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20/05/2011

Avoir tort

Que l'on soit adepte d'une religion ou de la science la plus matérialiste, on peut facilement tomber dans le piège d'avoir raison et de mépriser nos adversaires qui ont de fait tort. Si la science progresse, si la connaissance de l'humanité grandit, c'est bien que les postulats et les analyses précédents étaient faux, du moins en parti. Si nous réalisons que l'humanité, du moins la connaissance, évolue constamment, nous pourrons peut-être commencer à avoir tort, et à se sentir bien avec cet état propre à l'humain.

Voir la conférence TED : A propos de nos erreurs

18/05/2011

Violence : la libération de l'homme


Tony porter est un éducateur et un militant contre la violence faite aux femmes reconnu de par le monde.
Voici son appel aux hommes :
(sous-titrages français dans le menu inférieur)


Qu’est-ce qu’on peut transmettre aux jeunes hommes ?

Que c’est juste de ne pas dominer,
d’avoir des sentiments,
d'être seulement copains avec des femmes,
d’être entier…

La libération des hommes dépend de la libération des femmes.

27/04/2011

Lumière - documentaire de Straubinger

Bande-annonce :


Commentaires du réalisateur :
[…] Il me faut toutefois insister sur le fait qu'il ne m'importe pas de « retourner » le spectateur sceptique. Mon film est le résumé d'une recherche de plusieurs années, une recherche qui m'a transformé. Je n'attends cependant pas cela du spectateur. Le scepticisme est permis et même souhaité, mais il ne doit pas se transformer en étroitesse d'esprit. […]

Critique #1 : « LUMIERE »  encourage à renoncer à la nourriture et fait de la propagande pour l’anorexie.

[…] A plusieurs reprises, mon film met en garde directement et indirectement contre les expériences individuelles ou faites avec légèreté. Il n'aborde pas seulement le thème des cas mortels. Il insiste aussi explicitement sur le fait que le corps peut subir de graves dommages si on se lance dans le renoncement à la nourriture par ambition ou comme une fin en soi, et cela même si on y croit.

[…] Lorsque le lauréat du prix Nobel de physique Brian Josephson me dit dans l'interview :
« Tant qu'elle ignorera les effets spirituels, la science physique sera dans un cul de sac », il est raillé comme ésotérique par les matérialistes. Il est pourtant sur la même ligne que d'autres lauréats du Nobel de physique tels que Wolfgang Pauly ou Erwin Schrödinger.

Dans ce sens, mon film n'est pas un plaidoyer pour l’ « inédie », mais pour l'ouverture d’esprit et la remise en cause de la vision matérialiste du monde.

source : http://www.jupiter-films.com/fiche-actualite.php?id=14

Interview filmé (14 mn):


30/03/2011

Pas d'interdiction des plantes médicinales

source : futura-sciences

Les plantes médicinales seront-elles bientôt interdites ? Si les rumeurs vont bon train, la réalité est moins tranchée ! Quelques explications semblent nécessaires sur ce sujet polémique.

Depuis quelques semaines, des rumeurs se répandent sur la toile, affirmant qu’une nouvelle loi allait interdire la commercialisation et l'usage des plantes médicinales, dès le 30 avril 2011. Pourtant, un nouveau projet de loi européen sur le sujet étant introuvable sur le site de la Commission européenne, on peut s’interroger sur la véracité de cette information.

Appelée Traditional Herbal Medicinal Product Directive, la directive européenne, citée par les multiples pétitions alarmistes, existe réellement, mais avait été adoptée en 2004 (sous la référence 2004/24/CE). Elle visait à encadrer de façon plus règlementée les autorisations de mise sur le marché des « médicaments à base de plantes », sans toutefois demander de nouveaux tests prouvant leur efficacité. En effet, selon les textes, « l'ancienneté du médicament [à base de plantes] permet de réduire la nécessité de réaliser des essais cliniques puisque son efficacité est plausible du fait de l'ancienneté de l'usage et de l'expérience ».

Les tisanes ne seront pas interdites !

Pour s’assurer de l’innocuité et de l’efficacité des plantes médicinales, la directive prévoit alors que celles-ci aient été utilisées depuis plus de trente ans, dont plus de quinze ans au sein de l’Union européenne. Il suffit alors aux producteurs ou aux distributeurs de ces plantes de le prouver… avant le 30 avril 2011 ! Un coup dur probable pour les petits producteurs qui n’ont pas les moyens nécessaires pour effectuer ces démarches, mais qui auront toutefois la possibilité de les vendre, non comme « médicament », mais comme « complément alimentaire » (qui sont eux contrôlés par l'Autorité européenne de sécurité des aliments, l'Efsa).

La verveine et la camomille de nos tisanes seront donc toujours en vente, de même que les 148 plantes médicinales inscrites à la pharmacopée (disponibles hors pharmacies). Les plantes considérées comme potentiellement dangereuses, celles-là mêmes concernées par la directive, sont d’ailleurs déjà vendues uniquement par les pharmaciens.

Car les plantes médicinales possèdent pour la plupart des molécules actives, qui peuvent avoir des effets thérapeutiques intéressants (les molécules contenues dans les médicaments sont d’ailleurs pour la plupart issues de plantes). Mais malgré leur utilisation millénaire, qui peut leur donner une légitimité aux yeux des consommateurs, cela ne les exempt pas d’effets secondaires possibles, potentiellement dangereux (leur recherche est d’ailleurs obligatoire pour les médicaments).

Une FAQ de la Commission européenne (en anglais) répond aux questions sur la réglementation des plantes médicinales.

23/03/2011

(Japon) Ryu Murakami ou les bienfaits de l'insécurité


Ryu Murakami, romancier, avait écrit un roman où un collégien déclarait au Parlement japonais : “Il y a tout dans ce pays. On a tout ce dont on a besoin. La seule chose que l'on n'a pas, c'est l'espoir.”

Aujourd'hui, le romancier pense qu'on peut dire le contraire : pénurie de nourriture, d'eau et de médicaments. Pénurie de biens et d'énergie même à Tokyo.
“Notre mode de vie est menacé, le gouvernement et les entreprises d'utilité publique n'ont pas trouvé de solution.”

“Mais pour tout ce qu'on a perdu, l'espoir est en fait la chose que les Japonais ont retrouvé. […] nous qui avons été empoisonnés par notre propre prospérité, avons planté à nouveau la graine de l'espoir.”

Murakami a choisi de ne pas fuir Tokyo et de croire.

L'article intégral en anglais (NY Times)

18/03/2011

VEOLIA privatise l'eau

WATER-MAKES-MONEY.JPG

Même la pluie excellent long-métrage de fiction (d'Iciar Bollain, Espagne) raconte une histoire autour des révoltes qui ont eu lieu en Bolivie contre une multinationale qui a convaincu le gouvernement de la laisser monopoliser l'eau.

 

La privatisation de l'eau n'est pas étrangère à la France. C'est le thème du documentaire Water Makes Money. Actuellement au cinéma, il sera diffusé sur Arte mardi 22 mars 2011 à 20h40.

 

Suite à la diffusion on ne peut plus populaire du film « Water Makes Money » sous forme de plus de 200 projections (en salles) et plus de 1000 DVD à ce jour, le groupe français VEOLIA, critiqué dans le film, a déposé une plainte contre le film à Paris pour « diffamation ». A l'heure actuelle, il n'est pas encore très clair ce qu'on nous reproche concrètement. Néanmoins, ce qu'à déjà obtenu le groupe c'est que le ministère public français a accédé à la demande de Veolia et a transmis l'affaire à un juge d'instruction. Celui-ci va à présent lancer une enquête policière avec l'aide d'une commission rogatoire étendue à l'Allemagne.

Soutenons les cinéastes contre Veolia :
http://www.watermakesmoney.com/fr/

L'eau, c'est la vie

09/03/2011

Les bisounours spirituels sans instinct

 

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A trop chercher la transcendance ou l’union cosmique, il nous arrive de planer trop longtemps dans les sphères célestes. Ainsi des approches non-duelles comme le Dzogchen propose de ne rien chercher et de ne rien pratiquer (attention, on plane beaucoup chez les Dzogchen aussi…).

A trop chercher l’amour absolu ou l’harmonie sociale, il nous arrive de tomber dans la bonté mièvre. Nous devenons des bisounours spirituels. Ce qui nous différencie des bisounours tout court, c’est le fait de rabâcher des théories « profondes » ou les mots empathie et bienveillance.

En dehors de l’aspect parfois repoussant du bisounours, ce qui devient embarrassant dans cet état d’être et la perte de l’instinct animal chez l’homme et la femme.

Oui, à trop vouloir l’innocence, nous perdons l’instinct. L’instinct au niveau supérieur devient clairvoyance. Sans cette dernière, le bisounours sombre dans l’obscurité.

Il semble que cette obsession de la bonté agit comme un filtre qui distord la perception des choses. Toute chose devient bisounours.

Cette perte du flair primitif est le sujet du best-seller Femmes qui courent avec les loups. L’auteure nous crie : « perdez votre innocence, reprenez votre instinct ! »

Il est bien sûr, tout à fait possible d’avoir un sens de la transcendance et en même temps de percevoir en soi et en l’autre l’ombre, le mal et la perversion. En tout cas, rien ne presse. L’instinct nous alerte du chantage affectif, des imposteurs, des manipulateurs, des pervers narcissiques et autres prédateurs sociaux, religieux ou politiques.

La bisounoursitude c'est ne plus pouvoir reconnaître et exprimer notre colère, notre tristesse, notre peur, tout ce qui peut avoir une connotation négative ou de vulnérabilité. Tout ce qui peut ternir l'image de nous-mêmes. Ainsi, nous perdons la lucidité fondamentale. Et c'est donc un long apprentissage de pouvoir accueillir notre vulnérabilité, notre ombre et de voir la beauté en nous.

L’instinct couplé à la conscience est synonyme d’autonomie.