Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« 2010-09 | Page d'accueil | 2010-11 »

25/10/2010

Vivre sans l'Euro, Jean-François Noubel





L'euro remplacé par l'échange, les RES, les WEs...

Dans sa région, en Provence, Jean-François Noubel utilise, lui, les RES, une monnaie locale née en Belgique il y a une quinzaine d’année et arrivée en France depuis peu. Il paye ces achats de nourriture dans un magasin bio qui fonctionne avec des RES. Pour le reste? "Soit je rencontre petit à petit des commerçants ou des entreprises qui vont accepter des monnaies libres, comme le RES ou le We, une monnaie d'échange que nous sommes en train de créer, soit je trouve une personne qui accepte d'acheter pour moi un bien en euro en échange de monnaies libres..."

Pour son logement, il échange ces compétences en Intelligence collective et sur les monnaies libres : "La maison que je vais habiter va être louée par les gens avec qui je travaille". Dans quelques semaines, il fermera son compte en banque.

Jérôme Blanc, maître de conférence en économie à l’Université Lumière Lyon2, spécialiste des monnaies parallèles, estime que "s’il existe de plus en plus d'adhérents à des systèmes de monnaies sociales, locales, etc,. Il est difficile, pour l’instant, de vivre durablement sans euro. Ce qui fonde le succès d'une monnaie: c’est la confiance. Or la confiance dans la monnaie est lente et difficile à construire."

Malika Elkord, NouvelObs.com
Lire l'article intégral

Living school — l'école des écocitoyens



"L’éducation actuelle telle qu’elle est proposée ne permet pas de former des citoyens épanouis et responsables mais plutôt de bons exécutants au service d’un système qui reproduit le système. L’école privilégie encore les savoirs et les savoirs faire, mettant de côté ce savoir être pourtant si important, constate Caroline Sost. "On a besoin aujourd’hui de former les enfants non pas à répondre à des exigences mais d’abord à avoir confiance en eux-mêmes, à s'affirmer, à avoir de bonnes relations avec les autres et à se dire que par leur activité, ils ont envie de contribuer à un mieux être sur cette planète", ajoute-t-elle.

Malika Elkord, NouvelObs.com
Lire l'article intégral

21/10/2010

L'amour face à Narcisse et la tyrannie du Bien

screen-capture.png

Narcisse est amoureux de son image idéalisée. Son culte de son faux-Soi ne lui interdit pas seulement d'aimer un autre être, mais aussi, en dépit de toutes les apparences, d'aimer le seule être qui soit entièrement entre ses mains : lui-même.
Alice Miller




Une des grandes découvertes que j'ai enfin assimilée cette année est la fameuse notion que j'appellerais “amour total de soi”. Expression pompeuse, exagérée, utopique… les jugements peuvent fuser.

Je la rencontre d'abord dans le livre L'Avenir du drame de l'enfant doué de la psychologue Alice Miller. Elle y évoque premièrement le narcissisme comme une fixation sur les traits et les qualités de soi que l'on croit bien, alliée à l'intention de les préserver ou de les développer, tout en niant les facettes de soi que l'on croit mauvaises.
Ce qui revient à se couper soi-même en deux, une partie étant haïe ou dissimulée.

Vous imaginez déjà ce qu'est "l'amour total de soi". J'ai rencontré il n'y a pas si longtemps une thérapeute (association Être-Bien) à la méthode "impolie". Là où les personnes "bien intentionnées" veulent être aidantes, compassionnées, éveillées, elle fait dire à ses clients des phrases comme : “je suis mauvais, je suis méprisant, et c'est ok”. Tout d'un coup, c'est l'acceptation de sa propre imperfection, de sa propre… humanité ! Tout d'un coup, la pression tombe. La barre était si haute !

Encore une fois, voulons-nous nous juger bon ou mauvais, ou allons-nous décider de faire le grand saut vers l'accueil à bras ouvert de notre propre ombre, de notre pas-beau (Clarissa Pinkola Estés), de nos démons, du Diable ?
Peut-être en faisant ce grand saut, c'est le "grand juge intérieur" que nous licencions. C'est le tribunal de Narcisse qui ferme boutique. Et petit à petit, les décrets "je dois être courtois", "il faut être bienveillant" s'effacent ou se transforment sur la grande ardoise du surmoi. Prennent place les banderoles "je suis violent, et c'est ok", "je suis arrogant, et je m'aime". Là-bas on ose même déclarer : "je suis haineux, et les autres m'aiment" !

Les nombreux interdits issus de toutes parts nous ligotent. Lorsque nous laissons à nos dogmes à terre, nous entamons le chemin de la mystique, où l'ego n'est plus seigneur mais vassal. Il est l'outil et non la main. Quantiquement parlant, il est à la fois la main et l'outil : il ne comprend plus, il n'a pas à comprendre. Quelle soulagement de pouvoir déranger, crier, critiquer, mentir, d'avoir peur ! De pouvoir être faible, vulnérable, égoïste, imparfait.

J'entends un pèlerin zélé marmonner "Ça ne va pas, il faut avancer, faire des progrès". Je lui réponds : "repose-toi, souffle un peu. Prends toi dans les bras. Tu n'es pas un saint pourtant tu es aimable, même si tu n'avances pas, même si tu ne deviens pas un saint."

Dans cette situation, le moi a de quoi paniquer, et je vois pointer le Soi avec son sourire non-duel. Ce n'est pas un sourire ironique.

Mais j'en vois déjà qui s'attroupent pour la contre-révolution. "C'est la porte ouverte à la haine et à la violence sans limite," protestent-ils. Eh bien non je ne céderai aucunement à la tyrannie du bien.

Les facettes de l'être sont toutes les bienvenues, sans être fusionnée en un miasme indivisible et divin. Nos capacités de discernement ne sont pas rejetées. Ni nos idéaux, ni nos vices. Ils prennent simplement une dimension moins épique, moins manichéenne. Ils sont simplement des visions du monde, des saveurs de l'expérience humaine dans laquelle nous cessons de juger les erreurs.

D'une part, accueillir son côté sombre est en même temps explosif et source de sérénité. Si l'on est en paix avec sa propre ombre, on est plus à même d'accepter le pas-beau des autres. D'autre part, l'abandon des décrets coercitifs permet d'explorer ses propres besoins, notamment de respect mutuel, de joie, de partage… qui peuvent se traduire par : "je ne souhaite pas insulter mes proches, mes collègues ou la police", plutôt que "je ne dois pas insulter mon prochain, c'est mal". Ces différents besoins sont à gérer avec les besoins de reconnaissance (de sa propre souffrance) et de compréhension, qui amènent à l'agressivité (rentrée ou manifeste) lorsqu'on ne s'en est pas occupés durant trop longtemps et que le vase va déborder. Vaste sujet des besoins à développer notamment en psychologie humaniste et CNV.

Donc à la fois j'accepte et je m'aime quand je déborde de colère et d'agressivité, et je me connecte à mes aspirations — si je les ai — au respect, à l'empathie, à la compréhension, à la douceur, au bien-être. Au lieu d'une obéissance à des principes dogmatiques, je me laisse porter par un élan du coeur. Ce qui mène progressivement à un certain équilibre et non à une escalade de haïne. J'aime mon côté sombre, puis celui des autres. Et petit à petit, mes sentiments et mes réactions de haine et de violence s'atténuent dans une certaine mesure — dans la mesure où mes blessures sont apaisées, même si elles ne seront probablement jamais complètement effacées en l'espace d'une vie.

20/10/2010

Les sentiments dans le tronc cérébral

Je suis désormais persuadé que les fondements de la conscience ne se situent pas dans le cerveau, mais dans le tronc cérébral. On a longtemps cru que cette structure, située au-dessus de la moelle épinière, était un simple centre de passage des voies motrices et sensitives qui relient le corps et le cerveau. Mais elle se révèle bien plus essentielle que cela : c'est à son niveau que prennent naissance les sentiments primordiaux — par exemple ceux du plaisir ou de la douleur.

10/10/2010 — Antonio Damasio, neurobiologiste, l'émotion source de la conscience

18/10/2010

Le conservatisme des nouveaux paradigmes


”On ne peut pas trouver la vérité dans les mots et les idées.”


Ceux et celles qui ont remis en doute une idée reçue, un dogme ou un paradigme — une fois — se voient en réformateurs ou révolutionnaires et détenteurs de la connaissance. L'âge aidant, ils semblent difficilement être enclins à se remettre en doute eux-mêmes et leur nouveau paradigme. C'est dire l'importance que nous accordons aujourd'hui à la pensée, à la façon de pensée, et cela depuis des siècles.
Il "suffit" peut-être tout simplement de ne pas camper sur ses positions.

Après toutes cette longue expérience de la vie et nos réflexions, la pensée se fige pour nombre d'entre nous. Nous ne voulons pas accepter qu'il y ait des options que nous n'avons pas considérées — parce que notre imagination et notre compréhension sont limitées — et qui sont pourtant bien réelles.

Si nous arrivons à nous dire que quelques soient nos conclusions, quoi que nous croyions, quelque chose bouleversera nos croyances et modifierons nos conclusions, même post-mortem, nous n'aurons plus besoin de parler d'ouverture d'esprit, nous le vivrons.

14/10/2010

Végétarisme ou le prix de la vie

On peut devenir végétarien en réaction à la maltraitance animale (connaissez-vous PETA ?), pour la santé, pour éviter les antibiotiques et autres produits toxiques contenues dans les viandes.

La raison peut aussi être religieuse ou éthique. On ne mange pas de viande pour ne pas tuer des êtres conscients, des créatures de Dieu, etc. C'est là où surgit une objection dérangeante : même en ne mangeant que des légumes, on tue énormément d'êtres vivants — insectes et micro-organismes. Surtout les légumes bio, surtout les légumes qu'on déterre, car du même coup on déterre les animaux sous-terrains. C'est pourquoi les jaïns (jaïnisme) ne mangent aucun légume poussant dans la terre.
Des idées circulent comme quoi une vache vaut plus qu'une moule ou un puceron. Alors je me suis demandé quelle était la valeur d'une vie. Et si on faisait un tableau qui classerait tous les différents animaux du plus insignifiant au plus important. On trouverait ainsi la race supérieure…qui est l'être humain bien sûr. Tout cela ne sonnerait-il pas légèrement nazi ?

Alors, qui est le plus meurtrier entre le végétarien et l'omnivore ? entre celui qui mange 100g de patate et 100g de steak ?

Celui qui veut absolument éradiquer le côté obscur (violence, souffrance, mort) finirait-il donc par en être fatalement la victime ?

Ne pouvons-nous pas chasser… tuer, tout en respectant la vie, à l'instar de certains chasseurs et pêcheurs amérindiens et aïnous ?


L'actrice britannique Kate Winslet prête sa voix à un spot PETA contre le foie gras :

06/10/2010

NDE : le grand retour


Le documentaire Le Grand retour (55 min) est disponible librement sur la toile :




Bonne nouvelle : Deadline dernière limite du Dr Jean-Pierre Jourdan vient de paraître en version Poche.

01/10/2010

Silence et lenteur, des valeurs montantes ?

L'émission C dans l'air intégrale consacrée au succès du film Des Hommes et des Dieux, à voir avant sa suppression du site France5.fr.

488839_des-hommes-et-des-dieux.jpgLes différents thèmes du film sont abordés et surtout dans la dernière moitiée de l'émission la valeur du silence, de la lenteur — de l'intériorisation — qui manque dans le monde urbain actuel. On finit par parler de retraite spirituelle, de méditation dans un cadre personnel et même médical.

Voir la vidéo

La page web

Extrait de la présentation :

Mais pourquoi un tel engouement ? Que poussent les spectateurs à entrer dans les salles obscures pour voir ce film qui défie toutes les lois du marketing ? Les actuelles prises d’otages de citoyens français à l’étranger ? Une quête de sens et de spiritualité dans un monde globalisé et de plus en plus complexe ?