Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

12/02/2008

LA MEDITATION : une médecine d'avenir ?

Extrait de l'article de Thierry Janssen




Du 8 au 10 novembre 2005, plusieurs scientifiques de renommée internationale rencontraient le dalaï-lama et d’autres personnalités du monde spirituel pour débattre des bases scientifiques et des applications cliniques de la méditation. Organisées par le Mind and Life Institute, ces trois journées se déroulaient à Washington, juste avant l’ouverture du Congrès annuel de la Society for Neuroscience où le dalaï-lama était invité à prendre la parole. 


Synergies

Il n’existe sans doute pas de meilleur exemple d’interdisciplinarité et de complémentarité que celui du Mind and Life Institute. Au départ, deux hommes : Adam Engle, avocat et homme d’affaire américain, et Francisco Varela, neurobiologiste chilien, diplômé de Harvard et directeur de recherche au CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) à Paris. Rien ne les prédestinait à se rencontrer, si ce n’est le fait que, chacun de leur côté, ils s’étaient convertis au bouddhisme et que, tous les deux, ils avaient entendu parler de l’intérêt du dalaï-lama pour la science occidentale. C’est une femme, Joan Halifax, enseignante bouddhiste zen, qui, en 1985, eut la bonne idée de les réunir. Le Mind and Life Institute était né. L’esprit et la vie. Avec un objectif : établir un dialogue entre la science et le bouddhisme. Deux cultures qui, chacune à leur manière, tentent de comprendre la nature de la réalité afin d’améliorer la condition humaine. Un projet ambitieux, donc. Puisque rien n’est plus difficile que réussir un dialogue constructif entre deux cultures. Deux ans plus tard, une première rencontre fut organisée entre le dalaï-lama et des chercheurs, dans les appartements privés du chef spirituel des Tibétains, à Dharamsala. Une dizaine d’autres réunions se déroulèrent en petit comité jusqu’en 2003, lorsque le prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT), invita Engle à organiser une réunion à Boston, en présence d’un public plus large. Entre temps, Francisco Varela était décédé au mois de mai 2001. Il aurait certainement apprécié de constater à quel point, aujourd’hui, les dialogues du Mind and Life Institute suscitent l’intérêt de la communauté scientifique.


Une manière de vaincre le stress

Depuis le début des années 1970, le biologiste Jon Kabat-Zinn, s’intéresse aux interactions du corps et de l’esprit. Très vite, il comprend l’intérêt de recourir à des techniques méditatives basées sur la notion de la « pleine conscience » (mindfulness). Apaiser l’esprit pour relâcher le corps. Débarrassée de toute connotation religieuse, exotique ou orientale, la méthode qu’il propose prend alors le nom scientifique mindfulness-based stress reduction (MBSR). « Une manière de rassurer les suspicieux. Un moyen d’intégrer la méditation dans la pratique clinique », commente Kabat-Zinn. L’approche consiste avant tout à développer une attention, instant après instant, dans le présent. Une pratique méditative « allégée » qu’il enseigne au sein de la Clinique de réduction du stress de l’université du Massachusetts. Son programme d’apprentissage est simple : une séance de deux heures et demi, une fois par semaine, durant huit semaines, plus une heure par jour d’entraînement chez soi. Depuis vingt cinq ans, plus de quinze mille personnes en ont bénéficié pour aider au traitement de troubles aussi divers que des problèmes cardiaques, le sida, des douleurs chroniques, des dysfonctionnements gastro-intestinaux, des migraines, de l’hypertension artérielle, des troubles du sommeil, de l’anxiété ou de la panique. Forte de ses succès, la MBSR est aujourd’hui enseignée aux étudiants dans vingt neuf facultés de médecine à travers les Etats-Unis. « Cela change les rapports que les médecins entretiennent avec leurs patients », expliquait Jon Kabat-Zinn au dalaï-lama. De plus en plus d’études cliniques démontre l’intérêt de la méthode. L’une d’elle, rapportée au cours des journées du Mind and Life, montre qu’en cas de psoriasis, la photothérapie à base de rayons ultraviolets obtient des résultats nettement supérieurs si elle est associée à la pratique de la MBSR. « Par son action sur le stress, la méditation pourrait jouer un rôle essentielle dans la prévention et la guérison de nombreuses pathologies », concluait Kabat-Zinn. Une opinion que partageaient Robert Sapolsky, professeur de biologie et de neurologie à Stanford, John Sheridan, professeur d’immunologie à l’Ohio State University, et Esther Sternberg, directrice du programme de recherche neuro-immunologique au National Institutes of Health (équivalent du CNRS français). [...]

Télécharger l'article complet (doc Word)

Lire du même auteur : La solution intérieure : Vers une nouvelle médecine du corps et de l'esprit

Anatomie des chakras

ba35a4842c84cc9971c3347eda5ad1f7.jpgUn extrait de l'article Intuitions indiennes (PDF), de Thierry Janssen - Docteur en médecine, chirurgien et psychothérapeute

Réparti entre deux « canaux énergétiques » (l’un passif : Ida; l’autre actif : Pingala), le prana des Indiens est soumis aux mêmes polarités que l’influx nerveux au sein des systèmes parasympathique (détente) et sympathique (stress) décrits par la neurologie. L’analogie est troublante. De plus, chaque « centre énergétique » ou chakra correspond à un plexus nerveux précis et est connecté à une glande endocrine spécifique. Si l’on observe les effets des hormones produites sous l’effet d’un chakra particulier, on constate que ceux-ci sont en rapport avec le rôle physique, émotionnel ou spirituel attribué à ce chakra. Ainsi, par exemple, le premier chakra, situé entre les jambes, censé nous relier à la dimension matérielle de l’existence, commande les glandes surrénales qui sécrètent l’adrénaline et le cortisol, les deux hormones qui nous permettent de survivre; le second chakra, qui est attaché à la vie émotionnelle et à la créativité, stimule les ovaires ou les testicules dont les hormones influencent nos humeurs et nous permettent de procréer; le troisième chakra, en liaison avec l’intellect et la définition de l’ego, régit l’activité des hormones digestives qui participent à l’assimilation de ce qui nous fabrique. La démonstration peut ainsi être poursuivie pour les sept centres énergétiques de la tradition indienne. La preuve, sans doute, que, malgré leurs perceptions différentes, notre cerveau droit et notre cerveau gauche décrivent la même réalité.

Voir :
La Solution intérieure

D'autres articles intéressants par Thierry Janssen

08/01/2008

Ostéopathie : un documentaire

Voici un documentaire de 52 minutes sur la pratique de l'ostéopathie en France.


17/11/2007

Exorcisme et psychiatrie

Vidéo extrait de l'émission "C dans l'air" sur l'exorcisme catholique en France et la collaboration avec des médecins. Cliquer ici.

 

19/10/2007

L'acupuncture améliorerait la récupération post-opératoire

Par Jean Etienne, Futura-Sciences
Source


Selon une étude clinique, la pratique de l'acupuncture avant et durant une intervention chirurgicale réduirait significativement les risques d'effets secondaires liés à l'anesthésie.

"Tandis que les patients traités par acupuncture recevaient nettement moins d'opioïdes [des antalgiques, NDLR] que les autres, les résultats les plus importants ont été constatés au niveau de la réduction des effets secondaires", déclare Tong Joo Gan, anesthésiste de la Duke University Health System (Grande-Bretagne). Et d'ajouter que ces effets secondaires peuvent avoir une influence négative sur la récupération d'un patient et la durée de l'hospitalisation. Ce médecin vient de présenter les résultats de son analyse à la conférence scientifique annuelle de la société américaine d'anesthésiologie à San Francisco. Selon les auteurs de cette étude (qui a compilé quinze ensembles d'observations cliniques), la fréquence des nausées serait divisée par 1,5, les démangeaisons cutanées par 1,3, les vertiges par 1,6 et les problèmes de rétention urinaire par 3,5.

Ces résultats confortent l'hypothèse selon laquelle l'acupuncture jouerait un rôle dans la qualité d'une intervention chirurgicale. D'autres études antérieures, dont certaines ont été conduites par Gan, vont également dans ce sens, indiquant que l'acupuncture réduirait certains effets indésirables, tels nausées et vomissements. Cette méthode possède en plus l'avantage d'être peu coûteuse et de ne présenter aucun effet secondaire si elle est pratiquée par un personnel qualifié et selon toutes les précautions d'usage habituellement appliquées en matière de stérilité (aiguilles à usage unique, etc.).

L'acupuncture

Selon la médecine traditionnelle chinoise, l'état de santé d'un individu reposerait sur l'équilibre énergétique entre le corps physique - le yin - et d'énergie qui anime la matière - le yan - lequel circule le long de conduits appelés les méridiens. Toute perturbation de cette énergie (le Qi) entraîne un blocage qui se traduit par l'entrave au mouvement. L'énergie s'accumule alors en amont de cette entrave et un déficit apparaît en aval. L'acupuncteur tentera alors de localiser l'endroit de ce dysfonctionnement, et à l'aide de l'aiguille, de rediriger le flux d'énergie.

Bien entendu cette théorie (que nous avons ici fortement schématisée...) ne convainc pas le scientifique qui tente de découvrir les raisons du fonctionnement de l'acupuncture, dont certains effets sont aujourd'hui démontrés. Les résultats les plus récents de la recherche semblent s'orienter vers la capacité des points d'acupuncture à stimuler la production d'hormones spécifiques lorsqu'ils sont excités, telles des endorphines. Gan entreprend actuellement de nouvelles études afin d'éclaircir ce schéma.

Acupuncture : points et méridiens selon un dessin de l'époque de la dynastie Ming. Source: Imagery From the History of Medicine
Acupuncture : points et méridiens selon un dessin de l'époque de la dynastie Ming. Source: Imagery From the History of Medicine

27/05/2007

La solution intérieure, Thierry Janssen

Vers une nouvelle médecine du corps-esprit

3cc8cf6e7f4b4108b39aa7376e47e30a.jpgLa vie ne réside pas dans les molécules mais dans les relations qui s'établissent entre elles. Linus Pauling, Prix Nobel de chimie

Thierry Janssen est un ex-chirurgien devenu psychothérapeute dont la passion pour la recherche l'a ammené vers le chamanisme, la méditation, le yoga, l'acuponcture ou l'ostéopathie. L'objectif central de son étude porte sur la capacité du corps à se régénéré lui-même, traversant par diverses techniques et traditions, sans tomber dans des explications pseudo-scientifiques.

Son ouvrage, La solution intérieure : Vers une nouvelle médecine du corps et de l'esprit, publié par les Editions Fayard est une magnifique synthèse de ce que nous connaissons de mieux en matière d'interaction corps-esprit, d'effet placebo, de médecines traditionnelles, de psychothérapie. Il s'appuye sur de nombreuses expériences scientifiques rigoureuses, et nous signale lorsqu'il y a manques de données ou de rigueur. L'auteur, tout en partageant son expérience personnel et professionnel, met l'accent sur la façon dont la pensée positive et le rire peuvent soigner et guérir des maladies. Il nous met en garde contre le pessimisme et le stress, redonne toute sa valeur au toucher (avant la parole et l'écriture) qui influence directement le système parasympathique (apaisement et auto-réparation du corps) et son aboutissement : le massage.
De l'ADN à la globalité du corps en passant par la cellule et les organes, Thierry Janssen nous fait comprendre la cohérence et la structure de l'ensemble physiologique interpénétré par la psyché, notamment à travers le nouveau concept de la tenségrité, et la notion de communication par voie magnétique entre les cellules ou entre deux individus.

Il montre aussi combien les médecines alternatives prennent de l'importance dans la société occidentale malgré les résistances, les charlatans et la méfiance ambiante. En dépit d'une industrie pharmaceutique qui a toute les raisons d'infantiliser les malades pour en faire des consommateurs-dépendants, il observe l'émergence d'une population qui a abandonné "les idéaux individualistes, capitalistes et hédonistes pour adopter des comportements nouveaux centrés sur l'écologie, la la solidarité, des valeurs plus pacifiques et le souci d'un éveil intérieur." Nous serions donc les témoins d'un changement vers un nouveau paradigme où "l'être" devient aussi important que "le faire."

Au fond, il ne fait que remettre en question la tradition cartésienne selon laquelle le corps et l'esprit sont deux principes totalement autonomes, que les systèmes nerveux et immunitaire sont indépendants l'un de l'autre, armé des nombreuses études scientifiques récentes de par le monde (surtout aux Etats-Unis). Son article (introduction du livre) concernant le lien entre corps et esprit du point de vue de la santé, paru sur le site scientifique futura-sciences.com, est un très bon présage : voir le dossier "la solution intérieure".


Interview audio
de Thierry Janssen (mp3) à propos de La Solution intérieure
Voir également l'article de Thierry Jassen sur la méditation dans le cadre des neurosciences.

Livre similaire : "Quand l'esprit dialogue avec le corps" chez Guy Trédaniel Editeur, de Daniel Goleman



SOMMAIRE

Introduction : Les prémices d'une révolution médicale

Première partie : Une médecine de l'esprit pour soigner le corps

Deuxième partie : Une médecine du corps pour soigner l'esprit

Troisième partie : Une médecine de l'énergie pour soigner le corps et l'esprit

Conclusion : Une médecine du potentiel  humain pour vivre au XXIème siècle