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18/03/2011

VEOLIA privatise l'eau

WATER-MAKES-MONEY.JPG

Même la pluie excellent long-métrage de fiction (d'Iciar Bollain, Espagne) raconte une histoire autour des révoltes qui ont eu lieu en Bolivie contre une multinationale qui a convaincu le gouvernement de la laisser monopoliser l'eau.

 

La privatisation de l'eau n'est pas étrangère à la France. C'est le thème du documentaire Water Makes Money. Actuellement au cinéma, il sera diffusé sur Arte mardi 22 mars 2011 à 20h40.

 

Suite à la diffusion on ne peut plus populaire du film « Water Makes Money » sous forme de plus de 200 projections (en salles) et plus de 1000 DVD à ce jour, le groupe français VEOLIA, critiqué dans le film, a déposé une plainte contre le film à Paris pour « diffamation ». A l'heure actuelle, il n'est pas encore très clair ce qu'on nous reproche concrètement. Néanmoins, ce qu'à déjà obtenu le groupe c'est que le ministère public français a accédé à la demande de Veolia et a transmis l'affaire à un juge d'instruction. Celui-ci va à présent lancer une enquête policière avec l'aide d'une commission rogatoire étendue à l'Allemagne.

Soutenons les cinéastes contre Veolia :
http://www.watermakesmoney.com/fr/

L'eau, c'est la vie

25/10/2010

Vivre sans l'Euro, Jean-François Noubel





L'euro remplacé par l'échange, les RES, les WEs...

Dans sa région, en Provence, Jean-François Noubel utilise, lui, les RES, une monnaie locale née en Belgique il y a une quinzaine d’année et arrivée en France depuis peu. Il paye ces achats de nourriture dans un magasin bio qui fonctionne avec des RES. Pour le reste? "Soit je rencontre petit à petit des commerçants ou des entreprises qui vont accepter des monnaies libres, comme le RES ou le We, une monnaie d'échange que nous sommes en train de créer, soit je trouve une personne qui accepte d'acheter pour moi un bien en euro en échange de monnaies libres..."

Pour son logement, il échange ces compétences en Intelligence collective et sur les monnaies libres : "La maison que je vais habiter va être louée par les gens avec qui je travaille". Dans quelques semaines, il fermera son compte en banque.

Jérôme Blanc, maître de conférence en économie à l’Université Lumière Lyon2, spécialiste des monnaies parallèles, estime que "s’il existe de plus en plus d'adhérents à des systèmes de monnaies sociales, locales, etc,. Il est difficile, pour l’instant, de vivre durablement sans euro. Ce qui fonde le succès d'une monnaie: c’est la confiance. Or la confiance dans la monnaie est lente et difficile à construire."

Malika Elkord, NouvelObs.com
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Living school — l'école des écocitoyens



"L’éducation actuelle telle qu’elle est proposée ne permet pas de former des citoyens épanouis et responsables mais plutôt de bons exécutants au service d’un système qui reproduit le système. L’école privilégie encore les savoirs et les savoirs faire, mettant de côté ce savoir être pourtant si important, constate Caroline Sost. "On a besoin aujourd’hui de former les enfants non pas à répondre à des exigences mais d’abord à avoir confiance en eux-mêmes, à s'affirmer, à avoir de bonnes relations avec les autres et à se dire que par leur activité, ils ont envie de contribuer à un mieux être sur cette planète", ajoute-t-elle.

Malika Elkord, NouvelObs.com
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10/06/2010

Développement durable & consumérisme

Comment la machine fonctionne-t-elle pour tourner à une vitesse si folle ?
Et comment nous persuade-t-on d'encourager ce fonctionnement ?

Pour voir la vidéo intégrale sous-titré en HD, rendez-vous sur le site officiel :
http://www.storyofstuff.org/international/
(survoler l'étiquette grise SUB avec la souris et sélectionner "français)

La vidéo du chapitre 1 sous-titré français.

Chapitre 2 VOST FR

01/04/2010

Coline Serreau - Solutions Locales

Un documentaire réalisé par Coline Serreau sort le 7 avril en France. Il est soutenu par le réseau Colibris ("pour la Terre et l'humanisme") en lien avec Pierre Rabhi.

Soutenir l'écologie authentique


Solutions locales pour un désordre global - Bande-annonce

22/10/2009

l'Ile aux fleurs


Un court-métrage (11 min) humoristique et didactique sur l'être humain et son fabuleux talent de pollueur-destructeur. L'histoire est raconté du point de vue d'un extraterrestre étudiant l'homme dans toute sa splendeur.


21/08/2009

Les villes écologiques


EVAlanxmeerlucht3.jpgsource : LeMonde.fr

Une autre ville est possible. Marleen Kaptein l'a inventée. A Culemborg, au centre des Pays-Bas, dans ce "coeur vert" auquel les Néerlandais tiennent tant, la dynamique sexagénaire fait de bonne grâce visiter son oeuvre : le quartier de Lanxmeer, petite merveille d'urbanisme, d'humanisme et de nature mêlés, qui renvoie la plupart des essais de "villes durables" au rang de grossières ébauches. Une visite rafraîchissante, au moment où les écoquartiers bourgeonnent dans toute l'Europe, notamment en France - pas moins de 160 candidats ont répondu au "concours écoquartiers" du ministère de l'écologie, dont les vainqueurs devraient être annoncés à l'automne.

Ce qui frappe d'abord à Lanxmeer, c'est l'extraordinaire qualité du cadre de vie : des grappes compactes de petits immeubles poussés dans un désordre apparent, un dédale de chemins qui serpentent dans un fouillis savant de jardins luxuriants et d'étangs envahis de roseaux. Pas de voitures, pas de clôtures : une nature habitée. Mais l'essentiel ici est invisible : le quartier de Lanxmeer, avec ses 24 hectares, sa ferme biologique, ses espaces verts en pagaille, ses 40 000 mètres carrés de bureaux, ses trois écoles et ses 250 logements, est entièrement voulu, conçu, géré et entretenu par ses 800 habitants.

L'histoire commence en 1994, à Amsterdam. Costumière de théâtre formée à l'architecture bioclimatique et convertie à la permaculture, cette discipline venue d'Australie qui s'attache à réconcilier activité humaine et écosystèmes naturels, espaces urbains et agricoles, Marleen Kaptein est atterrée par les projets urbains des Pays-Bas. "Le gouvernement prévoyait de construire 800 000 logements, avec des budgets et des critères de qualité très réduits malgré le souci affiché du développement durable", se souvient-elle.

Convaincue que "les gens aiment être responsables de l'endroit où ils vivent", elle décide de "démontrer par l'exemple la viabilité d'un mode de vie écologique et d'une alternative aux logements standards qui nous sont imposés sans qu'on ait notre mot à dire."

Bâtir de toutes pièces un modèle de ville alternative ? Beaucoup auraient renoncé. Pas Marleen Kaptein. A force d'énergie et de conviction, elle crée une fondation, EVA, et attire sous sa bannière un groupe de spécialistes - architectes, urbanistes, scientifiques, experts des questions d'eau et d'énergie - et pas moins de 80 familles prêtes à se lancer dans l'aventure !

De réunions en discussions, la petite bande se prend au jeu et dessine une ville idéale fondée sur la permaculture, mêlant lieux de vie, de travail et de loisirs dans une architecture en harmonie avec la nature, où le cadre de vie favorise l'épanouissement de chacun et l'éveil des enfants.

Ne reste plus qu'à trouver une municipalité assez folle pour leur donner carte blanche. Ce sera Culemborg. Cette ville de 30 000 habitants souhaite alors urbaniser un terrain sensible situé à deux pas de la gare, sur un site de captage d'eau potable. Pas question de laisser la moindre pollution s'infiltrer dans la nappe en sous-sol. Le projet EVA tombe à pic. Pendant des mois, des ateliers de design urbain réunissent équipe municipale, spécialistes de tout poil, promoteurs et futurs résidents. En 1998, enfin, le quartier est dessiné. Pour la toute première fois aux Pays-Bas, un plan urbain a été conçu par ses habitants.

Depuis, il a fait la preuve de sa réussite. Les premiers bâtiments, des immeubles collectifs formant cercle autour de jardins ouverts, datent d'il y a dix ans. Les derniers, de séduisantes villas doublées d'une immense véranda en forme de serre horticole, sont en cours d'achèvement.

Côté écologie, la géothermie, des panneaux solaires et de petites éoliennes permettent un recours minimal aux énergies fossiles - avec en point de mire l'autosuffisance énergétique. Eaux de pluie et eaux usées sont récupérées et purifiées de manière naturelle dans les bassins étanches qui rythment le terrain. Les constructions, parfaitement isolées, font la part belle à l'architecture bioclimatique, aux matériaux non polluants. Les voitures sont tenues à l'écart sur un parking en bordure du quartier qui offre moins d'une place par foyer - mais un système d'autopartage est là pour dépanner.

"Lanxmeer est une démonstration de ce qu'on peut faire pour améliorer l'approche environnementale dans l'urbanisme et la construction, mais ce n'est pas une fin en soi, tempère Marleen Kaptein. L'important c'est que cela forme un paysage agréable et un milieu vivant, dans lequel nous aimons habiter. Nos bassins de rétention d'eau et de filtrage sont efficaces, c'est important, mais ce sont d'abord de beaux étangs."

Côté vie sociale, là aussi, contrat rempli. De la centrale de chauffage à l'entretien des jardins, de la conception des squares à la gestion de l'eau, les habitants s'occupent de tout, en commissions professionnelles ou en groupes informels, aidés par des subventions de la ville de Culemborg là où les services municipaux interviennent d'habitude. Dans la ferme urbaine qui fournit le quartier en produits bio, familles et écoliers viennent s'éduquer aux joies du jardinage et de l'écologie, partager binettes et cueillette, pique-niquer au milieu des moutons.

Une communauté ? Surtout pas. "Je me réjouis de connaître plus de 300 personnes par leur nom à Lanxmeer grâce à ce que nous faisons tous ensemble, alors qu'un Européen moyen est capable de nommer moins de vingt de ses voisins. Mais on n'a pas besoin d'être bons copains, bons voisins, assure la bonne fée du quartier. Personne n'est forcé de participer. Pour ma part, je suis très individualiste... Les quelques insatisfaits qui sont partis ne critiquaient pas le côté participatif, au contraire : ils regrettaient le manque de vie communautaire !"

Une réserve de bobos ? Pas tant que ça. Les prix de l'immobilier sont les mêmes qu'ailleurs à Culemborg. Et pas moins de 30 % de logements sociaux sont disséminés dans le quartier, dont les locataires s'investissent dans la vie collective au même titre que les propriétaires. "On a beaucoup moins de turnover ici que dans le reste de notre parc, remarque Jan van Wiggen, le bailleur social. Les gens s'habituent très vite à ce fonctionnement participatif. Cela démontre que c'est un mode de vie normal, et non un acte militant."

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11:48 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ville, écologie, urbanisme