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04/05/2012

Travail et humanité — vidéo

What if the workplace became a place to enrich our minds and hearts again?

24/05/2011

CNV, Education et enfants : le rapport au temps, Thomas d'Ansembourg

Dans cette vidéo (2 min), Thomas d'Ansembourg, ancien avocat et juriste, aujourd'hui auteur, thérapeute notamment "Palo Alto" et porte-parole de la Communication Non-Violente dans le monde francophone, parle du temps et propose avec humour d'emmener ses enfants à l'école autrement…




21/10/2010

L'amour face à Narcisse et la tyrannie du Bien

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Narcisse est amoureux de son image idéalisée. Son culte de son faux-Soi ne lui interdit pas seulement d'aimer un autre être, mais aussi, en dépit de toutes les apparences, d'aimer le seule être qui soit entièrement entre ses mains : lui-même.
Alice Miller




Une des grandes découvertes que j'ai enfin assimilée cette année est la fameuse notion que j'appellerais “amour total de soi”. Expression pompeuse, exagérée, utopique… les jugements peuvent fuser.

Je la rencontre d'abord dans le livre L'Avenir du drame de l'enfant doué de la psychologue Alice Miller. Elle y évoque premièrement le narcissisme comme une fixation sur les traits et les qualités de soi que l'on croit bien, alliée à l'intention de les préserver ou de les développer, tout en niant les facettes de soi que l'on croit mauvaises.
Ce qui revient à se couper soi-même en deux, une partie étant haïe ou dissimulée.

Vous imaginez déjà ce qu'est "l'amour total de soi". J'ai rencontré il n'y a pas si longtemps une thérapeute (association Être-Bien) à la méthode "impolie". Là où les personnes "bien intentionnées" veulent être aidantes, compassionnées, éveillées, elle fait dire à ses clients des phrases comme : “je suis mauvais, je suis méprisant, et c'est ok”. Tout d'un coup, c'est l'acceptation de sa propre imperfection, de sa propre… humanité ! Tout d'un coup, la pression tombe. La barre était si haute !

Encore une fois, voulons-nous nous juger bon ou mauvais, ou allons-nous décider de faire le grand saut vers l'accueil à bras ouvert de notre propre ombre, de notre pas-beau (Clarissa Pinkola Estés), de nos démons, du Diable ?
Peut-être en faisant ce grand saut, c'est le "grand juge intérieur" que nous licencions. C'est le tribunal de Narcisse qui ferme boutique. Et petit à petit, les décrets "je dois être courtois", "il faut être bienveillant" s'effacent ou se transforment sur la grande ardoise du surmoi. Prennent place les banderoles "je suis violent, et c'est ok", "je suis arrogant, et je m'aime". Là-bas on ose même déclarer : "je suis haineux, et les autres m'aiment" !

Les nombreux interdits issus de toutes parts nous ligotent. Lorsque nous laissons à nos dogmes à terre, nous entamons le chemin de la mystique, où l'ego n'est plus seigneur mais vassal. Il est l'outil et non la main. Quantiquement parlant, il est à la fois la main et l'outil : il ne comprend plus, il n'a pas à comprendre. Quelle soulagement de pouvoir déranger, crier, critiquer, mentir, d'avoir peur ! De pouvoir être faible, vulnérable, égoïste, imparfait.

J'entends un pèlerin zélé marmonner "Ça ne va pas, il faut avancer, faire des progrès". Je lui réponds : "repose-toi, souffle un peu. Prends toi dans les bras. Tu n'es pas un saint pourtant tu es aimable, même si tu n'avances pas, même si tu ne deviens pas un saint."

Dans cette situation, le moi a de quoi paniquer, et je vois pointer le Soi avec son sourire non-duel. Ce n'est pas un sourire ironique.

Mais j'en vois déjà qui s'attroupent pour la contre-révolution. "C'est la porte ouverte à la haine et à la violence sans limite," protestent-ils. Eh bien non je ne céderai aucunement à la tyrannie du bien.

Les facettes de l'être sont toutes les bienvenues, sans être fusionnée en un miasme indivisible et divin. Nos capacités de discernement ne sont pas rejetées. Ni nos idéaux, ni nos vices. Ils prennent simplement une dimension moins épique, moins manichéenne. Ils sont simplement des visions du monde, des saveurs de l'expérience humaine dans laquelle nous cessons de juger les erreurs.

D'une part, accueillir son côté sombre est en même temps explosif et source de sérénité. Si l'on est en paix avec sa propre ombre, on est plus à même d'accepter le pas-beau des autres. D'autre part, l'abandon des décrets coercitifs permet d'explorer ses propres besoins, notamment de respect mutuel, de joie, de partage… qui peuvent se traduire par : "je ne souhaite pas insulter mes proches, mes collègues ou la police", plutôt que "je ne dois pas insulter mon prochain, c'est mal". Ces différents besoins sont à gérer avec les besoins de reconnaissance (de sa propre souffrance) et de compréhension, qui amènent à l'agressivité (rentrée ou manifeste) lorsqu'on ne s'en est pas occupés durant trop longtemps et que le vase va déborder. Vaste sujet des besoins à développer notamment en psychologie humaniste et CNV.

Donc à la fois j'accepte et je m'aime quand je déborde de colère et d'agressivité, et je me connecte à mes aspirations — si je les ai — au respect, à l'empathie, à la compréhension, à la douceur, au bien-être. Au lieu d'une obéissance à des principes dogmatiques, je me laisse porter par un élan du coeur. Ce qui mène progressivement à un certain équilibre et non à une escalade de haïne. J'aime mon côté sombre, puis celui des autres. Et petit à petit, mes sentiments et mes réactions de haine et de violence s'atténuent dans une certaine mesure — dans la mesure où mes blessures sont apaisées, même si elles ne seront probablement jamais complètement effacées en l'espace d'une vie.

25/09/2010

Lotus, entre sagesse et souillure


lotus-blte.jpgExaminons la symbolique du lotus…

La vase et l'eau vaseuse : c'est le monde duel, matériel, impur, les instincts primaires, les penchants égotiques, l'ombre selon Jung…

Le ciel éclairé par le soleil qui illumine la fleur : c'est la non-dualité, le monde immatériel, spirituel, le divin, l'Eveil, la sagesse, etc.

L'image du lotus est incontournable que ce soit dans les courants de l'hindouisme ou du bouddhisme. Elle a accompagné une grande partie de l'Asie depuis des millénaires. Mais que signifie-t-elle vraiment ?

La notion dominante en Orient est celle de la pureté. C'est l'état immaculée de la fleur de lotus qui se tient hors de l'eau vaseuse.

Le fait est que si la fleur ne touche ni l'eau ni la vase, ses racines sont bien ancrées dans la vase.

Il y a donc, principalement deux tendances qui découlent de la symbolique du lotus :
- une approche dualiste voire manichéenne qui va combattre, contenir ou nier tout ce qui appartient à la vase
- une approche "alchimique" qui consiste à accueillir et utiliser la vase, l'ombre, la matière, l'ego, pour stimuler et alimenter la quête spirituelle.

Dans cette approche "non dualiste", on réalise que la vase est le seul support, le seul terreau sur lequel il est possible de faire mûrir l'âme, la conscience, l'être, etc. Si le ciel ou le soleil apporte la semence, il féconde la terre. (je reste dans la dualité terre-ciel pour cet article)

C'est dans la vase que se trouve nutriments, minéraux et eau essentiels au développement, non dans la lumière. En quelque sorte la vase (ou la terre) est la seule nourriture de l'être.

Alors au lieu de considérer la matière comme des obstacles, comme le diable en personne, il nous est proposé de la regarder comme un escalier, quelque chose qui nous permet de comprendre et de grandir. La matière fini et éphémère, l'égo et son ombre sont donc à la fois le cadre et la source d'énergie permettant à l'être de cheminer vers l'éternel, la lumière, la libération, etc.

Au lieu de considérer les émotions (négatives) comme des entraves à absolument éviter ou pacifier, il nous est proposé quand cela est possible, de les accueillir et même de s'en servir comme tremplin, comme carburant (à brûler donc) pour se propulser vers notre objectif. Des chercheurs comme Boris Cyrulnik explique que les émotions comme la peur sont utiles voire vitales, notamment pour anticiper et éloigner les dangers (lire Eloges de la peur). D'autre part, plutôt que de projeter notre peur, notre colère ou haine contre l'objet de notre émotion, nous pouvons la relier à nos aspirations, nos besoins profonds (approche CNV), notre quête. Ainsi la motivation à atteindre notre but peut être dopée grâce à une émotion considérée a priori comme destructive. Avec cette pratique de transmutation, les émotions "négatives" deviennent constructives, donc positives. Ainsi la colère peut se consumer et renforcer l'acceptation, l'empathie, la joie… Au final, la colère par exemple ne disparaît sûrement pas de la vie terrestre, comme signal d'alarme d'évènements fâcheux, d'action malveillantes, elle demeure précieuse et vitale. La question est de savoir comment nous la faisons évoluer.

On peut ajouter que si beaucoup de religieux pratiquants et spirituels évitent d'aller à l'écoute de leurs émotions en croyant les purifier par des mantras ou des rituels et les lâcher-prise grâce à la méditation, il semble qu'au final la manière la plus efficace et la plus honnête d'évoluer est d'aller à leur rencontre. Et en acceptant de ressentir ses émotions, il est possible de connaître ses propres besoins qui sont souvent dissimulés par les jugements et les inhibitions (selon la CNV, voir la liste des besoins en dernière page du PDF).

10/06/2010

Une civilisation empathique ?

Une vidéo "ludico-heuristique" (avec illustrations didactiques, diagrammes et écritures) sur le thème de l'empathie et des neurones miroirs, de Jeremy Rifkin auteur du bestseller The Empathic Civilization. Pour l'instant uniquement en anglais.

26/05/2010

Vérité objective ? subjective ?

Une conférence sur fond de mythologie. Quelle différence entre la mythologie grecque et la mythologie indienne ? Entre Alexandre le Grand et le moine jaïn qu'il rencontra ? Quelle différence de point de vue ? Quoi choisir entre subjectivité et objectivité ? entre vision linéaire et vision cyclique ? Comment trouver la tolérance ?

18 min, sous-titres français disponibles (cliquer sur "view subtitles" et choisir)

24/01/2010

Grippe B (pour Bonheur)

Bonne année 2010 à toutes et à tous !!

J'ai reçu ce matin ce fabuleux message humoristique (qui date en fait de l'année dernière), ne pas hésiter à faire circuler ;-)



Une épidémie mondiale se propage à une allure vertigineuse.

L’OMB (Organisation Mondiale du Bien-être) prévoit que des milliards d'individus seront contaminés dans les dix ans à venir.


Voici les symptômes de cette terrible maladie :

1 - Tendance à se laisser guider par son intuition personnelle plutôt que d'agir sous la pression des peurs, des idées reçues et des conditionnements du passé ;

2 - Manque total d'intérêt pour le fait de juger les autres, de se juger soi-même et de s'intéresser à tout ce qui engendre des conflits ;

3 - Perte complète de la capacité à se faire du souci (l'un des symptômes les plus graves) ;

4 - Plaisir constant à apprécier les choses et les êtres tels qu'ils sont, disparition de l'habitude de vouloir changer les autres ;

5 - Désir intense de se transformer soi-même pour gérer positivement ses pensées, ses émotions, son corps physique, sa vie matérielle et son environnement afin de développer sans cesse ses potentiels de santé, de créativité et d'amour ;

6 - Attaques répétées de sourire, ce sourire qui dit « merci » et donne un sentiment d'unité et d'harmonie avec tout ce qui vit ;

7 - Ouverture sans cesse croissante à l'esprit d'enfance, à la simplicité, au rire et à la gaieté ;

8 - Moments de plus en plus fréquents de communication consciente avec son Âme, son Être... ce qui procure un sentiment de plénitude et de bonheur ;

9 - Plaisir de se comporter en personne qui apporte joie et lumière plutôt que critique ou indifférence ;

10 - Capacité à vivre seul, en couple, en famille et en société dans la fluidité et l'égalité, sans jouer ni les victimes, ni les bourreaux, ni les sauveurs ;

11 - Sentiment de se sentir responsable et heureux d'offrir au monde ses rêves d'un futur confiant, harmonieux et pacifique ;

12 - Acceptation totale de sa présence sur terre et volonté de choisir à chaque instant, le beau, le bon, le vrai et le vivant.



Si vous voulez continuer à vivre dans la peur, la dépendance, les conflits, la maladie et le conformisme, évitez tout contact avec des personnes présentant ces symptômes. Attention, cette maladie est extrêmement contagieuse !

Si vous présentez déjà des symptômes, sachez que votre état est probablement irréversible. Des traitements médicaux ou comportementaux peuvent faire disparaître momentanément quelques symptômes mais ne peuvent s'opposer à la progression inéluctable du mal. Aucun vaccin anti-bonheur n'existe.

Cette maladie du bonheur étant associée à un sentiment d'absence de la peur de mourir, un des piliers sur lequels s'est fondée la société matérialiste moderne, des troubles sociaux risquent de survenir... parmi lesquels : expressions de politesse inconsidérées, grèves de l'animosité et du besoin d'avoir raison, rassemblements de gens heureux pour chanter, danser et célébrer la vie, cercles de partage et de guérison, crises de fou-rire, séances de défoulement émotionnel collectives...

22/09/2009

La CNV au Salon Zen


cnv_dessin.jpgL’association pour la CNV ou communication nouvelle et vivante, nous reçoit au Salon Zen à Paris début octobre 2009.

Au coeur de la CNV, maladroitement appelée “communication non-violente”, se trouve l’empathie, une intention bienveillante de partage, d’être avec soi-même et les autres. Qu’est-ce que l’empathie ? C’est d’abord ressentir sinon deviner ce que l’autre vit en joie ou en souffrance, ce qui l’exalte ou l’attriste, ce qui lui manque de fondamental (l’amour, le respect, la réciprocité…). Marshall Rosenberg explique que l’empathie est avant toute parole, une manière d’être avec l’autre : extrait audio de conférence.

Souvent, notre précipitation et notre confusion mentale nous empêchent d’être en empathie, c’est là que les outils simples de la CNV peuvent nous aider à y voir plus clair, mieux nous relier à nous-mêmes et aux autres en nous/les agressant le moins possible. Ce n’est pas une technique de communication où nous répétons des formules toutes faites afin de nous faire comprendre. C’est apprendre à ressentir et voir clairement ce qui est vivant en nous-mêmes et en l’autre. Simples oui, et très longs à intégrer, alors autant commencer maintenant.

La CNV, c’est accueillir ce “chacal” en nous qui nous balance injures et jugements à longueur de journée, et de cesser de l’alimenter pour le décrypter. Qu’y a-t-il derrière ces jugements ? Des sentiments, des blessures, des besoins non satisfaits peut-être. En prêtant attention à notre souffrance, nos aspirations et besoins, à ceux des autres, nous allons vers la bienveillance, vers le lien. Il ne s’agit pas ici de donner la priorité à l’autre dans une sainte abnégation, ou à soi-même. Il est possible de dire NON sans justification, sans injure, sans reproche, sans jugement. Oui, il est possible de vivre heureux sans jugement ni étiquette. Sans coercition.

Le processus de la CNV nous invite enfin, lorsque c’est possible, à exprimer des demandes pour trouver des issues constructives, pour sortir d’impasses relationnelles où l’agression se perpétue. Parfois, aucune solution n’est trouvée. Parfois aucune demande ne peut être exprimée. Cela dit, le simple fait de nous relier à nous-mêmes, de prendre la responsabilité de nos émotions et de nos choix, est une immense avancée. Le  simple fait de nous relier aux autres, d’écouter ce qui les touchent, est un grand pas.

Salon Zen à l’Espace Champerret, du 1er au 5 octobre 2009 (11h-19h - nocturne 21h le vendredi 2).
Le samedi 3 après-midi de 16h à 17h30 au stand CNV, un spectacle mêlant théâtre et médiation présente quelques applications de la CNV. Infos pratiques

09/06/2009

cerveau et empathie


L'être humain n'existe que parce qu'il est en relation avec d'autres - mais en relation physique, directe, par les yeux, la bouche, les oreilles, les mains, la peau tout entière.
Sans quoi le système se dérègle, l'empathique ne peut plus se concrétiser et même les enfants de la maternelle deviennent ultra violents - ce que le très érudit Olivier Julliard présente dans un texte au vitriol,
Trucmuche ou la mutation (Edition Baudelaire).
Patrice Van Eersel


Entretien vidéo (15 min) avec Patrice Van Eersel, écrivain, journaliste et co-créateur du Jeu du Tao. Quelle est la fonction des neurones-miroirs ? Quels sont les éventuels obstacles aux mécanismes de l'empathie ? Quelle est l'importance du contact physique, du contact réel par rapport au contact virtuel ?


27/04/2009

L'empathie selon Marshall Rosenberg

Faites du surf !

dauphins_surfers.jpg


Extrait de conférence (2min40) de Marshall Rosenberg, fondateur de la CNV.
Réponse à la question "qu'est-ce que l'empathie" ? empathie = présence
http://nvc-europe.org/SPIP/IMG/mp3/empathie.mp3

Source : http://nvc-europe.org/SPIP/Empathie-et-surf