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24/05/2011

CNV, Education et enfants : le rapport au temps, Thomas d'Ansembourg

Dans cette vidéo (2 min), Thomas d'Ansembourg, ancien avocat et juriste, aujourd'hui auteur, thérapeute notamment "Palo Alto" et porte-parole de la Communication Non-Violente dans le monde francophone, parle du temps et propose avec humour d'emmener ses enfants à l'école autrement…




21/10/2010

L'amour face à Narcisse et la tyrannie du Bien

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Narcisse est amoureux de son image idéalisée. Son culte de son faux-Soi ne lui interdit pas seulement d'aimer un autre être, mais aussi, en dépit de toutes les apparences, d'aimer le seule être qui soit entièrement entre ses mains : lui-même.
Alice Miller




Une des grandes découvertes que j'ai enfin assimilée cette année est la fameuse notion que j'appellerais “amour total de soi”. Expression pompeuse, exagérée, utopique… les jugements peuvent fuser.

Je la rencontre d'abord dans le livre L'Avenir du drame de l'enfant doué de la psychologue Alice Miller. Elle y évoque premièrement le narcissisme comme une fixation sur les traits et les qualités de soi que l'on croit bien, alliée à l'intention de les préserver ou de les développer, tout en niant les facettes de soi que l'on croit mauvaises.
Ce qui revient à se couper soi-même en deux, une partie étant haïe ou dissimulée.

Vous imaginez déjà ce qu'est "l'amour total de soi". J'ai rencontré il n'y a pas si longtemps une thérapeute (association Être-Bien) à la méthode "impolie". Là où les personnes "bien intentionnées" veulent être aidantes, compassionnées, éveillées, elle fait dire à ses clients des phrases comme : “je suis mauvais, je suis méprisant, et c'est ok”. Tout d'un coup, c'est l'acceptation de sa propre imperfection, de sa propre… humanité ! Tout d'un coup, la pression tombe. La barre était si haute !

Encore une fois, voulons-nous nous juger bon ou mauvais, ou allons-nous décider de faire le grand saut vers l'accueil à bras ouvert de notre propre ombre, de notre pas-beau (Clarissa Pinkola Estés), de nos démons, du Diable ?
Peut-être en faisant ce grand saut, c'est le "grand juge intérieur" que nous licencions. C'est le tribunal de Narcisse qui ferme boutique. Et petit à petit, les décrets "je dois être courtois", "il faut être bienveillant" s'effacent ou se transforment sur la grande ardoise du surmoi. Prennent place les banderoles "je suis violent, et c'est ok", "je suis arrogant, et je m'aime". Là-bas on ose même déclarer : "je suis haineux, et les autres m'aiment" !

Les nombreux interdits issus de toutes parts nous ligotent. Lorsque nous laissons à nos dogmes à terre, nous entamons le chemin de la mystique, où l'ego n'est plus seigneur mais vassal. Il est l'outil et non la main. Quantiquement parlant, il est à la fois la main et l'outil : il ne comprend plus, il n'a pas à comprendre. Quelle soulagement de pouvoir déranger, crier, critiquer, mentir, d'avoir peur ! De pouvoir être faible, vulnérable, égoïste, imparfait.

J'entends un pèlerin zélé marmonner "Ça ne va pas, il faut avancer, faire des progrès". Je lui réponds : "repose-toi, souffle un peu. Prends toi dans les bras. Tu n'es pas un saint pourtant tu es aimable, même si tu n'avances pas, même si tu ne deviens pas un saint."

Dans cette situation, le moi a de quoi paniquer, et je vois pointer le Soi avec son sourire non-duel. Ce n'est pas un sourire ironique.

Mais j'en vois déjà qui s'attroupent pour la contre-révolution. "C'est la porte ouverte à la haine et à la violence sans limite," protestent-ils. Eh bien non je ne céderai aucunement à la tyrannie du bien.

Les facettes de l'être sont toutes les bienvenues, sans être fusionnée en un miasme indivisible et divin. Nos capacités de discernement ne sont pas rejetées. Ni nos idéaux, ni nos vices. Ils prennent simplement une dimension moins épique, moins manichéenne. Ils sont simplement des visions du monde, des saveurs de l'expérience humaine dans laquelle nous cessons de juger les erreurs.

D'une part, accueillir son côté sombre est en même temps explosif et source de sérénité. Si l'on est en paix avec sa propre ombre, on est plus à même d'accepter le pas-beau des autres. D'autre part, l'abandon des décrets coercitifs permet d'explorer ses propres besoins, notamment de respect mutuel, de joie, de partage… qui peuvent se traduire par : "je ne souhaite pas insulter mes proches, mes collègues ou la police", plutôt que "je ne dois pas insulter mon prochain, c'est mal". Ces différents besoins sont à gérer avec les besoins de reconnaissance (de sa propre souffrance) et de compréhension, qui amènent à l'agressivité (rentrée ou manifeste) lorsqu'on ne s'en est pas occupés durant trop longtemps et que le vase va déborder. Vaste sujet des besoins à développer notamment en psychologie humaniste et CNV.

Donc à la fois j'accepte et je m'aime quand je déborde de colère et d'agressivité, et je me connecte à mes aspirations — si je les ai — au respect, à l'empathie, à la compréhension, à la douceur, au bien-être. Au lieu d'une obéissance à des principes dogmatiques, je me laisse porter par un élan du coeur. Ce qui mène progressivement à un certain équilibre et non à une escalade de haïne. J'aime mon côté sombre, puis celui des autres. Et petit à petit, mes sentiments et mes réactions de haine et de violence s'atténuent dans une certaine mesure — dans la mesure où mes blessures sont apaisées, même si elles ne seront probablement jamais complètement effacées en l'espace d'une vie.

25/09/2010

Lotus, entre sagesse et souillure


lotus-blte.jpgExaminons la symbolique du lotus…

La vase et l'eau vaseuse : c'est le monde duel, matériel, impur, les instincts primaires, les penchants égotiques, l'ombre selon Jung…

Le ciel éclairé par le soleil qui illumine la fleur : c'est la non-dualité, le monde immatériel, spirituel, le divin, l'Eveil, la sagesse, etc.

L'image du lotus est incontournable que ce soit dans les courants de l'hindouisme ou du bouddhisme. Elle a accompagné une grande partie de l'Asie depuis des millénaires. Mais que signifie-t-elle vraiment ?

La notion dominante en Orient est celle de la pureté. C'est l'état immaculée de la fleur de lotus qui se tient hors de l'eau vaseuse.

Le fait est que si la fleur ne touche ni l'eau ni la vase, ses racines sont bien ancrées dans la vase.

Il y a donc, principalement deux tendances qui découlent de la symbolique du lotus :
- une approche dualiste voire manichéenne qui va combattre, contenir ou nier tout ce qui appartient à la vase
- une approche "alchimique" qui consiste à accueillir et utiliser la vase, l'ombre, la matière, l'ego, pour stimuler et alimenter la quête spirituelle.

Dans cette approche "non dualiste", on réalise que la vase est le seul support, le seul terreau sur lequel il est possible de faire mûrir l'âme, la conscience, l'être, etc. Si le ciel ou le soleil apporte la semence, il féconde la terre. (je reste dans la dualité terre-ciel pour cet article)

C'est dans la vase que se trouve nutriments, minéraux et eau essentiels au développement, non dans la lumière. En quelque sorte la vase (ou la terre) est la seule nourriture de l'être.

Alors au lieu de considérer la matière comme des obstacles, comme le diable en personne, il nous est proposé de la regarder comme un escalier, quelque chose qui nous permet de comprendre et de grandir. La matière fini et éphémère, l'égo et son ombre sont donc à la fois le cadre et la source d'énergie permettant à l'être de cheminer vers l'éternel, la lumière, la libération, etc.

Au lieu de considérer les émotions (négatives) comme des entraves à absolument éviter ou pacifier, il nous est proposé quand cela est possible, de les accueillir et même de s'en servir comme tremplin, comme carburant (à brûler donc) pour se propulser vers notre objectif. Des chercheurs comme Boris Cyrulnik explique que les émotions comme la peur sont utiles voire vitales, notamment pour anticiper et éloigner les dangers (lire Eloges de la peur). D'autre part, plutôt que de projeter notre peur, notre colère ou haine contre l'objet de notre émotion, nous pouvons la relier à nos aspirations, nos besoins profonds (approche CNV), notre quête. Ainsi la motivation à atteindre notre but peut être dopée grâce à une émotion considérée a priori comme destructive. Avec cette pratique de transmutation, les émotions "négatives" deviennent constructives, donc positives. Ainsi la colère peut se consumer et renforcer l'acceptation, l'empathie, la joie… Au final, la colère par exemple ne disparaît sûrement pas de la vie terrestre, comme signal d'alarme d'évènements fâcheux, d'action malveillantes, elle demeure précieuse et vitale. La question est de savoir comment nous la faisons évoluer.

On peut ajouter que si beaucoup de religieux pratiquants et spirituels évitent d'aller à l'écoute de leurs émotions en croyant les purifier par des mantras ou des rituels et les lâcher-prise grâce à la méditation, il semble qu'au final la manière la plus efficace et la plus honnête d'évoluer est d'aller à leur rencontre. Et en acceptant de ressentir ses émotions, il est possible de connaître ses propres besoins qui sont souvent dissimulés par les jugements et les inhibitions (selon la CNV, voir la liste des besoins en dernière page du PDF).

02/05/2010

Médiation et CNV


Lors du Salon Zen 2009 à Paris, l'association ACNV a organisé une conférence-spectacle - mêlant sketches conflictuels, séance de médiation et analyses - sur le thème de la médiation avec une approche CNV (communication non-violente). Le spectacle a été filmé et une bande-annonce du montage vidéo est en ligne. Entre théâtre comique et médiation empathique, le spectacle a été une réussite avec plus de 300 personnes dans le public… une salle comble.



22/09/2009

La CNV au Salon Zen


cnv_dessin.jpgL’association pour la CNV ou communication nouvelle et vivante, nous reçoit au Salon Zen à Paris début octobre 2009.

Au coeur de la CNV, maladroitement appelée “communication non-violente”, se trouve l’empathie, une intention bienveillante de partage, d’être avec soi-même et les autres. Qu’est-ce que l’empathie ? C’est d’abord ressentir sinon deviner ce que l’autre vit en joie ou en souffrance, ce qui l’exalte ou l’attriste, ce qui lui manque de fondamental (l’amour, le respect, la réciprocité…). Marshall Rosenberg explique que l’empathie est avant toute parole, une manière d’être avec l’autre : extrait audio de conférence.

Souvent, notre précipitation et notre confusion mentale nous empêchent d’être en empathie, c’est là que les outils simples de la CNV peuvent nous aider à y voir plus clair, mieux nous relier à nous-mêmes et aux autres en nous/les agressant le moins possible. Ce n’est pas une technique de communication où nous répétons des formules toutes faites afin de nous faire comprendre. C’est apprendre à ressentir et voir clairement ce qui est vivant en nous-mêmes et en l’autre. Simples oui, et très longs à intégrer, alors autant commencer maintenant.

La CNV, c’est accueillir ce “chacal” en nous qui nous balance injures et jugements à longueur de journée, et de cesser de l’alimenter pour le décrypter. Qu’y a-t-il derrière ces jugements ? Des sentiments, des blessures, des besoins non satisfaits peut-être. En prêtant attention à notre souffrance, nos aspirations et besoins, à ceux des autres, nous allons vers la bienveillance, vers le lien. Il ne s’agit pas ici de donner la priorité à l’autre dans une sainte abnégation, ou à soi-même. Il est possible de dire NON sans justification, sans injure, sans reproche, sans jugement. Oui, il est possible de vivre heureux sans jugement ni étiquette. Sans coercition.

Le processus de la CNV nous invite enfin, lorsque c’est possible, à exprimer des demandes pour trouver des issues constructives, pour sortir d’impasses relationnelles où l’agression se perpétue. Parfois, aucune solution n’est trouvée. Parfois aucune demande ne peut être exprimée. Cela dit, le simple fait de nous relier à nous-mêmes, de prendre la responsabilité de nos émotions et de nos choix, est une immense avancée. Le  simple fait de nous relier aux autres, d’écouter ce qui les touchent, est un grand pas.

Salon Zen à l’Espace Champerret, du 1er au 5 octobre 2009 (11h-19h - nocturne 21h le vendredi 2).
Le samedi 3 après-midi de 16h à 17h30 au stand CNV, un spectacle mêlant théâtre et médiation présente quelques applications de la CNV. Infos pratiques

27/04/2009

L'empathie selon Marshall Rosenberg

Faites du surf !

dauphins_surfers.jpg


Extrait de conférence (2min40) de Marshall Rosenberg, fondateur de la CNV.
Réponse à la question "qu'est-ce que l'empathie" ? empathie = présence
http://nvc-europe.org/SPIP/IMG/mp3/empathie.mp3

Source : http://nvc-europe.org/SPIP/Empathie-et-surf

24/01/2009

CNV : l'autre sait


En France, nous chérissons le savoir et la réflexion :

Pensée fait la grandeur de l’homme.
Blaise Pascal

Je pense donc je suis.
René Descartes

Nous sommes également égocentriques par la fréquence dont nous doublons le pronom à la première personne : “moi, je..."

Lorsque les deux attitudes se rencontrent, cela donne :

Moi, je sais.

Formule typiquement française et à la mode à la fois en Orient et en Occident. Non, content de savoir, il faut le montrer aux autres : on explique, on donne la réponse tandis que l’autre donne sa langue au chat. On fournit la solution plus vite que son ombre.

On devient un roseau sauveur.


La CNV va en sens inverse. Ce qui compte c’est l’empathie, et si nous pouvons contribuer à la valorisation et l’épanouissement de l’autre, il n’y a pas d’hésitation. Ainsi, nous sommes invités à être un miroir pour que l’autre puisse mieux se voir et voir la situation dans laquelle elle/il se trouve.

Ainsi, l’autre trouve la réponse par lui-même et en retire toute la joie que cela procure, et en fait, nous aussi.

Lire Cessez d’être gentil, soyez vrai !, de Thomas d’Ansembourg
Site de l’association CNV Europe

25/02/2008

CNV : citation

« Nous sommes nombreux à avoir appris à expliquer nos émotions en en niant toute responsabilité personnelle et/ou en l'imputant au comportement d'autrui. Nous disons par exemple, "tu me rends dingue (heureux...)" ; "tu me mets en colère" ; "Je n'avais pas d'autre choix que de..." ; ou encore "Je n'ai pas pu m'empêcher de ressentir...". Ce sont en réalité des formes de reproches qui provoquent souvent des débats stériles.

Il est vrai que nos sentiments et nos choix sont influencés par les actes d'autrui. Les autres nous fournissent un stimulus particulier auquel répondre. Mais d'après mon expérience, notre façon de répondre à ce stimulus est davantage déterminée par ce que nous pensons de ce qui arrive, et par nos besoins s'y rapportant, que par le stimulus lui-même. Voilà pourquoi la communication non-violente nous recommande de consacrer notre énergie à explorer  la façon dont les besoins et pensées d'une personne donnent forme à ses sentiments et ses choix, plutôt qu'à faire des reporches et à se perdre en vains débats.
» (Wayland Myers dans Pratique de la communication non-violente)


Je suis triste de voir des croyants très avancés dans leur pratique spirituelle, mais qui ne semblent pas connaître les "bases" : reconnaître ses schémas émotionnels, être capables de partager ses sentiments aux autres, s'adresser aux autres dans le respect. Et l'illusion d'être avancé donne l'impression que l'on est bien au-dessus ce qui est considéré comme des "bases" - des évidences - qui n'ont pas forcément été abordées ou comprises. Il en est de même pour les athées adeptes d'une méthode de développement personnel ou d'une spiritualité athée.


Article CNV : communication non-violente

Lire Pratique de la communication non-violente de Wayland Myers

09/02/2008

CNV : Communication non-violente

les mots du coeur

a31c3b7c07db8fed7e1f8cbde684a75e.jpg La communication non violente, baptisée par le Dr. Marshall B. Rosenberg (psychologue clinicien), prend ses sources dans la psychologie humaniste de Carl Rogers. Non sans faire référence à la non-violence de Gandhi, la CNV tient l'empathie et la notion d'assertivité au centre de ses fondements : une attitude qui refuse à la fois l'agression, la fuite et la manipulation.
C'est la clé pour instaurer un rapport gagnant-gagnant.

Mélange de savoir-faire en communication et de développement personnel, la CNV se rapproche plus d'une démarche spirituelle (liée à l'amour non exclusive et la connaissance de soi) plutôt que de la PNL dans son aspect manipulateur (ou kit d'arrivistes pour réussir socialement en dupant tout le monde). En tous les cas, c'est l'empathie qui prime avant tout : se mettre à la place de l'autre, acte simple mais très loin d'être automatique chez l'être humain. Il semble donc important d'intégrer dans le quotidien la pratique de la CNV afin qu'elle porte vraiment ses fruits.

« La communication non violente est souvent présentée à l’aide de la méthode qui consiste à suivre les quatre étapes qui sont : observer une situation sans jugement, ressentir le sentiment que cela suscite en nous, identifier notre besoin, et formuler une demande concrète et négociable. Mais en fait, ce qui est dit est beaucoup moins important que l’intention qu’on y met. Parce que si l’intention est que l’autre fasse ce que l’on veut, il ne s’agit pas de communication non violente. » Marshall Rosenberg


Habituellement, nous avons tendance à partir de nos jugements (bon ou mauvais, les "étiquettes"/épithètes) pour s'exprimer. La CNV propose de partir de nos émotions initiaux et de nos besoins ("je me sens triste, j'ai besoin d'écouter de la musique"), plutôt que de juger/insulter l'autre, de donner des ordres et de déverser sa colère ou son mécontement, par exemple ("T'es vraiment con, remet la radio !").

« Nous sommes nombreux à avoir appris à expliquer nos émotions en en niant toute responsabilité personnelle et/ou en l'imputant au comportement d'autrui. Nous disons par exemple, "tu me rends dingue (heureux...)" ; "tu me mets en colère" ; "Je n'avais pas d'autre choix que de..." ; ou encore "Je n'ai pas pu m'empêcher de ressentir...". Ce sont en réalité des formes de reproches qui provoquent souvent des débats stériles.

Il est vrai que nos sentiments et nos choix sont influencés par les actes d'autrui. Les autres nous fournissent un stimulus particulier auquel répondre. Mais d'après mon expérience, notre façon de répondre à ce stimulus est davantage déterminée par ce que nous pensons de ce qui arrive, et par nos besoins s'y rapportant, que par le stimulus lui-même. Voilà pourquoi la communication non-violente nous recommande de consacrer notre énergie à explorer  la façon dont les besoins et pensées d'une personne donnent forme à ses sentiments et ses choix, plutôt qu'à faire des reporches et à se perdre en vains débats.
» (Wayland Myers dans Pratique de la communication non-violente)

Ce qui semble mécanique au début, peut vraiment devenir un outil ("des roues d'appoints pour vélos d'enfants") de compréhension de ce que l'on ressent, et d'amélioration de ses relations sociales.


Voici quelques phrases-clés et principes typiques de la CNV :

- Je me sens ... parce que je ..., tu te sens ... parce que tu ...

- Refuse tout langage refusant le choix, la responsabilité de nos actions, sentiments et pensées.

- Ce à quoi je résiste persiste, ce que j’accepte se transforme

- N’écoute jamais ce qu’on pense de toi. Ecoute uniquement les sentiments et les besoins derrière les mots.

- Au lieu de dire non, dire quel besoin m’empêche de dire oui

- Je me sens contrarié ? Penser au besoin non comblé en moi et à ce que je pourrais faire pour le satisfaire, plutôt que de me demander ce qui ne va pas en moi ou chez les autres.

- Au lieu de complimenter une personne qui a fait qqc que j’apprécie, lui exprimer ma gratitude en lui disant le besoin que son action a satisfait.

- Plus je suis pressé, plus il y a besoin de ralentir.

« La communication non-violente n'est pas un "truc, un protocole de communication", elle est un processus. Par là, elle demande d'être pleinement vécue le plus souvent possible.
Le risque est de tomber dans une mentalisation du processus où les personnes s'expriment mécaniquement ("girafe perroquet"). Exemple : "Quand tu dis… je me sens … parce que j'ai besoin de… est-il possible de… ?" Il est en effet possible que des gens se sentent lourds en entendant plusieurs fois d'affilée cette formulation parce qu'ils ont peut-être besoin de spontanéité, de légèreté et de douceur dans la reformulation de ce qu'ils vivent. Nous vous invitons à utiliser le langage "girafe de rue".
Enfin, il existe 3 obstacles à l'écoute empathique : le temps, l'accès à la personne (hiérarchie, personne proche…) et le courage. » (page Wikipédia)


« Quoi que vous fassiez, faites-le avec le désir de servir la vie. Servez les êtres humains avec compassion, et si votre but est de contribuer à leur bien-être et que vous faites cela de plein gré, cela rencontrera alors votre besoin de contribuer, et quand nous donnons de cette manière là, il devient très difficile et très subtil en fait, de dire qui donne et qui reçoit.
» Marshall Rosenberg


Biographie abrégée de Marshall Rosenberg :
Il a travaillé avec des éducateurs, des chefs d'entreprise, des professionnels de la santé et de la santé mentale, des avocats, des officiers militaires, des prisonniers, des cadres de police et de prison, le clergé, des membres de gouvernement et des familles.

Il est membre du comité de parrainage de la Coordination internationale pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence.


Pour aller plus loin :

- site de l'association Européenne de CNV
- lire Les mots sont des fenêtres de Marshall Rosenberg
- lire Pratique de la communication non-violente de Wayland Myers