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11/03/2017

Documentaire NDE / EMI : "En Conscience"


14/07/2011

Vipassana, la contemplation en prison : documentaire

Doing Time, Doing Vipassana, documentaire de 52 min :

Commentaires du réalisateur :
J'entends parfois que certains pensent que Vipassana doit passer par l'enseignement du bouddhisme, je ne suis pas de cet avis et ne pense pas que nous devrions qualifier cette pratique de bouddhiste. Comme le yoga, c'est avant tout une façon de vivre, une pratique avec un grand P (comme le fait de marcher, comme celle de se brosser les dents... personne n'oserait dire que le fait de marcher ou de se brosser les dents est la caractéristique d'une religion particulière).

- Concernant l'avis extérieur : il est vrai que le film met en avant la méthode de S.N. Goenka, sans comparaison avec d'autres méthodes. Elle est à mon avis une forme pure de la pratique, donc sans intérêts financiers, mais il est clair qu'elle ne doit pas être la seule et unique technique de méditation efficace dans ce contexte. A relever également que de bons résultats peuvent probablement être atteints par le biais d'autres pratiques (l'art, la danse, le chant, etc.). Le plus important à retenir, à mon avis, c'est son efficacité. Si elle a prouvé son efficacité dans des contextes aussi différents (sur le plan religieux, politique, social) que l'Inde et les USA, c'est bien qu'elle touche quelque chose d'universel chez l'Homme. La méditation elle-même, quelque soit sa forme (elle ne doit surement pas forcément être pratiquée en position du lotus), peut apporter quelque chose, en gardant à l'esprit que l'efficacité est plus grande si elle est guidée par un maître éclairé.

27/04/2011

Lumière - documentaire de Straubinger

Bande-annonce :


Commentaires du réalisateur :
[…] Il me faut toutefois insister sur le fait qu'il ne m'importe pas de « retourner » le spectateur sceptique. Mon film est le résumé d'une recherche de plusieurs années, une recherche qui m'a transformé. Je n'attends cependant pas cela du spectateur. Le scepticisme est permis et même souhaité, mais il ne doit pas se transformer en étroitesse d'esprit. […]

Critique #1 : « LUMIERE »  encourage à renoncer à la nourriture et fait de la propagande pour l’anorexie.

[…] A plusieurs reprises, mon film met en garde directement et indirectement contre les expériences individuelles ou faites avec légèreté. Il n'aborde pas seulement le thème des cas mortels. Il insiste aussi explicitement sur le fait que le corps peut subir de graves dommages si on se lance dans le renoncement à la nourriture par ambition ou comme une fin en soi, et cela même si on y croit.

[…] Lorsque le lauréat du prix Nobel de physique Brian Josephson me dit dans l'interview :
« Tant qu'elle ignorera les effets spirituels, la science physique sera dans un cul de sac », il est raillé comme ésotérique par les matérialistes. Il est pourtant sur la même ligne que d'autres lauréats du Nobel de physique tels que Wolfgang Pauly ou Erwin Schrödinger.

Dans ce sens, mon film n'est pas un plaidoyer pour l’ « inédie », mais pour l'ouverture d’esprit et la remise en cause de la vision matérialiste du monde.

source : http://www.jupiter-films.com/fiche-actualite.php?id=14

Interview filmé (14 mn):


01/10/2010

Silence et lenteur, des valeurs montantes ?

L'émission C dans l'air intégrale consacrée au succès du film Des Hommes et des Dieux, à voir avant sa suppression du site France5.fr.

488839_des-hommes-et-des-dieux.jpgLes différents thèmes du film sont abordés et surtout dans la dernière moitiée de l'émission la valeur du silence, de la lenteur — de l'intériorisation — qui manque dans le monde urbain actuel. On finit par parler de retraite spirituelle, de méditation dans un cadre personnel et même médical.

Voir la vidéo

La page web

Extrait de la présentation :

Mais pourquoi un tel engouement ? Que poussent les spectateurs à entrer dans les salles obscures pour voir ce film qui défie toutes les lois du marketing ? Les actuelles prises d’otages de citoyens français à l’étranger ? Une quête de sens et de spiritualité dans un monde globalisé et de plus en plus complexe ?

20/06/2010

Psychologie et spiritualité

Cela est de moins en moins courant mais il y a une certaine tendance chez un grand nombre de pratiquants spirituels à rejeter ou mépriser tout ce qui se trouve dans la sphère de la psychologie. Certains disent que la psychologie et la spiritualité ont le même but - le bien-être, le bonheur ou l'harmonie - et que la première n'y arrive pas ou beaucoup moins bien. D'autres disent que la psychologie vise un objectif provisoire, relatif et superficiel (l'adaptation à la société, l'apaisement des angoisses…), et la spiritualité un objectif éternel et absolu ou fondamental (l'Union avec Dieu, l'Eveil). A quoi bon résoudre les problèmes avec papa-maman si nous pouvons atteindre l'Amour Absolu de Dieu ou nous libérer totalement du karma ? La psychologie apparaît comme un produit bas-de-gamme dérivé de la spiritualité.
Pourtant l'échec des religions et des mouvements spirituels à apporter à eux seuls le bien-être ou la sagesse poussent de plus en plus d'adeptes à faire le lien avec la psychologie quand ce n'est déjà fait.

Voici en vidéo un des points vue qui se répandent aujourd'hui, celui de Margot Esther Borden une psychothérapeute intégrale (dans la lignée de Sri Aurobindo) basée à Paris et formée à l'approche centrée sur la personne (psychologie humaniste), la psychosynthèse, la gestalt thérapie et au kriya yoga (pratique de la respiration en conscience). Elle consulte en anglais et en français.
Par ailleurs elle est consultante en entreprise pour l'intégration de la spiritualité dans le management ce qui l'a amené à co-écrire un livre intitulé Spirituality and Business.

Site (anglais) de Integral Perspectives

 

04/03/2010

Cerveau mystique (mystical brain)

Documentaire de 52min réalisé par Isabelle Raynauld sur une recherche scientifique menée au sein de l'université de Montréal au sujet des états d'extase mystique (lors de prières, méditations…), et leurs éventuels bienfaits sur la santé psychique et physique. Français sous-titré anglais, parfois discussions en anglais.


20/03/2009

Joie et non-agir

19780.jpgAujourd’hui avec le rejet de l’effort, la philosophie à la mode est le “ne le fait pas si tu ne t’éclates pas”. Le principe existe notamment en CNV et se dit en anglais : “don’t do it if it’s not fun”.

Si nous cheminons jusqu’au fond de nous-mêmes, que nous nous relions à nos aspirations, nos affinités naturelles, ce principe a du sens et contribue à notre vie.

Si je m’engage dans un projet et que je bute contre un obstacle intérieur (angoisse, tristesse...) ou extérieur, il suffit peut-être d’attendre ou de changer de route. Malheureusement parfois il n’y a ni le temps, ni le choix (selon mon niveau de conscience). Parfois la solution n’est pas ailleurs et ne viendra pas non plus avec le temps.

En outres, notre intellect construit arbitrairement ses propres lois parfois très solidement. Il décide ce qui est plaisant ou non, juste ou non, et oriente parallèlement à nos instincts si nous devons nous réjouir ou non. Dans les civilisations du “cerveau gauche”, pour la plupart le moi se cramponne et persiste à rendre la vie trop dure, pas assez fun. Les personnes “torturées” veulent des conflits écartelants, des passions ardentes.

Le principe qui consiste à ne faire que les choses qui nous plaisent se révélera contre-productif dans beaucoup de cas, d’autant plus si nous intensifions notre aversion pour le désagréable.

Si nous mettons de côté le “moi”, peut-être que ce qui paraissait intolérable ou impossible peut devenir plus qu'acceptable. Alors si nous nous retrouvons dans une “impasse”, si nous préférons ne rien faire, nous pourrions nous demander si ce ne serait pas notre cher “cerveau gauche” qui joue au perfectionniste. Si le moi se cramponne, nous pouvons diminuer la réflexion au profit de l’attention aux sens, à la respiration, au corps : la “pleine conscience”.

Il est important de faire ce qui nous exalte. Parallèlement, il y a énormément d'activités qui nous embêtent ou que l’on redoute, et qui deviennent joyeuses et essentielles à mesure que le moi s’efface. Il laisse place alors à une cascade créative, une danse sensorielle : la danse du non-agir.

Ressentir donc je ne suis pas. Même les pensées se passe de moi.


Article effort et non-agir

22/03/2008

Synchronisation des ondes cérébrales


Source : Article de passeportsante.net
Présentation

Le cerveau est certes un territoire énigmatique, mais depuis une cinquantaine d'années, la science a élucidé certains de ses mystères. Aujourd'hui, on utilise non seulement des produits pharmaceutiques pour intervenir dans sa chimie, mais aussi diverses technologies pour en modifier les mécanismes physiques. Ainsi, simplement en écoutant des enregistrements conçus à cet effet ou à l’aide de petits appareils émettant des signaux lumineux, semblables à des stroboscopes, on peut accélérer ou ralentir les ondes cérébrales ou encore synchroniser les ondes de l'hémisphère droit avec celles de l'hémisphère gauche.


Les effets recherchés sont variés, et pas toujours orthodoxes sur le plan scientifique : améliorer le sommeil ou les fonctions immunitaires, surmonter la timidité, apprendre en accéléré, développer la créativité, mais aussi atteindre ce qu'on appelle des états « non ordinaires » de conscience — notamment pour faire des rêves éveillés ou des voyages hors du corps. Précisons que non ordinaire ne veut pas dire artificiel, mais qu'il s'agit plutôt d'états peu courants — on pourrait dire exigeant une disponibilité peu compatible avec notre mode de vie habituel.


Les ondes cérébrales

Dans les différentes zones du cerveau, l'influx nerveux fonctionne en relative cohérence et de façon rythmique : les neurones s'activent ensemble (plus ou moins), comme une pulsation, puis se calment, puis s'activent de nouveau. Grâce à de petites électrodes placées sur le cuir chevelu et reliées à un appareil appelé électroencéphalographe (EEG, inventé en 1929), le rythme de ces pulsations peut se traduire en forme d’ondes.


L'intensité de l'activité cérébrale se manifeste par la fréquence de ces ondes. On les calcule en hertz (Hz) — un hertz égalant une ondulation par seconde. Si le graphique enregistré par l'EEG est plat, c'est qu'il n'y a pas d'activité cérébrale. Quant aux ondes générées par un cerveau actif, on les divise en quatre ou cinq fourchettes, dont les appellations viennent du grec ancien :



  • Ondes delta : de 0,5 à 4 Hz, celles du sommeil profond, sans rêve.

  • Ondes thêta : de 4 à 7 Hz, celles de la relaxation profonde, en plein éveil, atteinte notamment par les méditants expérimentés.

  • Ondes alpha : de 8 à 13 Hz, celles de la relaxation légère et de l'éveil calme.

  • Ondes bêta : 14 Hz et plus, celles des activités courantes. Étrangement, les ondes cérébrales passent au bêta pendant les courtes périodes de sommeil avec rêve (sommeil paradoxal), comme si les activités du rêve étaient des activités « courantes ».

  • Il arrive aussi qu'on parle d'ondes gamma qui se situeraient au-dessus de 30 ou 35 Hz et qui témoigneraient d'une grande activité cérébrale, comme pendant les processus créatifs ou de solutions de problèmes. (Ne pas confondre avec les rayons gamma, émis par le noyau des atomes.)


Mentionnons par ailleurs que le cerveau est divisé en deux hémisphères, puis en plusieurs aires, chacune ayant une fonction importante : aires du langage, de la sensibilité corporelle, de l'émotion, etc. En ce qui concerne les hémisphères, on sait qu'ils fonctionnent le plus souvent dans une relative indépendance, et que le gauche, généralement dominant, est le siège de la logique et du rationnel, tandis que le droit est celui de la créativité.


La fréquence des ondes cérébrales varie donc selon le type d'activités dans lequel on est engagé, mais les individus non entraînés ont relativement peu de contrôle sur celles-ci. Trop de stress, par exemple, et le système nerveux n'accepte pas de se détendre au moment indiqué; les ondes cérébrales continuent alors de se maintenir dans la fourchette bêta et il est impossible de trouver le sommeil...


D'autre part, on avance que les meilleures ressources mentales pour la créativité et la solution de problèmes se situeraient dans la fourchette des ondes thêta, auxquelles, malheureusement, on n'accède pas facilement.


Quand le cerveau prend le rythme

Plusieurs phénomènes extérieurs peuvent affecter le rythme des ondes cérébrales. La science a découvert que c'est généralement un effet de résonance qui est en cause, comme lorsqu’une note jouée au piano fait vibrer à l'unisson une corde de guitare. Le battement régulier des tambours de même que le chant grégorien ou des activités physiques rythmées comme la marche procurent, à la longue, cet effet. Désormais, la technologie moderne permet d'atteindre ces résultats en un rien de temps.


En effet, certains types de pulsations sonores émises directement dans les oreilles peuvent induire, accélérer ou ralentir la fréquence des ondes en fonction du résultat recherché. Pour améliorer la qualité de détente et favoriser le sommeil, par exemple, on « invite » le cerveau à ralentir le rythme de ses ondes, qui pourrait graduellement passer de 14 à 4 Hz. On peut aussi améliorer la cohérence de l'influx nerveux des neurones, ce qui se traduit sur l'EEG par des ondes d’une plus grande amplitude.


Toutes sortes de compagnies produisent des disques de musique jouant sur ce principe de résonance, généralement avec des fréquences de 3 à 8 Hz, pour favoriser l'apprentissage et surtout la détente. On y combine parfois des injonctions parlées capables d'induction hypnotique — pour arrêter de fumer par exemple. Une compagnie a même donné le nom « d'audiocaments » (marque déposée) à des produits de ce genre1.


S'agit-il de messages subliminaux? En principe, non. D'ailleurs, les entreprises inscrivent généralement une note sur leurs produits pour déclarer que ceux-ci ne contiennent aucun message subliminal pouvant représenter un viol psychologique. Certains consommateurs s'inquiètent quand même2.


Une technologie au service des deux hémisphères

Modifier le rythme des ondes cérébrales, c'est une chose, mais faire adopter le même rythme par les deux hémisphères du cerveau, c'est un pas de plus, semble-t-il. La théorie veut que plus les hémisphères fonctionnent au même rythme, plus grand est le bien-être. On croit même qu’un fonctionnement « intégré » des deux hémisphères favorise de meilleures performances mentales et intellectuelles, puisque la logique (cerveau gauche) et la créativité (cerveau droit) agissent alors en synergie.


Un moyen d'y arriver a été découvert en 1973 par le Dr Gerald Oster, à l'École de médecine du Mont Sinaï, à New York : cela s'appelle les « battements binauraux » (qui concernent les deux oreilles). Lorsque, par le biais d'écouteurs, on fait entendre une fréquence différente à chaque oreille, le cerveau adopte le rythme de la différence entre les deux fréquences : si l'oreille gauche reçoit une fréquence de 210 Hz et la droite, de 200 Hz, les neurones des deux hémisphères du cerveau adopteront une activité de 10 Hz, la fréquence différentielle. On appelle ce mécanisme la « réponse d'adoption de la fréquence ».


Apparemment, on ne peut pas jouer ainsi avec n'importe quelles fréquences, mais les chercheurs de l'Institut Monroe3, l'entreprise la plus active dans le domaine de la technologie de la synchronisation cérébrale, disent avoir découvert une cinquantaine de combinaisons dont les effets sur le cerveau seraient particulièrement bénéfiques. Robert Monroe, aujourd'hui décédé, a fait breveter ce procédé en 1975 et a conçu une série d'outils connus sous le nom de Hemi-Sync. Les plus simples sont des enregistrements sonores dans lesquels les signaux hertziens sont camouflés sous divers sons plus ou moins musicaux; on retrouve également des appareils plus complexes combinant ondes sonores et impulsions visuelles.


Pour faciliter le sommeil, par exemple, la fréquence différentielle des battements binauraux évolue lentement de 8 Hz à 2 Hz, favorisant donc le passage, en 40 minutes, d'un état de relaxation léger (8 Hz) à un état de transe profonde (2 Hz).


L'Institut Monroe affirme sur son site que ses produits sont susceptibles de faire « se concentrer les ressources du cerveau, de l'esprit et du corps pour atteindre divers buts » :



  • Activer un processus de croissance émotionnelle (développer l'estime de soi, éliminer l'autosabotage, etc.).

  • Améliorer la détente et le sommeil.

  • Augmenter la productivité et la performance mentale.

  • Apporter un soutien pendant la grossesse et l'accouchement.


Mis à part ceux de l’Institut Monroe, de nombreux autres produits sont offerts sur le marché, surtout pour favoriser la relaxation et la créativité. La synchronisation des ondes cérébrales est également utilisée dans le domaine de la motivation, tant pour les hommes d'affaires et les sportifs, que pour celles et ceux voulant atteindre des objectifs personnels. On parle d'ailleurs d'« entraînement mental » et de « neurodynamique ».


Explorer l’insondable

Le travail d’exploration des ondes cérébrales - et plus particulièrement la recherche d'états non ordinaires de conscience - est utilisé de plusieurs manières pour le développement de la personne sur les plans psychologique et spirituel. Le Français Patrick Drouot4, physicien de formation qui a collaboré aux recherches de l'Institut Monroe, a établi une certaine « cartographie » des états d'expansion de conscience pouvant être obtenus à l'aide de stimulations cérébrales. Dans ce cas, il s'agit selon lui essentiellement d'une démarche spirituelle - hors du temps linéaire et pouvant atteindre les plans cosmiques.


Applications thérapeutiques


Jusqu’à maintenant, peu de recherches scientifiques ont évalué la synchronisation des ondes cérébrales comme outil thérapeutique. Quelques-unes ont toutefois tenté d’évaluer sa capacité à contrer l’anxiété ou à diminuer l’analgésie au cours d’interventions chirurgicales.


Réduction de l’anxiété. En 2001, une recherche menée par une clinique montréalaise spécialisée dans la gestion du stress et de l’anxiété a évalué l’effet de la synchronisation des ondes cérébrales chez des sujets présentant des niveaux légers d’anxiété5. Ainsi, durant quatre semaines, cinq fois par semaine, quinze sujets ont écouté une des trois bandes sonores mises à leur disposition. Les notes musicales créaient des battements binauraux de fréquences différentes. Les chercheurs ont mesuré le pourcentage d’anxiété des participants avant et après l’écoute. Il est passé en moyenne de 41,1 % à 21,2 %. Ces résultats démontrent que la technique de synchronisation pourrait aider dans les cas d'anxiété légère. Cependant, il est impossible de conclure avec certitude à son efficacité, car trop peu d’études rigoureuses ont été réalisées jusqu’à maintenant.


Réduction de l’anxiété préopératoire et diminution des analgésiants. La synchronisation des ondes cérébrales a fait l’objet de quelques essais cliniques randomisés dans un contexte d’interventions chirurgicales. Dans l’un d’eux, publié en 2005, des patients ont écouté, avant leur chirurgie, soit de la musique et des battements binauraux, soit de la musique seule, ou encore aucun son6. Les chercheurs ont observé des diminutions respectives des niveaux d’anxiété préopératoire de 26,3 %, 11,1 % et 3,8 % selon les groupes. Ils ont conclu que les battements binauraux pourraient agir contre l’anxiété.


Trois autres études portant sur l’utilisation de cette technique pendant une chirurgie ont été répertoriées7-9. Deux de celles-ci indiquent que les patients subissant une chirurgie sous anesthésie générale avec écoute de musique et de battements binauraux nécessitaient moins d’anesthésiants que les patients des groupes témoins7,8. Par contre, la troisième n’a pas constaté de différence significative entre le groupe expérimental et le groupe témoin9. D’autres études scientifiques, réalisées avec un plus grand nombre de sujets, seront donc nécessaires avant de pouvoir déterminer l’efficacité de la synchronisation des ondes cérébrales au cours d’interventions chirurgicales.










Section Applications thérapeutiques
Recherche, rédaction et révision scientifique 
: Claudine Blanchet, Ph. D., Chaire Lucie et André Chagnon pour l’enseignement d'une approche intégrée en prévention, Université Laval.
(septembre 2006)



En pratique

On trouve facilement sur le marché des enregistrements dont la musique ou les sons de la nature suscitent de façon naturelle les ondes alpha propices à la détente. Il existe aussi, mais c'est moins courant, des enregistrements dans lesquels on a intégré des sons de type alpha ou bêta dans le but précis d'induire un état de relaxation ou de concentration. Ces cassettes ou CD, parce qu'ils ne contiennent pas de battements binauraux, peuvent être écoutés sans écouteurs, simplement diffusés par une chaîne stéréophonique. Généralement, le programme suit une progression pour amener le rythme des ondes cérébrales à la fréquence désirée en 30 ou 40 minutes.


Ce type de produit est également offert en version informatique, pour diffusion sur l'ordinateur pendant que vous travaillez (préférablement une version pour concentration plutôt que pour détente...)


Les systèmes à battements binauraux qui combinent effets sonores et lumières clignotantes ne se trouvent qu'auprès des praticiens ou sur Internet. On les connaît sous l'appellation générale de stimulateurs audiovisuels ou Mind Machines, dont les prix atteignent quelques centaines de dollars (150 euros et plus). Un même appareil peut offrir plusieurs programmes – relaxation, créativité, concentration, etc.


L'Institut Monroe et les gens qui y ont été formés offrent des sessions allant jusqu’à six jours avec des équipements beaucoup plus élaborés dont l'objectif est le développement affectif, mental ou spirituel (expansion de la conscience), et l’amélioration de la santé (voir Sites d’intérêt).


Livres, etc.

Hutchison Michael. Megabrain: New Tools and Techniques for Brain Growth and Mind Expansion, Hyperion, États-Unis, 1994 (première édition : 1986).
Hutchison est un fervent de la technologie susceptible d'amener le cerveau en quatrième vitesse. Son livre, un des seuls vraiment sur le sujet, décrit les divers phénomènes en cause et dresse l'inventaire des appareils sur le marché. Mais il date de près de 20 ans.


Sites d’intérêt

The Monroe Institute
Ce centre a but non lucratif a été le chef de file de la recherche dans le secteur de la stimulation technologique du cerveau. Le site offre des pages en français et la liste des animateurs accrédités (Québec, France, Suisse) que l'institut a formés.
www.monroeinstitute.org


L’Institut Monroe (succursale québécoise)
Renseignements variés et la liste des animateurs de la francophonie.
http://colba.net/~sylgor


Fonda-Mental
Parmi les sites européens à offrir de la technologie de développement de conscience, celui-ci est un des plus élaborés.
www.fondamental.com


Centre Alternatif Santé Naturelle
Cette fondation sans but lucratif est aussi un centre de croissance personnelle qui utilise entre autres des techniques proches de la synchrothérapie.
http://www.centrealternatifsante.qc.ca/page-cours-cerveau...

12/02/2008

LA MEDITATION : une médecine d'avenir ?

Extrait de l'article de Thierry Janssen




Du 8 au 10 novembre 2005, plusieurs scientifiques de renommée internationale rencontraient le dalaï-lama et d’autres personnalités du monde spirituel pour débattre des bases scientifiques et des applications cliniques de la méditation. Organisées par le Mind and Life Institute, ces trois journées se déroulaient à Washington, juste avant l’ouverture du Congrès annuel de la Society for Neuroscience où le dalaï-lama était invité à prendre la parole. 


Synergies

Il n’existe sans doute pas de meilleur exemple d’interdisciplinarité et de complémentarité que celui du Mind and Life Institute. Au départ, deux hommes : Adam Engle, avocat et homme d’affaire américain, et Francisco Varela, neurobiologiste chilien, diplômé de Harvard et directeur de recherche au CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) à Paris. Rien ne les prédestinait à se rencontrer, si ce n’est le fait que, chacun de leur côté, ils s’étaient convertis au bouddhisme et que, tous les deux, ils avaient entendu parler de l’intérêt du dalaï-lama pour la science occidentale. C’est une femme, Joan Halifax, enseignante bouddhiste zen, qui, en 1985, eut la bonne idée de les réunir. Le Mind and Life Institute était né. L’esprit et la vie. Avec un objectif : établir un dialogue entre la science et le bouddhisme. Deux cultures qui, chacune à leur manière, tentent de comprendre la nature de la réalité afin d’améliorer la condition humaine. Un projet ambitieux, donc. Puisque rien n’est plus difficile que réussir un dialogue constructif entre deux cultures. Deux ans plus tard, une première rencontre fut organisée entre le dalaï-lama et des chercheurs, dans les appartements privés du chef spirituel des Tibétains, à Dharamsala. Une dizaine d’autres réunions se déroulèrent en petit comité jusqu’en 2003, lorsque le prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT), invita Engle à organiser une réunion à Boston, en présence d’un public plus large. Entre temps, Francisco Varela était décédé au mois de mai 2001. Il aurait certainement apprécié de constater à quel point, aujourd’hui, les dialogues du Mind and Life Institute suscitent l’intérêt de la communauté scientifique.


Une manière de vaincre le stress

Depuis le début des années 1970, le biologiste Jon Kabat-Zinn, s’intéresse aux interactions du corps et de l’esprit. Très vite, il comprend l’intérêt de recourir à des techniques méditatives basées sur la notion de la « pleine conscience » (mindfulness). Apaiser l’esprit pour relâcher le corps. Débarrassée de toute connotation religieuse, exotique ou orientale, la méthode qu’il propose prend alors le nom scientifique mindfulness-based stress reduction (MBSR). « Une manière de rassurer les suspicieux. Un moyen d’intégrer la méditation dans la pratique clinique », commente Kabat-Zinn. L’approche consiste avant tout à développer une attention, instant après instant, dans le présent. Une pratique méditative « allégée » qu’il enseigne au sein de la Clinique de réduction du stress de l’université du Massachusetts. Son programme d’apprentissage est simple : une séance de deux heures et demi, une fois par semaine, durant huit semaines, plus une heure par jour d’entraînement chez soi. Depuis vingt cinq ans, plus de quinze mille personnes en ont bénéficié pour aider au traitement de troubles aussi divers que des problèmes cardiaques, le sida, des douleurs chroniques, des dysfonctionnements gastro-intestinaux, des migraines, de l’hypertension artérielle, des troubles du sommeil, de l’anxiété ou de la panique. Forte de ses succès, la MBSR est aujourd’hui enseignée aux étudiants dans vingt neuf facultés de médecine à travers les Etats-Unis. « Cela change les rapports que les médecins entretiennent avec leurs patients », expliquait Jon Kabat-Zinn au dalaï-lama. De plus en plus d’études cliniques démontre l’intérêt de la méthode. L’une d’elle, rapportée au cours des journées du Mind and Life, montre qu’en cas de psoriasis, la photothérapie à base de rayons ultraviolets obtient des résultats nettement supérieurs si elle est associée à la pratique de la MBSR. « Par son action sur le stress, la méditation pourrait jouer un rôle essentielle dans la prévention et la guérison de nombreuses pathologies », concluait Kabat-Zinn. Une opinion que partageaient Robert Sapolsky, professeur de biologie et de neurologie à Stanford, John Sheridan, professeur d’immunologie à l’Ohio State University, et Esther Sternberg, directrice du programme de recherche neuro-immunologique au National Institutes of Health (équivalent du CNRS français). [...]

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Lire du même auteur : La solution intérieure : Vers une nouvelle médecine du corps et de l'esprit

27/11/2007

Alex Grey, art contemporain sacré

Alex Grey est un artiste et "mystique" canadien né en 1953, qui a trouvé son propre style entre New Age et "art visionnaire" (visionary art). Il peint beaucoup de corps en transparence et s'inspire beaucoup des visions qu'il a durant des moments de méditation.
Voici deux courts documentaires en anglais :






Site officiel d'Alex Grey