Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

23/03/2008

Pourquoi ni la psychanalyse ni la spiritualité peuvent ne pas marcher


Je devrais ajouter aux deux approches une longue liste incluant de nombreuses thérapies analytiques ou utilisant essentiellement l'intellect, les méthodes de développement personnel, la religion...

Je peux aussi reformuler le titre en : "Pourquoi la compréhension consciente ne permet pas de résoudre des problèmes psychiques" ou "pourquoi la raison peut être impuissante vis-à-vis des passion".

De temps en temps, il est nécessaire d'admettre que même avec le couteau suisse le plus complet et sophistiqué, on ne peut pas ouvrir la porte de chez soi, de remplacer une roue de voiture, ou de nettoyer sa salle de bain. A défaut de ne pas pouvoir avancer sur son chemin d'épanouissement ou d'introspection. De rester prisonnier de blocages que l'on s'obstine souvent à nier. La souplesse d'esprit ferait que l'on sache utiliser aussi bien un couteau suisse qu'une clé à molette ou une éponge - cela s'appelle aussi l'adaptation.

Reportage de 7 min :

12/01/2008

CICNS : pertinent ou inquiétant ? ou les deux ?

Le Centre d'Information et de Conseil des Nouvelles Spiritualités (CICNS) tente de montrer combien le gouvernement actuel s'acharne à diaboliser autant de nouvelles spiritualités que possibles, en tout impartialité. Ils prétendent défendre aucun mouvement, aucune doctrine en particulier, mais met en garde le public contre la pensée unique, une certaine manipulation des masses par l'Etat ou les médias. On les accuse dès le début d'être la vitrine soft de la Scientologie ou d'autres "sectes" pour riposter contre la lutte-antisecte. Beaucoup s'inquiètent également de l'indulgence du Président de la République actuel à l'égard de "spiritualités en marge" comme l'Eglise de S...

L'effort à dénoncer les chasses aux sorcières, les dénonciations biaisées et abusives est salutaire. Mais ce n'est pas parce qu'un camp manipule que l'autre ne manipule pas... là est la limite du CICNS, à mon sens. On peut penser aussi que toute cela n'est souvent qu'un conflit d'intérêt (argent, pouvoir, sexe) plutôt qu'un conflit pour la vérité ou le bonheur.


La Miviludes marque dans son rapport (PDF) de 2006 :

[...] Maintenant que la Scientologie se dit « inscrite dans le paysage », sans doute a-t-elle choisi de s’en remettre à d’autres, comme la CAPLC et le CICNS, pour remplir le rôle peu glorieux « d’empêcheur officiel de tourner en rond ». Elle préfère le « politiquement correct », consacrant son énergie à des causes susceptibles de se révéler plus rentables en termes d’image (lutte contre la drogue, droits de l’Homme, humanitaire…) par le biais d’associations plus ou moins affichées comme officiellement liées à son activité, telles que la Commission des citoyens pour les droits de l’Homme
(CCDH), « Non à la drogue, oui à la vie », l’« Association internationale des jeunes pour les droits de l’Homme », « Les ministres volontaires » et « Criminon ». Sous le titre « La Scientologie fait sa promo »115, l’hebdomadaire Marianne décrivait une nouvelle campagne lancée par l’organisation, avec distribution du premier volet d’une série de trois tracts à sa gloire, tirés chacun à un million d’exemplaires. Le journaliste notait que la date de lancement de cette opération coïncidait avec celle du démarrage des travaux de la Commission d’enquête parlementaire, et il concluait en
s’interrogeant : « Aurait-elle (la Scientologie) quelque chose à se reprocher ? »
Certes, la Scientologie n’apparaît pas en première ligne, mais l’analyse attentive des arguments utilisés et des méthodes déployées aux avant-postes par la CAPLC et le CICNS contre la Commission d’enquête parlementaire, laisse à penser qu’elle les a beaucoup inspirés … et plus si affinités.
« Là où les universitaires (sociologues, ethnologues, historiens) et tous les mouvements spirituels minoritaires demandent, depuis de nombreuses années, la possibilité d’un débat contradictoire
dans l’enceinte du Parlement, nos élus au suffrage universel se vantent de l’absence totale de contradiction et de l’unanimité imposée au débat »101. Les propos de sociologues, parfois habilement tronqués, sont aussi régulièrement utilisés pour nier le problème sectaire.


Quelques interview par le CICNS en vidéo :

Sylvie Simon, écrivain et journaliste, auteur de plusieurs ouvrages sur la vaccination et les médecines alternatives. Elle consacre son temps à la diffusion de vérités dérangeantes au sujet des liens entre les intérêts financiers, la santé publique et la politique. Dans cette interview, elle exprime sa révolte devant une politique d'état liberticide :

Christiane Singer, chargée de cours à l'université de Fribourg, puis écrivain. Elle a suivi l’enseignement de Graf Karlfried Dürckheim :




Anne Morelli est historienne. Son parcours universitaire l'a conduite à travailler sur des questions de sociologie des religions. Elle est directrice adjointe du centre interdisciplinaire d'étude des religions et de la laïcité à l'université libre de Bruxelles. Dans cette interview, elle décrit avec éloquence et sans passion - elle est athée - la condition des minorités spirituelles en France et en Europe.




Michel Maffesoli dirige la chaire de sociologie Durkheim à la Sorbonne. Il se dit être "le spectateur attendri de ce qui est" et s'est donné comme tâche de "trouver les mots pour dire notre temps". Il nous parle ici de la place des nouvelles spiritualités et de l'émergence de nouvelles formes de rapports humains dans notre société en mutation.



08/01/2008

Nicolas Tesla

Un scientifique pas comme les autres

Sans lui nous n'aurions ni électicité à la maison, ni radio.

Nikola Tesla (né le 10 juillet 1856 à Smiljan, dans les confins militaires de l'empire austro-hongrois - aujourd'hui en Croatie - et mort le 7 janvier 1943 à New York - États-Unis) était un inventeur et ingénieur serbe, dans le domaine de l'électricité.


Il est souvent considéré comme l'un des plus grands scientifiques dans l’histoire de la Technologie, pour avoir déposé plus de 900 brevets (qui sont pour la plupart repris au compte de Thomas Edison) traitant de nouvelles méthodes pour aborder la conversion de l'énergie. De plus, Tesla est reconnu comme l'un des ingénieurs les plus innovateurs de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle. Pour sa part, il aimait plutôt se définir comme un découvreur.



17/11/2007

Des catholiques sans Dieu

Article sur le site de France 5


Qui sont les catholiques de France ? Un siècle après la séparation de l'Eglise et de l'Etat, Le Monde des religions a établi, en janvier 2007, un diagnostic de la première communauté religieuse de France. Le sondage CSA, réalisé pour la revue, confirme d'emblée la désaffection dont souffre l'Eglise catholique depuis des années.

Ainsi, les Français ne sont plus que 51 % à se déclarer catholiques - contre 67 % en 1994 - et, parmi eux, seule la moitié affirme croire en Dieu. Le constat interroge : que signifie être catholique aujourd'hui ? Ecartant les seuls repères institutionnels, tel le baptême, l'enquête porte davantage sur le sentiment religieux des individus. Une approche qui révèle les nouvelles pratiques et croyances des catholiques, caractérisées par leur diversité et, parfois, leurs contradictions.

Nul besoin, par exemple, pour se déclarer catholique, d'observer régulièrement les rites traditionnels de l'Eglise. La pratique s'individualise, et à la fréquentation des églises (ils ne sont que 17 % à s'y rendre régulièrement), les croyants préfèrent largement la prière. De même, la plupart d'entre eux restent de simples pratiquants. Ils ne sont que 8,5 % à souhaiter s'impliquer dans la vie de la communauté par le truchement d'activités paroissiales, d'actions humanitaires chrétiennes ou de cercles de réflexion spirituels.

Affranchis du dogme, les catholiques, s'ils ont la foi, ne croient pas nécessairement en un Dieu. Un vent de modernité a soufflé sur les fidèles, qui se réfèrent plus aisément à une force, une énergie, un esprit. Un vent qui les pousse à souhaiter que l'Eglise suive également les mutations de la société.

Bien que l'image de Benoît XVI reste bonne - avec 71 % d'opinions favorables, le pape affiche toutefois un score inférieur à son prédécesseur, Jean-Paul II. Alors qu'une très grande majorité de catholiques français souhaitent voir le mariage des prêtres ou l'ordination des femmes autorisés par le Vatican, ils expriment, de la même façon, le désir de voir s'instaurer un dialogue interreligieux, en faveur duquel s'est d'ailleurs exprimé le souverain pontife.

Si les catholiques représentent aujourd'hui - et probablement pour longtemps encore - la première communauté religieuse de France, la question de la transmission de la foi se pose cruellement. Les prêtres, plus de 45 000 en 1970, sont à présent deux fois moins nombreux et les églises se voient contrainte de recruter auprès des laïcs. La culture religieuse se dissout dans une pratique multiforme, moins portée sur les références historiques que sur une affirmation politique. Reste à l'Eglise de s'adapter aux comportements des catholiques nouvelle génération, pour espérer pallier sa perte d'influence et la crise des vocations qu'elle accuse.

Exorcisme et psychiatrie

Vidéo extrait de l'émission "C dans l'air" sur l'exorcisme catholique en France et la collaboration avec des médecins. Cliquer ici.

 

29/10/2007

La mécanique de l'esprit et de l'invisible

e453807af88c46653401df62ddc4352f.jpgTout ce qui ressort du relatif est rationnel
Dans la dualité, on oppose les contraires, on distingue les individus, on dissèque les éléments d'un système. Dans l'absolue que vivent certains mystiques, où toute opposition disparaît, où toute loi s'effondre, la rationnalité n'est plus. Toutefois, la psyché humaine fait partie de la réalité duelle, même si elle est impalpable, au même titre que la lumière.

Nous sommes tous des névrosés aux yeux des psychiatres. Beaucoup ne l’admettront jamais. Ceux qui cherchent la spiritualité le font surtout à cause d’un mal-être. Aveu sincère ? Cela arrive, mais de toute façon on se rattrape avec les « super-techniques de l’illumination ». La science et la raison n’ont pas résolu les maux de l’âme, donc il fallait bien trouver autre chose.
La spiritualité, croit-on, dépasse toute rationalité. Et les imperfections s’effaceront par-delà toute logique. En fait, la seule logique est celle de l'accroissement. Croire plus, méditer plus, prier plus. Et mon âme est purifiée !

Les adeptes des nouvelles croyances s’abreuvent de théories ésotériques toujours plus secrètes (au rayon best-seller) et accumulent les techniques transcendantes. Les croyants "rétro" suivent prêches et enseignements assidûment, multiplient les pratiques religieuses et/ou énergétiques. Ils veulent aller toujours plus haut dans le ciel, et perdent contact avec la terre - le concret. Quelque part, ils cherchent à fuir le rationnel car le changement leur semble beaucoup plus probable dans la magie. Les idées merveilleuses.

Malgré tout, un nombre croissant de personnes doivent se rendre à l’évidence : les changements sont rares et minimes. Parfois, les résultats sont inverses à ce qui est escompté. Dans ce contexte, mêmes dans les milieux New Age, des voix s’élèvent pour dire que l’on ne peut pas échapper à la « mécanique », admettant le génie de Descartes. Oui, selon eux, la psyché, l’âme a son propre mécanisme, comme une horloge ou une voiture. La spiritualité commence et finit avec le ménage et la vaisselle, les factures EDF, les déclarations d'impôts et la plomberie de la salle de bain.

Si une personne a un traumatisme psychique, méditer ou prier ne le sauveront pas. La voie psychothérapeutique s’impose, faute de candidat alternatif convaincant. Si un dépressif, par exemple, est « surchargé d’entités » (possédé), aucune thérapie, aucun médicament ne fonctionnera. Il doit être débarrassé de l'obstacle principal à sa guérison, diraient certains médiums, shamanes et exorcistes. Tout cela n’est pas scientifique bien sûr, mais il semble que, même dans le paranormal, il y ait une logique implacable.

On peut donc penser que ce qu'on nomme en fait « l'irrationnel », est en fait parfaitement rationnel mais régi par des lois encore ignorées du grand nombre. L'irrationnel, pour ainsi dire, n'existe pas.

28/10/2007

L'Abbé Pierre sur l'enfer

e1b612dd72970834a50ab116786570f5.jpg« L’enfer, c’est les autres, écrivait Sartre. Je suis intimement convaincu du contraire. L’enfer, c’est soi-même coupé des autres.»