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26/07/2009

Christiane Singer : les religions…


706.jpgLes religions établies sont trop souvent impuissantes à offrir des remèdes adéquats. Il faut tenter de reprendre pied en soi-même, de retrouver ses racines intérieures.

 

 

Romancière et essayiste au charisme étonnant, Christiane Singer (1943 - 2007) place la dimension intérieure et spirituelle propre à chacun et l'éthique de soi au coeur de son oeuvre. Lectrice à l'Université de Bâle et chargée de cours à celle de Fribourg, Christiane Singer suit également l'enseignement de Graf Karlfried Dürckheim, un des disciples de Jung.

'Histoire d'âme' a reçu le Prix Albert Camus en 1989 et 'La Mort viennoise' le Prix des libraires 1979.

Bibliographie sélective :
Éloge du mariage, de l'engagement et autres folies
Où cours-tu ?
Ne sais-tu pas que le ciel est en toi ?
N'oublie pas les chevaux écumants du passé


Lire aussi :
Entretien avec Nouvelles Clés

Articles sur phytospiritualité

27/05/2009

Le maître Zen selon Tsai Chih Chung

Né en 1948 à Taiwan, Tsai Chih Chung est l'un des plus célèbres dessinateurs chinois contemporains. Ses bandes dessinées cernent les sagesses de l'Extrême-Orient - bouddhisme, confucianisme, taoïsme - de manière simple et subversive. Ses livres traduits dans les langues du monde entier sont aujourd'hui édités chez Jouvence.

Voici une histoire sur la cohérence des paroles et des actes (et du rapport maître-disciple) extraite de Soyons Zen :
donner-et-recevoir.gif

23/03/2008

Pourquoi ni la psychanalyse ni la spiritualité peuvent ne pas marcher


Je devrais ajouter aux deux approches une longue liste incluant de nombreuses thérapies analytiques ou utilisant essentiellement l'intellect, les méthodes de développement personnel, la religion...

Je peux aussi reformuler le titre en : "Pourquoi la compréhension consciente ne permet pas de résoudre des problèmes psychiques" ou "pourquoi la raison peut être impuissante vis-à-vis des passion".

De temps en temps, il est nécessaire d'admettre que même avec le couteau suisse le plus complet et sophistiqué, on ne peut pas ouvrir la porte de chez soi, de remplacer une roue de voiture, ou de nettoyer sa salle de bain. A défaut de ne pas pouvoir avancer sur son chemin d'épanouissement ou d'introspection. De rester prisonnier de blocages que l'on s'obstine souvent à nier. La souplesse d'esprit ferait que l'on sache utiliser aussi bien un couteau suisse qu'une clé à molette ou une éponge - cela s'appelle aussi l'adaptation.

Reportage de 7 min :

24/02/2008

Thich Nhat Hanh sur l'enfant intérieur


Le psychologue Robert RosenthalThich Nhat Hanh est peut-être le moine zen vivant le plus célèbre du monde. Pourtant il n'est pas japonais mais vietnamien. Né en 1926, il reçoit le prix Nobel de la paix pour son activisme pacifique durant la guerre du Vietnam. Il fonde plusieurs centres de méditation à travers le monde, surtout en France et aux Etats-Unis. En 1982, il s'installe en Dordogne dans un lieu qui sera nommé "le village des pruniers", son centre principal.
Reconnu par la classe politique, il parvient même à organiser des "marches de Pleine Conscience" - où des centaines de personnes défilent en plein centre de Paris, encadré par des CRS...

En plus d'être un auteur prolifique, Thich Nhat Hanh est un esprit inventif qui innove des mantras ("je suis chez moi, je suis arrivé"), remodèle la tradition au goût de la modernité. Son esprit "engagé" l'amène souvent à attirer l'attention sur des conflits inhumains et à engager des actions concrètes. La douceur incroyable qu'il émane se démarque de l'image habituelle "brute" du bouddhisme zen, soit austère et rigide, soit anticoformiste et cocasse.


Voici un extrait de son livre "the Path of Emancipation" (édition anglaise)



PRENDRE SOIN DE NOTRE ENFANT INTERIEUR
 
Lors d’un Question / Réponse, à une femme qui raconte qu’elle a été blessée par la vie et abusée par son père alcoolique, qu’elle qui ne croit plus en la vie et ne fait plus confiance à personne, Thay répond :
 
«Beaucoup d’entre nous ont un enfant blessé en eux. Et comme nous sommes tellement occupés, nous n’avons pas le temps de revenir à notre enfant blessé et d’être avec lui pour l’aider à guérir.
Lorsque nous avons été profondément blessé alors que nous étions enfants, c’est difficile pour nous de faire confiance et d’aimer, et d’autoriser cet amour à nous pénétrer. Je conseille toujours à mes amis d’aménager leur vie quotidienne pour qu’ils aient le temps de revenir à eux-mêmes et prendre soin de leur enfant blessé. C’est une pratique très importante.
 
Il y a un obstacle. Beaucoup d’entre nous savent que nous avons un enfant blessé en nous, mais nous avons peur de revenir à nous même et d’être avec cet enfant. Le bloc de chagrin et de souffrance est tellement énorme et écrasant que nous le fuyons. Nous courrons dans la direction opposée. Même si nous avons le temps, nous n’allons pas chez nous, en nous-mêmes. Nous prenons la fuite en lisant des romans, en regardant la télévision, ou en discutant. La pratique nous conseille de revenir dans notre demeure et de prendre soin de notre enfant blessé, même si c’est difficile.
Nous avons besoin d’être soutenu et guidé pour savoir comment faire pour ne pas être écrasé par la douleur intérieure. Nous entrons dans l’énergie de la pleine conscience pour devenir suffisamment fort. Avec cette énergie, nous pouvons revenir en nous  et embrasser notre enfant intérieur.
La pratique de la pleine conscience en marchant, en s’asseyant, ou en respirant est cruciale. Mais l’énergie de pleine conscience de nos amis peut aussi nous aider.
La première fois que nous revenons en nous vers notre  enfant blessé, nous aurons peut-être besoin d’un ou deux amis (particulièrement ceux qui ont réussi dans cette pratique) qui viendront s’asseoir près de nous pour nous apporter leur soutien, leur énergie et leur pleine conscience.
Quand un ami s’assied près de nous et tient notre main, nous combinons son énergie avec la notre et retournons en nous-mêmes embrasser notre enfant intérieur blessé.
 
Certains de mes étudiants ont été blessé étant enfant. Je leur dis de revenir en eux-mêmes et de parler à leur enfant intérieur blessé, et de l’embrasser avec l’énergie de la pleine conscience : « mon chéri, je suis là pour toi ; je vais bien prendre soin de toi, je sais que tu as tant souffert. J’ai été si occupé et négligeant avec toi, mais maintenant j’ai appris un chemin pour revenir vers toi. »
Vous devez parler à votre enfant intérieur plusieurs fois par jour, pour que la guérison puisse se produire. Le petit enfant a été abandonné pendant si longtemps. C’est pourquoi vous devez commencer cette pratique tout de suite.
Embrassant votre enfant tendrement, vous le réassurez que vous ne le laisserez plus tomber, que vous serez toujours en lien avec lui.
Si vous avez une sangha aimante, votre pratique sera plus aisée. Pratiquer seul, sans le soutien de frères et de sœurs, sera trop difficile pour les débutants. Prendre refuge dans la sangha et avoir des frères et des sœurs pour vous aider et vous donner conseil dans les moments difficiles est très important.
 
Votre enfant blessé peut représenter plusieurs générations. Peut-être vos parents et vos grands-parents ont-ils eu le même problème. Ils ont eu aussi un enfant intérieur blessé avec lequel ils ne savent que faire et ainsi, ils vous ont transmis leur enfant blessé.
 
 
Votre pratique est de mettre fin à ce cercle vicieux. Si vous pouvez guérir votre enfant blessé, vous libèrerez la personne qui a abusé de vous. Cette personne peut avoir été elle aussi victime d’un abus. Si vous générez l’énergie de la pleine conscience, de la compréhension et de la compassion pour votre enfant blessé, vous souffrirez beaucoup moins. Les gens souffrent parce qu’ils n’ont pas été touché par la compassion et la compréhension. Quand vous générez la pleine conscience, la compassion et la compréhension deviennent possibles. Alors nous pouvons autoriser les gens à nous aimer. Avant, nous étions méfiants de chaque chose et de chacun. La compassion nous aide à nous relier et restaurer la communication. »



Pour entrer en contact avec le village des pruniers :
Tel. : +(33) 5.53.58.48.58
http://www.villagedespruniers.org/


A lire :
- La Vision profonde : De la pleine conscience à la contemplation intérieure
- La plénitude de l'instant : Vivre en pleine conscience

 

12/02/2008

Into the Wild et spiritualité

Comédie dramatique, 2h20



Inspiré d'une histoire vraie, celle de l'Américain Christopher McCandless. Un film rafraîchissant dans sa forme et son fond, en tout cas résolument moderne dans sa forme. Avec lui, on peut comprendre de manière implicite, la signification d'une retraite spirituelle, d'un retrait du monde tumultueux, d'un cheminement dans la solitude : c'est un retour sur soi, une confrontation directe avec soi-même. Ce n'est pas nécessairement la solution ultime, comme nous souffle notamment le mot de la fin* (ne pas lire la note si vous n'avez pas vu le film !!), mais c'est une étape qui peut se révéler essentielle dans la vie d'un être dont la quête est l'amour, la connaissance de soi...

Il est intéressant de noter que la plupart des critiques qui n'ont pas apprécié Into the Wild n'ont pas saisi sa teneur fortement spirituelle. Il se peut que le réalisateur, Sean Penn, ait volontairement ajouté cette dimension-là à une histoire plus simplement tragique ou absurde. Ces critiques se sont principalement focalisées sur le côté égoïste et idéaliste du personnage principal. La fuite de la société matérialiste, l'amour de la nature sauvage sont vus comme une vaine tentative de salut qui rappelle la vieille époque romantique.

Peut-être que ces gens-là ne peuvent tout simplement pas remettre en question leur propre dépendance au consumérisme et au confort de la vie urbaine. Que tout ce que montre Into the Wild les dérangent dans leurs certitudes, de ce qu'est la société et de ses vertus soi-disant vitales pour l'évolution de l'humanité.

Quoiqu'il en soit, il n'y a aucun doute que ce film parle du sens de la vie, évoque la transcendance, remet habilement en question notre crainte de la peine, nos dépendances, nos habitudes d'habitants de la cité et même de la campagne. Même si au fond, Christopher McCandless n'était qu'un pauvre romantique égoïste... peut-être.


Site officiel



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* Dans le grand moment d'agonie, Christopher McCandless écrit : "le bonheur n'est réel que s'il est partagé". De toute façon, le jeune homme ne comptait pas vivre ainsi toute sa vie.

27/11/2007

Alex Grey, art contemporain sacré

Alex Grey est un artiste et "mystique" canadien né en 1953, qui a trouvé son propre style entre New Age et "art visionnaire" (visionary art). Il peint beaucoup de corps en transparence et s'inspire beaucoup des visions qu'il a durant des moments de méditation.
Voici deux courts documentaires en anglais :






Site officiel d'Alex Grey

22/07/2007

La foi & la croyance

Pour changer de débat

medium_wonder_.jpg La plupart du temps, que l'on soit athée ou adepte d'une religion, on place le débat sur un niveau intellectuel : rationnel contre irrationnel, croire suivant un raisonnement contre ne pas croire suivant un autre. De ce fait, de nombreux croyants sont dans l'illusion de la foi par une croyance, une auto-persuasion, soit fondée sur une logique souvent fragile - une évidence jamais remise en question - soit héritée de la famille. Solide ou pas, une logique ne peut engendrer une véritable foi, et si la plupart des croyants avaient la foi, ils pratiqueraient aussi, ou ils pratiqueraient plus et/ou plus intensément. Une telle croyance a son intérêt malgré tout. Cela peut être une forme d'espoir ou de force pour vivre.

Pour simplifier nous allons différencier la foi de la croyance, mais le but n'est pas de nous perdre dans une dissertation définitionnelle. Le principal est de distinguer deux rapports diamétralement différents au divin. Derrière la croyance tant critiquée, il y a le ressenti personnel d'une présence tellement forte qu'il amène souvent à un sentiment d'émerveillement, de grâce ou d'extase, ce qui amène le plus souvent à "la foi". Pour Abraham Maslow, célèbre psychologue humaniste, les expériences d'extase sont des "expérience paroxystiques". Ce sont des choses qui arrivent hélas rarement aux personnes n'utilisant que leur intellect.

Je connais certaines personnes qui ont senti - à un moment de leur vie - être en union avec l'univers, ou quelque chose d'incommensurable entrer dans leur corps. Ce ressenti n'a aucun rapport avec une quelconque démonstration scientifique ou logique. C'est une chose que l'on ne peut atteindre par le débat ni par la réflexion. Il est donc inutile de convaincre, car il faut le "sentir pour le croire". En fait, une seule expérience de ce genre peut mettre fin à tout débat. Et il ne serait plus question de l'existence du divin ou d'autre chose, mais de la certitude d'une présence impalpable, non mesurable, non localisable. Ce ressenti d'une présence, quelle qu'elle soit, n'enlève pas à l'individu la capacité de réflexion ou de rationnalité. Classer les croyants dans l'irrationnel et la bêtise est indéniablement hâtif. On aura beau débattre des dizaines d'années durant sur le goût du chocolat au lait aux amandes suisse, une personne qui n'y a jamais goûté ne connaîtra jamais son goût. Il en est de même pour la foi. Voir l'article "Qu'est-ce que la foi?" sur le site 1001nights

Quelques ouvrages de Maslow :
- L'accomplissement de soi : De la motivation à la plénitude


Voir "La suprématie du mental"

Qu'est ce qu'une expérience paroxystique ?

Les recherches menées par Maslow décrivent les expériences paroxystiques comme des états modifiés de la perception :
- Perception que l'univers est un tout intégré et unifié
- Disparition des échelles de comparaison entre les choses (important / insignifiant, petit / grand...)
- Disparition de toute notion de jugement (puisque les échelles de comparaison disparaissent).
- Perception que toute chose existe pour elle-même par rapport au "tout", et que le vivant est sacré en tout point de vue.
- Abandon de l'égo au profit d'une vision totalement holistique de l'univers.
- L'expérience paroxystique vaut par elle-même : elle se justifie par elle-même.
- Désorientation spatiale et temporelle. 1 minute, 1 an…l'expérience est atemporelle pour celui qui la vit.

Source : "L'accomplissement de soi", ba-consultants.com / Abraham Maslow, Wikipédia