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16/04/2015

Mourir à l'hôpital avec Hypnovel

Article publié initialement le 28/10/2010

MAJ avril 2015
Nous avons tous besoin de temps et de certaines conditions pour pouvoir faire notre deuil ou plutôt dire "au revoir" et soulager notre peine. A lire les commentaires, il semble que des équipes médicales ne prennent pas en compte l'aspect humain, non seulement du patient mais aussi de ses proches. Est-ce un autre signe du paradoxe français où cohabitent médecine hyper-matérialiste et homéopathie ?

Egoïste ?
Le mourant est-il égoïste d'espérer avoir le temps de dire adieu ?
Les proches sont-ils égoïstes de vouloir passer du temps avec l'être cher qui va bientôt les quitter ? Et s'insurger quand ils pensent qu'on a précipité sa mort sans concertation ?
Le docteur ou l'infirmier qui met fin à la vie d'un mourant, parce qu'il ne supporte pas la vue de l'agonie, du trépas qui s'approche lentement, parce qu'il veut soulager son mental, sa charge de travail. Est-il égoïste ? Le corps médical est-il un garage où les corps sont réduits à des machines valides ou invalides ?

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Je le fais dans l'autre sens : le mourant, torturé par la douleur, est-il égoïste de vouloir mettre fin à ses jours ? Parfois ouvertement, ou peut-être aussi avec la complicité très discrète d'une infirmière ou d'un médecin…
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Aujourd'hui des voix s'élèvent pour légaliser l'euthanasie. Lorsque tout le monde est consentant, c'est une chose. Mais lorsqu'il y a un besoin pressant de parole et de contact, pourquoi agir sans prévenir ? Je suis ahuri de lire un chrétien presque approuver l'euthanasie. Dans ce pays à la fois fortement athé et religieux, la mort est tabou et son rapport à elle difficile voire impossible. Peut-être sommes-nous à l'aube d'un changement de perception…

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Je viens de recevoir par email un témoignage d'accompagnement de fin de vie. Je vous en livre l'intégralité :


 J’aimerais partager avec vous l’expérience que j’ai faite lors de l’accompagnement de ma mère mourante jusqu’au jour de ses funérailles.

 

  En tant que croyants, personnes engagées sur un chemin spirituel, ou humanistes laïques, nous sommes conscients de l’importance d’accompagner au mieux un être cher lors des derniers instants de sa vie et de son départ pour l’au-delà.

 

 Les recommandations traditionnelles concernant l’accompagnement des mourants  insistent sur la nécessité de créer un climat le plus harmonieux et rassurant possible  afin d’aider la personne mourante à trouver la paix et l’élévation de son esprit,  d’éviter les médicaments qui obscurcissent la conscience, et de laisser le corps reposer le plus tranquillement possible les instants (heures ou jours) qui suivent le moment de la mort.

 

  Or j’ai été confrontée aux difficultés de respecter ces recommandations dans un milieu hospitalier, et d’autant plus que je n’étais pas avertie des coutumes et protocoles de la médecine et des pompes funèbres.

 

   La première nuit que ma mère passa à la clinique, fatiguée par les deux nuits précédentes que j’avais passées à la veiller, et sûre que l’on s’occuperait bien d’elle, je la laissai seule. Au matin je la trouvai dans un état lamentable, son voisin m’apprit qu’on l’avait laissée appeler toute la nuit.  Je garderai toute ma vie le regret de cette nuit d’angoisse, réminiscence de la déportation, qu’il aurait été si facile de lui éviter par l’administration d’un tranquillisant ou d’un somnifère. Mais les infirmières ne sont pas habilitées à donner un médicament sans l’aval d’un médecin, lequel ne passe qu’une fois auprès des malades entre 20h et 6 h !

 

  A deux, nous assumerons une présence constante les jours suivants.

 

   Les huit jours passés à la clinique m’ont permis de constater à quel point le personnel soignant était dans l’impossibilité d’assumer une présence constante, attentive et bienveillante auprès des malades, et combien il était nécessaire qu’une (ou plusieurs) personne, ayant la pleine confiance du malade, puisse rester auprès de lui.

 

   Je demandai au médecin qu’un léger tranquillisant soit donné à ma mère le soir, en lui précisant qu’elle n’avait jamais pris le moindre psychotrope de sa vie. Il acquiesça en me disant qu’il allait lui donner un tranquillisant  injectable.

 

   Il me fallu plusieurs jours, et l’aide d’une cousine carmélite chargée de l’accompagnement des mourants, pour comprendre que le médicament donné à ma mère comme tranquillisant, était en fait un anesthésiant qui plonge le malade dans l’inconscience,  et induit arrêt respiratoire ou arrêt cardiaque.

   Normalement réservé aux cas « d’extrême détresse psychique et physique des personnes en fin de vie » il est de plus en plus souvent utilisé pour les personnes en fin de vie, pour une mort « plus propre » et sans que l’assentiment des familles ne soit demandé.

 

  Sur les conseils du pharmacien du couvent des carmélites,  je demandai l’arrêt de ce médicament  « l’Hypnovel »  les deux derniers jours de vie de ma mère.

 

  Ma mère n’était ni en détresse physique et encore moins en détresse psychologique, elle n’avait pas peur de la mort, et c’est très sereine qu’elle abordait les derniers jours de sa vie. Croyante, elle avait lu et entendu de nombreux enseignements sur le moment de la mort, tant chrétiens que bouddhistes, et était prête à se les remémorer. Et ces derniers moments étaient très précieux pour une ultime rencontre profonde et authentique avec ses proches.

   Or tout cela lui fût en partie volé  par la prescription inutile de ce médicament, lequel obscurcit sa conscience,  puis la fit sombrer dans un état semi comateux.

 

   La sœur  Carmélite m’affirma que, lors des nombreux accompagnements de mourants qu’elle avait vécu, toutes les souffrances, tant physiques que psychologiques, avaient pu être apaisées avec un peu de morphine et des tranquillisants. Les chrétiens, tout comme les musulmans et les bouddhistes, aspirent à ce que les personnes mourantes restent conscientes le plus longtemps possible.

 

    Malheureusement, pour beaucoup de médecins laïques d’aujourd’hui, les valeurs de conscience et de vie intérieure ne font plus sens, seules comptent l’annihilation de la souffrance et la « mort propre ». Aussi sommes nous obligés d’être particulièrement vigilants quant aux derniers soins qui sont donnés à nos proches.

 

  L’hospitalisation à domicile présente de nombreux avantages pour accompagner au mieux un proche en fin de vie. Il existe de plus en plus d’organismes prenant en charge toute l’organisation nécessaire.

  

   Ma mère nous quitta au matin du vendredi saint.

 

   Je demandai que son corps soit ramené dans la maison familiale, et déposé sur un lit réfrigérant.

 

  Il me fallut joindre plusieurs entreprises de pompes funèbres car toutes ne sont plus en mesure de fournir des tables réfrigérantes, méthode traditionnelle de conservation des corps. Le protocole de conservation au formol, acte intrusif éloigné des recommandations traditionnelles demandant de respecter le repos du défunt qui vient juste de mourir,  devenant de plus en plus la norme.

 

   Je demandai à ce qu’elle soit manipulée le plus doucement possible et, son corps devant être conservé six jours, j’acceptai qu’une injection minimale de formol lui soit administrée au soir du deuxième jour, remettant également à ce jour l’habillage. 

 

 Un dernier point que j’aimerais partager avec vous.   Dès que je sus que les jours de ma mère étaient comptés, je fis venir un prêtre qui lui administra l’extrême onction ou sacrement des malades. Je fus impressionnée par la puissance et la profondeur de ce sacrement qui  lui apporta une grande paix.    

 
  Chers amis, chers parents,  j’espère qu’en partageant cette expérience avec vous,  je permettrai à certains d’entre vous d’éviter les erreurs que j’ai faites, erreurs particulièrement douloureuses à assumer.

Commentaires

bonjour, je viens de lire votre récit et je suis de tout coeur avec vous. je viens de perdre mon papa le 12 octobre 2010, et on lui avait mis une poche à l'hôpital d'Hypnovel en nous indiquant que c'était un décontractant, car il avait une difficulté à respirer. Je reste persuadé que ce sale produit à définitivement aider papa à moins bien respirer. Je veux bien en discuter avec vous si vous avez une adresse mail.
Je vous souhaite bien du courage et à bientôt peut être....

Écrit par : BOULARD | 04/11/2010

Bonjour,

Je suis infirmier à domicile depuis 7 ans. Avant cela j'ai travaillé en maison de retraite et en services de soins palliatifs.
Tout d'abord laissez moi vous dire que VOUS N'AVEZ PAS COMMIS D'ERREUR. Lorsqu'on se prépare à "perdre" un proche, on se fie au corps médical parce que la technique nous échappe et que l'émotionnel nous envahit. Ce n'est pas à vous de trainer de la culpabilité, c'est aux médecins de savoir et d'apprendre. Si ce n'est pas déjà fait, dites leurs que l'hypnovel ne fait que soigner notre regard sur la douleurs du Partant et ne fait qu'accentuer sa souffrance (hallucination et délires).
Cela dit, avec l'expérience, j'ai compris comment faire comprendre aux médecins que mes patients souffraient et qu'il fallait calmer cela. Je leurs parle de doliprane suppositoire et de patch de fentanyl. Ce dernier est un anesthésiant que l'on utilise en dernier recours car lui aussi comme la morphine, s'il n'est pas bien dosé induit des problèmes respiratoires.
le dosage est une alchimie délicate car il faut endormir la douleurs en gardant un maximum de conscience pour le patient.
Je reste convaincu que pour le Partant, la relation à ceux qui l'entourent se passe sur un plan plus subtil, et que seule la douleurs peut perturber cet état.
J'ai coutume de dire aux familles accompagnantes que la mort est le seul moment d'une vie ,avec la naissance, qu'on ne peut pas vivre 2 fois. Dans ce cadre là j'ai pour responsabilité que tout ce passe pour le mieux, qu'il puisse y avoir un dialogue sans douleurs. Et surtout ne pas précipiter la fin de vie car il y a beaucoup de choses a en apprendre. Si on la réduit parce qu'on ne la supporte pas (renvoi à notre propre mort etc...) on prive tous les participants de véritables trésors de vie.

Écrit par : Rafiduck | 21/12/2010

Je suis en formation aide-soignante et avoue ne pas être tout à fait d'accord avec vous.
En effet, hypnovel n'était peut-être pas indiqué pour votre maman qui ne souffrait pas en attendant cette fin de vie mais beaucoup n'est pas dans ce cas, notamment pour des phases terminales de cancer.
Je peux vous certifier que la mort pour ces gens là n'est pas agréable à attendre et la religion ne pourra malheureusement rien pour eux.

Écrit par : ravicool | 06/02/2011

Les mourrants et les accompagnants souhaitent probablement avoir la possibilité de choisir entre être totalement comateux et un minimum conscient, et peut-être que c'est légitime, quelle que soit la pathologie. Je suppose que cela dépend si le médecin considère le mourrant (déjà) comme un objet ou un être vivant (une âme > anima > animé > vivant).
Maintenant que l'on sait que l'esprit (l'état d'esprit) contrôle le niveau de douleur, religions, rituels, magie, que sais-je encore, jouent grandement au seuil de la mort pour la personne qui y croit. Pour les questions de fonds, donnons aux croyants le bénéfice du doute.

Écrit par : jungne | 07/02/2011

je pense qu'au regard de nos convictions et croyances nous pouvons avoir et repecter fdes divergences d'opinion
je viens de perdre mon père, atteint de la maladie d'alzheimer; il etait au stade tres avance, une connaissance de ses proches mais grande confusion et raisonnement tres altére
cependant bien qu'aimé et entouré, dans un etat depressif et un ras le bol de se sentir "deperir"
en outre il n'arrivait plus à deglutir et ne tentait plus de se "battre" bien que tout a été mis en oeuvre
il a passe plusieurs allers retours hopital (pour d'autres affections ) a du etre perfuse à mainte reprise car deshydraté et j'en passe
il a fini par en sus faire une embolie pulmonaire severe
hospitalise , dans un etat si faible qu'impossible de pouvoir effectuer une amputation sous anesthesie
il a été mis sous morphine et hypnovel et j'ai fait ce douloureux accompagnement du jusqu'à la fin en lui parlant le rassurant, lui donnant tout mon amour et bien que la déchirure soit immense pour moi , sa fille, je l'ai vu partir sans souffrance et je suis convaincue que dans certains cas extremes nous n'avons pas le droit de contester certains protocoles qui permettent à un grand malade dans une souffrance incurable et irreversible de pouvoir partir sans angoisse sans souffrance physique ou mentale
j'ai à ce jour un mal incurable de ne plus pouvoir avoir mon pere pres de moi, ma souffrance est en vie pour mon eternite à moi, mais je sais qu'il est parti "apaisé" et que c'est ce qu'il souhaitait

Écrit par : thiell sylvie | 20/03/2011

Sylvie,
Navré de vous savoir avec une si sombre perspective.
D'après ce que j'ai compris de la lettre, il ne s'agit pas de dire s'il faut bannir Hypnovel ou non, mais de permettre à la personne malade et/ou aux proches concernés d'être informés de l'effet d'une telle drogue, et d'avoir le choix de l'utiliser ou non.

Écrit par : jungne | 20/03/2011

bonjour,

je voudrais répondre à Rafyduck "infirmier", j'ai perdu ma maman le 28 juillet 2010 elle avait 92 ans, suite à un infarctus son état s'est dégradée fortement, insuffisance rénale grave et infection pulmonaire.

C'est avec mon accord que nous avons abrégé ses souffrances tant physiques que morales en utilisant hypnovel et morphine.

Je voudrais dire à cet infirmier qu'il est cruel de dire aux familles que l'hypnovel provoque des délires a t-il jamais été lui même traité avec ce remède.

Le premier role d'un soignat n'est pas de culpabiliser encore plus les familles.

Si vous êtes vraiment un infirmier ce dont je doute vous n'êtes pas à la hauteur de votre profession.

Merci à l'équipe de cardio de l'hopital intercommunal de montreuil qui m'à aidé et non accusé de quoi que ce soit.

Je crois en Dieu et je pense que ma maman consciente ou pas l'à rejoint très vite.

Courage à tous ceux qui comme moi, on souffert et souffre de cette situation le meilleur choix est celui qui garde aux malades dignité et surtout fin des douleurs.

Je suis de tout coeur avec vous, dites vous bien que sous hypnovel on est sous anesthésie générale et l'ame étant bien différente du centre de la pensée vos chers parents on trouvé leur chemin.

Voila Monsieur L' Infirmier ce qu'il convient de dire aux familles et non jouer les apprentis savants.

Écrit par : Maryse | 22/04/2011

Pour Maryse:

J'ai perdu mon papa le 20 novembre dernier. Cancer détecté 10 jours avant.
Il n'a pas été transféré en soins palliatifs, mais a été mis sous hypnovel, sans que cela ne soit discuté avec ma mère, ma soeur ou moi-même. On nous avait annoncé 6 mois, et je n'ai pu venir sur place que la veille au soir du 10ème jour.

Je n'ai que 30 ans, et même si la fin était inéluctable pour mon père, j'aurais aimé avoir l'occasion de discuter avec lui une dernière fois, ne serait-ce 5 minutes, pour lui dire tout mon amour.

Ce droit-là m'a été enlevé le jour où l'équipe a décidé de le mettre sous hypnovel (2 jours avant mon arrivée). Au moins auraient-ils pu essayer de nous préparer à ce départ finalement, si rapide mais surtout planifié.

Monsieur l'infirmier est dans le vrai. J'ai eu l'occasion d'en discuter avec une connaissance, infirmière en soins palliatifs qui m'a tenu le même discours, en évoquant en effet un juste dosage de doliprane et de morphine, efficace dans la lutte contre la douleur.

Mais Maryse, tant mieux pour vous si votre mère a eu la chance d'être soignée par une bonne équipe, ce n'est que trop rarement le cas. (Mon père a été victime d'une erreur chirurgicale engendrant sa paraplégie, puis d'erreurs médicales ces dernières années entraînant chez lui une dépendance de plus en plus forte, puis son cancer pour lequel il se plaignait de douleurs et d'hématuries importantes depuis 18 mois, auprès de 4 établissement différents. Et ces derniers n'avaient rien vu et n'ont jamais cherché à soulager sa douleur!!! Le 5ème établissement a eu la compétence de mettre un nom sur le mal de mon père, mais n'a pas faire preuve de compétences en terme de soins palliatifs).

Voilà Maryse, votre histoire ne vous autorise pas aujourd'hui à donner des leçons...bien entendu je ne souhaitais pas que mon père souffre, mais j'aurais préféré que l'équipe médicale ne se prenne pas pour une apprentie savante, mais qu'elle cherche le traitement le plus adapté de nos jours pour soulager les souffrances, lui permettant de terminer sa vie...paisiblement et non inconscient.

Écrit par : caroline | 05/05/2011

Bonjour,

On trouve sur cette discussion beucoup de bétises à mon goût. Il est très facile de critiquer la médecine ou les soignants. Vous qui critiquez fort bien la médecine ou les façons de faire, que venez-vous faire à l'hôpital??? là est ma question!!

Vous souhaitez accompagner la mort sans traitement spécifique et bien faîtes le de chez vous! Après tout, le Doliprane est en vente sans ordonnance!

Prier est votre droit mais blamer les médecins et les soignants est inadmissible.

Moi même infirmière en cancérologie donc confrontée à la mort quasi quotidienne, je peux vous garantir que ces produits comme vous dîtes MORPHINE ET HYPNOVEL sont indispensables dans l'accompagnement de lourde pathologie. Et oui, tout le monde ne mort pas sereinement!!! c'est à dire sans souffrance physique et morale. Alors à merci à ces produits qui permettent un accompagnement de qualité pour la patient. Crier de douleur, s'accrocher aux barrières en
2011 n'est pas acceptable!!!

Taisez-vous svp et réfléchissez bien avant d'écrire des bétises pareils. La critique est facile même si je comprend votre douleur face au deuil .

Au revoir

Écrit par : bérengère | 21/05/2011

Pour les prochaines personnes qui voudraient ajouter un commentaire, je les invite à plutôt parler de ses propres griefs (voire de faire des demandes concrètes) que juger et blâmer qui que ce soit, et éventuellement à écouter les griefs des autres.

Entre les patients et leurs familles et le personnel soignant, un accord est certainement possible en faisant l'effort de parler de leur propre vulnérabilité et de comprendre les peines et les besoins mutuels.
Je ne vois pas l'intérêt d'un débat indirect ici entre personnes qui ont toutes raison. Si cela se poursuit je ferme.

Écrit par : jungne | 21/05/2011

Le monde est ainsi fait...et c'est certainement notre plus grande richesse : l'échange malgré tout.
SVP ne succombez pas à votre tentation de fermer votre blog ;)

Écrit par : Sylvie | 05/06/2011

le monde est ce qu'on en fait, à nous de savoir ce que l'on veut et de nous positionner.
Je n'ai pas l'intention de fermer le blog, juste les commentaires de cette note.

Écrit par : jungne | 05/06/2011

sourire...

Écrit par : sylvie | 14/06/2011

c'est vrai que la discussion a "légèrement " dégénéré a ce que je viens de lire! C'est dommage parce que (selon moi) chacun son ressenti. Nous ne sommes pas tous pareil!!! Les états de santé sont diffèrents aussi; Il faut savoir accepter les opinions des uns et des autres sans pour autant se montrer grossier. En ce qui concerne l'hypnovel, jai déja été traité avec(je suis suivi pour 1 cancer) et je n'ai eu ni hallu, ni délire. Jétais même plutôt apaisée et détendue. ca ma évité un stress et une douleur inutile. Et je pense que c'est le principal. Surtout qu'il ya de + en + d'a priori concernant certains traitements a cause du bouche a oreille, des magazines ou tout simplement de personnes qui ont vécu une mauvaises expériences et qui deviennent méfiants (c'est compréhensible ds ce cas)!! Le mieux c'est de se renseigner avant auprès d'un médecin de confiance qui pourra rassurer et conseiller. Même étant contre certains traitements, je suis forcé de reconnaître qu'il y en a des indispensables! En attendant, bon courage a tte celles et a ts ceux qui subissent de lourdes épreuves.

Écrit par : nayla | 24/06/2011

Bonjour,

Chaque cas est différent et il faut s'adapter à chacune des pathologies.
Il y a des patients en fin de vie d'un cancer qui souffrent attrocement de douleurs...la morphine ne suffit pas et de toute façon le patient est condamné pour quelques heures ou quelques jours. L'hypnovel est donné en fin de vie pour que le malade puisse partir paisiblement car souvent les terribles douleurs empêche le patient de se relâcher et ainsi de partir.
Il y a un côté humain à respecter, ce n'est pas facile pour un Medecin d'accepter de donner ce médicament il est vraiment donné quant il n'y a plus aucun recours, soyez tous rassuré.

Écrit par : Lilas | 30/06/2011

bonsoir, j'ai actuellement ma maman qui est alzheimer, qui a une occlusion voire une tumeur , elle a 84 ans, et depuis 2 jours est sous hypnovel et morphine ; effectivement elle a du mal a respirer, respiration en apnée ; pouvez vous me dire si c'est rapide ou long , j'ai peur et jene suis pas prete, il est vrai que c'est pour elle , pour sa sérénité ; merci

Écrit par : patricia | 20/07/2011

bonjour Patricia

je ne suis ni médecin, ni infirmier, je vous suggère de contacter des professionnels du médical et du palliatif, ou des associations. Veuillez me tenir au courant si vous recherches n'aboutissent pas.

Écrit par : jungne | 21/07/2011

Voilà maman est partie le 23juillet après midi elle était déjà dans un sémi-coma et avait 40 de fièvre ; elle avait un râle depuis le matin et était inconsciente , en fait elle a fait une septicémie due a son occlusion car était toute infectée. Le dernier soin quelle a eu du Had fut un petit massage des pieds . C'est très dure même si on le sait

Écrit par : Patricia | 28/07/2011

pas du tout d'accord. Je vis actuellement cet événement, ma belle soeur, hospitalisée pour cause d'un réveil de son cancer, généralisé, vivait des crises de douleur que ni dieu ni aucune personne n'y aurait pu faire sinon cette chimie qui, c'est vrai, a aussi des effets indésirables, lui a rendu la sérénité, en attendant le dénouement inéluctable. Alors ne parlez pas d'athéisme, j'en suis un, et ai entendu l'équipe mobile de soins paliatifs composée d'un médecin, d'un cadre de santé, de deux infirmières, de deux psychologues, qui nous ont entretenu, ma femme et moi du traitement proposé, ce qui est loin de ce vous annoncez à moins que çà ne soit dans un désert... ce que je viens d'écrire se passe actuellement au Centre Hospitalier d'Arras. Vous avez dû être mal informée, ou vptre maman remise au soin d'une clinique. Ceci dit sans esprit de polémique... seulement du bienêtre du malade, croyant ou non, ma belle soeur est comme vous praticante convaincue, s'étant jusqu'à sa maladie occupée des affaires paroissiales... rien à voir avec le CANCER

Écrit par : MERLIN a | 02/08/2011

L'association Morphine/Hypnovel a été donné à mon mari, qui était en phase terminale certe, mais qui ne souffrait pas, il était conscient, il s'asseyait encore tout seul dans son lit. Je ne connaissais pas ce médicament, mais le médecin m'a simplement dit qu'elle lui donnait un calmant pour atténuer ses gestes incontrôlés. Elle a pris cette décision seule, un dimanche matin, sans concertation avec l'équipe médicale et sans m'expliquer les effets de ce médicament alors que j'étais la personne de confiance désignée par mon mari. Jamais je ne pourrai faire mon Deuil car on m'a volé les derniers instants de lucidité de mon mari. Lorsque j'ai compris j'ai fais arrêter le médicament, mais c'était trop tard, le mal était fait, il n'a plus été lucide jusqu'à son décès 3 jours plus tard.

Écrit par : Solange | 07/08/2011

Ma maman est décédée fin juin 2011 suite à une insuffisance rénale après 3 opérations en 3 semaines. Elle avait un cancer de l utérus depuis décembre 2008. qui se généralisait mais supportait très bien apparemment les chimios et les transfusions sanguines( env une quinzaine en trois mois). Elle est rentrée en urgence en mai pour une hémoragie ( on ne saura jamais vraiment ce qui s est passé) puis a été opérée 2 jours après car pose de sondes urétérales qu elle a gardé jusqu à son décès le 26 juin. Elle a été mise dans ce que le corps médical appelle le confort cad morphie et hypnovel et on ne pourra me tirer l idéé que son décès a été programmé. Elle ne souffrait pas plus que d habitude quand les medecins ont prit cette décision. Je suis sure qu elle serait encore parmi nous aujourd hui si je n avait pas été naive à leurs paroles puisque sous hypnovel, l arret cardiaque est inévitable. C est une honte de programmer la mort d un etre puisque qu on m avait dit c est pour dimanche soir, ce qui s est avéré. En attendant une famille est détruite et la mort de ma mère me semble insurmontable. Merci à tous ceux qui me comprendront.

Écrit par : formpentin | 12/08/2011

l association morphine hipnovel a ete donne en association a mon epoux, on nous a vole n aos derniers instants , il ne meritait pas cette fin tragique ,

Écrit par : guedes | 14/08/2011

bonsoir

je suis musulmane j 'ai 36ans 4 enfants.
le 22 mai 2011 je viens de perdre ma mère cancer du sein métastasé aux os puis aux organes vitaux.
10ans de cancer de courage de douleurs de chimio de soins d 'amour intense et de vie.
Mais en juillet 2010 l' année dernière retour des vacances en urgence 17 kilos en moins des douleurs abdominale avec une grosse gène respiratoire une sensation d étouffement
verdict:
le poumon est atteint elle a un épanchement pleural de la plèvre pariétale,elle est hospitalisée à plusieurs reprise mais son état se dégrade en permanence .
vers le mois d' avril 2011 rien ne va plus son état s'aggrave et le cancer attaque les organes vitaux.
le pire s ' est le mal a respirer .l ' ultime remède c 'était envisager une opération
le talcage du poumon.
elle a accepter de se faire opérer car l 'espoirs fait vivre et elle aimer trop sa famille et la vie pour dire se décourager.
malgré tout le cancer continuait à l' a rongé de l intérieur surtout son foie.
elle avait tous les médicaments qu 'on lui préscrivait
les patch durogesic de morphine 100 + 50 puis la pompe ainsi que l acupan l
elle a été sous morphine pendant toute sa dernière année c était des patch de durogésic que je lui changais tous les 3 jours ainsi que solupred /acupan/lasilix/paracetamol ect...
parfois elle avait de la radithérapie juste en tant qu' antalgique pour calmer la décalcification de l 'os avec ostheolise .
c 'était des moments très difficiles mais j'étais au près d 'elle tout le temps je l aimais de toute mon âme et de mon coeur.
les derniers instants de sa vie était atroce et puis il faut savoir que les derniers symptomes des gens en phase terminale d ' un cancer c ' est l angoisse!
CETTE ANGUOISSE que meme tout l amour du monde et tous les médicament ne calmeront jamais.
sur sa demande nous avons demander des calmants car meme le somnifère qu 'elle prennait tel que imovane ne faisait plus aucun effet
elle ne dormait ni jour ni nuit elle était épuisée et elle voulait qu 'on lui tienne sa main.
ma mère c 'étai quelqu 'un! c était vraiment une grande dame!
on m 'a parler hypnovel j 'ai accepter pour qu 'elle puisse s ' endormir un peu.au début c 'était des injection elle dormait 2heures puis elle se réveillait et c ' était merveilleux elle nous parlait un peu elle se lever elle regardait par la fenetre de l hopital.puis quand iles infirmière ont posé la pompe pour toute la nuit qui diffusait en permanence elles
m' ont expliqué qu 'il y ait un risque qu 'elle ne se réveille plus le lendemain.
ma mère c 'est réveillée le lendemain matin mais l angoisse était toujours là elle me demandait s 'il te plait je veux dormir elle ne supportait plus de rester dans cet état.
les médecins nous avaient expliquer que le foie de ma mère était envahi par le cancer et qu 'elle n allait pas tarder a mourir ou sombrer dans un coma.
ma mère n ait pas tombé dans un coma on a continué hypnovel mais ils n en revenaient pas elle se réveillait même avec la pompe ils nous ont dit que c ' était incroyable et qu 'ils pensait que ca n agissait pas vraiment car elle se battait pour nous et qu elle nous aimait trop.
on a prié Allah le bon dieu de toute nos forces pour qu 'il nous aide.
ma mère est morte au milieu de ses 5 enfants de son mari et des infirmière.
je pense qu ' hypnovel ne tue pas mais que c 'est un soin qui relâche les muscles du corps humain.
jamais je n aurait accepter que quelqu'un la tue mais jamais je n aurait accepter qu' elle délire de souffrance sans être soulager et soigner.

Écrit par : lilas | 15/08/2011

bonsoir

je suis musulmane j 'ai 36ans 4 enfants.
le 22 mai 2011 je viens de perdre ma mère cancer du sein métastasé aux os puis aux organes vitaux.
10ans de cancer de courage de douleurs de chimio de soins d 'amour intense et de vie.
Mais en juillet 2010 l' année dernière retour des vacances en urgence 17 kilos en moins des douleurs abdominale avec une grosse gène respiratoire une sensation d étouffement
verdict:
le poumon est atteint elle a un épanchement pleural de la plèvre pariétale,elle est hospitalisée plusieurs fois mais son état se dégrade en permanence malgé les soins .
vers le mois d' avril 2011 rien ne va plus son état s'aggrave et le cancer attaque les organes vitaux.
le pire s ' est le mal a respirer .l ' ultime remède c 'était envisager une opération
le talcage du poumon.
elle accepte et se fait opérer car l 'espoirs fait vivre et elle aimer trop sa famille et la vie pour dire se décourager.
il y a une amélioration pour respirer mais sa glycémie augmente a fond a cause des corticoïdes.
le cancer continuait à l' a rongé de l intérieur surtout et s acharne sur son foie.
elle avait tous les médicaments qu 'on lui prescrivait
les patch durogesic de morphine 100 + 50 puis la pompe ainsi que l acupan /paracetamol/lasilix/solupred et imovane.
au mois de mais rien ne va plus elle a perdu 40 kilos elle ne mange plus rien et les médecins ne peuvent plus mettre en place l 'alimentation par perfusion car ça serait une catastrophe.
les médecins nous préviennent que m 'a mère ne rentrera plus jamais chez nous et qu 'elle peut à tout moment sombrer dans un coma.
les derniers instants de sa vie était atroce!
Il faut savoir que les derniers symptomes des gens en phase terminale d ' un cancer c ' est l angoisse!
CETTE ANGUOISSE que même tout l amour du monde et tous les médicament ne calmeront jamais.elle ne dormait ni jour ni nuit.
elle nous suppliait de la faire dormir car elle n ' en pouvait plus.
HYPNOVEL
on m 'a parléd' hypnovel j 'ai accepter pour qu 'elle puisse s ' endormir un peu.
au début c 'était des injections elle dormait 2heures puis elle se réveillait et c ' était merveilleux elle nous parlait un peu elle se lever elle regardait par la fenêtre de l hôpital
puis quand les infirmières ont posé la pompe pour toute la nuit qui diffusait en permanence elles m' ont expliqué qu 'il y ait un risque qu 'elle ne se réveille plus le lendemain.
ma mère s 'est réveillée le lendemain matin mais l' angoisse était toujours là multiplier par 100.puis le deuxième jour les médecins n' en revenaient pas elle se réveillait même avec la pompe ils nous ont dit que c ' était incroyable et qu 'ils pensait que ça n agissait pas vraiment car elle se battait trop pour nous !l ' amour plus fort qu 'hypnovel.
c 'était pour moi désespérant car il n y avait plus rien a faire pour la soulager et lui permettre de dormir pour oublier.
alors a prié Allah le bon dieu de toute nos forces pour qu 'il nous aide.
ma mère est morte au milieu de ses 5 enfants ses petits enfants de son mari et des infirmières.
je pense qu ' hypnovel ne tue pas mais que c 'est un soin qui relâche les muscles du corps humain.
jamais je n aurait accepter que quelqu'un la tue mais jamais je n aurait accepter qu' elle délire de souffrance sans être soulager et soigner.

Écrit par : lilas | 16/08/2011

C'est vrai que chaque cas est certainement différent, mon mari a eu un cancer il y a trois ans, après plusieurs lourdes opérations il a eu un petit moment de répit, mais depuis un an la douleur a recommencé et ces derniers temps est devenue ingérable, il hurlait de douleur nuit et jour à la maison malgré les patchs de morphine de 400 plus une pompe intrathécale qui diffuse la morphine également, plus actiskenan 180 toutes les quatre heures et de nombreux autres médicaments. Au mois de mai il a passé plus d'un mois à l'hopital sous hypnovel, il était soulagé, il a voulu renter à la maison donc plus d'hypnovel. Mais les enfants et moi n'en pouvions plus de le voire souffir comme ça c'était inhumain ........ J'ai donc rappelé l'hopital, mon mari a été hospitalisé et remis sous hypnovel depuis hier. Mon mari ne se rend pas compte de son état, il pense toujours qu'il va guérir, il a demandé au docteur s'il pourrait repasser au patch pour rentrer à la maison quand ça ira mieux. C'est très dur à vivre, mais je pense qu'on a pris la bonne décision car sa douleur n'était vraiment plus supportable.

Écrit par : martine | 19/08/2011

voici le récit du dernier jour de mon pere tué par lhypnovel :
Vers 18H le 26 Aout 2010 bientot un an : mon père nous fait une petite crise devant l’infirmière qui venait de rentrer elle s’inquiète et nous dit que notre père a l’aire de souffrir et qu’il faudrait lui augmenter la morphine de 1,5grammes à 2 grammes comme il avait la veille, là je lui réponds ça ne peut pas lui faire du mal et on accepte surtout qu’il a déjà eu beaucoup plus.
Pendant que l’infirmière sort pour demander l’autorisation mes frères et moi essayons de comprendre ce qu’il arrive a notre père et en 5 minutes de questionnement et surtout d’écoute il nous dit « pourquoi temps de visite ce soir, pourquoi tout le monde pleure, après avoir pris le temps d’expliqué à notre père que les personnes étaient juste tristes de le voir dans cette état, il a commencé à sourire avec nous et le malentendu était clos.
L’infirmière revient avec l’autorisation pour la morphine je l’interpelle en lui disant qu’il ya eu un malentendu que mon père n’était pas entrain de souffrir, mais qu’il était juste en colère et inquiet de voir tant de gens venir soudainement le voir comme si il allait mourir!
Mais cela n’empêcha pas madame l’infirmière de lui augmenter la dose de morphine car ça peut quand même l’aider.
L’infirmière sourit avec mon père, lui aussi lui renvoie un sourire en lui disant avec un accent bien à lui « désolé ma fille et merci beaucoup ».
L’infirmière augmente donc la dose de morphine et repart gentiment mon père lui redit « merci ma fille. »
15 minute après l’infirmière revient dans la chambre de mon père où tous ses enfants sont là, elle dit avec un grand sourire « je vous rapporte cette appareil (HYPNOVEL) pour la nuit ça aidera votre papa à se détendre. ».
Là, mon grand frère lui répond « attention madame mon père est détendue il n’a besoins d’aucun appareil pour dormir et dans tout les cas comme j’ai déjà dit au docteur nous ne voulons pas que notre père soit inconscient jusqu'à la fin (mort) »
L’infirmière répond avec un sourire « mais ne vous inquiétez pas ça ne l’endormira pas, c’est juste pour le détendre et pour qu’il puisse trouver le sommeil ».
Et là je lui répète que j’espère que ce n’est pas dû a la petite crise que notre père nous a faite tout à l’heure et lui rappel à nouveau les raisons de celle-ci qui ne sont ni douleur, ni de la souffrance.
Je lui fais constater qu’il rigole et là mon père intervient «oui ma fille ça va bien merci pas de problème (avec son accent). »
La l’infirmière dit : « oui j’avais bien compris et je vois bien que votre père ne souffre pas je vous le répète je lui mets cet appareil juste pour la nuit ça va le détendre après tout ce qu’il a vécu aujourd’hui ça ne peut que lui faire du bien. »
Suite à ça tout le monde était rassuré mon frère a ajouté « merci d’informer l’équipe du matin a 7H d’enlever cet appareil » elle répond « oui je le note sur notre cahier de transmission pour l’équipe du matin. » et la mon frère lui répond « merci beaucoup. »
Elle s’exécute et branche l’appareil sur la perfusion !! « Adieu papa »
J’en profite pour informer l’infirmière que mon père avait faim et que ça faisait 36 heures qu’il n’avait rien mangé et qu’il mangerait bien un couscous elle me répond en riant « moi aussi », mais pas avant le lendemain matin.
Je lui dis que le docteur nous avait confirmé qu’il pouvait manger mais qu’il fallait juste faire attention à la quantité et surtout à rester bien assis et droit, elle me répond « le docteur dit des choses mais c’est nous les infirmières qui savons !!! »
Je lui demande de l’appeler pour confirmer avec lui elle me répond « je vais le faire !! »
L’infirmière sort de la chambre et là, pendant 2 heures nous nous livrons à des plaisanteries avec mes pères, nous nous racontions des blagues…
A 20h moi qui avait passé toute la nuit de mercredi a jeudi avec lui et aussi toute la journée de jeudi, je décide de partir en lui disant « papa je pars ! Pour demain, tu veux que je te ramène 2 croissants vu que tu n’as toujours pas mangé » (pas de nouvelle de l’infirmière sur le repas), mon père me répond « non j’en veux 20 croissants !! »
Il continua dans la plaisanterie et la gaieté avec mes frères et ceci jusqu’a 21H et ensuite il s’est endormie …………………
Plus de contact verbal avec lui, pour mes frères il s’était endormi voilà tout.
Mon frère est resté toute la nuit du jeudi au vendredi avec lui il a eu des sursauts mais pas de réveil. Il dormait profondément. Pendant la nuit il a eu des difficultés à respirer à cause de sécrétions importantes au niveau des bronches.
Vendredi 27 aout
L’infirmière de nuit a contrôlé son taux d’oxygène vers 6H du matin, elle a trouvé qu’il était bas et a décidé de lui mettre un masque à oxygène en remplacement du tuyau inséré dans les narines.
A 7h du matin mon frère demande à l’équipe du matin d’arrêter l’appareil HYPNOVEL comme prévu avec l’infirmière la veille, « non, répond l’infirmière, je n’ai pas le droit il faut attendre le docteur du jour. » Nous insistons sur le fait que l’infirmière nous avez promis de l’inscrire sur le cahier de liaison pour que ça soit fait, non je ne peux pas le faire sans médecin !! L’infirmière effectue une aspiration des sécrétions.
A 10H, toujours pas de médecin donc mes frères et mois décidons d’arrêter l’appareil.
A 11H20 mon père commençait à bouger de temps en temps comme s’il voulait sortir d’un coma !! Mais sans y arriver !
Le docteur passe 2 fois devant nous, pressé, sans nous regarder.
Vers 12H l'un des medecins arrive enfin et on lui raconte tout ce qui c’était passé : l’appareil HYPNOVEL mit hier soir pourquoi ? Qui devait être arrêté a 7H et pourquoi ça n’a pas été fait ?
Et la le docteur nous a dit que c’était bien d’avoir arrêté l’HYPNOVEL et qu’il fallait attendre encore 2h pour qu’il ne fasse plus effet et donc que notre père se réveille, mais le docteur était sceptique sur le réveille de notre père.
Il commence alors à nous parler d’un coma dont malheureusement il sera difficile à notre père de sortir !!
Là on lui répond tous que notre père était très bien la veille au soir et qu’il est ainsi depuis le branchement de cet appareil (HYPNOVEL).
Le docteur de fin de vie nous répond que ça n’avait rien avoir que notre père devait partir dans tous les cas et que beaucoup de familles souhaitaient que leur proche soit pris en charge par cette machine !!
Horrible réponse de sa part!!
On ne nous a rien demandé à nous, surtout on nous a pas informé que mon père allait être dans le coma avec cette appareil (HYPNOVEL), non jamais !
Surtout que nous vous avions bien prévenu l’équipe médicale que nous voulions maitriser toutes substances qui rendraient notre père inconscient.
Suite à cela nous nous occupons de notre père, nous essayons de lui parler, aucun signe de sa part.
Le docteur décide de nous faire sortir vers 12H30 pour tout débrancher comme si mon père était déjà mort !!
Il nous dit comme votre père n’a plus d’assez bonne veine je préfère tout lui mettre en patch. Pourquoi maintenant ?
Le docteur de fin de vie et l’infirmière sont restés seul avec notre père pendant 20 longues minutes! Pourquoi ?
Et pourquoi sans nous ? Il ne lui reste plus 30 minutes à vivre.
En sortant de la chambre le docteur ne nous invite pas à entrer dans la chambre de mon père l’infirmière non plus, on reste 3 minutes comme ça sans comprendre ce qui se passait et là on décide tous de rentrer.
L’infirmière revient, on lui demande si on peut rester elle nous dit « oui » et là on s’est aperçu que notre père respirait de plus en plus lentement, on prévient l’infirmière qui nous dit « oui je sais » et à ce moment là on s’aperçoit que le docteur avait enlevé le masque à oxygène que mon père avait sur lui, pour lui remettre le tuyaux aux narine a la place !!
Pour quelqu’un qui ne respire pas bien c’est invraisemblable !!
Mon père est parti à 13H20, on n’a plus revu le docteur avant la mort de notre père, pourquoi ?
Il est revenu vers 14H30 pour débrancher l’HYPNOVEL et l’emporter loin de nous, pourquoi ?
N’y avait-il pas d’autres choses à faire, nous soutenir ? Nous expliquer ?
Non rien ! Et même après 16H il nous a croisés sans même un regard de compassion !!
Le docteur cancerologue, lui, ne sera jamais rentré dans la chambre ce VENDREDI 27AOUT
Par contre il a croisé mes frères et leur a adressé ses condoléances et dit ceci : « j’espère que vous n’allez pas croire que c’est a cause de la machine (HYPNOVEL) que votre père est décédé !! »
Pourquoi cette affirmation ?????
On ne lui a jamais parlé de cet appareil ??
Nous étions là à pleurer notre père sans bruit, sans scandale, en respectant le décès de notre père comme il aurait aimé que ça ce passe.
A 16h30 on sort mon père de la chambre pour l’emmener à la morgue, aussitôt après deux aides soignantes sont rentrées pour nettoyer, à 16h40 un nouveau patient prenait les lieux (Au suivant !).

que peut on faire dans ce ce cas la je suis comme Solange je n'arrive pas a faire le deuil.

Écrit par : safir | 21/08/2011

Bonjour Safir,

pour faire le deuil il y a des accompagnements spécialisés : associations, (psycho)thérapeutes (je pense tout de suite à http://assoetrebien.wordpress.com), et j'ai rencontré le fondateur de "quand la vie" http://quandlavie.net qui offre une approche humaine et positive des obsèques et du deuil : permettant un espace d'écoute et des moyens de comprendre ce qui nous traversent et de pouvoir apprécier tout ce qu'une personne nous a apporté pour bâtir l'avenir, aller de l'avant, etc. au lieu de nous figer dans le passé.

Écrit par : jungne | 23/08/2011

il y a des commentaires inappropriés.

ici, l'auteur de ce billet dit que ce médicament était inutile physiquement et néfaste spirituellement. elle ne parle pas du cas des personnes qui souffrent beaucoup, ni du cas des personnes qui n'ont pas de vie spirituelle!
or beaucoup de personnes répondent avec des arguments exactement opposés.

moi, j'ai une vie spirituelle. je ne sais pas ce que je voudrais si je souffrais, mais d'une part, si je ne souffrais pas ou peu, je voudrais qu'on me laisse tranquille pour mourir, c'est quand même la moindre des choses. ensuite, je voudrais qu'on m'aide à ne pas mourir complètement shootée, parce que c'est un passage vers un monde très beau, et je n'ai pas envie de le rater.

si des gens veulent faire quelque chose contre la souffrance, avant d'administrer quelque choses à des gens qui ne le veulent pas, qu'ils commencent par écouter les gens qui souffrent et qui demandent des choses précises: nourriture, paix, qu'on soigne leur enfant, qu'on arrête la guerre, qu'on les aime un peu, qu'on les accueille, etc...

ah mais zut, ça, c'est difficile. alors que de faire une piqûre pour faire taire un patient embêtant la nuit et qu'il nous fiche la paix, ça, c'est + facile.
parce que malheureusement, le patient est au coeur de l'équation coût des soins, prix des retraites, fatigue du personnel soignant, etc... alors les choix risquent d'être faits uniquement en fonction de ça. et ça, c'est pas dans l'intérêt du patient. jamais.

Écrit par : do | 03/09/2011

Merci do de votre commentaire, votre éclairage va au coeur du sujet effectivement.

L'aspect de prendre le temps du deuil est aussi important. Lorsqu'on accompagne un proche vers la mort, lorsque c'est possible, il est salutaire d'avoir le temps de se préparer à la séparation, de pouvoir dire ses adieux, son que l'on a sur le coeur, des secrets et non-dits. La coupure de la communication et la soudaineté sont vécues comme extrêmement déchirantes.

Écrit par : jungne | 03/09/2011

malheureusement, votre histoire s'est déroulée le 8 juillet au centre H J M Epinal, le médecin chef de service a fait de même avec mon frère, mais j'ai décidé de ne pas accepté son assassinat.
un protocol de soins avait été décidé le 21 juin et le 23 juin il l'on mis sous hypnovel et morphine et de ne pas mettre en place le protocol de soins.
et de faire éclaté la vérité surtout que cet hopital est déjà sous le coup des irradiés, et cela continu toujours
pour la mémoire de mon frère je me battrait jusqu'au bout et dans ce cas je suis la deuxième personnes à le faire pour pour défaut de soins et pour avoir pris la vie de mon frère

Écrit par : Ginette | 20/10/2011

Notre fille handicapée mentale vient de décéder, elle présentait depuis quelques temps une tumeur non cancéreuse au cerveau qui aurait pu etre opérée, mais nous l'avons su trot tard, elle est entrée à l'hopital et mise sous hypnovel, morphine etc...Je pense que l'on a volé la vie de ma fille. Les soins palliatifs ! oui: mais qu'on explique à la famille les conséquences rapides de ces médicaments. Je n'attendais pas cela de l'équipe médicale.

Écrit par : Mauricette | 20/11/2011

bonjour à tous,

J'ai 42 ans et je finis ma 3ème année d'études d'infirmière.
je suis plus que surprise de vos témoignages, parfois choquée même de constater qu'il n'y a toujours pas de communication entre équipe soignante, patient et famille.
Car le problème est bien là, c'est un manque de communication et d'information qui provoque à terme incompréhension, culpabilité, colère.
Je suis actuellement en stage en Hospitalisation à Domicile et je suis témoin de prises en charge palliatives comme elle devraient se passer dans n'importe quel service hospitalier :
-prise en charge de la douleur (c'est notre priorité)
-prise en charge psychologique (du patient comme de son entourage)
-discussion avec le patient (quand cela est possible) et sa famille pour informer régulièrement de l'état du malade, de l'évolution de la situation ainsi que des actions qui sont mises en place MAIS TOUJOURS EN ACCORD AVEC LA FAMILLE.

Lorsque tout le monde est au clair, les choses se passent sereinement. Bien sur la douleur de voir partir un être cher est toujours là, mais quel soulagement pour la famille de pouvoir accompagner le malade qui ne souffre pas.
Je pense qu'il est faux de dire que l'hypnovel tue (sauf à des dosages irraisonnables, mais le cas sera valable pour n'importe quel autre médicament!) il faut surtout que les équipes soignantes et bien sur en première ligne les médecins prennent le temps d'expliquer les choses, de justifier leurs arguments et surtout de laisser le choix aux patients et/ou familles.

Il faut tout de même être conscient que la pire des morts (outre la douleur) est l'asphyxie, la sensation d'etouffement que peut ressentir une personne en fin de vie liée à des complications respiratoires est terrible. A ce moment là, l'angoisse est extrème pour le patient et insupportable aussi pour l'entourage qui vit cette souffrance avec lui.
C'est là que l'hypnovel entre le plus souvent en jeu. C'est à une dose étudiée, calculée que le patient pourra s'apaiser.
Mais c'est aussi avant d'injecter le produit que les effets doivent être expliqués à l'entourage : oui la douleur, l'angoisse, la sensation d'etouffement vont disparaître mais cela induit aussi un état de somnolement, puis d'inconscience mais en aucun cas il induit la mort! (je vous rappelle que l'euthanasie n'est pas légale en France!)
Les patients qui peuvent bénéficier de ce produit sont généralement très proches de la mort, l'hypnovel va juste leur permettre de lacher prise pour pouvoir partir plus sereinement.

Certes nous ne sommes pas médecins et nous avons parfois l'impression d'être à la merci du corps médical mais les patients ont des droits dont celui d'être informés et d'être acteur à part entière dans l'évolution de leur pathologie.

Je suis en train de préparer mon mémoire (sur l'accompagnement de fin de vie justement) et j'espère que je serai diplômée fin juillet... je me suis promise le jour où je serai professionnelle de travailler dans le respect des valeurs qui me paraissent indispensables : le respect du patient et de sa dignité.

bon courage à tous.

Écrit par : valou | 04/03/2012

j ai lue ces messages ence moment je suis dans se cas avec mon mari que je garde a la maison et bien il est en fin de vie mais avec hypnovel et la morphine je peux voir des sourires de mon mari car il souffrait tellement que ce n etait que visage souffrant en 2012 on ne doit plus souffrir et mon mari nous entends tre bien nous communiquons parle toucher MAIS QUAND JE LE VOIS SOURIRE AU LIEU D ETRE CRISPEE A EN CRIEE MOI JE DIS MERCI POUR SES TRAITEMENTS OU MON MARI PARTIRA AVEC DIGNITE ET ETANT A LA MAISON VOIT SES ENFANTS ET PETITS ENFANTS A VOLONTE PARDON SI JE BLESSE CERTAINE PERSONNE MAIS JE NE JUGE PAS JE VOUS DONNE CE QUE JE VIS MAINTENANT COURAGE ET LA CUI


ET LA CULPABILITE ON EN A TOUJOURS MAIS SOYONS PRESENTS A LEUR COTES ET CHEZ SOI C EST PLUS FACILE AMICALEMENT

Écrit par : le roy | 19/04/2012

j ai lue ces messages ence moment je suis dans se cas avec mon mari que je garde a la maison et bien il est en fin de vie mais avec hypnovel et la morphine je peux voir des sourires de mon mari car il souffrait tellement que ce n etait que visage souffrant en 2012 on ne doit plus souffrir et mon mari nous entends tre bien nous communiquons parle toucher MAIS QUAND JE LE VOIS SOURIRE AU LIEU D ETRE CRISPEE A EN CRIEE MOI JE DIS MERCI POUR SES TRAITEMENTS OU MON MARI PARTIRA AVEC DIGNITE ET ETANT A LA MAISON VOIT SES ENFANTS ET PETITS ENFANTS A VOLONTE PARDON SI JE BLESSE CERTAINE PERSONNE MAIS JE NE JUGE PAS JE VOUS DONNE CE QUE JE VIS MAINTENANT COURAGE ET LA CUI


ET LA CULPABILITE ON EN A TOUJOURS MAIS SOYONS PRESENTS A LEUR COTES ET CHEZ SOI C EST PLUS FACILE AMICALEMENT

Écrit par : le roy | 19/04/2012

Bonsoir,

Mon père est actuellement en fin de vie dans le service de réanimation médicale de l'hôpital St Louis à Paris. Leucémie, rémission puis en début de semaine infection pulmonaire grave et diagnostic du retour du cancer... Après 2 jours les médecins nous ont reçu comme tous les jours et nous ont indiqué qu'il n'y avait plus d'espoir.

Il etait endormi car ils avaient du etre entuber. Ils ont tenter de le réveiller pour voir son état d'inconfort, car il respire mal et nous avons vu que plus il se reveillait plus il était gêné par le tuyau dans sa gorge, qu'il faisait des grimaces etc.
Les médecins nous ont demandé ce que nous pensions de la situation. Nous leur avons dit que nous voulions qu'ils le rendorment (Hypnovel) car il souffrait et qu'il n'aimerait pas nous voir dans cet état de tristesse et se voir lui-même ainsi.
Ils nous ont dis avoir essayé pour nous mais qu'ils pensaient de même.

Ils l'ont donc rendormi et il est appaisé. Il respire de lui-même depuis 2 jours et s'éteindra sereinement le moment venu.

Cette équipe est formidable. Ils nous expliquent tout, sont là pour discuter et voir si tout ça bien, ils le rase, le masse, lui ont fait une manucure...veille à soulager tous ses inconforts..
Merci à eux car leur métier est difficile et ils arrivent tout de meme à être là pour chacun de leur patient et la famille.
Il n'aurait pu mieux tomber.

Écrit par : Franck | 23/04/2012

bonjour,
voila, j'ai lu tous les commentaires ou presque beaucoup parlent de leur parents qui ont fait leur vie mais qui sont quand meme parti moi je vais vous parler de mon petit garcon agé de 7 ans et pour lequel on m'a appris , en decembre 2008 qu'il etait atteint d'un neureublastome metastatique, avec amplification NYC DE MAUVAIS pronostic.....un cancer tres agressif ! Pendant un peu plus de 3 ans liam s'est battu contre cette maladie malgres les recidives liam à continuer à se battre aujourhui, alors qu'il n'est que dans sa 8ème année le cancer est revenu et cette fois ci generalisé.....en quelques semaines j'ai vu mon petit garcon se metarmophoser physiquement je reste pres de lui, il est a la maison, je m'en occupe jour et nuit et malgres ca je sais que je ne poourrais pas le sauver. aujourdhui il est passé à 2 mg de morphine , chaque semaine on lui augmente pour qu'il ne souffre pas, Il ne se pleint jamais, mais il ne sourie plus jamais non plus, lui qui courait partout il n'y a encore que quelques semaines aujourdhui il ne peut plus du tout marcher il me demande pourquoi ses petites jambes ressembles à des spaghettis trop cuit .......pourquoi il attrappe des bosses partout sur sa tete, pourquoi il n'entend plus du cote gauche, il en a marre de devoir boire avec une paille, il voudrait faire un"fondu" (coiffure) comme son frere mais ses cheveux ne repoussent pas.....Pourquoi Toutes ses questions auquelles je n'ai pas la force de lui dire la verité, juste essayer de le rassurer en lui disant que sa finira par aller qu'il faut encore etre un peu patient , et lui , il me croit, il me fait confiance , et moi je me sens tellement mal....avant hier, on nous a ramener à la maison une nouvelle pompe avec dans une eveloppes 4 flacons...."hypnovel"je sais ce que c'est, j'ai longuement discuter avec les medecins, Liam est tres bien suivi à la maison par tout le corp medical, et pourtant le fait de voir cette pompe m'angoisse terriblement car je sais que bientot Liam devra y etre relie pour attenuer ses souffrances qui chaques jours sont plus fortes que la veille. Un jour , que je sais tres proche, il va falloir que je donne mon accord quand ils me diront qu'il faut le brancher et ce jour là, je sais que mon bébé sera sur le point de partir pour le pays des reves bleus , partir ailleurs ou ira mieux battre son coeur.........je l'aime tellement mon Bébé et je ne veux pas le voir souffrir, si'l doit partir, si je ne peux le retenir malgres tout mon amour de maman, alors qu'il parte tranquille, je lui ferais un dernier baiser avant qu'il ne s'endorme pour l'eternite en attendant de le retourver

Écrit par : valy | 01/05/2012

Que dire après toi, Valy, où en es-tu, et où est Liam?...parti pour le pays des rêves bleus en te laissant seule sans ton amour ?t avec ce manque terrible qui va te poursuivre si longtemps jusqu'à ce que tu retrouves, peut-être , un jour un moment de joie, de sens, de vie qui te reliera à lui . Tu vas revivre Valy , mis ce sera long,tu dois revivre avant de le rejoindre comme nous tous. Je comprends qu'on ait inventé le paradis et l'au-delà , c'est trop dur de voir partir nos amours sans les revoir.

Écrit par : lola | 11/06/2012

Merci Lola, juste pour vous dire à tous que Liam est parti au pays des reves bleus le 21 mai à 10h45. Il sétait endormi profondement la veille avec l'hypnovel, je l'ai embrassé une derniere fois et là, son petit coeur s'est arreté. AUjourdhui son sourrire me hante jour et nuit, je ne dors plus, j'ai tellement mal...........Pourtant je sais qu'il faut que je reste forte au moins autant que lui pour son frere et sa soeur , alors je fais mon possible mais c'est difficle, tres difficle je suis en manque de mon bébé......

Écrit par : valy | 07/07/2012

je viend de lire touts les temoiniage au sujet de l'effait de hypnovel et de la morphine , car j'aimerai avoir une reponse a mes question? Voila le 10 mai 2012 j'ai fais entrer maman au urgence a l'hopital NOTRE DAME , qui est en BELGIQUE dans le hainaut la ville de TOURNAI . Maman etait allitee depuis 2 ans ,malgres touts les soins ELLE avait un escarre depuis plusieurs semaine son medecin avait prescrit de nettoyer l'escarre avec une eau sterilliser et de lui mettre des panssements d'argents . l'infirmiere qui l'a soigner lui as nettoyer son escarre avec de l'oxigenee et a mis le panssement d'argent le lendemain j'ai appeler le medecin car elle souffree que sa peau etait bruler et il lui a donner des antibiotique . mais de ça son estomac fut d'erranger donc c'est la raison que j'ai fais appele au urgence car aucuns specialiste pour la peau ne vients a domicile . L'hopital NOTRE DAME n'avaients pas de service geriatrique .ILS onts fais transferer maman a L'HOPITAL IMC DE TOURNAI . Apres deux semaine les medecins mon dit que Maman ne manger plus et c'est parce qu'elle desirer mourir ,j'ai demander de mettre maman sur perfussion pour s'allimentee mais entre temps maman dormer dans un etat commateux . Apres deux semaine onts lui a rettirer la perfussion me disant que l'on ne pouver la maintenir sur perfussion aussi lontemps et ils n'arretez pas de me dire qu'il faillait la laisser mourrir j'ai demander s'il y avait un autre moyen de la nourrire et il lui on fait une gastrotomie et ils on retirer l'oxigene et la perfussion pour l'hidrater. je n'arreter pas de leurs dire que maman ne voulais pas mourir et je pense que l'on devais lui donner un medicament pour dormir la veille elle avait du mal pour respirer et avait des douleurs j'ai demandee aux infirmieres de venir pour la soullagee elles mon repondu nous finissonts notre tour et aux arrive mais comme il etait 20 heures je devais partir et n'est pas su si elle etaients venus s'occuper de maman le lendemain a 6 heures du matin l'hopital ma appeller pour me dire que maman etait morte en arrivant a l'hopital l'infirmiere me dit d'un air joyeux( ELLE A QUAND MEME BIEN TENU LE COUP ) VOILA le crime de maman et qu'elle avait 93 ans souffrer d'un escarre et n'arrivais plus a manger ??......

Écrit par : liliane | 13/07/2012

je viend de lire touts les temoiniage au sujet de l'effait de hypnovel et de la morphine , car j'aimerai avoir une reponse a mes question? Voila le 10 mai 2012 j'ai fais entrer maman au urgence a l'hopital NOTRE DAME , qui est en BELGIQUE dans le hainaut la ville de TOURNAI . Maman etait allitee depuis 2 ans ,malgres touts les soins ELLE avait un escarre depuis plusieurs semaine son medecin avait prescrit de nettoyer l'escarre avec une eau sterilliser et de lui mettre des panssements d'argents . l'infirmiere qui l'a soigner lui as nettoyer son escarre avec de l'oxigenee et a mis le panssement d'argent le lendemain j'ai appeler le medecin car elle souffree que sa peau etait bruler et il lui a donner des antibiotique . mais de ça son estomac fut d'erranger donc c'est la raison que j'ai fais appele au urgence car aucuns specialiste pour la peau ne vients a domicile . L'hopital NOTRE DAME n'avaients pas de service geriatrique .ILS onts fais transferer maman a L'HOPITAL IMC DE TOURNAI . Apres deux semaine les medecins mon dit que Maman ne manger plus et c'est parce qu'elle desirer mourir ,j'ai demander de mettre maman sur perfussion pour s'allimentee mais entre temps maman dormer dans un etat commateux . Apres deux semaine onts lui a rettirer la perfussion me disant que l'on ne pouver la maintenir sur perfussion aussi lontemps et ils n'arretez pas de me dire qu'il faillait la laisser mourrir j'ai demander s'il y avait un autre moyen de la nourrire et il lui on fait une gastrotomie et ils on retirer l'oxigene et la perfussion pour l'hidrater. je n'arreter pas de leurs dire que maman ne voulais pas mourir et je pense que l'on devais lui donner un medicament pour dormir la veille elle avait du mal pour respirer et avait des douleurs j'ai demandee aux infirmieres de venir pour la soullagee elles mon repondu nous finissonts notre tour et aux arrive mais comme il etait 20 heures je devais partir et n'est pas su si elle etaients venus s'occuper de maman le lendemain a 6 heures du matin l'hopital ma appeller pour me dire que maman etait morte en arrivant a l'hopital l'infirmiere me dit d'un air joyeux( ELLE A QUAND MEME BIEN TENU LE COUP ) VOILA le crime de maman et qu'elle avait 93 ans souffrer d'un escarre et n'arrivais plus a manger ??......

Écrit par : liliane | 13/07/2012

Je viens de lire tout le blog consacré à ce médicament « hYpnovel »utilisé pour les malades en fin de vie qui permet d’atténuer leur souffrance.la phrase la plus emblématique pour moi de ce blog est celle-ci : jamais je n’aurai accepté que quelqu’un la tue « il s’agit ici de la mère de la personne » mais jamais je n’aurai accepté quelle délire de souffrance sans être soulagé et soigné.
Je comprends parfaitement le désarroi de cette femme,d’autant plus que sa mère voulait vivre jusqu’à la dernière limite possible ;Je comprends aussi les autres témoignages disant en gros que l’utilisation de ce médicament avait hâté et confisquer d’une certaine manière la mort de leur proche. Mais je comprends aussi les médecins, les infirmières, tout le personnel soignant face à la réalité de leur travail de chaque jour, des attentes contradictoires des patients et des proches ; .Il ne s’agit pas uniquement d’un déficit de dialogue entre les patients,les proches et les soignants comme semble le dire une infirmière, il s’agit aussi de la confrontation ordinaire des êtres entre eux,parce que chaque situation est extraordinaire,unique surtout pour le patient et sa famille.Il s’agit aussi d’un cadre juridique un peu flou .
A mon sens pour clarifier le problème, non pas pour le résoudre, je n’ai pas cette prétention,il serai bon de popularisé la loi d’avril 2005 dites loi leonetti qui permet a tout en chacun d’écrire des directives anticipées pour les questions qui concernent la fin de vie et d’avoir une personne dite de confiance qui les fassent appliquer quand le malade est dans l’incapacité de le faire. Dans l’état actuel de la loi ses directives et ses personnes de confiances n’ont pas un vrai pouvoir, puisque ses directives non qu’un rôle consultatif, c’est le corps médical qui décide. Il serai légitime a mon sens que ses directives est force de loi ; cela aurait permis aux cas de ce blog qui en général ne veulent pas de soins qui hâtent la mort d’être entendue ; Il faudrait d’autre part un ajout à cette loi pour que ceux qui ne veulent plus vivre car ils ne veulent pas du parcours de souffrance qu’on leur impose et qui demande qu’une euthanasie leur soit donnée,c'est-à-dire une mort douce ; que cela soit aussi possible, oui cela clarifierait et résoudrait déjà de nombreux problèmes , oui j’espère qu’un jour le complément de la loi avril 2005 sera voté à l’assemblée nationale .

Écrit par : chazot | 22/07/2012

oui euthanasie, mais il ne doit pas etre fait par de medecin qui vont n'importe quoi ? Quand la personne et agee et ne s'est plus se deffendre. oui pour les personnes de maladie incurables et qui souffre . QUI A LE DROIT DE TUE UNE PERSONNE MALADE OLORS QUE LA PEINE DE MORT ET ABBOLIE???

Écrit par : maurice | 03/08/2012

Le commentaire précédent vole très haut...on touche le fond je crois que je vais le désabonné de ce post. Svp avant de poster sur Internet, au-delà du fait que ça ne veuille rien dire, apprenez à écrire français.

Écrit par : Franck | 03/08/2012

Je voulais tout de même dire à Chazot que je suis à 100% en accord avec ce qu'il/elle a écrit. Mon père à été mis sous ce médicament et j'en félicite les médecins qui lui ont évité beaucoup de souffrances.

Écrit par : Franck | 03/08/2012

IL N'Y A QUE LA VERITEE QUI BLAISE?

Écrit par : maurice | 06/08/2012

Mon pauvre vous vous ridiculisez avec vos fautes d'orthographes.

Écrit par : Franck | 06/08/2012

Chère lola je vais essayé de te donné quelques éléments de réponse . Tu fais référence à liliane qui se plein de la façon dont le corps hospitalier s’est occupé de sa maman ; je ne mets pas en doute ce qu’elle nous dit, mais je voudrai lui demander si elle sait vraiment dans qu’elle mesure sa maman voulait vivre jusqu’au bout ; si l’on a pratiqué sur elle une gastrotomie,c’est-à-dire une ouverture de l’estomac pour pouvoir l’alimenter c’est que vraiment le cas de sa maman était désespéré ; certains diront même qu’il s’agissait la d’un acharnement thérapeutique ; La question pour moi n’ait pas de prendre la place du médecin dans sa tache de soigner, mais de faire en sorte que le malade soit entendu s’il veut soit vivre jusqu'à l’extrême limite ou s’il désire à un certain moment ne plus vivre.la loi de 2005 dites lois « léonetti » est une loi qui prescrit que l’ont doit apaiser la douleur que ressentent les malades de toutes les façons possible même au risque de provoquer la mort du malade ; une méthode est même admise que l’on appelle la sédation terminale et qui consiste à ne plus nourrir ni hydrater le malade pour qu’en quelques jours ou une à deux semaine la personne décède dans un coma léger et en principe sans douleur ; On peut discuter de la pertinence de cette sédation terminale, mais de toute façon je le répète cette loi ne vaut que pour le corps médical ; pour l’instant le malade ou son représentant n’a aucune voix au chapitre ; C’est donc cela qu’il faut changer, donner au malade ou son représentant la décision de continuer de vivre ou de mourir, c’est le respect que l’on doit à un individu.

Écrit par : chazot | 09/08/2012

lorsque maman est entrer en clinique , le medecin n'a meme pas fait un examen pour connaitre pourquoi maman avait des problemes lorsqu'elle manger le docteur disait de la laisser partir , il a reffuser de l'on lui donne a boire et lui a donner des medicaments pour dormir . C'est moi meme qui et fais la demande de la mettre sur perfusion .Maman aller beaucoups mieux apres cela. le docteur lui as retirer me disant que trop lontemps ça risquerer d'empoissonner ses veines pourquoi? mais il s'acharne qu'elle devais mourir et c'est encore moi qui est demander de lui faire une gastrotomie elle aller mieux , mais maman etait replonger dans le sommeil .Aujourd'huie j'ai demander au procureur du roi de faire une enquette et si le medecin n'a rien a se reprocher je pourrais faire mon dueil pour ceux qui ne comprend ce message remonter liliane le 13 07 12

Écrit par : liliane | 20/08/2012

qui peu me dire si le médicament hypnovel et le mémé médicament qui midazolam merci moi aussi jai ma maman en fin de vie

Écrit par : martine | 06/10/2012

je viens de perdre mon epoux le 16 sept2012 d un cancer foudroyant ...il est parti en 1 mois...il etait sous morphine et souffrait chaque jour un peu plus malgres la volonté des medecins a vouloir le garder encore un peu,car il s accrochait a la vie ,,j ai passé mes jours et mes nuits a coté, impuissante, cette degradation tous les jours difficile a supporter car il ne sentait plus ses jambes gonflées par des oedemes gigantesques,,,,merci a l ypnovel qui lui a permit de partir dans la dignité et la paix, cela lui a permis de lacher prise tout en etant entouré des personnes qu il aimait . c est dur,mais aimer c est savoir accepter le depart quand il n y a plus d espoir!!!ce n est pas de la religion, mais de la logique,,,on doit pouvoir partir sans souffrir et en dormant......arretez de critiquer les medecins...et de porter des jugements sans savoir apporter des solutions!!!

Écrit par : jozet | 20/10/2012

maman est entree a l'hopital , comme ses veines n'etaitents pas visible , on lui a fait sa perfussion aux veines du cou , mais le lendemain j'ai remarquer du sang dans le tube de la perfussion es-ce normal pourriez vous ? me donner des presission puisqu'il y a des medecins et infirmieres qui lit cette rubrique . je vous en remerci

Écrit par : laurence | 05/11/2012

Bonsoir,

je vais perdre mon père, .. les jours, mois sont comptés.
on sent ces choses là parfois.
hypnovel ou pas,.. la douleur, morale, celle qui vous détruit de l'intérieur, celle la de douleur je vais la vivre.
je ne peux rien en dire de plus, je ne pourrais pas me préparer à cela. impossible. cela viendra et je tomberais, c'est ainsi.

que dieu ns vienne en aide

Écrit par : minh | 29/11/2012

Mon époux allait avoir 75 ans. Un acharnement de réanimation lors d'un infarctus aigüe lui a laissé des séquelles au cerveau qui sont allées en s'accroissant. Tout cela à duré 6 ans. Les deux dernières années ont été absolument épuisantes : il a commencé par des pertes de mémoires qui ont évoluées vers des difficultés d'élocution, puis le "coups" sont venus, il a fallut faire face, après quoi il a commencé à ne plus marcher, puis ne plus parler, pour finir grabataire avec des souffrances atroces déclenchées par des crampes partant des pieds et remontant jusqu'aux cuisses. Ne plus pouvoir rien avaler, des calmants oui, mais sûrement pas les bons et surtout pas d'hypnovel... seulement de la morphine qui ne calmait pas grand chose. .Une agonie complète de 8 jours : 8 jours sans me déshabiller, j'aurai voulu respirer pour lui et surtout le voir s'apaiser ne plus souffrir. La douleur morale je connais et lui aussi j'en suis sûre, des lèvres qui veulent donner un baiser mais ne répondent plus..... Mes enfants et moi n'avions qu'une hâte : le voir lâcher prise: et oui c'est difficile à avouer mais nous avons souhaité le voir s'en aller.......Culpabilité????Je connais, douleur morale? aussi. le plus à plaindre c'était LUI, c'est mon mari qui souffrait et se voyait partir sans grand secours d'apaisement physique. Ne croyez pas que la morphine est le remède miracle qui "calme" j'aurai donné n'importe quoi pour qu'il parte serein. Cela lui a été refusé : je n'ai pas dû être à la hauteur ....53 ans de mariage... je n'ai pas su être assez convaincante pour que le médecin le calme plus qu'il ne l'a fait et j'en "crêve"...
Je vous livre ces lignes d'un auteur dont j'ai oublié le nom mais auxquelles, malgré ma Foi j'adhère complétement.
"Un mourant à le droit de mourir comme un homme ensommeillé à le droit de dormir et vient le temps ou il est inutile de s'acharner.
L'assister et l'aider à s'en aller sans souffrances sert à restituer à la personne dont on sait qu'elle est au bout de sa route son statut de vivant jusqu'à son dernier souffle''
Je n'ai pas su exiger cette sérénité pour mon époux.....Reproches non énoncés mais sous-jacents de mes enfants qui les fait s'éloigner....Mon Dieu donnez moi la force de continuer à vivre je n'en ai plus le goût......

Écrit par : Salonenque | 09/04/2013

bonjour,
ma mere est decedee à l'age de 68ans, je pense que lorsqu'on vous parle d'hypnovel il faut être aux aguets car cela envoie tres souvent dans L'autre Monde! Les medecins ne peuvent déontologiquement l'avouer , donc ils vous parleront " de détente" , " de stress à réduire" mais en en fin de compte quand le patient est très faible!!! ils savent que les heures ou les jours sont comptés!!!
le probleme c est qu ils ne nous le disent pas qu' à partir de ce moment, il faut rester et demeurer en permanence aux côtés du patient...
du coup certaines familles ont le sentiment , qu'on leur a volé " les dernieres heures " de lucidité de leur membre de famille....

Écrit par : eric | 16/05/2013

Bonsoir,
Aucun doute pour moi, souffrir en fin de vie n'est pas "normal".
Programmer la "fin" avec toutes les personnes impliquées et le consentement est une bonne chose si tel est le souhait.
Finir ses jours chez soit au Dolipranes, prières ou autre... n'a pas d'importance, du moment ou la personne de souffre pas.
L'hypnovel pourquoi pas si tout le monde en connais les conséquences et peut donc se préparer à une séparation en âme et conscience ou pas...

Écrit par : Navy | 11/06/2013

Je pense que l'hypnovel c'est comme la péridurale, il y'en a qui la demande d'autre qui préfère accoucher dans la douleur, c'est entre le patient et son médecin que ca ce passe...

Bien sur le patient peut demander conseil auprès de ses proches. Mais chacun ses choix et je fait confiance aux médecins qui ne font pas ce métier par hasard et qui font des prescriptions en leur âmes et conscience...Faite vous confidences les un les autres et respecter ceux qui ont besoin d'être en colère face au corps médical pour faire leur deuil...

Evidement il y aura toujours des exceptions...!

Signée:Une infirmière qui essai de faire son métier pour une prise en charge de qualité pour le patients et sa famille.

Écrit par : BERN | 23/07/2013

A BERN
Merci Madame, de faire votre métier avec autant de compassion et de discernement. Malheureusement votre difficile tâche rend certaine de vos collègues "blasées"" au point de prendre sur elle pour transiger aux consignes de soulagement prescrites par le s médecins. Rien que dans les 10 derniers mois et dans trois hôpitaux différents j'en ai été deux fois témoins et une fois ''victime''. A chaque fois il s'agissait de morphine : la première fût pour ma mère : agée de97 ans une piqure de morphine pour calmer ses douleurs (et ordonnées par le médecin) a été refusée par l'infirmière de nuit. La seconde, pour un ami atteint d'un cancer en phase de décès survenu 5 heures après, là aussi refus de cette injection prescrite qui aurait peut-être pu soulager un peu ses douleurs. Pour moi, ce fut à la suite d'une embolisation d'un anévrisme au cerveau avec rupture du fond du sac et AVC déclenché par ''l'accroche'' d'une pastille d'athérome : j'ai gémi durant 16 heures de maux de tête atroces, jusqu'à un changement '''d'équipe'' où une infirmière est venu me demander pourquoi je refusai la piqure de morphine prescrite par le médecin.....quelle surprise!!!personne ne m'avait proposé ce soulagement. Immédiatement l'injection fut faite j'ai sombré très peu de temps après dans un sommeil de 12heures. Imaginez aussi la surprise du médecin que j'ai bien sur mis au courant. Faire confiance, je l'ai fait, pour mon époux mort à notre domicile comme je l'ai écrit plus haut aussi.....Mais confrontée à des ''manquements'' au nom de je ne sais quelle ''objection de conscience'' alors oui, la colère après le désespoir d'avoir vu souffrir ses proches sachant qu'ils auraient pu être ''soulagés'' est un sentiment qui vous envahi mais ne vous guéri pas de vos regrets et vous empêche de faire un deuil dans des conditions si l'on peut dire ''sereines'' sachant que de toute façon on allait à l'inéluctable.
Merci une fois encore de votre compassion à l'égard de vos malades et de leurs familles, j'aurais aimé trouver au chevet de mes proches et au mien quelqu'un qui vous ressemble.

Écrit par : SALONENQUE | 30/07/2013

Bonsoir,
Voyant ceux qu'on aime partir dans des souffrances parfois effroyables, ou les voir délirer jusqu'à leur dernier soupir à cause d'un traitement qui atténue les souffrances...
Voir les siens condamnés à partir ainsi, ça ne peut être que triste, terrible voire inhumain.
Mais je suis étonnée que dans ce blog où la mort n'est pas un sujet tabou, ne soit pas abordé ce qu'on peut "en déduire" de tout ça. En ce qui concerne notre propre mort car un jour ce sera à notre tour de tirer notre révérence avec ce monde qui nous a vu aussi rire et pleurer, triste et enchanté, mais monde où l'on passe seulement, et pourtant monde qu'on ne quittera pas vraiment.
De par mon travail en maison de retraite, je sais à quoi peut ressembler une fin de vie humaine. C'est souvent un moment serein quand on est très vieux et que l'on meurt de sa bonne mort.
Pour moi j'ai décidé que si l'euthanasie était permise, et si en fin de vie mes souffrances s'annonçaient insupportables, (j'ai donné mes directives anticipées à mon médecin en ce sens, et ai bien prévenu mes 2 enfants qui ont été d'abord surpris avant de respecter mon choix), je demande à ce qu'on prenne le risque d'abréger ma vie s'il le faut pour que je ne souffre pas. (J'ai écrit ce que je veux et tout ce que je ne veux pas, pour moi.) Alors je rassemblerai mes enfants et quelques très proches, si possible la veille ou l'avant-veille de partir, tout est prévu, on se dira adieu avec un fond de musique de Chopin et je veux qu'ils en gardent un bon souvenir.
De nos jours on peut penser comme ça et c'est mon opinion. Libre à chacun de choisir.
Je comprends qu'on puisse ne pas comprendre mon raisonnement.
Les souffrances quelles qu'elles soient, sont inutiles à 80 ans, et tout doit être fait pour que le souvenir soit digne de notre siècle, bon pour l'esprit et le coeur de ceux qui restent.
Actuellement je pense que les médecins ont parfois du mal car ils soignent leur patient, et doivent parfois comprendre que l'attente de leur patient n'est pas toujours celle des enfants de celui-ci. Or qui soigne t-il? parfois cela pose réel problème. D'où l'importance, vous voyez, de rédiger vos directives anticipées pour ce qui vous concerne et de les donner à votre médecin traîtant, pour réduire les conflits entre soignants et ceux qui restent.
Bon courage à toutes et à tous

Écrit par : Marie JO | 31/07/2013

voilà, moi aussi je viens de passer par là. Je viens de perdre mon mari il y a 3 semaines. Soigné à l'I.P.C. de Marseille où un cancer du pancréas avec métastases au foie avait été diagnostiqué, il a subie toute la batterie de chimio, puisqu'on ne pouvait pas l'opérer. Jusqu'à ces derniers mois, il a bien réagi, il a même fait un voyage en Normandie au mois de Mai, mais le décès d'un de ses amis le 29 Avril lui a fait perdre sa volonté de combattre. Les poumons se sont remplis d'eau, à chaque fois, il fallait lui enlever 1litre et demi de liquide pleural. Il a été mis sous oxygène, ce qui lui permettait de respirer normalement, mais au début Juin, il a commencé à souffrir du ventre et du dos. Les cachets de morphine n'étaient pas efficace, et il a fini par me dire " si tu n'étais pas là, je me serait jeté par la fenêtre". Or, c'était une personne qui "encaissait" plus que la normale. Puis, il a perdu ses forces, n'arrivant même plus à se raser ou à faire sa toilette. Bien sûr, je lui faisais volontiers, mais par la suite, le fait de manger devenait un supplice. La dernière semaine, il m'a dit "c'est inhumain de laisser les gens souffrir autant". Nous sommes allés à l'IPC pour une nouvelle chimio, sachant que son état de santé était tel, qu'ils allaient certainement le garder. En effet, ils l'ont gardé, et ils m'ont dit que son poumon gauche étant plein d'eau, le cœur pouvait s'arrêter à tout moment. Il a tenu 4 jours, mais le dernier jour, alors qu'il avait pris son repas de midi avec joie pour une fois, il a ressenti en lui quelque chose de pas normal. Il a essayé de me dire quelque chose, mais il n'avait plus de voix. Et brutalement, il a poussé un cri et ses yeux se sont révulsés. J'ai appelé l'infirmière qui est venue dans les secondes, elle aussi a constaté son état, le médecin présent dans le service est arrivé lui aussi tout de suite, puis un second. Ils n'ont que constater qu'il vivait ses derniers instants, mais mon mari avait beaucoup de glaires qui lui faisait mal et l'équipe m'a demandé si je voulais bien qu'on lui branche une seringue de morphine en dose massive, ce à quoi j'ai acquiescé, et de l'hypnovel pour qu'il puisse partir sans souffrance. Il était 15h, j'ai appelé ma famille pour avoir quelqu'un avec moi. Ils sont arrivés à 20h45, et mon mari est parti calmement à 21h15.
J'ai oublié de vous dire à quel point je remercie l'équipe complète du 6° étage de l'IPC. Non seulement ils ont fait le maximum pour que mon mari de souffre pas et parte dans en douceur, mais aussi, ils ont toujours été à mon écoute, ils sont restés à côté de nous quand j'en avais besoin, puis quand ils ont jugé que je devais à mon tour rester seule avec mon mari, ils se sont éclipsés, mais avec toujours un œil sur moi. Celà, je trouve que c'est vraiment un accompagnement digne d'une grande équipe, de la personne qui fait le ménage au médecin, en passant par les aides-soignantes et les infirmières.
Maintenant, si les derniers jours de mon mari reviennent en boucle dans mon esprit, je peux me les rappeler sans aucun reproche, je pense avoir fait en sorte qu'il parte en paix, et dans son dernier sommeil, il nous souriait. Alors, à tous ceux qui passent par la même épreuve, n'oubliez pas que la première chose qu'il faut penser, c'est à notre malade, souffrir en partant ne le fera pas revenir, mais vous, vous y repenserez en souffrant pour lui. Et je ne pense pas que votre cher disparu l'aurait voulu.
MERCI ENCORE A L IPC DE MARSEILLE
Danielle

Écrit par : MICHEL | 13/08/2013

bonjour
6 mois que j'ai ecrit mon dernier message et que ma mére est partie à 68ans d'une leucemie LM4 apres avoir lutté 7 ans, je pense qu'il faut avant tout penser au malade et à ce qu'il souhaite comme bien explique précédemment...
le sujet de ce blog est l'Hypnovel, le seul soucis c 'est que les medecins nous le presentent comme un " décontractant " musculaire....afin de relaxer, déstresser le malade sauf que... bien evidemment ça décontracte tellement que cela arrête le coeur chez les malades très fragiles ( cancer sur la fin lorsque le malade est épuisé et au bout...) et celui qui accompagne, c 'est mon cas, n'est pas tenu informé de ce que fait ce médicament...

après il y a les médecins qui le disent ouvertement et ceux qui ne le disent pas , d'où le choc de comprendre trop tard ce qu'ils ont mis en place sans nous l'avoir dit explicitement...
cela fait partie je pense du métier de médecin aussi de clarifier les situations pour aider les accompagnants à mieux faire leur deuil...Bon courage à tous, le temps fait son oeuvre et nous y aide...

Écrit par : eric | 10/11/2013

Ma soeur est décédée le 17/3/2014 d'un cancer. Son état s'est subitement aggravé le samedi soir et le dimanche elle était hospitalisée aux urgences vitales de l'hôpital St Antoine à Paris. Je travaille à l'Institut Pasteur et j'ai tout de suite remarqué les perfusions de morphine et d'hypnovel. J'ai posé la question à l'interne qui m'a expliqué que ce mélange allait la calmer et qu'elle partirait tranquillement. Elle était encore consciente le dimanche soir quand je l'ai quittée presque euphorique, nous avons bavardé et rit. Je savais que le lendemain matin, elle aurait sombré dans l'inconscience. Ce qui fut le cas quand le lundi à 8h j'étais à nouveau près d'elle. Elle n'a pas souffert et ne s'est pas rendu compte qu'elle vivait les dernières heures de sa vie, elle était apaisée. Elle est décédée à 16h30. j'ai été reconnaissante au personnel médical qui a été formidable de gentillesse, d'avoir abrégé sa survie car elle ne vivait plus réellement depuis longtemps, enfermée dans sa maladie. Je ne suis pas croyante, elle non plus et les derniers instants que nous avons partagés ensemble ont été très agréables pour elle.

Écrit par : DUGAST CHRISTINE | 25/03/2014

Si l'hypnovel qui est a dose adaptée un bon anxyolitique et rapidement reversible par rapport à d'autres anxyolitiques était plus souvent utilisé les personnes en fin de vie décederaient dans de meilleures condition cf loi Leonnetti et on ne demanderait pas aujourdhui de legiferer sur l'euthanasie.
Ceux qui se disent soignants et parlent ainsi de l'hypnovel n'y connaissent pas grand chose et la formation continue ça existe et ça devrait être obligatoire.
Et je ne pense pas qu'un seul personnel travaillant en soins palliatifs puisse avoir un discours different sinon il faut faire autre chose ou vous mentez et ne travaillez pas dans le domaine.

Avant de sortir toutes ces inepties sur l'hypnovel qui comme tout produit peut etre mal utiliser il faut se renseigner et lire un peu ce qui est scientifique.

Quand on ne fait pas partie du milieu medical je comprends cependant qu'on puisse s'interroger et les équipes médicales sont là pour expliquer mais aussi pour traiter l'angoisse et/ou la gène respiratoire d'un mourant ce qui est assez normal de nos jours de ne pas se laisser asphyxier une personne sous pretexte que ce produit à haute doses est effectivement aussi un anexthesiant.
Pour preuve on l'utilise quotidiennement une fois dans la journée et pendant des annees sur des personnes avec des pansements complexes et anxiogènes sans que cela ne conduise à leur déces juste pour diminuer leur anxiete pendant les soins.

Que l'on soit croyant ou pas ce produit est essentiel en soins palliatifs apres parfois quand on n'est pas à la place du mourant on transfere ce que l'on souhaite pour ce mourant sur lui mais je pense que chacun s'il est à cette place un jour sera à même de dire s'il est anxieux ou pas et ce qu'il souhaite comme prise en charge car l'avis du patient est recueilli quand il peut le donner.

cordialement

Écrit par : Perrot | 06/05/2014

Je n'ai pas tout lu ...
Mon mari est parti le 3 avril 2014.
Il souffrait d'un cancer du pancréas depuis août 2011(56 chimios....non non je ne me trompe pas).
C'était un cancer au stade terminal.
En soins palliatifs à domicile depuis début janvier 2014 , il est malheureusement tombé et s'est cassé le fémur.
Plus de soins palliatifs à domicile possible .
Morphine à des doses plus élevées à cause de sa fracture non opérable mais en plus Hypnovel.....10 jours après son entrée en soins palliatifs il est décédé à 18h45
Il est vrai que toute la journée il respirait profondément , était un peu agité....je suis persuadée qu'il était conscient car ses mouvements n'étaient pas des mouvements nerveux mais des mouvements de tête et de bras de désespoir ....Il a prononcé mon prénom 2 fois et mes fils et moi avons cru comprendre un au revoir une heure avant sa mort. Durant cette heure on lui a augmenté sa dose de morphine puis à un certain moment une injection d'Hypnovel et là sa respiration s'est arrêtée pour ne reprendre que 4 fois comme en apnée....
Réflexion du médecin à ce moment : " je ne pensais pas que ça arriverait si vite"
Il est vrai qu'elle m'avait prévenue sans vraiment dire les mots le matin que ce serait bien de prévenir nos fils....Avais-je des œillères ; étais-je dans le déni?
J'aurai toujours le doute que ce cocktail a quand même précipité sa mort.
Ce dont je suis sûre c'est que mon mari était conscient de ce qui lui arrivait....il n'a pas souffert peut-être serein je ne sais pas ...sans doute très malheureux...
Je dois dire aussi qu'il avait souvent exprime et écrit qu'il ne voulait pas d'acharnement thérapeutique.
S'il n'était pas tombé ....il aurait sans doute vécu quelques jours, semaines ...?
Des interrogations douloureuses....
Le cocktail morphine-hypnovel est à manier avec précaution et les proches devraient être avertis plus clairement...
Bon courage à tous
Mon mari me manque horriblement.

Écrit par : MTLD | 07/05/2014

bo

Écrit par : hayette | 13/05/2014

Bonjour. Ma maman a fait un AVC foudroyant, son état s'est vite dégradé, elle ne parlait plus, était nourrie par sonde gastrique, mais elle ne revenait pas à elle pour autant. Elle dormait sans cesse, ouvrait les yeux par intermittence, mais malgré tout l'état de santé se dégradait, parfois elle s'agitait, de douleurs ? personne ne savait nous répondre, au final les médecins nous ont parlé d'hypnovel à petite dose, trois jours après notre Maman nous quittait, elle a sombré dans le coma, sa respiration est devenue plus rapide, et elle nous a quittée sereinement, sans souffrance avec hypnovel.

Écrit par : Isabelle | 01/06/2014

Mais que font donc ces mourants à l'Hopital. Dans l'ensemble il y a un grand manque d'Humilité chez l'auteur du courrier initial. Et en plus un égoïsme très bien explicité par le désir de s'approprier la Mort de sa mère. J'ai vu tellement de gens mourir en 40 ans de médecine générale. Aider quelqu'un à mourir est l'acte d'Amour le plus sublime que je connaisse. Mais seul l'acteur d'une situation peut s'exprimer avec tous les doutes propres aux gens intelligents. " heureux les pauvres en esprit car le ..." Je suis désolé d'avoir à écrire celà. Ce procès en règle aux Médecins est indescent. Amen!

Écrit par : CHRETIEN | 10/06/2014

La loi interdit, chez les êtres humains, toute accélération de la mort, ceci de quelque manière que ce soit.
Les pratiques hors la loi décrites dans ce blog relèvent de la cours d'assise.
Les médecins, qu'ils soient CHRETIENS OU PAS, sont pénalement des individus comme les autres et se doivent de ne pas se croire au dessus des lois.

Écrit par : citoyen | 19/06/2014

bonjour, je relis les messages çi dessus et chaque fois on constate le même scenario, mise en place d'hypnovel , detresse respiratoire et deces du patient!!!!!!!!

en fait il s'agit d'un produit qui arrete le coeur...un décontractant disent les medecins!!!! en 2014 le debat sur l'euthanasie n'est toujours pas ouvert en France!!!!!!!

et les medecins du coup " oeuvrent " comme ils le peuvent avec les moyens qu'ils ont, mais n'informent pas suffisamment les familles de ce qu'ils " metttent en oeuvre" DE CRAINTE D UN PROCES ULTERIEUR POUR EUTHANASIE...

en esperant que les familles seront vigilantes à l'annonce de " mise sous hypnovel" pour un patient tres faible...
c est terrible triste de savoir que même si déces il doit y avoir il pourrait se passer dans de meilleures conditions d'information notamment

Écrit par : eric | 25/08/2014

Mon mari est parti depuis maintenant 14 mois. Il souffrait de lourds problèmes respiratoires et début janvier 2013 il a fait un oeudème pulmonaire. Il a fini ses jours à l'hôpital, au service de pneumologie, durant 4 semaines. Chaque jour il manifestait des complications et douleurs, tout son organisme se détériorait et ce dans des douleurs physiques et morales. Il refusait tout "acharnement thérapeutique" et demandait à être soulagé Nous avions déja parlé longuement de fin de vie, ça c'est très important. Il fut mis sous hypnovel et morphine et s'est éteint quelques heures plus tard. Enfin il ne souffrait plus et son visage était "serein". Durant 4 semaines j'étais tenue au courant de son état tous les jours. Tout le personnel me renseignait avec gentillesse sur son évolution. Je voyais le médecin qui le suivait au moins tous les 2 jours et quand son état s'est agravé nous avons discuté sur les souhaits de mon mari. Depuis le manque et le deuil sont insupportables mais je dis MERCI à ce médecin qui est resté à son écoute. Sans ce traitement il serait parti quelques heures plus tard mais dans des souffrances "inhumaines". Quand on aime la souffrance extrême de l'être aimé est insupportable. Prendre la décision de le mettre sous hypnovel n'était pas simple mais toutes les conséquences en étaient connues. Merci au service de pneumologie de l'hôpital de PAU. Bien sur je ne souhaite à personne de vivre une fin de vie douloureuse.

Écrit par : Virginie | 01/10/2014

La loi interdit, chez les êtres humains, toute accélération de la mort, ceci de quelque manière que ce soit.
Les pratiques hors la loi décrites dans ce blog relèvent de la cour d'assises.
Les médecins, quelque soient leurs croyances, sont pénalement des individus comme les autres et se doivent de ne pas se croire au dessus des lois.

Écrit par : citoyen | 14/10/2014

il ne s'agit pas d'une accélération de la mort mais d'un apaisement de toutes souffrances; pour mon mari il aurait pu être réveillé. Il y a des souffrances "inhumaines", j'espère que vous n'y serez jamais confronté.

Écrit par : Virginie | 14/10/2014

La loi interdit, chez les êtres humains, toute accélération de la mort, ceci de quelque manière que ce soit.
Les pratiques hors la loi décrites dans ce blog relèvent de la cour d'assise.
Les médecins, quelque soient leurs croyances, sont pénalement des individus comme les autres et se doivent de ne pas se croire au dessus des lois.

PS: ne vous croyez pas vous non plus en dehors des normes ou un cas exceptionnel en fonction de vos évènements personnels qui sont partagés par d'autres dans une société, vous êtes vous aussi une personne justiciable comme les autres.

Écrit par : nom | 21/11/2014

Bonjour,
je travaille actuellement en tant qu'infirmier chez des enfants atteints de cancers et j'avoue que je suis surpris de ces réactions dirigées contre l'Hypnovel qui est effectivement utilisé dans les fins de vie mais pas pour hâter la fin mais pour apaiser comme cela a été dit à plusieurs reprises. D'ailleurs à titre d'information nous l'utilisons en intrarectal chez l'enfant qui doit passer au bloc opératoire quand il part pour le détendre et ça marche plutôt bien.
Concernant les fins de vie, il est mis en place en coordination avec la famille et lorsque l'état respiratoire est mauvais, la douleur forte et mal calmé par le morphine et les autres antalgiques et l'angoisse est forte. La mise en place soulage beaucoup les douleurs, calme la respiration et apaise. Il est arrivé qu'un enfant reste sous hypnovel plusieurs jours voire plusieurs semaines et se réveille régulièrement. J'ai souvenir d'un spécialement qui avait des doses impressionnantes d'hypnovel et qui se réveillait régulièrement, réclamait un Mc Do, se rendormait et se reréveillait plusieurs heures après mais il n'était absolument pas douloureux grâce à ça....
Bref je comprends les réaction de certaines personnes suite à leurs expèriences mais sincèrement l'hypnovel n'est pas là pour tuer mais pour apaiser et soulager avant tout!

Écrit par : Sagaz | 14/12/2014

lorsque vous soulagerez un malade en fin de vie ne vous arrive t'il pas de pensez au criminel qui ont tuer hommes, femmes et enfants . que la loi a abolie la peine de mort et quel permet pour les personnes qui souffre de mourir dans la dignité . Pourquoi? une personne n'est plus digne lors quel souffre arrêter d' employer ce mot , car ses personnes sont très digne d'avoir aimer et être aimer alors ne dite plus ce mot car se sont les criminel qui on perdu leur dignité pas les braves gens ?!....

Écrit par : espoir a la reflexion | 03/01/2015

Ce sont de très beaux message venant des infirmier(es) ,médecins ,ou autre personnes mes sachet que la plus part des messages sont écris par la même personne sous des noms diffèrent donc , aimer vos proches et ne les confiées qu'a votre amour . Ses messages ne doivent pas servir pour une politique pour une loi pour ou contre l'euthanasie . Personne n'a le droit de prendre une vie .

Écrit par : espoir a la reflexion | 13/01/2015

Je suis choquée par le fait que l'on peut écrire des choses aussi dures. Car, en fait, si on amène la personne que l'on aime, a l'hôpital c'est un appel au secours, nos ressources physiques et psychiques sont épuisées et on a besoin d'un intervenant qui a plus de possibilités et de moyens techniques pour prendre la relève et nous donner un peu d'espoir en voyant l'être que l'on aime profondément revivre un peu. Car le ou la malade sous Hypnovel, revit, même si cela se fait au travers d'hallucination, quelle importance ! Cela changera t il sa destinée ? Non, la mort gagnera toujours, même si nous, nous éprouvons le sentiment d'être abandonne par celui que nous aimons plus que tout. Ce produit chimique, cette molécule permet de ne plus entendre notre amour, haleter de douleur, et, en entrant dans son hallucination, d'avoir un vrai dialogue. Ce soir, mon mari, celui qui m'a fait découvrir la profondeur et l'intensité de l'amour, qui est sous Hypnovel depuis 10 jours, mon amour vient de me dire " si toi tu vas bien, alors pour moi tout va bien". La médecine evolue et elle n'a pas été mise en place par l'homme pour le détruire plus facilement. Tenir ces raisonnements et avoir ce type de pensées signifie que l'on a pas compris le but de cette science qui comme toute science est une recherche constante.
Je vis ces terribles instants que sont la perte d'un être cher, pour le moment il est encore avec moi, en Had, et il me parle et nous pouvons dialoguer car il vit autre chose que la souffrance pure dans toute sa cruauté.
Voilà quels ont été mes pensées en lisant vos récits. Pensez à lui et non à vous. Aimez le jusqu'au bout.

Écrit par : Dominique Deveycx Venel | 15/01/2015

mon mari vient de mourir d'un cancer de la plèvre, il y a qq heures.
une erreur colossale 3 jours avant : rendez-vous à 8h30 avec oncologue. Retour dans la chambre à 3 h-5. Les ambulanciers qui vienne rechercher mon mari réalisent que la bouteille d'oxygène est vide depuis longtemps, ce temps pendant lequel j'appelais au secours car mon mari ne oouvait plus respirer, assis dans un fauteuil alors que, étant yogi, il avait une respiration abdominale, abdomen coincé par la position assise. Aux reproches que je fais de retour au service, on met sur "le dos" de mon mari la responsabilité de son asphyxie.

jours après, rien ne va plus et on le met sous morphine et hypnovel : il est décédé en quelques heures sans souffrir,inconscient certes, mais conscient de ma présence : à mes mots d'amour, il a souri et peu après il s'est éteint. je ne critique pas le choix de l'hypnovel adjoint à la morphine : l'essentiel est qu'il n'a pas souffert, or, sa hantise était de mourir la bouche ouverte à la recherche d'air...

J'ai mal mais je me rassure en pensant qu'il n'a pas souffert.

Réfléchissez à cela avant de tout critique . Si je peux vous aider, n'hésitez pas, j'étais infirmière et pourtant j'ai une phobie des hôpitaux.

Écrit par : andrée moreau | 18/01/2015

Bonsoir,
Je rentre de l'hosto désemparée car mon père depuis + plus de 3 jours n'est plus alimenté. Il a été mis sous hypnovel + morphine depuis car la moitié de son cerveau a été affecte après un 4ème AVC. Sa respiration est tout à fait normale. J'ai comme l'impression qu'il dort mais dormir aussi paisiblement depuis 4 jours sans être alimenté ou perfusé est absolument anormal voire insoutenable car son corps s'amaigrit et s'assèche...et je ne peux rien y faire. Le médecin a prédit son départ vendredi dernier or ce soir mon père est encore parmi nous mais très épuisé puisqu'il n'est pas nourri. Je compte bien rencontrer le neurologue demain matin afin que mon père puisse être alimenté; évidemment le corps médical décideur est injoignable pendant le WE! Les infirmières ne sont là que pour exécuter des ordres du médecin et suivre le protocole, m'ont-elles toutes répondu.
Mon père était pourtant conscient et discutait avant la mise en place de l'hypnovel.
J'espère qu'il sera alimenté à nouveau dès demain à moins que le corps médical ait décidé de le laisser mourir de faim, maigre et asséché, avec l'excuse que l'hypnovel est là pour éviter des crises d'épilepsie ??!!
Donc voilà morphine + hypnovel certes pour des cas précis mais il est absolument anormal de laisser un malade mourir de faim et dire aussi simplement que c'est le protocole.
Comme beaucoup l'ont souligné, un malade est envoyé a l'hôpital parce que nous avons confiance en ces professionnels et experts de santé. Mon père est sapeur pompier retraité, il a sauvé plusieurs vies et je ne me souviens pas qu'au cours de sa carrière il ait laissé qui que ce soit périr par le feu. Il est toujours rentré à la maison avec la fierté de faire son métier.
Ce soir je prie pour que mon père retrouve sa dignité et qu'on lui accorde de choisir de partir lorsqu'il sera prêt...

Écrit par : Maire | 02/02/2015

àprés plusieurs chutes,on à diagnotisquer une tumeur au cervaux à ma mére.
une tumeur qui était impossible à operer.Ma mére est restée trois mois à l'hopital,car le elle était parallysée.Je pouvais voir sa trés grande souffrance moral et physique.
Dans ses derniers jours le duo morphine ypmovel la aidé.Elle était dans un état semi comateux ,mais je la voyait apaisée.Elle est parti peut etre plus vite,mais quand on souffre comme ça je ne voit pas l'interret de prolonger ça.

Écrit par : françois | 09/03/2015

Lorsque pour la première fois , je suis venue sur ce bloc j'ai pensée que j'y trouverais des personnes intelligentes . Mais vus ce que certains y inscrit je constate que cela et dégradent de ne pas respecter la douleur des familles qui souffre réellement !?.....

Écrit par : anemone | 19/03/2015

Mon mari atteint d un cancer du poumon metastasé au cerveau, il était en phase terminale, son souhait était de rentrer chez lui, une HAD a été mise en place, il est sorti de l hôpital le mardi
, le lendemain soir l équipe médical décide de lui
Administrer un sédatif sous intraveineuse, mon mari était très anxieux, le jeudi matin. J ai trouvé mon mari dans le coma. Je n ai su que plus tard qu'il avait été mis sous hypnovel tout en sachant que mon époux était faible on le lui a donné. Je reste persuadé que c est l hypnovel qui la fait partir, l équipe médical pour se dédouaner m à fait savoir que c était un concours de circonstances..alors là faut qu on m explique ce qu ils appellent un concours de circonstances. Mon mari voulais profiter de sa famille avant de partir, mais l équipe médical en a décidé autrement...

Écrit par : Laetitia | 08/04/2015

J'ai honte pour les personnes qui écrivent ce genre de TEMOIGNEGE, si c'était efficace cela se saurait ! Le chanvre n'a pas plus de vertu curative qu'une autre plante mais par contre donner de faux espoir et jouer avec le désespoir des gens ce devrait être jugé comme un délit. Que l'on m'apporte la preuve que mon mari n'aurait pas dû autant souffrir et qu'il devrait être avec moi a profiter de la vie. Honte a vous.

Écrit par : Dominique Deveycx Venel | 25/05/2015

il ne faut pas piquer à tout va, mais laisser agonir les hommes ou femmes pour les voir partir ,mais que font nos bien pansant, c'est mal saing revoyez votre copie MERCI

Écrit par : Dubues | 08/06/2015

j'ai plus de 60 ans , j'ai été hospitalisée en ambulatoire pour une banale opération de canal carpien
j'avais demandé une anesthésie locale, et devait être consciente pendant l'opération - l'anesthésiste
s'est plantée qq part et est trés inconhèrente,même dans le dossier hospitalier : elle écrit une fois
anesthésie générale, sur la feuille suivante : anesthésie locale...au pied du lit avant ma sortie de
l'hôpital elle me dit m'avoir fait une anesthésie générale car j'aurais fait une "allergie à l'anesthésiant
dans le bras - plus tard, elle prétend que je n'ai pas eu d'anesthésie générale - une de ses consoeurs
m'a affirmé qu'elle m'avait injecté 100ml de lidocaine dans le bras opposé - l'anesthésiste dit
m'avoir injecté en IV 100ml d'hypnovel "pour me détendre " alors qu'au moment elle m'a dit " je vais vous insensibilser le bras car la piqûre anesthésiante n'est pas rigolote"- sauf que j'ai fait un coma - que le chirurgien croit avoir opéré sous AG! - et c'était un coma! bravo! j'aurai pu aller au paradis tout droit !

Écrit par : antoinette | 12/07/2015

Bonsoir à tous,

A l'heure où j'écris ce message, voilà déjà une semaine que mon grand-père nous a quitté, à 82 ans. Il souffrait d'un cancer de la prostate, mal soigné quelques années plus tôt, et qui s'est progressivement propagé. Cela faisait déjà 4 années qu'il supportait un traitement lourd composé de chimiothérapie et de rayons. Robuste, il a toujours fait preuve de grande force mentale et fut un combattant hors paire.

Je n'ai pas pu lire tous les commentaires postés ici. J'en ai parcouru une grande partie et je dois avouer que je me reconnais dans les messages de détresse des familles ayant eu à accompagner leur proche sous hypnovol.

Voilà un an et demi que je vis à l'étranger. Un an et demi passé loin de mes proches. C'est en catastrophe que j'ai du rentrer suite à une seconde hospitalisation de mon grand père pour anémie.

Hospitalisé le samedi, je n'ai pu arriver à la polyclinique que le mardi soir. Mon grand père se trouvait alors dans un état comateux. L'équipe médicale l'avait placé sous hypnovol. Quelle fut mon incompréhension lorsque je pris connaissance des récits de mes proches qui dépeignaient un homme alerte le lundi et plein de force. Désireux de sortir de son lit et d'échanger avec sa famille.

Certes mon grand père a eu quelques épisodes délirants mais est-ce vraiment une raison pour prendre la décision de le plonger dans un coma artificiel sous prétexte qu'il était agité?

Je ne peux décemment comprendre que mon grand père ait été pleinement conscient et plein de force un'jour, et comateux le lendemain.

Je n'ai pas pu disposer de temps pour échanger une dernière fois avec lui et lui dire adieu comme je l'aurai souhaité. Ayant été absent un certain temps il était d'ailleurs impatient de me voir et attendait mon arrivée avec grande impatience.

Je n'arrive donc pas à comprendre cette succession d'événements qui me paraît criticable a tous points de vue.

Lorsque j'ai souhaité comprendre et ai posé les questions que j'avais sur Hypnovol au corps médical je me suis trouvé face à un mur, assez fermé à toute explication.

Je ne peux m'empêcher de penser que le corps médical ait préféré s'éviter la surveillance constante que demandait mon grand père et ait choisi une solution somme toute plus simple.. D'autant que cela s'est fait sans explication claire quand aux effets de cet hypnotisant puissant.

Je précise que mon grand père a passé sa fin de vie dans une petite polyclinique d'une ville de taille moyenne. Je me trouve à douter du niveau du service soins palliatifs au sein de telles structures.

J'ai l'impression que ce médicament a précipité son départ. Il a agonisé durant 4 jours, avec une administration d'hypnovol constante. Un départ qui frustre et me laisse plein de questions.

Quelques jours avant il était encore plein de vie, marchait régulièrement, et s'occupait de son jardin. Son départ du soudain pour tous. Je reste totalement circonspect quant à l'usage de l'hypnovol.

Je suis ouvert à l'échange si possible en privé.
Merci.

Écrit par : Nicolas | 11/08/2015