'homme en général, et chacun en particulier, vous, moi, mes parents et mes amis, nous ne sommes que des créatures conçues de toute éternité par un esprit omniscient. Comment qualifier une doctrine qui fait de l'homme, le produit d'une pensée ? Le fait que celle-ci soit présentée comme absolue, parfaite et toute puissante, légitime-t-il cette conception insultante de l'homme ?

Merci pour votre patience

Écrit par : Yvon | 21/05/2008

Cher Yvon,

pour moi, conscience et pensée ne sont pas synonyme.

Bien qu'immanence et transcendance soient deux concepts que l'on oppose habituellement, il semble que dans l'ésotérisme des religions, ce n'est pas le cas. Dans le christiannisme, par exemple, Dieu est à la fois immanent est transcendant.

Le mystique va au-delà de la dualité intérieur/extérieur, sujet/objet, dépasse les notions de passé et futur, de devant et derrière... Dans le mysticisme, la transcendance inclut l'immanence et la dépasse. C'est comme si on passait d'un monde en 2 dimensions où le haut et le bas n'existe pas, à un monde en 3 dimensions où l'on découvre une toute nouvelle perspective. La 3D n'exclut pas la 2D, elle l'inclut.

"Penser la transcendance" n'est pas la même chose que vivre la transcendance. Cela serait vrai uniquement si le seul champ de l'expérience était la pensée (l'intellect opposé au ressenti ou à la Vision). Expliquer la double nature de la lumière (onde et particule) ne nous permet pas d'en avoir une expérience directe. C'est le grand fossé entre l'intellect et l'expérience mystique, que Comte-Sponville prétend réfuter.

"...en tous cas les passe sous silence, les contenus doctrinaux de la religion catholique laquelle considère au premier degré que l'homme en général, et chacun en particulier, vous, moi, mes parents et mes amis, nous ne sommes que des créatures conçues de toute éternité par un esprit omniscient. Comment qualifier une doctrine qui fait de l'homme, le produit d'une pensée ? Le fait que celle-ci soit présentée comme absolue, parfaite et toute puissante, légitime-t-il cette conception insultante de l'homme ?"
une pensée ? c'est plutôt une interprétation naïve du catholicisme je pense. Je crois que le Dieu des catholiques n'est pas réductible à une succession de pensées...

Écrit par : jungne | 23/05/2008

d'accord avec jungne.

Écrit par : consultation psychologue en ligne | 23/06/2009