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22/09/2009

La CNV au Salon Zen


cnv_dessin.jpgL’association pour la CNV ou communication nouvelle et vivante, nous reçoit au Salon Zen à Paris début octobre 2009.

Au coeur de la CNV, maladroitement appelée “communication non-violente”, se trouve l’empathie, une intention bienveillante de partage, d’être avec soi-même et les autres. Qu’est-ce que l’empathie ? C’est d’abord ressentir sinon deviner ce que l’autre vit en joie ou en souffrance, ce qui l’exalte ou l’attriste, ce qui lui manque de fondamental (l’amour, le respect, la réciprocité…). Marshall Rosenberg explique que l’empathie est avant toute parole, une manière d’être avec l’autre : extrait audio de conférence.

Souvent, notre précipitation et notre confusion mentale nous empêchent d’être en empathie, c’est là que les outils simples de la CNV peuvent nous aider à y voir plus clair, mieux nous relier à nous-mêmes et aux autres en nous/les agressant le moins possible. Ce n’est pas une technique de communication où nous répétons des formules toutes faites afin de nous faire comprendre. C’est apprendre à ressentir et voir clairement ce qui est vivant en nous-mêmes et en l’autre. Simples oui, et très longs à intégrer, alors autant commencer maintenant.

La CNV, c’est accueillir ce “chacal” en nous qui nous balance injures et jugements à longueur de journée, et de cesser de l’alimenter pour le décrypter. Qu’y a-t-il derrière ces jugements ? Des sentiments, des blessures, des besoins non satisfaits peut-être. En prêtant attention à notre souffrance, nos aspirations et besoins, à ceux des autres, nous allons vers la bienveillance, vers le lien. Il ne s’agit pas ici de donner la priorité à l’autre dans une sainte abnégation, ou à soi-même. Il est possible de dire NON sans justification, sans injure, sans reproche, sans jugement. Oui, il est possible de vivre heureux sans jugement ni étiquette. Sans coercition.

Le processus de la CNV nous invite enfin, lorsque c’est possible, à exprimer des demandes pour trouver des issues constructives, pour sortir d’impasses relationnelles où l’agression se perpétue. Parfois, aucune solution n’est trouvée. Parfois aucune demande ne peut être exprimée. Cela dit, le simple fait de nous relier à nous-mêmes, de prendre la responsabilité de nos émotions et de nos choix, est une immense avancée. Le  simple fait de nous relier aux autres, d’écouter ce qui les touchent, est un grand pas.

Salon Zen à l’Espace Champerret, du 1er au 5 octobre 2009 (11h-19h - nocturne 21h le vendredi 2).
Le samedi 3 après-midi de 16h à 17h30 au stand CNV, un spectacle mêlant théâtre et médiation présente quelques applications de la CNV. Infos pratiques

Commentaires

Bon alors moi j'ai rencontré un gars qui était fan de la CNV. Il l'a poussé très loin, en fait il avait le niveau pour devenir instructeur, il a fait plusieurs sessions d'assistant, ou il a été très apprécié. Et puis...

c'est comme si d'un coup il avait compris quelquechose. Tout cela lui est apparu nefaste. Il dit
"la CNV ca assèche les personnes, ca desenchante la vie. on voit tout les êtres comme des machines à besoins, les relations n'ont plus aucunes saveures"

et puis il condamne le dogme qu'il y a derrière, ou plutot le fait qu'on veuille faire croire qu'il n'y a pas de dogme, alors qu'en fait il est très fort.

On reconnais la qualité d'un arbre à son fruit, alors il faut voir avec ceux qui ont pratiqué la cnv, quels en ont été les fruits dans leur vie...

Écrit par : phyrezo | 29/09/2009

De prime abord, je n'ai pas envie de prendre ton commentaire pour argent comptant car tu ne parles pas de ta propre expérience et que je ne connais pas cette personne, dont tu m'as déjà parlé. Si c'est un proche à toi, je veux bien le rencontrer.

Cette personne fait une généralité sur la CNV : ne parle-t-elle pas plutôt de sa propre expérience qui peut être très différente de celles des autres ?

En ce qui me concerne, je n'ai pas du tout le même resssenti. Je suis plus en contact avec moi-même et avec les autres (grâce à la CNV entre autres), je me sens plus en vie et non "desséchée". Lors des stages, je suis passé à côté des personnes dogmatiques. J'ai rencontré des gens ouverts aux autres approches : PNL, gestalt thérapie, feldenkrais, le christiannisme, le zen, des stages de méditation en Egypte… J'ai offert un bouquin d'Ansembourg à mes deux parents et les effets ont été rapides et positifs. Ça ne veut pas dire que ça marche pour tout le monde, avec la même rapidité, etc.

Je vais être borderline : le seul "dogme" de la CNV est peut-être qu'il n'y a pas de dogme, et c'est un principe paradoxal (contradictoire en apparence) bien difficile à intégrer et à appliquer, même pour des vétérans de la CNV.

Je crois que les groupes spirituels ou de développements personnels (type CNV par exemple), tout comme un parti politique ou une association écologiste, catalysent ou amplifient cette pulsion bien humaine de soif d'idéal, que Freud a nommé le "surmoi". Qu'il s'agisse de Dieu, du peuple souverain, du vide, de l'harmonie sociale ou de l'intelligence collective globale, nous cherchons toujours une image ou un concept idéal et/ou absolu.

Le réseau CNV n'y échappe pas.

Cette quête mobilise une formidable énergie grâce à laquelle nous pouvons déplacer des montagnes, et même devenir bienveillants ! D'un autre côté, au service de l'arrogance ou de peurs, elle peut conduire à la rigidité mentale ou la tyrannie des idées. Il n'empêche que chaque personne est responsable de canaliser son énergie, de réfléchir à ce qu'elle décide de faire ou ce à quoi elle choisit de croire. Et c'est toujours plus facile d'accuser une personne, un groupe ou un texte pour justifier nos paroles ou nos actes d'intolérance.

Écrit par : jungne | 29/09/2009

Salut Jungne,

c'est effectivement nullement une attaque, mais une contribution qui peut permettre de mieux discerner. J'ai trouvé son temoignage intéressant et qu'il valait le coup d'être partagé. C'est certainement un point de vu.

Ce qui m'a surpris, j'avais rarement vu des personnes aussi enthousiaste pour qqchose que lui pour la CNV (c'est d'ailleurs par lui que j'en ai entendu parlé pour la première fois, cela devait être il y a cinq ans). Il etait particulièrement assidu, il partait en Belgique faire des stages de cinq jours, etc... et il voulait devenir formateur. Il disait que cela lui changeait la vie en profondeur, et qu'il avait une capacité d'écoute comme personne, etc...

et puis là je le revois cinq ans après, et le son cloche à complètement changé.

Je lui est effectivement proposé une rencontre avec toi pour partager vos expériences. Il te parlera mieux de ce qu'il a identifié comme dogme sous-jacent, caché derrière cette prétention ne pas avoir de dogme (d'ailleur ce qu'il condamne, ce n'est pas tellement le dogme en soi, que le fait ne pas l'avouer et l'annoncer)

J'espère qu'on pourra organiser une rencontre,

@+

Écrit par : phyrezo | 30/09/2009

Oui ce serait intéressant de le rencontrer, je compte sur toi…! ;-)

Peut-être que ton ami est radicalement idéaliste et que sa déception était à la hauteur de son idéalisme. Qu'il a pris les termes tels que "besoin" comme des réalités plutôt que comme des moyens.

Sans doute aussi, que si l'on va jusqu'au bout du cursus de formation CNV, la plupart des zélés se trouvent être des "intégristes de la CNV". En ayant été formé par pas moins de 4 formateurs, je n'ai jamais perçu quoi que ce soit de l'ordre du dogme.

Quand je disais que le seul "dogme c'est qu'il n'y a pas de dogme", je voulais en fait dire que pour arriver à nous détacher des dogmes et des carcans dus à notre éducation et nos croyances, nous avions besoin d'une fermeté, voire d'une disciple. Ce qui implique des risques de glissement, mais qui risque rien, n'a rien. Si le fait d'exprimer sa tolérance vis-à-vis des croyances diverses et de respecter la différence est un dogme, tous les principes sont des dogmes…

Ton commentaire gagnerait en pertinence en donnant des exemples concrets (qui a fait quoi, qui a dit quoi).

Écrit par : jungne | 30/09/2009