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16/04/2015

Mourir à l'hôpital avec Hypnovel

Article publié initialement le 28/10/2010

MAJ avril 2015
Nous avons tous besoin de temps et de certaines conditions pour pouvoir faire notre deuil ou plutôt dire "au revoir" et soulager notre peine. A lire les commentaires, il semble que des équipes médicales ne prennent pas en compte l'aspect humain, non seulement du patient mais aussi de ses proches. Est-ce un autre signe du paradoxe français où cohabitent médecine hyper-matérialiste et homéopathie ?

Egoïste ?
Le mourant est-il égoïste d'espérer avoir le temps de dire adieu ?
Les proches sont-ils égoïstes de vouloir passer du temps avec l'être cher qui va bientôt les quitter ? Et s'insurger quand ils pensent qu'on a précipité sa mort sans concertation ?
Le docteur ou l'infirmier qui met fin à la vie d'un mourant, parce qu'il ne supporte pas la vue de l'agonie, du trépas qui s'approche lentement, parce qu'il veut soulager son mental, sa charge de travail. Est-il égoïste ? Le corps médical est-il un garage où les corps sont réduits à des machines valides ou invalides ?

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Je le fais dans l'autre sens : le mourant, torturé par la douleur, est-il égoïste de vouloir mettre fin à ses jours ? Parfois ouvertement, ou peut-être aussi avec la complicité très discrète d'une infirmière ou d'un médecin…
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Aujourd'hui des voix s'élèvent pour légaliser l'euthanasie. Lorsque tout le monde est consentant, c'est une chose. Mais lorsqu'il y a un besoin pressant de parole et de contact, pourquoi agir sans prévenir ? Je suis ahuri de lire un chrétien presque approuver l'euthanasie. Dans ce pays à la fois fortement athé et religieux, la mort est tabou et son rapport à elle difficile voire impossible. Peut-être sommes-nous à l'aube d'un changement de perception…

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Je viens de recevoir par email un témoignage d'accompagnement de fin de vie. Je vous en livre l'intégralité :


 J’aimerais partager avec vous l’expérience que j’ai faite lors de l’accompagnement de ma mère mourante jusqu’au jour de ses funérailles.

 

  En tant que croyants, personnes engagées sur un chemin spirituel, ou humanistes laïques, nous sommes conscients de l’importance d’accompagner au mieux un être cher lors des derniers instants de sa vie et de son départ pour l’au-delà.

 

 Les recommandations traditionnelles concernant l’accompagnement des mourants  insistent sur la nécessité de créer un climat le plus harmonieux et rassurant possible  afin d’aider la personne mourante à trouver la paix et l’élévation de son esprit,  d’éviter les médicaments qui obscurcissent la conscience, et de laisser le corps reposer le plus tranquillement possible les instants (heures ou jours) qui suivent le moment de la mort.

 

  Or j’ai été confrontée aux difficultés de respecter ces recommandations dans un milieu hospitalier, et d’autant plus que je n’étais pas avertie des coutumes et protocoles de la médecine et des pompes funèbres.

 

   La première nuit que ma mère passa à la clinique, fatiguée par les deux nuits précédentes que j’avais passées à la veiller, et sûre que l’on s’occuperait bien d’elle, je la laissai seule. Au matin je la trouvai dans un état lamentable, son voisin m’apprit qu’on l’avait laissée appeler toute la nuit.  Je garderai toute ma vie le regret de cette nuit d’angoisse, réminiscence de la déportation, qu’il aurait été si facile de lui éviter par l’administration d’un tranquillisant ou d’un somnifère. Mais les infirmières ne sont pas habilitées à donner un médicament sans l’aval d’un médecin, lequel ne passe qu’une fois auprès des malades entre 20h et 6 h !

 

  A deux, nous assumerons une présence constante les jours suivants.

 

   Les huit jours passés à la clinique m’ont permis de constater à quel point le personnel soignant était dans l’impossibilité d’assumer une présence constante, attentive et bienveillante auprès des malades, et combien il était nécessaire qu’une (ou plusieurs) personne, ayant la pleine confiance du malade, puisse rester auprès de lui.

 

   Je demandai au médecin qu’un léger tranquillisant soit donné à ma mère le soir, en lui précisant qu’elle n’avait jamais pris le moindre psychotrope de sa vie. Il acquiesça en me disant qu’il allait lui donner un tranquillisant  injectable.

 

   Il me fallu plusieurs jours, et l’aide d’une cousine carmélite chargée de l’accompagnement des mourants, pour comprendre que le médicament donné à ma mère comme tranquillisant, était en fait un anesthésiant qui plonge le malade dans l’inconscience,  et induit arrêt respiratoire ou arrêt cardiaque.

   Normalement réservé aux cas « d’extrême détresse psychique et physique des personnes en fin de vie » il est de plus en plus souvent utilisé pour les personnes en fin de vie, pour une mort « plus propre » et sans que l’assentiment des familles ne soit demandé.

 

  Sur les conseils du pharmacien du couvent des carmélites,  je demandai l’arrêt de ce médicament  « l’Hypnovel »  les deux derniers jours de vie de ma mère.

 

  Ma mère n’était ni en détresse physique et encore moins en détresse psychologique, elle n’avait pas peur de la mort, et c’est très sereine qu’elle abordait les derniers jours de sa vie. Croyante, elle avait lu et entendu de nombreux enseignements sur le moment de la mort, tant chrétiens que bouddhistes, et était prête à se les remémorer. Et ces derniers moments étaient très précieux pour une ultime rencontre profonde et authentique avec ses proches.

   Or tout cela lui fût en partie volé  par la prescription inutile de ce médicament, lequel obscurcit sa conscience,  puis la fit sombrer dans un état semi comateux.

 

   La sœur  Carmélite m’affirma que, lors des nombreux accompagnements de mourants qu’elle avait vécu, toutes les souffrances, tant physiques que psychologiques, avaient pu être apaisées avec un peu de morphine et des tranquillisants. Les chrétiens, tout comme les musulmans et les bouddhistes, aspirent à ce que les personnes mourantes restent conscientes le plus longtemps possible.

 

    Malheureusement, pour beaucoup de médecins laïques d’aujourd’hui, les valeurs de conscience et de vie intérieure ne font plus sens, seules comptent l’annihilation de la souffrance et la « mort propre ». Aussi sommes nous obligés d’être particulièrement vigilants quant aux derniers soins qui sont donnés à nos proches.

 

  L’hospitalisation à domicile présente de nombreux avantages pour accompagner au mieux un proche en fin de vie. Il existe de plus en plus d’organismes prenant en charge toute l’organisation nécessaire.

  

   Ma mère nous quitta au matin du vendredi saint.

 

   Je demandai que son corps soit ramené dans la maison familiale, et déposé sur un lit réfrigérant.

 

  Il me fallut joindre plusieurs entreprises de pompes funèbres car toutes ne sont plus en mesure de fournir des tables réfrigérantes, méthode traditionnelle de conservation des corps. Le protocole de conservation au formol, acte intrusif éloigné des recommandations traditionnelles demandant de respecter le repos du défunt qui vient juste de mourir,  devenant de plus en plus la norme.

 

   Je demandai à ce qu’elle soit manipulée le plus doucement possible et, son corps devant être conservé six jours, j’acceptai qu’une injection minimale de formol lui soit administrée au soir du deuxième jour, remettant également à ce jour l’habillage. 

 

 Un dernier point que j’aimerais partager avec vous.   Dès que je sus que les jours de ma mère étaient comptés, je fis venir un prêtre qui lui administra l’extrême onction ou sacrement des malades. Je fus impressionnée par la puissance et la profondeur de ce sacrement qui  lui apporta une grande paix.    

 
  Chers amis, chers parents,  j’espère qu’en partageant cette expérience avec vous,  je permettrai à certains d’entre vous d’éviter les erreurs que j’ai faites, erreurs particulièrement douloureuses à assumer.

20/10/2010

Les sentiments dans le tronc cérébral

Je suis désormais persuadé que les fondements de la conscience ne se situent pas dans le cerveau, mais dans le tronc cérébral. On a longtemps cru que cette structure, située au-dessus de la moelle épinière, était un simple centre de passage des voies motrices et sensitives qui relient le corps et le cerveau. Mais elle se révèle bien plus essentielle que cela : c'est à son niveau que prennent naissance les sentiments primordiaux — par exemple ceux du plaisir ou de la douleur.

10/10/2010 — Antonio Damasio, neurobiologiste, l'émotion source de la conscience

06/10/2010

NDE : le grand retour


Le documentaire Le Grand retour (55 min) est disponible librement sur la toile :




Bonne nouvelle : Deadline dernière limite du Dr Jean-Pierre Jourdan vient de paraître en version Poche.

26/09/2010

Fractales : l'ordre du chaos


Un nouveau paradigme est né avec les fractales. Un paradigme où ce qui semblait désordonné est représentable par une équation mathématique simple. Un paradigme qui propose de sortir de la géométrie euclidienne : la géométrie fractale => la dimension fractale. Les fractales désignent surtout un schéma qui se retrouve partout dans la nature.

Il y a quelque temps je publiais une note sur la relativité d'échelle qui repose sur l'espace-temps fractal. Je citais un passage du livre Deadline : dernière limite sur les NDE/EMI de Jean-Pierre Jourdan. Voici un documentaire qui retrace la découverte des fractales et leurs applications :





Art vidéo, chakras et fractales

18/11/2009

documentaire NDE / EMI


Je relaye un message du docteur Jean-Pierre Jourdan :

Une bonne nouvelle pour celles et ceux qui n'ont pu visionner le documentaire  d'Éric Robin et Cyril Besnard "Le Grand Retour" :
vous pourrez le voir dans son intégralité sur la page suivante :


http://vimeo.com/7493897

avec comme mot de passe pour y accéder : ndemi

A travers plusieurs témoignages, ce documentaire aussi sensible qu'intelligent réussit l'exploit d'exposer les EMI sous tous leurs aspects, en dédramatisant le sujet et en montrant aussi bien le côté humain -et humaniste- de ces expériences que l'énigme qu'elles représentent pour la science.

Bien qu'aucune explication satisfaisante ait pu leur être apportée à ce jour, l'existence de ces expériences est aujourd'hui reconnue par l'ensemble de la communauté médicale et scientifique.

Elles représentent un bouleversement existentiel pour celles et ceux qui les ont vécues, autant qu'une énigme pour les médecins qui y sont confrontés et les scientifiques qui essaient de les comprendre. A ces titres, elles peuvent et doivent être étudiées de la manière la plus rigoureuse qui soit, en restant à l'écart de toute interprétation prématurée ou réductrice.

Le Dr Frédéric Joye, médecin urgentiste et moi-même présentons donc dans ce documentaire les grandes lignes du protocole de recherche hospitalière que nous allons proposer en 2010 aux hôpitaux français, dans le cadre de l'association IANDS-France.

16/10/2009

Openmoney : projection, débat


Mon très sympathique ami Phyrezo, bloggeur de blog.phyrezo.org propose de vous inviter (sur Paris) à la projection de The Money Fix d'Alan Rosenblith, documentaire (VOST français) sur les enjeux de notre système monétaire actuelle, et de nouvelles formes de monnaies papier ou virtuelles, locales, communautaires et/ou alternatives qui se dessinent. La projection sera précédée ou suivie d'une petite discussion informelle (plus qu'un débat comme il le dit, pour y avoir été)
Vous pouvez laisser vos disponibilités sur la page doodle

Voir la bande-annonce (sans sous-titre) :


Je vous copie le mail qu'il m'a envoyé récemment :

J'annonce, à qui veut bien m'entendre, qu'une lame de fond est en train de se former, et que le système monétaire en sera profondement boulversé. Mais au-delà de la monnaie, c'est la société entière qui se transforme, car, comme le dit jf Noubel: "la monnaie est une architecture invisible de notre société"

nous percevons quelques bribes venant du haut de la pyramide : on parle monnaie au G20, même Fillon serait favorable à une régulation des monnaie selon le Monde, certain media, pourtant officiels, comme The Independent en viennent à se perdre dans des soi-disant théories du complot ...

mais pour la majorité d'entre nous, cela reste aussi obscur que de l'hawali, car comme le disait l'économiste J-K Galbraith
"The study of money, above all other fields in economics, is one in which complexity is used to disguise truth or to evade truth, not to reveal it."  (1975, juste après la décorellation du US$ et de l'or)

24/07/2009

L'univers est Un…


niels-bohr_einstein.jpg[...] L'Univers n'est pas un ensemble d'objets

A la fin des années 1960, deux chercheurs, Simon Kochen et Ernst Specker, ont montré que la mécanique quantique prédisait d’autres bizarreries peu compatibles avec une telle vision.

Si des théories déterministes non locales étaient encore possibles, elles ne pouvaient pas être non contextuelles car le théorème aujourd’hui connu sous le nom de Kochen-Speker (KS) établissait que le formalisme de la théorie quantique impliquait une contextualité.

Mais qu’est-ce que la contextualité ?

C’est une propriété de la mécanique quantique qui appuie les conceptions de Bohr et renforce l’idée que le monde n’est fondamentalement pas dans l’espace et dans le temps, qu’il existe un réel voilé, selon l'expression de Bernard d’Espagnat.

On ne peut pas découper l’Univers, sauf de façon approximative, en un ensemble d’objets séparés dans l’espace et dans le temps et possédant aussi des propriétés indépendantes de l’état de chacun de ces objets.

Extrait de l'article paru sur futura-sciences.