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07/11/2009

Perdre c'est gagner


L'album des occasions manquées

(Conte)

Il était une fois un roi... qui tenait un journal des occasions manquées. Il a commencé à le faire quand il était tout jeune garçon, et c'est une habitude qu'il cultive encore aujourd'hui. Il a commencé à écrire ce journal des occasions manquées le jour où il a raté le train et, par conséquent, où il a dû attendre le suivant, dans lequel il a rencontré son meilleur ami qu'il n'avait pas revu depuis longtemps.
Dans son journal, il a raconté la fois où il avait manqué l'avion et où il avait dû patienter des heures à l'aéroport, où il a rencontré le roi d'un royaume voisin, avec lequel il a conclu une alliance bénéfique pour chacun d'eux. Et la fois où, n'ayant pas été invité à une cérémonie, il a participé à une fête où il a rencontré celle qui est devenue sa reine.
Le roi tient ce journal parce qu'il a découvert que les choses les plus belles de sa vie se sont produites grâce à quelques occasions manquées. Le fait d'écrire ce journal lui a enseigné que lorsque l'on perd quelque chose, quelque temps plus tard on en gagne une autre que l'on n'aurait pas pu gagner si l'on n'avait pas perdu ce que l'on a perdu. Depuis, le roi est content de perdre quelque chose, parce qu'il attend, confiant, que quelque chose de beau lui arrive.

Tiré de Giardinieri, principesse, porcospini de Consuelo C. Casula

04/02/2009

La femme sauvage, de Clarissa Pinkola Estés


"Cette Femme Sauvage, c’est celle qui accueille nos envies, nos pulsions, notre beauté, et les exprime avec ardeur. La femme sauvage qui se cache au fond de nous veut se libérer de toutes les croyances et verrous culturels."

femmes_loups.gifVous êtes une femme (ou un homme) ? Vous n'avez pas peur de la psychologie des profondeurs ? Vous cherchez à vous libérez des carcans de la civilisation ? Vous cherchez à tirer vos ressources à la fois de l'âme et du corps, du coeur et de l'esprit ?
Il vous faut lire Femmes qui courent avec les loups si ce n'est déjà fait. Cet ouvrage est déjà pour beaucoup de femmes un guide précieux sur le chemin de l'âme.

Poète, conteuse et psychologue jungienne, Clarissa Pinkola Estés nous transmet à sa façon, des histoires sans âge de diverses origines. On y retrouve à chaque fois l'archétype qu'elle appelle « le Soi Sauvage ». Ce livre est dédié aux femmes sans doute car c'est chez elles que le « Soi Sauvage » a été le plus opprimé. Toutefois, il est tout autant enrichissant pour les hommes.

L'auteur n'hésite pas à prendre son indépendance vis-à-vis de Jung, à réhabiliter les cultures païennes, à fustiger la gentillesse, à faire l'éloge du voile (celui qui couvre la tête)... C'est un hymne au pouvoir de l'instinct qui nous indique lorsqu'on est en présence hostile ou amie, lorsqu'il faut s'adoucir ou crier. C'est un coup de griffe aux bons sentiments de qui veut être toujours gentil avec tout le monde, dans l'amour naïf de toute personne.

Le soi sauvage tombe à pic dans une époque où soit on méprise soit on adule les maîtres spirituels, les stars du showbiz ou autres personnalités politiques. Là où la naïveté prend le visage d'un idéalisme sacré. Plutôt que de penser placer les choses dans le camp des bons et des mauvais, il sent ce qui nourrit et ce qui détruit chez la même personne ou dans la même chose.

Femmes qui courent avec les loups
dresse une carte des nombreux pièges qui nous attendent sur la voie intérieure et les aides que nous pouvons trouver en nous (donc autour de nous). Il nous rappelle combien il est facile de tomber dans les mailles de l'ego ou des archétypes qui hantaient déjà nos ancêtres. Depuis ce livre, le terme sauvage n'a jamais été aussi valorisant.


Citation sur le "pas-beau" du livre


Film animé de La femme squelette, conte Inuit