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31/05/2008

Mort, réincarnation et naissance (audio)


A la suite de la soirée de projection du film Birth à l'INREES, Patrice Van Eersel donne une conférence.
Cliquer sur le lien suivant : http://www.inrees.com/tv/tv_podcasts.php?podcast=17

Patrice van Eersel, a grandi à Marrakech, diplômé de Sciences-po Paris et du Centre de formation des journalistes, marié, père de quatre enfants, a été grand reporter à Actuel (1973-1992), avant de devenir rédacteur en chef du magazine Nouvelles Clés. Directeur de collection chez Albin Michel, il a rédigé une dizaine de livres d'enquête sur les frontières du connu, dont La Source Noire, Le cinquième rêve, Le cercle des anciens et J'ai mal à mes ancêtres.

29/05/2008

Le hasard cosmique


"L'idée que l'ordre et la précision de l'univers, dans ses aspects innombrables, serait le résultat d'un hasard aveugle, est aussi peu crédible que si, après l'explosion d'une imprimerie, tous les caractères retombaient par terre dans l'ordre d'un dictionnaire".


Albert Einstein

23/03/2008

Pourquoi ni la psychanalyse ni la spiritualité peuvent ne pas marcher


Je devrais ajouter aux deux approches une longue liste incluant de nombreuses thérapies analytiques ou utilisant essentiellement l'intellect, les méthodes de développement personnel, la religion...

Je peux aussi reformuler le titre en : "Pourquoi la compréhension consciente ne permet pas de résoudre des problèmes psychiques" ou "pourquoi la raison peut être impuissante vis-à-vis des passion".

De temps en temps, il est nécessaire d'admettre que même avec le couteau suisse le plus complet et sophistiqué, on ne peut pas ouvrir la porte de chez soi, de remplacer une roue de voiture, ou de nettoyer sa salle de bain. A défaut de ne pas pouvoir avancer sur son chemin d'épanouissement ou d'introspection. De rester prisonnier de blocages que l'on s'obstine souvent à nier. La souplesse d'esprit ferait que l'on sache utiliser aussi bien un couteau suisse qu'une clé à molette ou une éponge - cela s'appelle aussi l'adaptation.

Reportage de 7 min :

12/03/2008

Les évolutions non-darwiniennes


A la fin de l'article Mécanismes de l’évolution, Jean Staune nous demande de retenir ceci :

1) Que critiquer le darwinisme est radicalement différent du fait de critiquer l’évolution. La première démarche se situant à l’intérieur de la science, la deuxième, à l’extérieur de cette dernière.
2) Qu’il existe de nombreux scientifiques offrant des voies de recherche alternatives au darwinisme.
3) Que parmi celles-ci, la plus prometteuse que l’on retrouve sous des formes différentes chez Conway-Morris, Denton, Fleury, Grassé, est celle d’une évolution par « lois naturelles » dans laquelle les formes possibles des êtres vivants existent en nombre limité et sont inscrites dans les lois de la nature.
4) Qu’une telle théorie de l’évolution, en laissant moins de place à la contingence que le darwinisme, implique que l’existence d’êtres tels que nous n’est pas due au seul hasard, ce qui paraît plus compatible avec la foi chrétienne.
5) Que l’Intelligent Design, dans sa partie évolutionniste (la seule que l’on puisse considérer) ne représente qu’une tendance ultra minoritaire (sur le plan scientifique bien entendu) et extrémiste de la biologie évolutionniste non darwinienne.
6) Que si le Magistère de l’Eglise soutient fermement l’évolution, il n’a jamais soutenu explicitement le darwinisme.
7) La question de savoir dans quelle mesure le darwinisme est compatible avec la foi chrétienne est un débat intéressant… sur lequel, à ma connaissance, il n’existe pas de position tranchée du Magistère.

Résumé :
Cette contribution au prochain colloque du réseau Blaise Pascal a pour objectif de clarifier les débats relatifs à l’évolution et au darwinisme en :

1) Définissant les termes du débat ;
2) Présentant certaines raisons scientifiques de ne pas considérer le darwinisme comme une explication globale de l’évolution ;
3) Présentant des approches alternatives au darwinisme ;
4) Décrivant la nature du mouvement de l’Intelligent Design ;
5) Analysant la position du magistère de l’Eglise sur le sujet.

Nous conclurons sur quelques propos d’ordre théologique à propos des rapports possibles entre darwinisme et foi chrétienne, et d’ordre scientifique, sur les concepts pouvant servir à ébaucher une nouvelle théorie de l’évolution.

1) Définitions des termes du débat

Combien de fois voyons-nous, surtout dans des ouvrages américains, une référence à « l’Évolution darwinienne » ? Il y a là une source sans fin de malentendus dont profitent tous les obscurantistes – qu’ils soient créationnistes ou scientistes.

L’évolution ne signifie rien d’autre (souligné par moi, J.S) que « tous les organismes sont unis par les liens de la descendance. Cette définition ne dit rien au sujet du mécanisme de changement évolutif ». Ces propos de Stephen Jay Gould , grand spécialiste à la fois de l’évolution et du darwinisme, ont le mérite de la clarté. Nous affirmerons ici avec force que l’évolution est un fait et que le darwinisme est l’une des explications possibles de ce fait. Nous ne perdrons pas de temps à démontrer que tous les êtres vivants ont un ancêtre commun et que si l’on remonte la longue suite de nos ancêtres, on trouvera bien un singe, puis un poisson, puis un invertébré et enfin une bactérie. D’où l’absurdité de la seule alternative à l’évolutionnisme, le créationnisme, c’est-à-dire l’idée selon laquelle il y aurait eu des créations séparées des différentes espèces qui peuplent la Terre. Nous dirons également que, contrairement à ce qu’affirment certains (ce qui leur permet d’être « agnostiques » par rapport à l’évolution, c’est-à-dire de réserver leur jugement à propos de son existence), ce n’est pas parce qu’on ne peut expliquer un fait qu’il n’existe pas. Dire, comme Philip Johnson (professeur de droit à Berkeley et l’un des fondateurs du mouvement de l’Intelligent Design qu’il est possible de ne pas considérer l’évolution comme un fait parce qu’on n’a pas d’explication satisfaisante de son mécanisme est aussi absurde qu’aurait été la position consistant à ne pas considérer comme un fait la rotation de la Terre autour du Soleil jusqu’à la mise au point par Einstein de la relativité générale, sous prétexte que la théorie de Newton ne nous disait pas pourquoi la Terre tournait autour du Soleil mais se contentait de postuler l’existence d’une mystérieuse force d’attraction à distance.

Bien entendu, tous les scientifiques chrétiens (même les plus darwiniens) croient en un créateur. Pour éviter les confusions, le terme de créationniste doit donc désigner ceux qui refusent l’idée que nous partageons un ancêtre commun avec les autres êtres vivants. Les néo-créationnistes sont ceux qui, comme Philip Johnson, refusent de prendre position sur la question.

Les darwiniens sont ceux qui affirment que les mutations dues au hasard et la sélection naturelle sont les principaux facteurs de l’évolution.

Les évolutionnistes non darwiniens sont tous ceux qui affirment que d’autres facteurs que les facteurs darwiniens jouent le premier rôle dans l’évolution. On peut les diviser en cinq écoles :
- Les tenants de l’auto-organisation.
- Les défenseurs d’une « évolution par lois naturelles » et non d’une « évolution par sélection naturelle ».
- Les néo-theilhardiens, pour lesquels l’évolution obéit à une logique interne la poussant vers une complexité croissante.
- Les néo-lamarckiens, pour lesquels certaines mutations ne se font pas au hasard mais en réponse à des changements de l’environnement.
- Les défenseurs d’une évolution non graduelle se produisant grâce à des macromutations coordonnées par le biais d’un apport d’information (dont ils postulent, en général, qu’il se produit à un niveau quantique).

 

Bien entendu, les membres de toutes ces écoles sont évolutionnistes. On ne peut en traiter aucun de néo-créationniste sans tomber dans une grave malhonnêteté intellectuelle. Pourrait-on imaginer de traiter un homme s’étant battu toute sa vie pour la reconnaissance de l’évolution tel que Pierre Teilhard de Chardin de néo-créationniste sous prétexte qu’il croyait que l’évolution était dirigée vers une complexité sans cesse croissante et non livrée aux seules lois du hasard et de la sélection naturelle ?


Lire l'intégralité de l'article.
Voir la conférence (realplayer est requis) de Denis Duboule, membre de l'académie des sciences, sur l'internalisme, alternative au darwinisme.

12/01/2008

CICNS : pertinent ou inquiétant ? ou les deux ?

Le Centre d'Information et de Conseil des Nouvelles Spiritualités (CICNS) tente de montrer combien le gouvernement actuel s'acharne à diaboliser autant de nouvelles spiritualités que possibles, en tout impartialité. Ils prétendent défendre aucun mouvement, aucune doctrine en particulier, mais met en garde le public contre la pensée unique, une certaine manipulation des masses par l'Etat ou les médias. On les accuse dès le début d'être la vitrine soft de la Scientologie ou d'autres "sectes" pour riposter contre la lutte-antisecte. Beaucoup s'inquiètent également de l'indulgence du Président de la République actuel à l'égard de "spiritualités en marge" comme l'Eglise de S...

L'effort à dénoncer les chasses aux sorcières, les dénonciations biaisées et abusives est salutaire. Mais ce n'est pas parce qu'un camp manipule que l'autre ne manipule pas... là est la limite du CICNS, à mon sens. On peut penser aussi que toute cela n'est souvent qu'un conflit d'intérêt (argent, pouvoir, sexe) plutôt qu'un conflit pour la vérité ou le bonheur.


La Miviludes marque dans son rapport (PDF) de 2006 :

[...] Maintenant que la Scientologie se dit « inscrite dans le paysage », sans doute a-t-elle choisi de s’en remettre à d’autres, comme la CAPLC et le CICNS, pour remplir le rôle peu glorieux « d’empêcheur officiel de tourner en rond ». Elle préfère le « politiquement correct », consacrant son énergie à des causes susceptibles de se révéler plus rentables en termes d’image (lutte contre la drogue, droits de l’Homme, humanitaire…) par le biais d’associations plus ou moins affichées comme officiellement liées à son activité, telles que la Commission des citoyens pour les droits de l’Homme
(CCDH), « Non à la drogue, oui à la vie », l’« Association internationale des jeunes pour les droits de l’Homme », « Les ministres volontaires » et « Criminon ». Sous le titre « La Scientologie fait sa promo »115, l’hebdomadaire Marianne décrivait une nouvelle campagne lancée par l’organisation, avec distribution du premier volet d’une série de trois tracts à sa gloire, tirés chacun à un million d’exemplaires. Le journaliste notait que la date de lancement de cette opération coïncidait avec celle du démarrage des travaux de la Commission d’enquête parlementaire, et il concluait en
s’interrogeant : « Aurait-elle (la Scientologie) quelque chose à se reprocher ? »
Certes, la Scientologie n’apparaît pas en première ligne, mais l’analyse attentive des arguments utilisés et des méthodes déployées aux avant-postes par la CAPLC et le CICNS contre la Commission d’enquête parlementaire, laisse à penser qu’elle les a beaucoup inspirés … et plus si affinités.
« Là où les universitaires (sociologues, ethnologues, historiens) et tous les mouvements spirituels minoritaires demandent, depuis de nombreuses années, la possibilité d’un débat contradictoire
dans l’enceinte du Parlement, nos élus au suffrage universel se vantent de l’absence totale de contradiction et de l’unanimité imposée au débat »101. Les propos de sociologues, parfois habilement tronqués, sont aussi régulièrement utilisés pour nier le problème sectaire.


Quelques interview par le CICNS en vidéo :

Sylvie Simon, écrivain et journaliste, auteur de plusieurs ouvrages sur la vaccination et les médecines alternatives. Elle consacre son temps à la diffusion de vérités dérangeantes au sujet des liens entre les intérêts financiers, la santé publique et la politique. Dans cette interview, elle exprime sa révolte devant une politique d'état liberticide :

Christiane Singer, chargée de cours à l'université de Fribourg, puis écrivain. Elle a suivi l’enseignement de Graf Karlfried Dürckheim :




Anne Morelli est historienne. Son parcours universitaire l'a conduite à travailler sur des questions de sociologie des religions. Elle est directrice adjointe du centre interdisciplinaire d'étude des religions et de la laïcité à l'université libre de Bruxelles. Dans cette interview, elle décrit avec éloquence et sans passion - elle est athée - la condition des minorités spirituelles en France et en Europe.




Michel Maffesoli dirige la chaire de sociologie Durkheim à la Sorbonne. Il se dit être "le spectateur attendri de ce qui est" et s'est donné comme tâche de "trouver les mots pour dire notre temps". Il nous parle ici de la place des nouvelles spiritualités et de l'émergence de nouvelles formes de rapports humains dans notre société en mutation.



17/11/2007

Des catholiques sans Dieu

Article sur le site de France 5


Qui sont les catholiques de France ? Un siècle après la séparation de l'Eglise et de l'Etat, Le Monde des religions a établi, en janvier 2007, un diagnostic de la première communauté religieuse de France. Le sondage CSA, réalisé pour la revue, confirme d'emblée la désaffection dont souffre l'Eglise catholique depuis des années.

Ainsi, les Français ne sont plus que 51 % à se déclarer catholiques - contre 67 % en 1994 - et, parmi eux, seule la moitié affirme croire en Dieu. Le constat interroge : que signifie être catholique aujourd'hui ? Ecartant les seuls repères institutionnels, tel le baptême, l'enquête porte davantage sur le sentiment religieux des individus. Une approche qui révèle les nouvelles pratiques et croyances des catholiques, caractérisées par leur diversité et, parfois, leurs contradictions.

Nul besoin, par exemple, pour se déclarer catholique, d'observer régulièrement les rites traditionnels de l'Eglise. La pratique s'individualise, et à la fréquentation des églises (ils ne sont que 17 % à s'y rendre régulièrement), les croyants préfèrent largement la prière. De même, la plupart d'entre eux restent de simples pratiquants. Ils ne sont que 8,5 % à souhaiter s'impliquer dans la vie de la communauté par le truchement d'activités paroissiales, d'actions humanitaires chrétiennes ou de cercles de réflexion spirituels.

Affranchis du dogme, les catholiques, s'ils ont la foi, ne croient pas nécessairement en un Dieu. Un vent de modernité a soufflé sur les fidèles, qui se réfèrent plus aisément à une force, une énergie, un esprit. Un vent qui les pousse à souhaiter que l'Eglise suive également les mutations de la société.

Bien que l'image de Benoît XVI reste bonne - avec 71 % d'opinions favorables, le pape affiche toutefois un score inférieur à son prédécesseur, Jean-Paul II. Alors qu'une très grande majorité de catholiques français souhaitent voir le mariage des prêtres ou l'ordination des femmes autorisés par le Vatican, ils expriment, de la même façon, le désir de voir s'instaurer un dialogue interreligieux, en faveur duquel s'est d'ailleurs exprimé le souverain pontife.

Si les catholiques représentent aujourd'hui - et probablement pour longtemps encore - la première communauté religieuse de France, la question de la transmission de la foi se pose cruellement. Les prêtres, plus de 45 000 en 1970, sont à présent deux fois moins nombreux et les églises se voient contrainte de recruter auprès des laïcs. La culture religieuse se dissout dans une pratique multiforme, moins portée sur les références historiques que sur une affirmation politique. Reste à l'Eglise de s'adapter aux comportements des catholiques nouvelle génération, pour espérer pallier sa perte d'influence et la crise des vocations qu'elle accuse.

Exorcisme et psychiatrie

Vidéo extrait de l'émission "C dans l'air" sur l'exorcisme catholique en France et la collaboration avec des médecins. Cliquer ici.