22.10.2009

l'Ile aux fleurs


Un court-métrage (11 min) humoristique et didactique sur l'être humain et son fabuleux talent de pollueur-destructeur. L'histoire est raconté du point de vue d'un extraterrestre étudiant l'homme dans toute sa splendeur.


21.08.2009

Les villes écologiques


EVAlanxmeerlucht3.jpgsource : LeMonde.fr

Une autre ville est possible. Marleen Kaptein l'a inventée. A Culemborg, au centre des Pays-Bas, dans ce "coeur vert" auquel les Néerlandais tiennent tant, la dynamique sexagénaire fait de bonne grâce visiter son oeuvre : le quartier de Lanxmeer, petite merveille d'urbanisme, d'humanisme et de nature mêlés, qui renvoie la plupart des essais de "villes durables" au rang de grossières ébauches. Une visite rafraîchissante, au moment où les écoquartiers bourgeonnent dans toute l'Europe, notamment en France - pas moins de 160 candidats ont répondu au "concours écoquartiers" du ministère de l'écologie, dont les vainqueurs devraient être annoncés à l'automne.

Ce qui frappe d'abord à Lanxmeer, c'est l'extraordinaire qualité du cadre de vie : des grappes compactes de petits immeubles poussés dans un désordre apparent, un dédale de chemins qui serpentent dans un fouillis savant de jardins luxuriants et d'étangs envahis de roseaux. Pas de voitures, pas de clôtures : une nature habitée. Mais l'essentiel ici est invisible : le quartier de Lanxmeer, avec ses 24 hectares, sa ferme biologique, ses espaces verts en pagaille, ses 40 000 mètres carrés de bureaux, ses trois écoles et ses 250 logements, est entièrement voulu, conçu, géré et entretenu par ses 800 habitants.

L'histoire commence en 1994, à Amsterdam. Costumière de théâtre formée à l'architecture bioclimatique et convertie à la permaculture, cette discipline venue d'Australie qui s'attache à réconcilier activité humaine et écosystèmes naturels, espaces urbains et agricoles, Marleen Kaptein est atterrée par les projets urbains des Pays-Bas. "Le gouvernement prévoyait de construire 800 000 logements, avec des budgets et des critères de qualité très réduits malgré le souci affiché du développement durable", se souvient-elle.

Convaincue que "les gens aiment être responsables de l'endroit où ils vivent", elle décide de "démontrer par l'exemple la viabilité d'un mode de vie écologique et d'une alternative aux logements standards qui nous sont imposés sans qu'on ait notre mot à dire."

Bâtir de toutes pièces un modèle de ville alternative ? Beaucoup auraient renoncé. Pas Marleen Kaptein. A force d'énergie et de conviction, elle crée une fondation, EVA, et attire sous sa bannière un groupe de spécialistes - architectes, urbanistes, scientifiques, experts des questions d'eau et d'énergie - et pas moins de 80 familles prêtes à se lancer dans l'aventure !

De réunions en discussions, la petite bande se prend au jeu et dessine une ville idéale fondée sur la permaculture, mêlant lieux de vie, de travail et de loisirs dans une architecture en harmonie avec la nature, où le cadre de vie favorise l'épanouissement de chacun et l'éveil des enfants.

Ne reste plus qu'à trouver une municipalité assez folle pour leur donner carte blanche. Ce sera Culemborg. Cette ville de 30 000 habitants souhaite alors urbaniser un terrain sensible situé à deux pas de la gare, sur un site de captage d'eau potable. Pas question de laisser la moindre pollution s'infiltrer dans la nappe en sous-sol. Le projet EVA tombe à pic. Pendant des mois, des ateliers de design urbain réunissent équipe municipale, spécialistes de tout poil, promoteurs et futurs résidents. En 1998, enfin, le quartier est dessiné. Pour la toute première fois aux Pays-Bas, un plan urbain a été conçu par ses habitants.

Depuis, il a fait la preuve de sa réussite. Les premiers bâtiments, des immeubles collectifs formant cercle autour de jardins ouverts, datent d'il y a dix ans. Les derniers, de séduisantes villas doublées d'une immense véranda en forme de serre horticole, sont en cours d'achèvement.

Côté écologie, la géothermie, des panneaux solaires et de petites éoliennes permettent un recours minimal aux énergies fossiles - avec en point de mire l'autosuffisance énergétique. Eaux de pluie et eaux usées sont récupérées et purifiées de manière naturelle dans les bassins étanches qui rythment le terrain. Les constructions, parfaitement isolées, font la part belle à l'architecture bioclimatique, aux matériaux non polluants. Les voitures sont tenues à l'écart sur un parking en bordure du quartier qui offre moins d'une place par foyer - mais un système d'autopartage est là pour dépanner.

"Lanxmeer est une démonstration de ce qu'on peut faire pour améliorer l'approche environnementale dans l'urbanisme et la construction, mais ce n'est pas une fin en soi, tempère Marleen Kaptein. L'important c'est que cela forme un paysage agréable et un milieu vivant, dans lequel nous aimons habiter. Nos bassins de rétention d'eau et de filtrage sont efficaces, c'est important, mais ce sont d'abord de beaux étangs."

Côté vie sociale, là aussi, contrat rempli. De la centrale de chauffage à l'entretien des jardins, de la conception des squares à la gestion de l'eau, les habitants s'occupent de tout, en commissions professionnelles ou en groupes informels, aidés par des subventions de la ville de Culemborg là où les services municipaux interviennent d'habitude. Dans la ferme urbaine qui fournit le quartier en produits bio, familles et écoliers viennent s'éduquer aux joies du jardinage et de l'écologie, partager binettes et cueillette, pique-niquer au milieu des moutons.

Une communauté ? Surtout pas. "Je me réjouis de connaître plus de 300 personnes par leur nom à Lanxmeer grâce à ce que nous faisons tous ensemble, alors qu'un Européen moyen est capable de nommer moins de vingt de ses voisins. Mais on n'a pas besoin d'être bons copains, bons voisins, assure la bonne fée du quartier. Personne n'est forcé de participer. Pour ma part, je suis très individualiste... Les quelques insatisfaits qui sont partis ne critiquaient pas le côté participatif, au contraire : ils regrettaient le manque de vie communautaire !"

Une réserve de bobos ? Pas tant que ça. Les prix de l'immobilier sont les mêmes qu'ailleurs à Culemborg. Et pas moins de 30 % de logements sociaux sont disséminés dans le quartier, dont les locataires s'investissent dans la vie collective au même titre que les propriétaires. "On a beaucoup moins de turnover ici que dans le reste de notre parc, remarque Jan van Wiggen, le bailleur social. Les gens s'habituent très vite à ce fonctionnement participatif. Cela démontre que c'est un mode de vie normal, et non un acte militant."

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17.08.2009

Woofing, terre, humanisme

 


Le wwoofing ou woofing, un principe simple :
wwoofing en Inde- huile de coude contre hébergement.
Cette expression vient de : "wwoofer" ; Willing Worker on Organic Farms, travailleur bénévole sur des fermes biologiques.

Faire du wwoofing, c'est :

- partager la vie d'une famille ou d'une communauté sur leur ferme,
- apprendre à jardiner, récolter, fendre le bois, faire mille et un petits travaux, vivre de la terre,
- apprendre une langue étrangère ou tout simplement retrouver le contact avec la nature.
Durée de travail : de 4 à 7 h par jour soit environ 25-30 heures par semaine.
Une éthique bio : Le woofing a été créé dans le but de promouvoir le développement durable en enseignant aux jeunes qui sont intéressés les techniques d’agriculture biologique.

Le wwoofing, comment ça marche ?

Wwoofing en Australie
Pour le WWOOFer :

- nourri et logé contre une participation aux travaux de la ferme (animaux, cultures…).

Une expérience qui permet :

- de découvrir les techniques de l'agriculture biologique,
- de connaître des façons de vivre saines, alternatives,
- d'offrir aux citadins une expérience de la vie et du fonctionnement des fermes,
- de visiter la région en s'intégrant à la vie locale (à l'étranger comme dans son pays).

Pour l’hôte : une expérience unique et inoubliable
Le WWOOFer accueilli participera :
- aux activités (au jardin, au potager, au verger, aux fleurs, aux animaux…),
- à la vie familiale (partager des repas, discuter de la vie rurale... 

(source : voyager-autrement.com)

Pour en savoir plus :
http://www.bioeco.org/docu295

Liens :
Wwoof France

Association internationale de wwoofing

07.06.2009

HOME, le changement écologique

home.jpgJe ne pouvais pas ne pas en parler... Regarder plutôt ce film (1h33) de Yann Arthus-Bertrand, diffusé gratuitement sur le Net jusqu'au 15 juin 2009 :
HOME
documentaire un peu bavard mais splendide par les images, et questionnant par le message : il nous demande de changer de façon de vivre.

Nous vivons une période cruciale. Les scientifiques nous disent que nous avons 10 ans pour changer nos modes de vie, éviter d'épuiser les ressources naturelles et empêcher une évolution catastrophique du climat de la Terre.

Il faut que chacun participe à l'effort collectif et c'est pour sensibiliser le plus grand monde que j'ai conçu le film HOME.


Yann Arthus-Bertrand

Visitez le site officiel de HOME


Voir la presse conférence :

10.01.2009

pierre rabhi sur l'insécurité


La plus grande mutilation que l'on puisse faire à l'homme, c'est de le priver de toute insécurité.


dusaharaauxcevennes.jpgCitation, p.231 Du Sahara aux Cévennes

Né en 1938, Pierre Rabhi est un agriculteur, penseur et écrivain français d'origine algérienne. Croyant, d'abord mulsulman puis chrétien, il arrive à mener une réflexion en prenant du recule vis-à-vis des religions, des institutions et de la machine consumériste. Influencé par les principes de l'agriculture biodynamique initiée par Rudolf Steiner, il crée un mouvement altermondialiste, pour la décroissance et l'agriculture biologique. Sa pensée englobe le travail de la terre autant que les questions politiques et philosophiques qui sous-tendent l'organisation de la société.

Son autobiographie Du Sahara aux Cévennes est une perle littéraire et un magnifique voyage intérieur, de l'Afrique à l'Occident, empreint d'espoir et de poésie.

Voir son blog

 

17.03.2008

Le monde selon Monsanto


arton288.jpgVidéo à voir en urgence ! (visionnage possible jusqu'au mardi 18 mars) Sinon, visionnage payant en VOD

Du continent américain à l'Inde en passant par l'Europe, une enquête magistrale et alarmante sur la multinationale américaine qui commercialise 90 % des OGM dans le monde.
La société Monsanto, multinationale américaine née en 1901 à Saint Louis, dans le Missouri, et d'abord spécialisée dans l'industrie chimique, est devenue en un peu plus d'un siècle le leader mondial des biotechnologies, en particulier sur le marché des organismes génétiquement modifiés (OGM). Elle détient les brevets de 90 % du maïs, du soja, du colza ou du coton transgéniques cultivés dans le monde. Par le biais de rachats successifs, elle est en train de devenir le premier semencier de la planète et, à terme, c'est la chaîne alimentaire tout entière qu'elle pourrait contrôler. Mais c'est d'abord avec le Round Up, son herbicide "total" (longtemps estampillé "biodégradable") qu'elle a commencé, à partir de 1974, à conquérir le monde. On lui doit aussi des produits aussi variés que le terrible agent Orange, massivement déversé sur le Viêt-nam par l'armée américaine, les PCB (pyralène en France, interdit au début des années 80), l'aspartame ou les hormones de croissance (interdites en Europe et au Canada). Monsanto, avertit Marie-Monique Robin, est l'une des entreprises "les plus controversées de l'ère industrielle".
"Nourriture, santé, espoir" : sur son site, la firme de Saint Louis promet une agriculture durable, aux rendements supérieurs, respectueuse de l'environnement. Journaliste d'investigation chevronnée, couronnée du Prix Albert-Londres en 1995, la réalisatrice a décidé de juger sur pièce, y compris en explorant le passé de l'entreprise...
(France, 2007, 90mn)
ARTE F
Réalisateur: Marie-Monique Robin
Voir le documentaire