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28/01/2011

Monde ancien, Monde moderne

02/01/2011

Le sentiment derrière le masque de la raison



En France depuis Descartes, et peut-être plus largement en Occident, c'est le savoir et la raison qui certifient l'existence d'un être. Ce qui importe est de savoir. “Oui, je sais” répondons-nous à tue-tête. Et surtout ce qui compte c'est la logique et l'exactitude scientifique des paroles exprimées. En France (ou est-ce seulement dans certains milieux semi-précieux…?), on aime à corriger ce que l'autre dit, déjà parce que c'est mal dit, ce n'est pas le bon mot, ensuite parce que ce n'est pas suffisamment cohérent, ou pas exact dès le départ. Et moi je sais, moi au moins. Et pas toi. Donc j'existe plus que toi.

Et si on renonçait de temps en temps à vouloir avoir raison ? à batailler à coup d'arguments et de références bibliographiques ? On pourrait capter l'autre avec son sentiment du moment. La logique, la véracité ou la non véracité de ce que l'autre dit — de ce que je dis — ne sont souvent pas importantes. Juste apprécier d'être avec l'autre, avec l'honnêteté d'être ce que l'on est — ignorant, impuissant à certains égards. Oui, ok, et c'est pas grave. Je t'entends, toi qui es à mes côtés. On n'est pas d'accord, peu importe, car nos coeurs partagent.

Il m'est arrivé d'être en présence de personnes à qui l'on disait certaines choses qu'elles savaient et elles ne le signalaient pas, et appréciaient simplement la relation qui se tissait avec l'autre à travers la conversation, les regards, les gestes. Je me relie, donc je suis. Et vous ?