« Jill Bolte Taylor en français | Page d'accueil | pierre rabhi sur l'insécurité »
07/12/2008
Le paradoxe de la condition humaine, Cyrulnik
Le paradoxe de la condition humaine, c'est qu'on ne peut devenir soi-même que sous l'influence des autres.
Citation, les Nourritures Affectives, Boris Cyrulnik.
Voir l'éloge de la peur.
20:27 | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : cyrulnik, psychologie
Commentaires
Bon, puisqu'il n'y a aucun commentaire, je vais risquer le mien. On ne peut devenir soi-même que sous l'influence des autres ... M'est avis que la formule est (par trop) expéditive et qu'il y aurait bien deux "soi-même" à distinguer : 1) celui que nous délivre les autres, avec notre malléabilité d'enfant et notre complaisance d'homme en devenir -- celui que nous SOMMES, donc -- et 2) celui que l'on DEVIENT en s'en débarrassant en grande partie. Cela signifie alors qu'on devient soi en s'amputant d'une partie (de soi), partie à laquelle on s'était pourtant habitué. Or donc, si ça se passe réellement comme ça, il n'est pas étonnant qu'on devienne soi-même "sous l'influence des autres" ... même si c'est certainement pas dans ce sens qu'est initialement "entendue" la formule.
A chacun de voir.
Écrit par : varna | 15/12/2008
Votre lien dit: athéisme et hyper-athéisme..sourire...tautologie?
Pas besoin de superlatif pour dire qu'on est athée...
Écrit par : noese cogite | 16/12/2008
Un être humain seul n'existe pas...ns sommes des animaux civilisés et je crois que "les autres" ns empêchent plus d'être ns , que ns-même..
Belle réflexion ce matin.
Écrit par : noese cogite | 16/12/2008
varna,
la phrase de Cyrulnik a effectivement un côté elliptique, disons poétique. On peut paraphraser mais à mon avis beaucoup devrait comprendre sans explication.
Écrit par : jungne | 16/12/2008
noese cogite,
pour moi c'est presque une opposition. Hyper dans le sens originel de "au-delà", et non le superlatif du langage courant. Transcender l'athéisme, si j'ose dire.
Écrit par : jungne | 16/12/2008
Je ne suis pas certain que l'on se construise sous l'influence des autres, mais disons en relation avec les autres.
1001
Écrit par : 1001nuits | 25/12/2008
Pour ma part, l'etre humain demeure une éspèce, qui parmi (et comme) toutes les autres, court après un bonheur qu'elle est incapable de se construire, et ce malheureusement, avec beaucoup plus d'influence sur son milieu naturel que n'importe lequel de ses voisins... Comment expliquer que malgré tout le progrès qui par le biais de notre matière grise nous a permis de comprendre toujours plus précisément le monde qui nous entoure, nous soyons incapable de le mettre au service de la durabilité et non des intérêts stérils et matériels que nous rapportent: les biocarburants (moins de place pour la bouffe!), l'industrie pétrolière (qui bousille l'atmosphère) plus récents les ampoules éco (pleines de mercure!).
En clair pourquoi l'homme est-il incapable d'utiliser son cerveau dont il est apparement le seul à bénéficier pour autre chose que son confort,; son profit, bref, satisfaire ses instincts??
Quitte à se comporter comme des animaux, n'aurait il pas mieux valus etre des animaux?? Notre incidence sur le monde et son équilibre n'en aurait été que plus réduite!!
Écrit par : abel | 11/01/2009
Abel,
Cyrulnik parle de l'influence des êtres humains entre eux et non par rapport à la faune et à la flore, dans la mesure où l'interactivité est plus grande entre les humains.
Vous abordez la question morale de savoir s'il est bon que l'humanité, malgré son intelligence, en arrive à modifier fortement son environnement, et détruire de nombreuses espèces. Mais est-ce mal si l'humanité détruit toute vie et la planète entière ? Pourquoi ?
Après tout, peut-être que dans 10 000 ans l'humanité arrivera à canaliser ses instincts pour vivre en harmonie avec la nature, au bout d'un processus long et laborieux.
Enfin, nous avons l'habitude de distinguer et d'opposer l'humanité et la nature, mais ne faut-il pas se rappeler que l'humanité est un produit de la nature, et qu'elle fait partie de la nature. Autrement dit, si l'humanité détruit la nature, c'est la nature qui se détruit elle-même, et ce processus est naturel. Il n'y a rien de mal à cela. L'absurdité est naturelle, elle n'est ni bien ni mal.
A suivre...
Écrit par : jungne | 11/01/2009
Que signifie
Écrit par : mario | 30/05/2012
