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25/03/2009

Thierry Janssen : La posture de l'honnêteté

Extrait de conférence :

Thierry Janssen parle de nos croyances, de notre représentation de la réalité...



source : inrees.com

20/03/2009

Joie et non-agir

19780.jpgAujourd’hui avec le rejet de l’effort, la philosophie à la mode est le “ne le fait pas si tu ne t’éclates pas”. Le principe existe notamment en CNV et se dit en anglais : “don’t do it if it’s not fun”.

Si nous cheminons jusqu’au fond de nous-mêmes, que nous nous relions à nos aspirations, nos affinités naturelles, ce principe a du sens et contribue à notre vie.

Si je m’engage dans un projet et que je bute contre un obstacle intérieur (angoisse, tristesse...) ou extérieur, il suffit peut-être d’attendre ou de changer de route. Malheureusement parfois il n’y a ni le temps, ni le choix (selon mon niveau de conscience). Parfois la solution n’est pas ailleurs et ne viendra pas non plus avec le temps.

En outres, notre intellect construit arbitrairement ses propres lois parfois très solidement. Il décide ce qui est plaisant ou non, juste ou non, et oriente parallèlement à nos instincts si nous devons nous réjouir ou non. Dans les civilisations du “cerveau gauche”, pour la plupart le moi se cramponne et persiste à rendre la vie trop dure, pas assez fun. Les personnes “torturées” veulent des conflits écartelants, des passions ardentes.

Le principe qui consiste à ne faire que les choses qui nous plaisent se révélera contre-productif dans beaucoup de cas, d’autant plus si nous intensifions notre aversion pour le désagréable.

Si nous mettons de côté le “moi”, peut-être que ce qui paraissait intolérable ou impossible peut devenir plus qu'acceptable. Alors si nous nous retrouvons dans une “impasse”, si nous préférons ne rien faire, nous pourrions nous demander si ce ne serait pas notre cher “cerveau gauche” qui joue au perfectionniste. Si le moi se cramponne, nous pouvons diminuer la réflexion au profit de l’attention aux sens, à la respiration, au corps : la “pleine conscience”.

Il est important de faire ce qui nous exalte. Parallèlement, il y a énormément d'activités qui nous embêtent ou que l’on redoute, et qui deviennent joyeuses et essentielles à mesure que le moi s’efface. Il laisse place alors à une cascade créative, une danse sensorielle : la danse du non-agir.

Ressentir donc je ne suis pas. Même les pensées se passe de moi.


Article effort et non-agir

16/03/2009

6 milliards d'autres

 


6 milliards d'Autres - "Transmettre"


Vous avez raté l'exposition en janvier 2009 au Grand Palais à Paris ? Quoi de mieux pour cultiver la pensée latérale ?

6 milliards d’autres c’est un projet de Yann Arthus-Bertrand et de l’association GoodPlanet et a pour vocation de se déplacer à travers le monde.

Après 10 ans de vols au-dessus de la planète pour réaliser “la Terre Vue du Ciel”, Yann Arthus-Bertrand a voulu se rapprocher de tous les hommes qu’il avait photographiés d’en haut, s’intéresser à ce qu’ils vivaient pour mieux les comprendre.
Ainsi est né «6 milliards d’Autres» soutenu par BNP Paribas. Ce projet s’inscrivant particulièrement dans les engagements du groupe dans le domaine de la solidarité et de la diversité.
Son but: recueillir l’expérience de vie, la philosophie de vie, la vision du monde des habitants de la Terre à travers des interviews filmées.

Mais c’est aussi un livre, un DVD et un site web où une multitude de témoignages vidéos ont été mis en ligne afin que chacun puisse mieux comprendre le quotidien de nos populations voisines. Assez simple dans son organisation, le site Internet de cette exposition nomade présente le projet, l’exposition au Grand Palais ainsi que des vidéos de making-of. Mais c’est aussi une multitude de podcasts vidéos présentant les témoignages de gens du monde entier sur des thèmes larges de la vie comme l’amour, la liberté, la mort, etc. Ou encore la possibilité de choisir un portrait dans la mosaïque et d’écouter l’intégralité du témoignage.

(article de buzzeum.com modifié)

Instruction technique :

- aller sur www.6milliardsdautres.org
- cliquer sur témoignage 6mA dans la barre noire de menu
- cliquer sur podcasts pour les vidéos par thèmes ou
- cliquer sur portraits puis sur chaque photo du fond/trombinoscope

04/03/2009

La pensée latérale et les pièges de l’intelligence selon Edward de Bono


Réfléchir est la technique opératoire avec laquelle l’intelligence exploite l’expérience.


Expert de la créativité, docteur en médecine et philosophie, Edward de Bono a enseigné à Harvard et conseille des dirigeants d’entreprises et responsables politiques. Auteur de plusieurs best-sellers mondiaux, il explique dans Réfléchir vite et bien les processus fondamentaux de la réflexion quelque soit le domaine d’application. Les maîtriser, c’est acquérir le “savoir-réfléchir”. Pour lui, la réflexion se distingue de l’analyse, de l’argumentation ou de l’intelligence (définie ici comme la rapidité de traitement de l’information). La réflexion dépend d’abord de la perception que l’on a des choses, et des mécanismes mentaux utilisés. D’après l’auteur, l’intelligence peut amener à ne plus se remettre en question :

“Une personne très intelligente peut avoir un point de vue sur un sujet et utiliser ensuite son intelligence pour défendre ce point de vue. Plus la personne est intelligente, et mieux elle saura défendre sa position Mieux la personne peut défendre son opinion, moins elle sera encline à réfléchir à de possibles alternatives ou à écouter d’autres avis. Si vous êtes persuadé d’ “avoir raison”, pourquoi consacrer votre temps à d’autres opinions ? Ainsi, beaucoup de personnes intelligentes se retrouvent piégées par des idées médiocres parce qu’elles savent très bien défendre leur point de vue et qu’elles s’y cantonnent.”

Vous êtes persuadé de connaître la Vérité ? Qu'il n'y a pas de Vérité ? Vous voulez imposer votre credo aux autres ? Attendez...L’auteur propose comment élargir sa perception et des méthodes pour explorer un maximum de possibilités et d’horizons nouveaux.

La pensée latérale est un concept remarquable. Alors que les géniaux excentriques restent chacun enfermés dans leur “bulle logique” - tout en produisant des idées formidables loin du conformisme dominant, la personne qui adopte la pensée latérale peut sauter à sa guise d’un point de vue à l’autre. Cela lui donne une vue plus globale du monde, sa réflexion peut donc être plus pertinente et sa compréhension plus profonde.

L’auteur continue :
“Le second aspect du piège de l’intelligence est que, si une personne a grandi avec la certitude qu’elle est plus intelligente que la moyenne (ce qui peut être effectivement le cas), elle voudra jouir de cette faculté. La façon la plus rapide et la plus sûre de profiter de son intelligence est de prouver que quelqu’un a tort. Cette stratégie procure un résultat immédiat et confirme sa supériorité.
Se montrer constructif est beaucoup moins gratifiant.
Il faut parfois des années pour démontrer le bien-fondé d’une idée. De plus, vous êtes dépendant du fait que votre interlocuteur appréciera votre idée ou non. Il est donc clair que la posture critique et destructrice est un moyen plus séduisant d’utiliser son intelligence. Enfin, cette approche est confortée par l’idée absurde, qui a cours en Occident, selon laquelle la pensée critique suffit.”

L’exlectique est une alternative à la dialectique. Au lieu de s’engager dans le choc des opinions, elle est une écoute et une exploration communes. Plutôt que d’introduire dès le premier contact ses opinions pour le débat et d'éliminer rapidement les propositions jugées inadéquates, il s’agit de laisser émerger les idées nouvelles dans l’ “osmose” à la japonaise. Ainsi, les idées saugrenues ou hors-sujet deviennent des tremplins pour des pistes innovantes ou simplement des solutions à la problèmatique à résoudre.


Réfléchir vite et bien

Autre article sur la créativité : libérez votre créativité