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05/06/2009

Changer avec Pascal Neveu

9782809800173FS.gifChanger ? Moi, jamais ! est un ouvrage qui traite de notre envie de changer l'autre. De notre conviction que nous ne pouvons nous changer nous-même et encore moins les autres - de manière intentionnelle. Il traite de nos blocages qui rendent difficile le changement. Au fond, nous ne voulons pas changer car nous avons peur de perdre quelque chose. Pour changer, le deuil est donc nécessaire.

Pascal Neveu, l’auteur, psychanalyste et psychothérapeute, intervient sur différentes questions de psychologie fondamentale auprès du personnel hospitalier et de cadres en entreprises. Il exerce en cabinet et enseigne à Paris. Spécialiste du deuil, il anime également une cellule psychologique pour les orphelins et les veuves de sapeurs-pompiers.

Qui sommes-nous en vérité ? Avons-nous un noyau dur au fond de notre être, l’âme, l’esprit, que sais-je, immuable qui est déterminé à la naissance (les gènes ou encore la création divine), dans l’enfance (éducation, milieu) ?

Nous croyons pour la plupart d’entre nous que nous changeons en surface, mais jamais en profondeur à part dans des rares cas d’accidents graves par exemple.


Voici un montage audio (4min50) d'extraits d'une émission de radio avec Pascal Neveu sur ce thème (télécharger le fichier audio mp3):

01/06/2009

Advenir à soi-même

etre moi, PIEM
dessin de PIEM

20:38 Publié dans _Début spirituel_ | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : moi, soi, ego

25/05/2009

Choisir un gourou pour maître

skippybn5.jpgJe me suis souvent posé la question : quel maître choisir ? Qu'est-ce qu'un maître ? Que dois-je exiger de lui ? Que dois-je abandonner de moi-même ?

Beaucoup d'entre nous, dans la quête de la sagesse ou dans la quête de la non-quête peu importe, nous sommes posés cette question à 100 milliards d'euros.

Certains en avance sur leur temps ont pris le chemin de la liberté, ni Dieu ni maître, un Dieu-zéro maître voire des Dieux-zéro maître quand même. Ils ont découvert qu'ils ont un potentiel immense à l'intérieur d'eux-mêmes, le Christ pour les uns, la Lumière Cosmique pour d'autres... Seuls, ils peuvent suivre leur non-chemin, le construire, le réinventer sans idolâtrer un Maha ou un Swami quelque chose.

Il est bon d'avoir un gourou. Un shifu, ou un sensei. Le guru est celui qui aide un individu à passer de l'obscurité gu ( par ext, l'ignorance) vers la lumière ru ( par ext, le savoir ) (source : wikipedia). La frontière entre grand respect et idéalisation est floue, je dois l'admettre. Pourtant, suivre un gourou ne signifie pas l'adorer.

Prenons le potier du village qui sait si bien accueillir ses invités. Il sait se tenir droit et respirer amplement, mais il ne va pas forcément nous le dire. Lorsqu'il transporte les sacs d'argiles, ses pieds sont stables, ses gestes économes. Il a tant à nous apprendre. Lorsqu'il tourne un pot, absorbé, il fait un avec la terre, le tour et l'air. Nous pouvons ainsi admirer la façon dont la technique et l'action l'amène à un état de transcendance où l'objet est sujet sans l'être vraiment. Un état où le mental est en veille.


Il est possible de considérer avec équanimité que tout est vain et sans importance. Ou sans équanimité, que seulement un maître, un dieu ou un dogme a de l'importance.
Et il est possible dans l'équanimité de considérer que tout est sacré. Ainsi à chaque rencontre, nous pouvons être considérablement nourris d'expériences et accéder à des prises de conscience inespérées. Nous pouvons prendre toute personne, dans un ou plusieurs domaines, à partir d'un certain niveau d'expertise ou de reliance (d'inspiration), ponctuellement ou durablement. Nul besoin de diviniser la personne : il s'agit d'être pleinement présent à elle et prêt à tout prendre de ce qu'elle peut donner. Pas question d'être tous moulés selon le modèle du gourou. A nous de remodeler, parfois régurgiter ce qui est intégré. Il n'est en aucun cas une excuse pour perdre son esprit critique.

Il est conseillé de contredire, de contraindre par la force ou de se disputer avec le gourou lorsque cela nous semble viscéralement nécessaire. Les désaccords et litiges ne sont pas interdits.
Sa raison d'être est la libération des individus de leurs propres chaînes, pas de les soumettre/infantiliser ou de les formater pour toujours.

Le formatage du corps est une phase très importante. Le disciple qui chemine sur la "voie du thé" (voir la cérémonie du thé) apprend des gestes très précis afin d'apprécier l'instant présent, de libérer l'esprit de l'agitation égotique - de la cogitation - et de l'unir au corps, à l'action et à la situation. Et c'est souvent dans la répétition de gestes parfois simples, parfois complexes, que l'ego lâche prise (ou alors se révolte et on abandonne), qu'un état de transe est éventuellement atteint. Si le disciple est formaté sur le plan des idées et croyances, c'est risqué. Il s'agit le plus souvent de dogme, or le rôle du gourou est bien de le libérer de son intellect - en premier lieu - et non de l'enfermer dans des structures mentales.
Au final, le disciple qui atteindra la maîtrise aura le choix d'utiliser ce formatage ou non. Il intègre et dépasse ce formatage : il ne le rejette pas et en même temps il peut aquérir d'autres "formats" et improviser.

Celui qui cherche la vérité absolue (le formatage de la pensée) ou qui fuit tout principe, tient l'approche intellectuelle de la vie comme une fin. Dans la spiritualité ésotérique, celle qui va dans l'introspection que dans le respect d'un dogme (voire article exotérisme, ésotérisme et synchrétisme), la manière dont nous pensons le monde et l'au-delà est un accessoire ponctuellement utile. L'essentiel est :
- ce que nous sentons (en soi-même, chez les autres),
- ce que nous sommes (notre état d'esprit, notre attitude vis-à-vis de nous-mêmes et d'autrui) et
- ce que nous faisons.

Choses pour lesquelles les croyances religieuses ou la réflexion abstractive philosophique/scientifique/politique/idéologique/théologique sont peu déterminantes au final. Il faudrait plutôt voir du côté des névroses (désirs et peurs profonds) et les souffrances qui motivent et alimentent ces points de vue et raisonnements. Nous savons combien la pensée encombre la spontanéité de l'être, et combien les actes contredisent la pensée et parfois même nos convictions profondes.

Le gourou aidant, témoigne par exemple du potentiel de son disciple, célèbre ses talents propres et le pousse à les développer. Il ne va pas gâcher sa vie en niant son existence, son individualité (≠ individualisme), sa créativité et ses excentricités - car soi-disant "l'objectif est l'annihilation de l'ego illusoire". L'ego est dépassé en l'accueillant, en lui donnant sa place. Ce gourou aide son disciple à écouter ses sensations et sentiments. Il l'amène à une connaissance de lui-même sans l'intellect.

Eventuellement, le gourou amène le disciple à l'autonomie et lui montre combien il peut trouver la sagesse chez toutes sortes d'experts, du plombier au prof de théâtre. Il ne porte pas le masque de la perfection incarnée - il ne se cache pas d'être arrogant ou lâche de temps à autre. Autrement dit, il connaît la limite de ses compétences.
La plus grande qualité que peut avoir un gourou, est de ne pas avoir peur de faire mal à son disciple, pour lui révéler ses erreurs et méprises lorsqu'il est prêt à les entendre et passer au "niveau suivant". La cerise sur le gâteau : il est capable en outres de conseiller un suivi psychothérapeutique/énergétique/en coaching/etc. selon les névroses et blocages détectés.

Un gourou défaillant abuse de son charme ou charisme pour manipuler autrui. Ses fidèles amplifient sa mégalomanie en l'adorant. Il refuse la remise en question car il est supérieur à la moyenne. Nous connaissons la plupart de ses inconvénients. Il peut être notre mère, époux, patronne, médecin...

Un gourou aidant peut devenir défaillant à force d'être apprécié : c'est précisément le moment pour le disciple de faire, à défaut de quelqu'un d'autre, le gourou du gourou ou de le quitter. En conséquence, il vaut mieux se méfier des gourous populaires ou ayant de très grandes capacités car l'inflation excessive de leur ego est presque inévitable.

Une personne digne d'avoir un gourou arrive dans une certaine mesure à l'aimer avec ses faiblesses pour recevoir ce qu'il y a de bénéfique dans sa relation avec lui.
Il ne tombe pas dans le perfectionnisme, même s'il accroît son niveau d'exigence. Cet amour ne l'empêche pas de refuser ses recommandations. Il choisit d'être docile tout en se questionnant périodiquement - il choisit quand il doit le contester avec respect. C'est l'assertivité. Il est surtout capable de reconnaître l'avancement d'autrui dans chaque domaine. C'est la porte sacré vers une profonde maturation et la reconnaissance envers ce qu'il lui est donné.

Ô maître, laisse moi t'adorer comme toute particule de l'univers !


Lire aussi :
- Idéalisme, maître et adoration

25/03/2009

Thierry Janssen : La posture de l'honnêteté

Extrait de conférence :

Thierry Janssen parle de nos croyances, de notre représentation de la réalité...



source : inrees.com

20/03/2009

Joie et non-agir

19780.jpgAujourd’hui avec le rejet de l’effort, la philosophie à la mode est le “ne le fait pas si tu ne t’éclates pas”. Le principe existe notamment en CNV et se dit en anglais : “don’t do it if it’s not fun”.

Si nous cheminons jusqu’au fond de nous-mêmes, que nous nous relions à nos aspirations, nos affinités naturelles, ce principe a du sens et contribue à notre vie.

Si je m’engage dans un projet et que je bute contre un obstacle intérieur (angoisse, tristesse...) ou extérieur, il suffit peut-être d’attendre ou de changer de route. Malheureusement parfois il n’y a ni le temps, ni le choix (selon mon niveau de conscience). Parfois la solution n’est pas ailleurs et ne viendra pas non plus avec le temps.

En outres, notre intellect construit arbitrairement ses propres lois parfois très solidement. Il décide ce qui est plaisant ou non, juste ou non, et oriente parallèlement à nos instincts si nous devons nous réjouir ou non. Dans les civilisations du “cerveau gauche”, pour la plupart le moi se cramponne et persiste à rendre la vie trop dure, pas assez fun. Les personnes “torturées” veulent des conflits écartelants, des passions ardentes.

Le principe qui consiste à ne faire que les choses qui nous plaisent se révélera contre-productif dans beaucoup de cas, d’autant plus si nous intensifions notre aversion pour le désagréable.

Si nous mettons de côté le “moi”, peut-être que ce qui paraissait intolérable ou impossible peut devenir plus qu'acceptable. Alors si nous nous retrouvons dans une “impasse”, si nous préférons ne rien faire, nous pourrions nous demander si ce ne serait pas notre cher “cerveau gauche” qui joue au perfectionniste. Si le moi se cramponne, nous pouvons diminuer la réflexion au profit de l’attention aux sens, à la respiration, au corps : la “pleine conscience”.

Il est important de faire ce qui nous exalte. Parallèlement, il y a énormément d'activités qui nous embêtent ou que l’on redoute, et qui deviennent joyeuses et essentielles à mesure que le moi s’efface. Il laisse place alors à une cascade créative, une danse sensorielle : la danse du non-agir.

Ressentir donc je ne suis pas. Même les pensées se passe de moi.


Article effort et non-agir

16/03/2009

6 milliards d'autres

 


6 milliards d'Autres - "Transmettre"


Vous avez raté l'exposition en janvier 2009 au Grand Palais à Paris ? Quoi de mieux pour cultiver la pensée latérale ?

6 milliards d’autres c’est un projet de Yann Arthus-Bertrand et de l’association GoodPlanet et a pour vocation de se déplacer à travers le monde.

Après 10 ans de vols au-dessus de la planète pour réaliser “la Terre Vue du Ciel”, Yann Arthus-Bertrand a voulu se rapprocher de tous les hommes qu’il avait photographiés d’en haut, s’intéresser à ce qu’ils vivaient pour mieux les comprendre.
Ainsi est né «6 milliards d’Autres» soutenu par BNP Paribas. Ce projet s’inscrivant particulièrement dans les engagements du groupe dans le domaine de la solidarité et de la diversité.
Son but: recueillir l’expérience de vie, la philosophie de vie, la vision du monde des habitants de la Terre à travers des interviews filmées.

Mais c’est aussi un livre, un DVD et un site web où une multitude de témoignages vidéos ont été mis en ligne afin que chacun puisse mieux comprendre le quotidien de nos populations voisines. Assez simple dans son organisation, le site Internet de cette exposition nomade présente le projet, l’exposition au Grand Palais ainsi que des vidéos de making-of. Mais c’est aussi une multitude de podcasts vidéos présentant les témoignages de gens du monde entier sur des thèmes larges de la vie comme l’amour, la liberté, la mort, etc. Ou encore la possibilité de choisir un portrait dans la mosaïque et d’écouter l’intégralité du témoignage.

(article de buzzeum.com modifié)

Instruction technique :

- aller sur www.6milliardsdautres.org
- cliquer sur témoignage 6mA dans la barre noire de menu
- cliquer sur podcasts pour les vidéos par thèmes ou
- cliquer sur portraits puis sur chaque photo du fond/trombinoscope

04/03/2009

La pensée latérale et les pièges de l’intelligence selon Edward de Bono


Réfléchir est la technique opératoire avec laquelle l’intelligence exploite l’expérience.


Expert de la créativité, docteur en médecine et philosophie, Edward de Bono a enseigné à Harvard et conseille des dirigeants d’entreprises et responsables politiques. Auteur de plusieurs best-sellers mondiaux, il explique dans Réfléchir vite et bien les processus fondamentaux de la réflexion quelque soit le domaine d’application. Les maîtriser, c’est acquérir le “savoir-réfléchir”. Pour lui, la réflexion se distingue de l’analyse, de l’argumentation ou de l’intelligence (définie ici comme la rapidité de traitement de l’information). La réflexion dépend d’abord de la perception que l’on a des choses, et des mécanismes mentaux utilisés. D’après l’auteur, l’intelligence peut amener à ne plus se remettre en question :

“Une personne très intelligente peut avoir un point de vue sur un sujet et utiliser ensuite son intelligence pour défendre ce point de vue. Plus la personne est intelligente, et mieux elle saura défendre sa position Mieux la personne peut défendre son opinion, moins elle sera encline à réfléchir à de possibles alternatives ou à écouter d’autres avis. Si vous êtes persuadé d’ “avoir raison”, pourquoi consacrer votre temps à d’autres opinions ? Ainsi, beaucoup de personnes intelligentes se retrouvent piégées par des idées médiocres parce qu’elles savent très bien défendre leur point de vue et qu’elles s’y cantonnent.”

Vous êtes persuadé de connaître la Vérité ? Qu'il n'y a pas de Vérité ? Vous voulez imposer votre credo aux autres ? Attendez...L’auteur propose comment élargir sa perception et des méthodes pour explorer un maximum de possibilités et d’horizons nouveaux.

La pensée latérale est un concept remarquable. Alors que les géniaux excentriques restent chacun enfermés dans leur “bulle logique” - tout en produisant des idées formidables loin du conformisme dominant, la personne qui adopte la pensée latérale peut sauter à sa guise d’un point de vue à l’autre. Cela lui donne une vue plus globale du monde, sa réflexion peut donc être plus pertinente et sa compréhension plus profonde.

L’auteur continue :
“Le second aspect du piège de l’intelligence est que, si une personne a grandi avec la certitude qu’elle est plus intelligente que la moyenne (ce qui peut être effectivement le cas), elle voudra jouir de cette faculté. La façon la plus rapide et la plus sûre de profiter de son intelligence est de prouver que quelqu’un a tort. Cette stratégie procure un résultat immédiat et confirme sa supériorité.
Se montrer constructif est beaucoup moins gratifiant.
Il faut parfois des années pour démontrer le bien-fondé d’une idée. De plus, vous êtes dépendant du fait que votre interlocuteur appréciera votre idée ou non. Il est donc clair que la posture critique et destructrice est un moyen plus séduisant d’utiliser son intelligence. Enfin, cette approche est confortée par l’idée absurde, qui a cours en Occident, selon laquelle la pensée critique suffit.”

L’exlectique est une alternative à la dialectique. Au lieu de s’engager dans le choc des opinions, elle est une écoute et une exploration communes. Plutôt que d’introduire dès le premier contact ses opinions pour le débat et d'éliminer rapidement les propositions jugées inadéquates, il s’agit de laisser émerger les idées nouvelles dans l’ “osmose” à la japonaise. Ainsi, les idées saugrenues ou hors-sujet deviennent des tremplins pour des pistes innovantes ou simplement des solutions à la problèmatique à résoudre.


Réfléchir vite et bien

Autre article sur la créativité : libérez votre créativité