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13/03/2008

L'évolution sans le dogme du darwinisme


Portrait_D_Duboule.jpgDenis Duboule, né le 17 février 1955, docteur ès sciences (1984), après avoir dirigé un groupe de recherche au Laboratoire de génétique moléculaire des eucaryotes (1986-1988), puis à l'EMBO (1988-1993), est Professeur de biologie à l'université de Genève et y dirige le Département de zoologie et biologie animale. Membre de l'académie des sciences depuis 2005.

Les recherches de Denis Duboule se situent dans le domaine de la biologie du développement en interface avec la génétique humaine et les sciences de l'évolution. Il est de ceux qui brise petit à petit le dogme de la sélection naturelle toute-puissante et le culte voué à Charles Darwin, en restant étranger au créationnisme ou à l'Intelligent Design.

Fervent admirateur du célèbre paléonthologiste Stephen Jay Gould (pour qui évolution rhyme avec diversification, et non progression : les bactéries sont toujours les dominants), Denis Duboule apporte une grande contribution à la théorie de l'évolution en apportant un ferme soutien à la théorie des équilibres ponctués, et un important développement de la macro-évolution, avec son concept d'internalisme (équilibre génétique, théorie de la variation contrainte) reposant entre autres sur la multi-fonctionnalité des gènes (pléiotropie). Si un gène ou une séquence de quelques gènes intervient dans la constitution de parties aussi différentes que les doigts, les intestins et le système nerveux, il est bien évident que des transformations évolutives de grande ampleur doivent survenir en cas de suppression ou de mutation de ce ou ces gènes. Etant donné que pour les êtres vivants complexes (opposés aux virus et bactéries microscopiques) la plupart des gènes sont multi-fonctionnels - donc interdépendants, la possibilité des évolutions graduelles est réduite. L'autre grand coup porté au darwinisme radical est le fait qu'une grande fréquence de mutations (chez les mouches, contre l'être humain par exemple) n'implique pas nécessairement une évolution plus marquée.

Voir la conférence La génétique moléculaire de l'évolution ; une science du XXIe siècle ? (1h36)


Prix et distinctions

Membre de l'European Molecular Biology Organisation (EMBO) (1993)
Prix National de la Fondation Latsis (Suisse, 1994)
Prix Cloetta de Médecine (1997)
Membre de l'Academia Europaea (1997)
Prix Louis Jeantet de médecine (1998)
Membre de la Royal Netherland Academy of Arts and Science (2000)
Prix de la Fondation Marcel Benoist (Suisse, 2003)
Prix Charles Léopold Mayer de l'Académie des sciences (2004)
Membre de l’Académie suisse des sciences médicales (2005)
Chevalier de l’Ordre National du Mérite (2005)