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11/05/2009

L'intelligence collective de J-F Noubel

vortex.jpgJean-François Noubel est chercheur, professeur et formateur en intelligence collective globale et le fondateur du site thetransitioner.org. Il s'inscrit ainsi dans la mouvance émergente des créatifs culturels qui tend vers une organisation sociale non-pyramidale, soucieux d'une écologie à la fois de l'individu physique et spirituel, de la société et de l'environnement.

Jean-François Noubel distingue :
- l'intelligence collective originelle (celle des petites équipes (sportives notamment), des tribus)
- l'intelligence collective pyramidale (celle des grandes équipes, entreprises, des civilisations qui débutent avec l'agriculture et instituent une hiérarchie rigide) et
- l'intelligence collective globale (en réseau,cybernétique, souple, utilisant le Net pour communiquer et collaborer, privilégiant le leadership à l'autorité)

Il envisage une approche complètement différente de l'argent et de l'économie basée non sur la rareté mais sur la suffisance, et encourage le développement à la fois individuel (psychothérapie, développement personnel, créativité, introspection, spiritualité, autonomie) et collectif (holoptisme, collaboration cybernétique, pouvoirs politiques distribués, monnaies communautaires descendantes du Système d'Echange Local ou SEL). Bref un nouveau paradigme.

Il est possible d'écouter librement l'émission du 14/12/2007 (1h20) consacrée à l'intelligence collective globale (pour télécharger le fichier audio mp3, clique-droit puis "enregistrer la cible du lien sous") sur Radio Aligre FM.

L'émission suivante datant d'octobre 2008 (fichier audio mp3, 1h19) : Evolution de l'Intelligence Collective dans le monde et en France avec Michel Saloff-Coste.

Lire la présentation en ligne et imprimable (44 pages) de Jean-François Noubel, l'Intelligence Collective, la révolution invisible
L'article sur le site nouvellescles.com


Vidéo d'introduction (33 min)


Evolution de l'Intelligence Collective dans le monde et en France

D'autres vidéos disponible sur les pages Viméo notamment "qu'est-ce que l'holoptisme" :
http://vimeo.com/3878186

Un séminaire aura lieu en du 4 au 7 juin 2009 en Provence.

30/04/2009

Êtes-vous un créatif culturel ?


thumb_Creatifs_culturels.jpgLes créatifs culturels (en anglais américain « Cultural Creatives ») sont un groupe socio-culturel qui regroupe les personnes qui ont en commun de favoriser la faible dépendance vis-à-vis des modes de consommation industrialisés, de chercher à favoriser le développement personnel et spirituel, de remettre l’humain au cœur de la société, de refuser les dégradations environnementales, notamment celles induites par l'exploitation des ressources naturelles et de rechercher des solutions nouvelles aux problèmes personnels ou sociaux (par exemple sans fausse antinomie entre engagement et vie personnelle).

Cette expression a été inventée par Paul Ray et Sherry Anderson dans leur livre: The Cultural Creatives: How 50 Million People Are Changing the World (Harmony Books, Oct 2000), traduit en français aux éditions Yves Michel, sous le titre: L'émergence des créatifs culturels.

Un autre trait marquant de ce groupe est l'absence, à l'heure actuelle, de conscience de sa propre existence. Autrement dit, la plupart des personnes entrant dans la catégorie des « Créatives Culturels» se croit relativement isolée, et l'estimation de la proportion de population partageant les mêmes convictions, de la part des personnes interrogées dans le groupe, s'étale seulement entre 1 et 5 %. Aux États-Unis il représentent entre 20 et 25 % de la population américaine ne se rattachant ni aux conservateurs religieux ni aux modernistes convaincus, c'est-à-dire les deux groupes socio-culturels le plus souvent reconnus aux USA. Les auteurs ont donné à ce groupe le nom de Créatifs Culturels.

Selon les auteurs, le phénomène n'est pas propre à une catégorie socio-professionnelle, ni à une ethnie, ni à une tranche d'âge, et la totalité de la population est touchée au même niveau, sauf une très légère prédominance des milieux éduqués/aisés. Ceci est le critère qui a fait dire aux auteurs de l'ouvrage qu'il s'agit bien d'un mouvement de fond, et pas d'une mode passagère, comme l'a été le mouvement des hippies, qui avait touché surtout des jeunes adultes.

Source : Wikipédia

Caractéristiques :

- désapprouvent l'accent mis par les cultures modernes sur le succès, la consommation et le profit
- s'engagent dans une ou plusieurs causes
- amour de la nature et profond souci de sa destruction
- grande attention portée aux questions mondiales (réchauffement planétaire, la pauvreté, la surpopulation, etc.) et un désir de voir plus d'actions les concernant
- volonté de payer plus d'impôts ou de payer plus les produits de consommation si cela améliore l'environnement
- sont mécontents à la fois vis-à-vis de la politique de gauche que de droite
- souhaitent que les politiciens et le gouvernement dépensent plus d'argent dans l'éducation, les programmes pour les collectivités, ainsi que pour le développement durable
- sont concernés par les grosses entreprises et les moyens qu'elles utilisent pour générer du profit, comme la destruction de l'environnement et l'exploitation des pays plus pauvres
- ont tendance à ne pas trop dépenser ou être très endettés

- désirent plus d'équité pour les femmes dans la vie, les affaires et la politique
- concernés par la violence et les abus contre les femmes et les enfants

- sont optimistes envers l'avenir
- aiment les personnes, les lieux et choses qui sont différents ou exotiques
- important souci de développer et maintenir les relations humaines
- souci important d'aider les autres à développer leurs talents propres
- veulent contribuer à créer une nouvelle et meilleure façon de vivre
- intérêt intense pour le développement spirituel et psychologique
- voient la spiritualité comme un aspect important de leur vie et sont alarmés par les intégrismes religieux

J'ajouterais :
- sont alarmés par les cultes de la personnalité qui se développent dans les groupes et les communautés non-spirituels ou spirituels



thumb_Visuel_CC_OK-08859.jpgEn 2006, le sociologue Jean-Pierre Worms publie Les créatifs culturels en France.

"Foutaise pour certains, les créatifs culturels ne seraient autre qu’un nouveau concept marketing incarné par les bo-bo (bourgeois bohêmes) ou les no-no, anti consuméristes et fervents combattants de la dictature des marques. Paul Ray avance, quant à lui, que les créatifs culturels ne sont que « la manifestation d’une lente convergence de mouvements et de courants jusqu’alors distincts vers une profonde modification de notre société. Les créatifs culturels ne viennent pas de nulle part. Ils ont une longue histoire qui a traversé ces 50 dernières années sous la forme de mouvements différents ayant introduit successivement des changements de mentalité, comme le pacifisme, l’écologie, le féminisme, le new age, la décroissance, l’essor du développement personnel et des médecines douces, du bouddhisme, du bio... ».

17% de créatifs culturels en France

En France, un ouvrage récent étudie leur présence dans l’Hexagone et annonce que 17% de nos concitoyens se retrouvent dans cette catégorie de la population.
En détail, le livre propose le découpage suivant :
- Le créatif culturel (17% des Français)
En rupture avec les valeurs héritées de sa famille, il exerce souvent un métier qu’il a choisi, qui lui convient mieux que celui pour lequel il a fait des études. Il met à l’œuvre les valeurs dites "féminines" (sensibilité, intuition, empathie, non compétitivité...)" […]
Extraits d'article sur place-publique.fr / Lire la suite



Voir aussi l'article de Phyrezo
Dossier Nouvelles Clés

21/02/2009

les inséparables hémisphères du cerveau


Sans le "cerveau droit", on ne peut réellement s'unir aux autres, transcender la vision conceptuelle du monde, agir avec le coeur plutôt qu'avec l'ego et ainsi persévérer sur le long terme sans tomber dans la folie. Lire également l'article l'hémisphère silencieux.

Sans le "cerveau gauche", on ne peut analyser des situations complexes pour trouver des solutions, prendre sa place dans la société en tant qu'individu unique/original, adapter ses actions et son langage pour entrer en relation avec les autres de manière adapté. Et surtout, on est incapable de dire non à tout ce qui est contre-nature ou néfaste : manipulation, marketing, lavage de cerveau, idéologies tyranniques, agressions, perversion (viol, pédophilie, torture...), pollution, etc. En d'autres termes, on est naïf.

Peut-être le plus grand talent du cerveau gauche est sa fonction de démarrer, arrêter ou altérer une action, une relation ou un apprentissage, grâce à sa capacité d'analyse et à prendre du recul.


Enfin, toujours sur le site cerveau droit on peut lire :

La conscience du "je" est une élaboration très sophistiquée de l'hémisphère gauche, tandis que le plus haut degré d'identité de l'hémisphère droit semble être l'appartenance au groupe. C'est ce type d'identité collective qui est mis en oeuvre dans des opérations de manipulation de masse, comme le nazisme, comme ce qui se passe dans certaines sectes, partis politiques, groupuscules terroristes ou intégrismes religieux. L'identité de groupe est poussée à son paroxysme, par toute sortes de rituels et de symboles auxquels l'hémisphère droit est très sensible, jusqu'à libérer une violence collective terrifiante tout en court-circuitant la conscience individuelle et les tabous très puissants que gère l'hémisphère gauche. Même en l'absence de manipulation extérieure manifeste, le cerveau gauche semble être très souvent renseigné de façon très tardive et indirecte sur la relation au monde de l'hémisphère droit et du système limbique. C'est cette relation spécifique et directe ainsi que l'ensemble des signes et des réponses qui l'accompagne qu'analyse et traite la Programmation Neuro Linguistique appelée P.N.L..


Les deux hémisphères sont indispensables pour le déploiement de l'être. Ce schéma est une caricature scientifique, mais l'idée sous-jacente n'est pas négligeable.


Article effort et non-agir en rapport avec le cerveau droit

17/08/2008

Contre la télé pour bébés

http://squiggle.be/appel/

 

Un moratoire contre la fabrique des bébés téléphages !

Appel à signatures

 


 

Signer l'appel -   Voir les signataires

 


 

Le lancement d’une nouvelle chaîne de télévision destinée aux enfants de 6 mois à 3 ans pose quatre problèmes graves.

1. Tout d’abord, nous savons aujourd’hui que le développement d’un jeune enfant passe par la motricité et la capacité d’interagir avec les différents objets qu’il rencontre. Alors que l’interactivité est intrapsychique chez l’adulte et l’enfant grand, elle a encore besoin de s’appuyer sur le corps et la sensori-motricité chez l’enfant jeune. L’intelligence, à cet âge, est en effet plus corporelle (sensori - motrice) que imagée ou conceptuelle. Il est à craindre que le temps passé par l’enfant devant les émissions d’une chaîne de télévision - qui rassurera les parents parce qu’elle est présentée comme fabriquée pour les tout-petits – ne l’éloigne des activités motrices, exploratoires et interhumaines, fondamentales pour son développement à cet âge.

2. Nous savons aussi que l’enfant ne se développe, et n’établit une relation satisfaisante au monde qui l’entoure, que s’il peut se percevoir comme un agent de transformation de celui-ci. C’est ce qu’il fait quand il manipule de petits objets autour de lui. Il est à craindre que l’installation d’un tout-petit devant un écran ne réduise son sentiment de pouvoir agir sur le monde et ne l’enkyste dans un statut de spectateur du monde.

3. Alors que les programmes proposés par cette chaîne existent déjà sous la forme de DVD, qui ont l’avantage de proposer une durée limitée, il est à craindre que la création d’une chaîne émettant en continu 24 heures sur 24 n’incite les parents à l’utiliser comme un moyen facile d’endormir leur enfant. Tous les parents savent comme le coucher d’un tout-petit est difficile : il rappelle, les parents y retournent, puis quittent sa chambre… pour revenir un peu plus tard, attirés par de nouveaux cris. Beaucoup de parents risquent d’être tentés par l’installation de la télévision dans la chambre de leur tout-petit comme un moyen de faciliter l’endormissement de celui-ci.

4. De nombreux travaux d’éthologie, y compris appliqués à la relation mère enfant, ont montré combien l’être humain est capable de s’accrocher aux éléments les plus présents de son environnement, dès les débuts de la vie, et notamment à ceux dont il a l’impression qu’ils le regardent. Il est à craindre que de jeunes enfants confrontés sans cesse aux écrans ne développent une relation d’attachement à eux qui les « scotchent » indépendamment de tout contenu. Ces enfants ne pourraient se sentir « bien au monde » - autrement dit sécurisés - que si l’un de ces fameux écrans est allumé près d’eux. L’argument qui consiste à dire que cette chaîne ne contient pas de publicité est particulièrement fallacieux de ce point de vue : les publicistes se rattraperont après, quand l’enfant plus grand ne pourra plus se passer d’une présence permanente d’un écran allumé à côté de lui.

En conclusion : cette chaîne, évidemment lancée pour les actionnaires, risque de séduire certains parents. Mais ce n’est certainement pas pour le bénéfice des enfants qui seront installés devant elle. A une époque où on parle beaucoup d’écologie, prenons conscience que protéger nos enfants du risque de développer une forme d’attachement à un écran lumineux est une forme d’écologie de l’esprit.
C’est pourquoi il est urgent de se mobiliser pour la création d’un moratoire qui interdise à de telles chaînes de diffuser des programmes pour tout petits en continu, 24H sur 24, avant que nous en sachions un peu plus sur les relations du jeune enfant et des écrans.

Articles, études, illustrations... peuvent être adressées à Nobabytv.org qui les publiera.

Cet appel est lancé à l'initiative de Serge Tisseron (Psychiatre, psychanalyste et Directeur de recherches à l'Université Paris X) avec Pr Pierre Delion (Chef de service de pédopsychiatrie au CHU de Lille), Philippe Duval (Psychologue Clinicien, Directeur de Publication du Jounal des Professionnels de l'Enfance), Sylviane Giampino (Psychanalyste, psychologue petite enfance, fondatrice d’A.NA.PSY.p.e.), Pr Bernard Golse (Chef de service de pédopsychiatrie CHU Necker-enfants malades, professeur Université Paris V), Vincent Magos (Psychanalyste, responsable de la Coordination de l'aide aux victimes de maltraitances - Belgique) et Pr Marie-Rose Moro (Chef de service au Centre Hospitalier Universitaire Avicenne).

Cet appel est également soutenu par les organismes suivants

14/05/2007

Présent et avenir, C.G. Jung

Individuation et massification

Présent et avenir p. 58-60, C.G. Jung (1950)

medium_present_et_avenir_poche.jpgDans le désir du grand nombre se trouve la puissance qui permet de forcer les choses et de parvenir à la réalisation des souhaits ; le plus beau semble pourtant être de se laisser glisser avec douceur et sans douleur vers une espèce de pays d'enfance où l'on peut s'abandonner à la vigilance des parents et se dépouiller , comme lorsqu'on était enfant des soucis et de la responsabilité. Ne pense-t-on et ne s'occupe-t-on pas de vous en haut lieu ? A toutes les questions, des réponses sont prévues ; pour tous les besoins , le nécessaire est fait. Ce somnambulisme infantile de l'homme de masse est si éloigné de la réalité qu'il ne se pose jamais la question : qui donc paie ce paradis ? Pour le règlement de l'addition, on s'en remet aux institutions supérieures, ce que celles-ci acceptent volontiers, car leur puissance se retrouve augmentée par cette exigence. Mais plus leur puissance augmente, plus l'individu isolé se trouve dépourvu et affaibli.
Chaque fois qu'un tel état social prend des proportions importantes, il prépare les chemins de la tyrannie ; il lui ouvre les portes et la liberté de l'individu se transforme en un esclavage physique et spirituel. La tyrannie étant en soi immorale et prête à tout pour atteindre son but, elle est naturellement plus libre dans le choix de ses moyens qu’un régime qui tient encore compte de l’individu. Lorsqu’un tel régime entre en opposition avec une tyrannie, il éprouve rapidement l’inconvénient effectif qu’entraîne la sauvegarde de la moralité et se sent bientôt incité à utiliser si possible les mêmes moyens. De cette façon, le mal se répand presque obligatoirement, même si une contamination directe pouvait être évitée. Cette contamination est partout menaçante à l’extrême dès que les grands nombres et les valeurs statistiques ont acquis un poids déterminant.[…]

Seul peut résister à une masse organisée le sujet qui est tout aussi organisé dans son individualité que l’est une masse. Je me rends parfaitement compte combien une telle phrase doit paraître incompréhensible à l’homme d’aujourd’hui. Il a oublié la notion qui avait cours au Moyen Âge que l’homme est un microcosme, pour ainsi dire une image en réduction du grand cosmos.


p. 96

La "massification" ne vise nullement à favoriser la compréhension réciproque et les relations entre les hommes. Elle recherche bien plus leur atomisation, je veux dire l'isolement psychique de l'individu. Plus les individus sont  désagrégés les uns par rapport aux autres, moins ils sont enracinés dans des relations stables, plus ils sont susceptibles de se raccrocher à l'organisation étatique, plus celle-ci peut se densifier et vice versa.


p. 98

La question des relations humaines et des rapports interhumains dans le cadre de notre société est devenue un souci urgent en face de l'atomisation des hommes "massifiés", simplement entassés les uns sur les autres, et dont les interrelations personnelles sont innées par une méfiance généralisée. Lorsque les fluctuations du droit, l'espionnage policier et la terreur sont à l'oeuvre, les hommes sont acculés à l'isolement et à n'être que des parcelles menacées, ce qui cadre avec le but et l'intention de l'Etat dictatorial, qui repose sur l'amoncellement aussi massif que possible d'unités sociales impuissantes. [...]
C'est de la relation d'homme à homme que dépend sa cohésion (de la société libre) et par conséquent aussi sa force.

Note du traducteur, Docteur Roland Cahen, p. 61 :

Il ne faut pas se dissimuler que le capitalisme avec ses excès, qui réduisent une majorité sociale au prolétariat pour permettre la capitalisation des revenus d’une minorité d’autres individus, est une forme sociale tout aussi archaïque.
L’affrontement de ces deux systèmes économiques (le capitalisme et le communisme) révèle tout d’abord qu’ils sont aussi extrêmes l’un que l’autre et malheureusement le premier résultat de leur affrontement semble être de les radicaliser l’un et l’autre, d’augmenter les défauts de l’un et de l’autre.


p. 72-73 - Personification, divinisation du Verbe

La parole est, au sens littéral, devenue notre dieu et elle l'est restée, même si nous connaissons le christiannisme que par ouïe-dire. Des mots comme "Société", "Etat", se sont chargées d'une telle substance qu'ils sont quasiment personifiés. Au niveau de la pensée banale implicite, l'Etat est devenu, bien plus que n'importe quel roi des temps passés, le dispensateur inépuisable de tous les biens : l'Etat est invoqué, il est rendu responsable, il est mis en accusation, etc... La société elle, se trouve élevée à la dignité de principe éthique suprême ; on va jusqu'à lui attribuer des qualités créatrices.

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Jung semble insister sur la virtualité d'une telle entité que l'on appelerait Etat, Société, Nation, et que c'est l'individu qui est responsable de sa condition, en donnant trop de son pouvoir à cette entité, par soif de confort, de plaisir et de "liberté", ce qui augmente son asservissement. Il n'y a pas d'Etat, de Société qui soit tangible. Nous sommes responsable de notre irresponsabilité. A chaque fois que nous rejetons "la faute" sur un objet extérieur, nous nous leurrons et nous déresponsabilisons.