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05/11/2010

Mystiques et Etoile de David

 

Il y a deux mystiques : celle qui trouve l'indicible loin de la matière et celle qui la trouve en plein coeur de celle-là.
Origine inconnue

 

Une des interprétation de l'Etoile de David : l'union du céleste et du terreste.
Le triangle vers le bas est le divin qui s'incarne dans la matière. C'est aussi deux mouvements :

- matérialiser l'esprit (triangle vers le bas)

- spiritualiser la matière (triangle vers le haut)

 

02/11/2010

Machos ou créatifs culturels ? audio


Entretien exclusif avec Patrice van Eersel, réalisé par François Watel.
31 min


podcast

A la fin de l'entretien, Patrice Van Eersel évoque la distinction faite par Jean-Pierre Worms entre les créatifs culturels (2/3 féminins) adeptes de l'introspection et les alter-créatifs (plutôt masculins) qui se méfient de ces "histoires de bonnes femmes".

Popularisé par l’étude du sociologue Paul Ray et de la psychologue Sherry Anderson, le concept de Créatifs Culturels (dans le sens de « créateurs de nouvelles cultures »), selon laquelle 24% des Nord-Américains ont fondamentalement muté, rebondit en Europe dix ans plus tard. L’étude française vient de sortir (éd. Yves Michel - voir son blog). Les CC français sont 17%. Et les Alter-Créatifs 21%. Patrice van Eersel, rédacteur en chef de Nouvelles Clés, nous dit pourquoi la différence entre ces deux groupes tient à l’ouverture plus ou moins grande à l’introspection et à la spiritualité. (NouvellesClés)

Lire : Êtes-vous un créatif culturel ?

01/11/2010

Une éducation adaptée aux garçons


L'école est fondée sur le séquentiel, le verbal. On explique les choses plus qu'on ne les montre. Or les garçons ne sont à l'aise que dans le visuo-spatial.» Pour couronner le tout, depuis la maternelle, ils sont immergés dans un environnement 100% féminin, de la maîtresse à la baby-sitter, et trop rares sont les hommes qui prennent en charge les devoirs. De quoi leur faire croire que le savoir est tenu par les femmes.

Enfin, dans ce monde hyperféminisé, il est bon de faire intervenir au maximum le père, ou tout autre modèle masculin suscitant une identification positive. D'où l'idée séduisante du tutorat «entre hommes».

Les garçons ne disposent d'aucun rite de passage (contrairement aux filles avec leurs premières règles), rappelle Jean-Louis Auduc. Pourquoi ne pas en instaurer, à l'entrée au collège (à 10 ans) et en seconde, au lycée, sous forme de cérémonie ou rite d'intégration? Voilà qui les pousserait à grandir.»

Extraits de Les garçons sexes faibles à l'école

25/10/2010

Vivre sans l'Euro, Jean-François Noubel





L'euro remplacé par l'échange, les RES, les WEs...

Dans sa région, en Provence, Jean-François Noubel utilise, lui, les RES, une monnaie locale née en Belgique il y a une quinzaine d’année et arrivée en France depuis peu. Il paye ces achats de nourriture dans un magasin bio qui fonctionne avec des RES. Pour le reste? "Soit je rencontre petit à petit des commerçants ou des entreprises qui vont accepter des monnaies libres, comme le RES ou le We, une monnaie d'échange que nous sommes en train de créer, soit je trouve une personne qui accepte d'acheter pour moi un bien en euro en échange de monnaies libres..."

Pour son logement, il échange ces compétences en Intelligence collective et sur les monnaies libres : "La maison que je vais habiter va être louée par les gens avec qui je travaille". Dans quelques semaines, il fermera son compte en banque.

Jérôme Blanc, maître de conférence en économie à l’Université Lumière Lyon2, spécialiste des monnaies parallèles, estime que "s’il existe de plus en plus d'adhérents à des systèmes de monnaies sociales, locales, etc,. Il est difficile, pour l’instant, de vivre durablement sans euro. Ce qui fonde le succès d'une monnaie: c’est la confiance. Or la confiance dans la monnaie est lente et difficile à construire."

Malika Elkord, NouvelObs.com
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Living school — l'école des écocitoyens



"L’éducation actuelle telle qu’elle est proposée ne permet pas de former des citoyens épanouis et responsables mais plutôt de bons exécutants au service d’un système qui reproduit le système. L’école privilégie encore les savoirs et les savoirs faire, mettant de côté ce savoir être pourtant si important, constate Caroline Sost. "On a besoin aujourd’hui de former les enfants non pas à répondre à des exigences mais d’abord à avoir confiance en eux-mêmes, à s'affirmer, à avoir de bonnes relations avec les autres et à se dire que par leur activité, ils ont envie de contribuer à un mieux être sur cette planète", ajoute-t-elle.

Malika Elkord, NouvelObs.com
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21/10/2010

L'amour face à Narcisse et la tyrannie du Bien

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Narcisse est amoureux de son image idéalisée. Son culte de son faux-Soi ne lui interdit pas seulement d'aimer un autre être, mais aussi, en dépit de toutes les apparences, d'aimer le seule être qui soit entièrement entre ses mains : lui-même.
Alice Miller




Une des grandes découvertes que j'ai enfin assimilée cette année est la fameuse notion que j'appellerais “amour total de soi”. Expression pompeuse, exagérée, utopique… les jugements peuvent fuser.

Je la rencontre d'abord dans le livre L'Avenir du drame de l'enfant doué de la psychologue Alice Miller. Elle y évoque premièrement le narcissisme comme une fixation sur les traits et les qualités de soi que l'on croit bien, alliée à l'intention de les préserver ou de les développer, tout en niant les facettes de soi que l'on croit mauvaises.
Ce qui revient à se couper soi-même en deux, une partie étant haïe ou dissimulée.

Vous imaginez déjà ce qu'est "l'amour total de soi". J'ai rencontré il n'y a pas si longtemps une thérapeute (association Être-Bien) à la méthode "impolie". Là où les personnes "bien intentionnées" veulent être aidantes, compassionnées, éveillées, elle fait dire à ses clients des phrases comme : “je suis mauvais, je suis méprisant, et c'est ok”. Tout d'un coup, c'est l'acceptation de sa propre imperfection, de sa propre… humanité ! Tout d'un coup, la pression tombe. La barre était si haute !

Encore une fois, voulons-nous nous juger bon ou mauvais, ou allons-nous décider de faire le grand saut vers l'accueil à bras ouvert de notre propre ombre, de notre pas-beau (Clarissa Pinkola Estés), de nos démons, du Diable ?
Peut-être en faisant ce grand saut, c'est le "grand juge intérieur" que nous licencions. C'est le tribunal de Narcisse qui ferme boutique. Et petit à petit, les décrets "je dois être courtois", "il faut être bienveillant" s'effacent ou se transforment sur la grande ardoise du surmoi. Prennent place les banderoles "je suis violent, et c'est ok", "je suis arrogant, et je m'aime". Là-bas on ose même déclarer : "je suis haineux, et les autres m'aiment" !

Les nombreux interdits issus de toutes parts nous ligotent. Lorsque nous laissons à nos dogmes à terre, nous entamons le chemin de la mystique, où l'ego n'est plus seigneur mais vassal. Il est l'outil et non la main. Quantiquement parlant, il est à la fois la main et l'outil : il ne comprend plus, il n'a pas à comprendre. Quelle soulagement de pouvoir déranger, crier, critiquer, mentir, d'avoir peur ! De pouvoir être faible, vulnérable, égoïste, imparfait.

J'entends un pèlerin zélé marmonner "Ça ne va pas, il faut avancer, faire des progrès". Je lui réponds : "repose-toi, souffle un peu. Prends toi dans les bras. Tu n'es pas un saint pourtant tu es aimable, même si tu n'avances pas, même si tu ne deviens pas un saint."

Dans cette situation, le moi a de quoi paniquer, et je vois pointer le Soi avec son sourire non-duel. Ce n'est pas un sourire ironique.

Mais j'en vois déjà qui s'attroupent pour la contre-révolution. "C'est la porte ouverte à la haine et à la violence sans limite," protestent-ils. Eh bien non je ne céderai aucunement à la tyrannie du bien.

Les facettes de l'être sont toutes les bienvenues, sans être fusionnée en un miasme indivisible et divin. Nos capacités de discernement ne sont pas rejetées. Ni nos idéaux, ni nos vices. Ils prennent simplement une dimension moins épique, moins manichéenne. Ils sont simplement des visions du monde, des saveurs de l'expérience humaine dans laquelle nous cessons de juger les erreurs.

D'une part, accueillir son côté sombre est en même temps explosif et source de sérénité. Si l'on est en paix avec sa propre ombre, on est plus à même d'accepter le pas-beau des autres. D'autre part, l'abandon des décrets coercitifs permet d'explorer ses propres besoins, notamment de respect mutuel, de joie, de partage… qui peuvent se traduire par : "je ne souhaite pas insulter mes proches, mes collègues ou la police", plutôt que "je ne dois pas insulter mon prochain, c'est mal". Ces différents besoins sont à gérer avec les besoins de reconnaissance (de sa propre souffrance) et de compréhension, qui amènent à l'agressivité (rentrée ou manifeste) lorsqu'on ne s'en est pas occupés durant trop longtemps et que le vase va déborder. Vaste sujet des besoins à développer notamment en psychologie humaniste et CNV.

Donc à la fois j'accepte et je m'aime quand je déborde de colère et d'agressivité, et je me connecte à mes aspirations — si je les ai — au respect, à l'empathie, à la compréhension, à la douceur, au bien-être. Au lieu d'une obéissance à des principes dogmatiques, je me laisse porter par un élan du coeur. Ce qui mène progressivement à un certain équilibre et non à une escalade de haïne. J'aime mon côté sombre, puis celui des autres. Et petit à petit, mes sentiments et mes réactions de haine et de violence s'atténuent dans une certaine mesure — dans la mesure où mes blessures sont apaisées, même si elles ne seront probablement jamais complètement effacées en l'espace d'une vie.

20/10/2010

Les sentiments dans le tronc cérébral

Je suis désormais persuadé que les fondements de la conscience ne se situent pas dans le cerveau, mais dans le tronc cérébral. On a longtemps cru que cette structure, située au-dessus de la moelle épinière, était un simple centre de passage des voies motrices et sensitives qui relient le corps et le cerveau. Mais elle se révèle bien plus essentielle que cela : c'est à son niveau que prennent naissance les sentiments primordiaux — par exemple ceux du plaisir ou de la douleur.

10/10/2010 — Antonio Damasio, neurobiologiste, l'émotion source de la conscience