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21/02/2009

les inséparables hémisphères du cerveau


Sans le "cerveau droit", on ne peut réellement s'unir aux autres, transcender la vision conceptuelle du monde, agir avec le coeur plutôt qu'avec l'ego et ainsi persévérer sur le long terme sans tomber dans la folie. Lire également l'article l'hémisphère silencieux.

Sans le "cerveau gauche", on ne peut analyser des situations complexes pour trouver des solutions, prendre sa place dans la société en tant qu'individu unique/original, adapter ses actions et son langage pour entrer en relation avec les autres de manière adapté. Et surtout, on est incapable de dire non à tout ce qui est contre-nature ou néfaste : manipulation, marketing, lavage de cerveau, idéologies tyranniques, agressions, perversion (viol, pédophilie, torture...), pollution, etc. En d'autres termes, on est naïf.

Peut-être le plus grand talent du cerveau gauche est sa fonction de démarrer, arrêter ou altérer une action, une relation ou un apprentissage, grâce à sa capacité d'analyse et à prendre du recul.


Enfin, toujours sur le site cerveau droit on peut lire :

La conscience du "je" est une élaboration très sophistiquée de l'hémisphère gauche, tandis que le plus haut degré d'identité de l'hémisphère droit semble être l'appartenance au groupe. C'est ce type d'identité collective qui est mis en oeuvre dans des opérations de manipulation de masse, comme le nazisme, comme ce qui se passe dans certaines sectes, partis politiques, groupuscules terroristes ou intégrismes religieux. L'identité de groupe est poussée à son paroxysme, par toute sortes de rituels et de symboles auxquels l'hémisphère droit est très sensible, jusqu'à libérer une violence collective terrifiante tout en court-circuitant la conscience individuelle et les tabous très puissants que gère l'hémisphère gauche. Même en l'absence de manipulation extérieure manifeste, le cerveau gauche semble être très souvent renseigné de façon très tardive et indirecte sur la relation au monde de l'hémisphère droit et du système limbique. C'est cette relation spécifique et directe ainsi que l'ensemble des signes et des réponses qui l'accompagne qu'analyse et traite la Programmation Neuro Linguistique appelée P.N.L..


Les deux hémisphères sont indispensables pour le déploiement de l'être. Ce schéma est une caricature scientifique, mais l'idée sous-jacente n'est pas négligeable.


Article effort et non-agir en rapport avec le cerveau droit

16/02/2009

Le pas-beau, Clarissa Pinkola Estés


Un travers qui guette tout pratiquant spirituel

Extrait de Femmes qui courent avec les loups

« Pour certains, il est plus facile d'avoir de belles pensées élevées et de toucher les choses qui nous transcendent littéralement. Il est encore plus facile de rejeter le pas-beau et de se sentir à tort dans son bon droit. Qu'est-ce que le pas-beau ? Notre propre faim secrète d'amour est le pas-beau. Notre mauvais usage de l'amour est le pas-beau. Nos écarts en matière de loyauté et de dévotion ne sont pas jolis, notre sens de la séparation de l'âme est ingrat, nos insuffisances, malentendus, fantasmes infantiles sont le pas-beau. [...] Sur le plan archétypal, désenchevêtrer quelque chose, c'est effectuer une descente, avancer dans un labyrinthe, descendre dans le monde souterrain ou dans le lieu où les choses vont être révélées d'une manière entièrement nouvelle. »

article sur Femmes qui courent avec les loups

10/02/2009

L'effort & le non-agir


Le non-agir, c'est agir de tout son coeur tant qu'il le faudra, après avoir renoncé à l'empressement de sa tête.


poterie.jpgUne croyance courante chez les adeptes de la Providence, du karma ou du non-agir, c'est l'idée que les efforts sont inutiles, la volonté dépassée - il y a juste à laisser les choses venir.

« Ce qui doit arriver arrivera ».
« Cela arrivera lorsque le karma sera mûr ». etc.


Le non-agir n'est certainement pas synonyme de "rien faire" ni de "laisser faire".

Clarissa Pinkola Estès dit dans Femmes qui courent avec les loups :
« L'initiation, c'est le processus par lequel nous abandonnons notre inclination naturelle à l'inconscience pour décider que même si cela nécessite des souffrances, des efforts, de l'endurance, nous poursuivrons l'union consciente avec l'esprit profond, le soi sauvage. »


Bien sûr, il est salutaire de reconnaître ses limites,
de s'abstenir lorsque le danger est trop important,
de se reposer lorsque le corps est fatigué,
de ne rien faire tandis que les choses mûrissent dans la psyché ou le monde extérieur.

Le moi du cerveau gauche veut tout contrôler et déteste la répétition, l'absence de sens intelligible et l'inconfort. Comme l'explique un article sur le Zen et le cerveau droit, le non-agir ne consiste pas à se retirer pour pratiquer l'ascèse ou à n'agir que lorsque la situation est fluide et confortable, mais à faire les choses sans que le moi ne conceptualise l'expérience vécue. Peindre un tableau, fabriquer un meuble ou aller voir un psy régulièrement sur du long terme sont autant d'occasions de non-agir très activement...! Cela nous confronte à nos peurs et s'engager dans de telles "non-actions" demandent du courage et de la persévérance : parce que le moi ne nous laisse pas facilement passer en mode cerveau droit où l'effort est superflux.

Il y a quelque chose de pervers aujourd'hui dans la confusion entre le "présent éternel" et le résultat immédiat. Entre le principe spirituel d'être ici et maintenant et la vision à court terme de notre société consumériste. La vision à court-terme pour le petit peuple bien sûr, pas pour l'élite qui fait pendouiller la carotte.

Notre tolérance à la frustration - et à la souffrance - est annihilée. Nous faisons passer cela pour de la bonté envers soi-même ou du non-agir : du non-effort. Nous ne distinguons plus la paresse du respect de soi. Nous nous laissons nous infantiliser par le confort moderne : nous voulons des résultats immédiats façon haut-débit dégroupage total. Des forfaits pas cher sans engagement. A force de vouloir aller vite nous ne savons plus attendre. Quoi de plus astucieux que de faire passer cette impatience pour du non-agir ?

Etre ici et maintenant signifie ne pas réfléchir. Ça signifie agir à l'endroit approprié ni trop tôt, ni trop tard : de ne pas être déjà l'année prochaine, dans l'atemporalité (dans l'ailleurs...), de ne pas brûler les étapes de chaque processus de la vie que l'on va recroiser maintes fois et qui s'inscrivent dans un temps chronologique ET cyclique.

Etre ici et maintenant, c'est accepter par moment que même si l'on a déjà fait beaucoup d'efforts, il faut les maintenir encore et encore. C'est d'ailleurs sur la durée que l'esprit et le corps peuvent vraiment intégrer les nouvelles informations et expériences. Comment peut-on digérer quoi que ce soit si l'on ne persiste pas dans l'action ? Si l'on n'a que de brèves expériences ? Il arrive également que ce ne soit pas à la tête mais au corps d'apprendre quelque chose, et d'avoir l'impression de ne pas avoir changé alors que c'est le contraire. Ce n'est pas parce qu'on fait des efforts et qu'on n'a aucun résultat que les efforts sont vain : il est peut-être trop tôt tout simplement.

Le déclic ne vient pas immédiatement, mais avec le cerveau droit l' "éternel retour" devient naturel, voire agréable. Il suffit sans doute d'entrer dans une transe du faire, où l'action a lieu sans que le moi soit là pour agir. L'ADN ne s'est jamais lassé de se répliquer depuis des milliards d'années.

Etre ici et maintenant, c'est embrasser à la fois le présent éternel et le temps linéaire. C'est comme s'il y avait un rythme - qui peut évoluer - dans chaque situation, dans chaque être. Les quatre saisons, les cycles biologiques, les rythmes et changements de rythme d'un joueur de tennis. Nous pouvons à la fois nous synchroniser avec chaque rythme et modifier le tempo au moment opportun.

Plus nous arrivons à ressentir les rythmes et à nous laisser bercer (cerveau droit), plus nous sommes à même de patienter, de maintenir un effort à long terme.
Plus nous arrivons à appréhender les différentes phases des cycles (cerveau gauche), plus nous sommes à même d'agir au moment adéquat.

Hélas ! Souvent le moi viendra nous alarmer : "ça fait trop mal, c'est trop risqué, c'est trop ennuyeux, c'est trop long ! c'est totalement inutile !" pour que l'on renonce aux tâches les plus transformatrices. Plus nous aurons une volonté bien enracinée (du soi ou du moi peu importe) plus nous aurons la capacité de franchir les barrières du moi et laisser place à la non-action.

Plus l'ego se retire, plus il est possible de faire des efforts.


Beaucoup me répondraient que tout ce qui nous arrive arrive pour le mieux, pour apprendre quelque chose, lorsque nous sommes prêt. Pourquoi refuser que nous faisons des erreurs ? Que parfois les choses se finissent mal ? Massacre, catastrophe naturel... Mal au regard de nos aspirations les plus profondes. Si tout est bon à prendre et que l'on ne veut rien éviter, pourquoi adopter telle méthode ou tel rituel, embrasser telle ou telle voie spirituelle ?

Le rejet de l’effort est également dû au sentiment de supériorité inavoué chez certains pratiquants spirituels qui se sentent spéciaux. Ils ont une mission sacrée ou perçoivent mieux les mécanismes et les illusions de l’existence que la grande majorité. S’ils dépassent le monde matériel, pourquoi devraient-ils se soumettre aux contraintes matérielles ? Regardez plutôt : c’est Dieu ou l’Univers qui satisfera tous les besoins de ces “Elus” et “Initiés”.

Si certains d'entre nous sombrons dans le cynisme, l'alcoolisme ou le suicide, c'est peut-être parce que nous n'avons pas appris à distinguer les rythmes et leurs phases, à battre le blanc tant qu'il n'y a pas de neige et à surmonter les obstacles surmontables. Il y a des efforts contre-productifs et il est bénéfique de les voir. Néanmoins, il semble arrogant de déterminer à l'avance ce que nous méritons de vivre et de recevoir sans donner de soi-même.

Au début et pendant longtemps, la volonté et l'effort sont hautement nécessaires pour contrer la résistance du moi à passer en mode cerveau droit, ses jugements, et sa soif de contrôle. Et plus le moi s'éclipse, moins l'effort est nécessaire, plus la volonté se réduit à de la prise de décision.

Et pourquoi s'arrêter devant les contraintes, lorsqu'on sait qu'elles nous rendent plus inventifs ?

Le développement de l'être, c'est comme la poterie. Si l'on appuye trop fort (volontarisme), la terre va s'écraser. Si l'on n'appuye pas assez (laisser-aller) et assez longtemps, la poterie ne va pas prendre forme ou aura une forme inadaptée.


Article joie et non-agir
L'article Même si je ne pense pas, je suis de Itsuo Tsuda (Zen et cerveau droit)

 

04/02/2009

La femme sauvage, de Clarissa Pinkola Estés


"Cette Femme Sauvage, c’est celle qui accueille nos envies, nos pulsions, notre beauté, et les exprime avec ardeur. La femme sauvage qui se cache au fond de nous veut se libérer de toutes les croyances et verrous culturels."

femmes_loups.gifVous êtes une femme (ou un homme) ? Vous n'avez pas peur de la psychologie des profondeurs ? Vous cherchez à vous libérez des carcans de la civilisation ? Vous cherchez à tirer vos ressources à la fois de l'âme et du corps, du coeur et de l'esprit ?
Il vous faut lire Femmes qui courent avec les loups si ce n'est déjà fait. Cet ouvrage est déjà pour beaucoup de femmes un guide précieux sur le chemin de l'âme.

Poète, conteuse et psychologue jungienne, Clarissa Pinkola Estés nous transmet à sa façon, des histoires sans âge de diverses origines. On y retrouve à chaque fois l'archétype qu'elle appelle « le Soi Sauvage ». Ce livre est dédié aux femmes sans doute car c'est chez elles que le « Soi Sauvage » a été le plus opprimé. Toutefois, il est tout autant enrichissant pour les hommes.

L'auteur n'hésite pas à prendre son indépendance vis-à-vis de Jung, à réhabiliter les cultures païennes, à fustiger la gentillesse, à faire l'éloge du voile (celui qui couvre la tête)... C'est un hymne au pouvoir de l'instinct qui nous indique lorsqu'on est en présence hostile ou amie, lorsqu'il faut s'adoucir ou crier. C'est un coup de griffe aux bons sentiments de qui veut être toujours gentil avec tout le monde, dans l'amour naïf de toute personne.

Le soi sauvage tombe à pic dans une époque où soit on méprise soit on adule les maîtres spirituels, les stars du showbiz ou autres personnalités politiques. Là où la naïveté prend le visage d'un idéalisme sacré. Plutôt que de penser placer les choses dans le camp des bons et des mauvais, il sent ce qui nourrit et ce qui détruit chez la même personne ou dans la même chose.

Femmes qui courent avec les loups
dresse une carte des nombreux pièges qui nous attendent sur la voie intérieure et les aides que nous pouvons trouver en nous (donc autour de nous). Il nous rappelle combien il est facile de tomber dans les mailles de l'ego ou des archétypes qui hantaient déjà nos ancêtres. Depuis ce livre, le terme sauvage n'a jamais été aussi valorisant.


Citation sur le "pas-beau" du livre


Film animé de La femme squelette, conte Inuit

24/01/2009

CNV : l'autre sait


En France, nous chérissons le savoir et la réflexion :

Pensée fait la grandeur de l’homme.
Blaise Pascal

Je pense donc je suis.
René Descartes

Nous sommes également égocentriques par la fréquence dont nous doublons le pronom à la première personne : “moi, je..."

Lorsque les deux attitudes se rencontrent, cela donne :

Moi, je sais.

Formule typiquement française et à la mode à la fois en Orient et en Occident. Non, content de savoir, il faut le montrer aux autres : on explique, on donne la réponse tandis que l’autre donne sa langue au chat. On fournit la solution plus vite que son ombre.

On devient un roseau sauveur.


La CNV va en sens inverse. Ce qui compte c’est l’empathie, et si nous pouvons contribuer à la valorisation et l’épanouissement de l’autre, il n’y a pas d’hésitation. Ainsi, nous sommes invités à être un miroir pour que l’autre puisse mieux se voir et voir la situation dans laquelle elle/il se trouve.

Ainsi, l’autre trouve la réponse par lui-même et en retire toute la joie que cela procure, et en fait, nous aussi.

Lire Cessez d’être gentil, soyez vrai !, de Thomas d’Ansembourg
Site de l’association CNV Europe

22/03/2008

Synchronisation des ondes cérébrales


Source : Article de passeportsante.net
Présentation

Le cerveau est certes un territoire énigmatique, mais depuis une cinquantaine d'années, la science a élucidé certains de ses mystères. Aujourd'hui, on utilise non seulement des produits pharmaceutiques pour intervenir dans sa chimie, mais aussi diverses technologies pour en modifier les mécanismes physiques. Ainsi, simplement en écoutant des enregistrements conçus à cet effet ou à l’aide de petits appareils émettant des signaux lumineux, semblables à des stroboscopes, on peut accélérer ou ralentir les ondes cérébrales ou encore synchroniser les ondes de l'hémisphère droit avec celles de l'hémisphère gauche.


Les effets recherchés sont variés, et pas toujours orthodoxes sur le plan scientifique : améliorer le sommeil ou les fonctions immunitaires, surmonter la timidité, apprendre en accéléré, développer la créativité, mais aussi atteindre ce qu'on appelle des états « non ordinaires » de conscience — notamment pour faire des rêves éveillés ou des voyages hors du corps. Précisons que non ordinaire ne veut pas dire artificiel, mais qu'il s'agit plutôt d'états peu courants — on pourrait dire exigeant une disponibilité peu compatible avec notre mode de vie habituel.


Les ondes cérébrales

Dans les différentes zones du cerveau, l'influx nerveux fonctionne en relative cohérence et de façon rythmique : les neurones s'activent ensemble (plus ou moins), comme une pulsation, puis se calment, puis s'activent de nouveau. Grâce à de petites électrodes placées sur le cuir chevelu et reliées à un appareil appelé électroencéphalographe (EEG, inventé en 1929), le rythme de ces pulsations peut se traduire en forme d’ondes.


L'intensité de l'activité cérébrale se manifeste par la fréquence de ces ondes. On les calcule en hertz (Hz) — un hertz égalant une ondulation par seconde. Si le graphique enregistré par l'EEG est plat, c'est qu'il n'y a pas d'activité cérébrale. Quant aux ondes générées par un cerveau actif, on les divise en quatre ou cinq fourchettes, dont les appellations viennent du grec ancien :



  • Ondes delta : de 0,5 à 4 Hz, celles du sommeil profond, sans rêve.

  • Ondes thêta : de 4 à 7 Hz, celles de la relaxation profonde, en plein éveil, atteinte notamment par les méditants expérimentés.

  • Ondes alpha : de 8 à 13 Hz, celles de la relaxation légère et de l'éveil calme.

  • Ondes bêta : 14 Hz et plus, celles des activités courantes. Étrangement, les ondes cérébrales passent au bêta pendant les courtes périodes de sommeil avec rêve (sommeil paradoxal), comme si les activités du rêve étaient des activités « courantes ».

  • Il arrive aussi qu'on parle d'ondes gamma qui se situeraient au-dessus de 30 ou 35 Hz et qui témoigneraient d'une grande activité cérébrale, comme pendant les processus créatifs ou de solutions de problèmes. (Ne pas confondre avec les rayons gamma, émis par le noyau des atomes.)


Mentionnons par ailleurs que le cerveau est divisé en deux hémisphères, puis en plusieurs aires, chacune ayant une fonction importante : aires du langage, de la sensibilité corporelle, de l'émotion, etc. En ce qui concerne les hémisphères, on sait qu'ils fonctionnent le plus souvent dans une relative indépendance, et que le gauche, généralement dominant, est le siège de la logique et du rationnel, tandis que le droit est celui de la créativité.


La fréquence des ondes cérébrales varie donc selon le type d'activités dans lequel on est engagé, mais les individus non entraînés ont relativement peu de contrôle sur celles-ci. Trop de stress, par exemple, et le système nerveux n'accepte pas de se détendre au moment indiqué; les ondes cérébrales continuent alors de se maintenir dans la fourchette bêta et il est impossible de trouver le sommeil...


D'autre part, on avance que les meilleures ressources mentales pour la créativité et la solution de problèmes se situeraient dans la fourchette des ondes thêta, auxquelles, malheureusement, on n'accède pas facilement.


Quand le cerveau prend le rythme

Plusieurs phénomènes extérieurs peuvent affecter le rythme des ondes cérébrales. La science a découvert que c'est généralement un effet de résonance qui est en cause, comme lorsqu’une note jouée au piano fait vibrer à l'unisson une corde de guitare. Le battement régulier des tambours de même que le chant grégorien ou des activités physiques rythmées comme la marche procurent, à la longue, cet effet. Désormais, la technologie moderne permet d'atteindre ces résultats en un rien de temps.


En effet, certains types de pulsations sonores émises directement dans les oreilles peuvent induire, accélérer ou ralentir la fréquence des ondes en fonction du résultat recherché. Pour améliorer la qualité de détente et favoriser le sommeil, par exemple, on « invite » le cerveau à ralentir le rythme de ses ondes, qui pourrait graduellement passer de 14 à 4 Hz. On peut aussi améliorer la cohérence de l'influx nerveux des neurones, ce qui se traduit sur l'EEG par des ondes d’une plus grande amplitude.


Toutes sortes de compagnies produisent des disques de musique jouant sur ce principe de résonance, généralement avec des fréquences de 3 à 8 Hz, pour favoriser l'apprentissage et surtout la détente. On y combine parfois des injonctions parlées capables d'induction hypnotique — pour arrêter de fumer par exemple. Une compagnie a même donné le nom « d'audiocaments » (marque déposée) à des produits de ce genre1.


S'agit-il de messages subliminaux? En principe, non. D'ailleurs, les entreprises inscrivent généralement une note sur leurs produits pour déclarer que ceux-ci ne contiennent aucun message subliminal pouvant représenter un viol psychologique. Certains consommateurs s'inquiètent quand même2.


Une technologie au service des deux hémisphères

Modifier le rythme des ondes cérébrales, c'est une chose, mais faire adopter le même rythme par les deux hémisphères du cerveau, c'est un pas de plus, semble-t-il. La théorie veut que plus les hémisphères fonctionnent au même rythme, plus grand est le bien-être. On croit même qu’un fonctionnement « intégré » des deux hémisphères favorise de meilleures performances mentales et intellectuelles, puisque la logique (cerveau gauche) et la créativité (cerveau droit) agissent alors en synergie.


Un moyen d'y arriver a été découvert en 1973 par le Dr Gerald Oster, à l'École de médecine du Mont Sinaï, à New York : cela s'appelle les « battements binauraux » (qui concernent les deux oreilles). Lorsque, par le biais d'écouteurs, on fait entendre une fréquence différente à chaque oreille, le cerveau adopte le rythme de la différence entre les deux fréquences : si l'oreille gauche reçoit une fréquence de 210 Hz et la droite, de 200 Hz, les neurones des deux hémisphères du cerveau adopteront une activité de 10 Hz, la fréquence différentielle. On appelle ce mécanisme la « réponse d'adoption de la fréquence ».


Apparemment, on ne peut pas jouer ainsi avec n'importe quelles fréquences, mais les chercheurs de l'Institut Monroe3, l'entreprise la plus active dans le domaine de la technologie de la synchronisation cérébrale, disent avoir découvert une cinquantaine de combinaisons dont les effets sur le cerveau seraient particulièrement bénéfiques. Robert Monroe, aujourd'hui décédé, a fait breveter ce procédé en 1975 et a conçu une série d'outils connus sous le nom de Hemi-Sync. Les plus simples sont des enregistrements sonores dans lesquels les signaux hertziens sont camouflés sous divers sons plus ou moins musicaux; on retrouve également des appareils plus complexes combinant ondes sonores et impulsions visuelles.


Pour faciliter le sommeil, par exemple, la fréquence différentielle des battements binauraux évolue lentement de 8 Hz à 2 Hz, favorisant donc le passage, en 40 minutes, d'un état de relaxation léger (8 Hz) à un état de transe profonde (2 Hz).


L'Institut Monroe affirme sur son site que ses produits sont susceptibles de faire « se concentrer les ressources du cerveau, de l'esprit et du corps pour atteindre divers buts » :



  • Activer un processus de croissance émotionnelle (développer l'estime de soi, éliminer l'autosabotage, etc.).

  • Améliorer la détente et le sommeil.

  • Augmenter la productivité et la performance mentale.

  • Apporter un soutien pendant la grossesse et l'accouchement.


Mis à part ceux de l’Institut Monroe, de nombreux autres produits sont offerts sur le marché, surtout pour favoriser la relaxation et la créativité. La synchronisation des ondes cérébrales est également utilisée dans le domaine de la motivation, tant pour les hommes d'affaires et les sportifs, que pour celles et ceux voulant atteindre des objectifs personnels. On parle d'ailleurs d'« entraînement mental » et de « neurodynamique ».


Explorer l’insondable

Le travail d’exploration des ondes cérébrales - et plus particulièrement la recherche d'états non ordinaires de conscience - est utilisé de plusieurs manières pour le développement de la personne sur les plans psychologique et spirituel. Le Français Patrick Drouot4, physicien de formation qui a collaboré aux recherches de l'Institut Monroe, a établi une certaine « cartographie » des états d'expansion de conscience pouvant être obtenus à l'aide de stimulations cérébrales. Dans ce cas, il s'agit selon lui essentiellement d'une démarche spirituelle - hors du temps linéaire et pouvant atteindre les plans cosmiques.


Applications thérapeutiques


Jusqu’à maintenant, peu de recherches scientifiques ont évalué la synchronisation des ondes cérébrales comme outil thérapeutique. Quelques-unes ont toutefois tenté d’évaluer sa capacité à contrer l’anxiété ou à diminuer l’analgésie au cours d’interventions chirurgicales.


Réduction de l’anxiété. En 2001, une recherche menée par une clinique montréalaise spécialisée dans la gestion du stress et de l’anxiété a évalué l’effet de la synchronisation des ondes cérébrales chez des sujets présentant des niveaux légers d’anxiété5. Ainsi, durant quatre semaines, cinq fois par semaine, quinze sujets ont écouté une des trois bandes sonores mises à leur disposition. Les notes musicales créaient des battements binauraux de fréquences différentes. Les chercheurs ont mesuré le pourcentage d’anxiété des participants avant et après l’écoute. Il est passé en moyenne de 41,1 % à 21,2 %. Ces résultats démontrent que la technique de synchronisation pourrait aider dans les cas d'anxiété légère. Cependant, il est impossible de conclure avec certitude à son efficacité, car trop peu d’études rigoureuses ont été réalisées jusqu’à maintenant.


Réduction de l’anxiété préopératoire et diminution des analgésiants. La synchronisation des ondes cérébrales a fait l’objet de quelques essais cliniques randomisés dans un contexte d’interventions chirurgicales. Dans l’un d’eux, publié en 2005, des patients ont écouté, avant leur chirurgie, soit de la musique et des battements binauraux, soit de la musique seule, ou encore aucun son6. Les chercheurs ont observé des diminutions respectives des niveaux d’anxiété préopératoire de 26,3 %, 11,1 % et 3,8 % selon les groupes. Ils ont conclu que les battements binauraux pourraient agir contre l’anxiété.


Trois autres études portant sur l’utilisation de cette technique pendant une chirurgie ont été répertoriées7-9. Deux de celles-ci indiquent que les patients subissant une chirurgie sous anesthésie générale avec écoute de musique et de battements binauraux nécessitaient moins d’anesthésiants que les patients des groupes témoins7,8. Par contre, la troisième n’a pas constaté de différence significative entre le groupe expérimental et le groupe témoin9. D’autres études scientifiques, réalisées avec un plus grand nombre de sujets, seront donc nécessaires avant de pouvoir déterminer l’efficacité de la synchronisation des ondes cérébrales au cours d’interventions chirurgicales.










Section Applications thérapeutiques
Recherche, rédaction et révision scientifique 
: Claudine Blanchet, Ph. D., Chaire Lucie et André Chagnon pour l’enseignement d'une approche intégrée en prévention, Université Laval.
(septembre 2006)



En pratique

On trouve facilement sur le marché des enregistrements dont la musique ou les sons de la nature suscitent de façon naturelle les ondes alpha propices à la détente. Il existe aussi, mais c'est moins courant, des enregistrements dans lesquels on a intégré des sons de type alpha ou bêta dans le but précis d'induire un état de relaxation ou de concentration. Ces cassettes ou CD, parce qu'ils ne contiennent pas de battements binauraux, peuvent être écoutés sans écouteurs, simplement diffusés par une chaîne stéréophonique. Généralement, le programme suit une progression pour amener le rythme des ondes cérébrales à la fréquence désirée en 30 ou 40 minutes.


Ce type de produit est également offert en version informatique, pour diffusion sur l'ordinateur pendant que vous travaillez (préférablement une version pour concentration plutôt que pour détente...)


Les systèmes à battements binauraux qui combinent effets sonores et lumières clignotantes ne se trouvent qu'auprès des praticiens ou sur Internet. On les connaît sous l'appellation générale de stimulateurs audiovisuels ou Mind Machines, dont les prix atteignent quelques centaines de dollars (150 euros et plus). Un même appareil peut offrir plusieurs programmes – relaxation, créativité, concentration, etc.


L'Institut Monroe et les gens qui y ont été formés offrent des sessions allant jusqu’à six jours avec des équipements beaucoup plus élaborés dont l'objectif est le développement affectif, mental ou spirituel (expansion de la conscience), et l’amélioration de la santé (voir Sites d’intérêt).


Livres, etc.

Hutchison Michael. Megabrain: New Tools and Techniques for Brain Growth and Mind Expansion, Hyperion, États-Unis, 1994 (première édition : 1986).
Hutchison est un fervent de la technologie susceptible d'amener le cerveau en quatrième vitesse. Son livre, un des seuls vraiment sur le sujet, décrit les divers phénomènes en cause et dresse l'inventaire des appareils sur le marché. Mais il date de près de 20 ans.


Sites d’intérêt

The Monroe Institute
Ce centre a but non lucratif a été le chef de file de la recherche dans le secteur de la stimulation technologique du cerveau. Le site offre des pages en français et la liste des animateurs accrédités (Québec, France, Suisse) que l'institut a formés.
www.monroeinstitute.org


L’Institut Monroe (succursale québécoise)
Renseignements variés et la liste des animateurs de la francophonie.
http://colba.net/~sylgor


Fonda-Mental
Parmi les sites européens à offrir de la technologie de développement de conscience, celui-ci est un des plus élaborés.
www.fondamental.com


Centre Alternatif Santé Naturelle
Cette fondation sans but lucratif est aussi un centre de croissance personnelle qui utilise entre autres des techniques proches de la synchrothérapie.
http://www.centrealternatifsante.qc.ca/page-cours-cerveau...

25/02/2008

CNV : citation

« Nous sommes nombreux à avoir appris à expliquer nos émotions en en niant toute responsabilité personnelle et/ou en l'imputant au comportement d'autrui. Nous disons par exemple, "tu me rends dingue (heureux...)" ; "tu me mets en colère" ; "Je n'avais pas d'autre choix que de..." ; ou encore "Je n'ai pas pu m'empêcher de ressentir...". Ce sont en réalité des formes de reproches qui provoquent souvent des débats stériles.

Il est vrai que nos sentiments et nos choix sont influencés par les actes d'autrui. Les autres nous fournissent un stimulus particulier auquel répondre. Mais d'après mon expérience, notre façon de répondre à ce stimulus est davantage déterminée par ce que nous pensons de ce qui arrive, et par nos besoins s'y rapportant, que par le stimulus lui-même. Voilà pourquoi la communication non-violente nous recommande de consacrer notre énergie à explorer  la façon dont les besoins et pensées d'une personne donnent forme à ses sentiments et ses choix, plutôt qu'à faire des reporches et à se perdre en vains débats.
» (Wayland Myers dans Pratique de la communication non-violente)


Je suis triste de voir des croyants très avancés dans leur pratique spirituelle, mais qui ne semblent pas connaître les "bases" : reconnaître ses schémas émotionnels, être capables de partager ses sentiments aux autres, s'adresser aux autres dans le respect. Et l'illusion d'être avancé donne l'impression que l'on est bien au-dessus ce qui est considéré comme des "bases" - des évidences - qui n'ont pas forcément été abordées ou comprises. Il en est de même pour les athées adeptes d'une méthode de développement personnel ou d'une spiritualité athée.


Article CNV : communication non-violente

Lire Pratique de la communication non-violente de Wayland Myers