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09/06/2009

cerveau et empathie


L'être humain n'existe que parce qu'il est en relation avec d'autres - mais en relation physique, directe, par les yeux, la bouche, les oreilles, les mains, la peau tout entière.
Sans quoi le système se dérègle, l'empathique ne peut plus se concrétiser et même les enfants de la maternelle deviennent ultra violents - ce que le très érudit Olivier Julliard présente dans un texte au vitriol,
Trucmuche ou la mutation (Edition Baudelaire).
Patrice Van Eersel


Entretien vidéo (15 min) avec Patrice Van Eersel, écrivain, journaliste et co-créateur du Jeu du Tao. Quelle est la fonction des neurones-miroirs ? Quels sont les éventuels obstacles aux mécanismes de l'empathie ? Quelle est l'importance du contact physique, du contact réel par rapport au contact virtuel ?


29/08/2008

Le cerveau est bien plus souple qu'on ne le pensait


Par Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences

Une plasticité étonnante du cerveau humain vient d'être mise en évidence : les performances du  sens du toucher augmentent en quelques jours seulement chez des volontaires aux yeux continuellement masqués. Et cette adaptation est réversible en 24 heures.

On sait que les personnes privées du sens de la vue développent leurs sens du toucher et de l'audition. Mais une récente expérience, menée au Beth Israel Deaconess Medical Center (BIDMC) et dont les résultats viennent d'être publiés, montre qu'une telle adaptation peut s'effectuer en quelques jours seulement et qu'elle est réversible. Selon les auteurs de l'étude, cette plasticité aussi élevée implique que les capacités révélées par la perte de la vision devaient préexister, à l'état latent.

Alvaro Pascual-Leone et ses collègues ont fait participer 47 volontaires qui se sont prêtés à une expérience difficile. Durant cinq jours, la moitié d'entre eux ont porté en permanence un masque sur les yeux, les privant de toute vision. Pendant ce temps, tous étaient soumis à d'intenses activités mettant en jeu le sens du toucher, en particulier l'apprentissage du Braille pendant 4 à 6 heures par jour.

Deux séries d'expériences ont été conduites. La première, sur 32 sujets, consistait à observer en imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) le fonctionnement du cerveau pendant et après la période aveugle. Résultats : les sujets portant le masque apprennent plus vite le Braille que les témoins. A l'examen en IRM, le cortex visuel des personnes aux yeux bandés montre une activation importante aux stimuli tactiles. Autrement dit, une zone du cerveau impliquée dans la vision semble immédiatement réquisitionnée pour analyser les signaux du toucher. Mais 24 heures après que le masque leur ait été retiré, cette capacité disparaît complètement, le cortex visuel n'étant de nouveau plus stimulé que par la vision.


En A, images en IRM montrant, marquées en couleurs, les zones présentant des différences entre les sujets aux yeux bandés et les témoins (couleur orange dans l'image prise au jour 5, bleue dans celle du jour 6). En B, résultats de tests au niveau de la zone colorée en orange, dans lesquels on mesure la réponse de ses neurones à des stimulations tactiles. L'axe vertical indique, en pourcentage, la différence de résultats entre les sujets avec et sans masque. On voit qu'elle maximale au jour 5. © Alvaro Pascual-Leone et al.

Un mécanisme inconnu ?

Lors d'une seconde expérience, 15 personnes ont subi un test plutôt invasif. Elles ont été soumises à une stimulation magnétique transcranial répétée (rTMS), une technique employée en thérapie de troubles psychiatriques et consistant à soumettre le cerveau à un champ magnétique. L'effet recherché dans l'expérience est de provoquer un dysfonctionnement temporaire à l'intérieur du cortex visuel. Les sujets obtiennent alors de moins bons résultats dans l'apprentissage du Braille. Là encore, on peut conclure qu'une partie de l'aire cérébrale de la vision peut aussi servir au sens du toucher.

Selon les auteurs de l'étude, ces résultats remettent en cause l'hypothèse classique selon laquelle des structures indépendantes du cerveau et hautement spécialisées sont engagées dans l'analyse des informations sensorielles d'origine différentes. « Notre étude montre que cette vision est incorrecte, affirme Alvaro Pascual-Leone, et illustre la capacité du cerveau humain à se réorganiser lui-même rapidement et dynamiquement. »

Les chercheurs suggèrent que cette adaptation rapide et réversible ne repose pas sur la mise en place de nouvelles connexions entre neurones mais sur l'activation de structures déjà existantes jusque-là masquées. A l'heure actuelle, aucun mécanisme physiologique connu ne peut expliquer ce phénomène. « Nous pensons que ces principes peuvent aussi s'appliquer à d'autres pertes sensorielles, insiste Alvaro Pascual-Leone, comme la surdité, ou une perte fonctionnelle après une lésion au cerveau. »

Quoiqu'il en soit, il reste la preuve de capacités d'adaptation insoupçonnées...

23/03/2008

Pourquoi ni la psychanalyse ni la spiritualité peuvent ne pas marcher


Je devrais ajouter aux deux approches une longue liste incluant de nombreuses thérapies analytiques ou utilisant essentiellement l'intellect, les méthodes de développement personnel, la religion...

Je peux aussi reformuler le titre en : "Pourquoi la compréhension consciente ne permet pas de résoudre des problèmes psychiques" ou "pourquoi la raison peut être impuissante vis-à-vis des passion".

De temps en temps, il est nécessaire d'admettre que même avec le couteau suisse le plus complet et sophistiqué, on ne peut pas ouvrir la porte de chez soi, de remplacer une roue de voiture, ou de nettoyer sa salle de bain. A défaut de ne pas pouvoir avancer sur son chemin d'épanouissement ou d'introspection. De rester prisonnier de blocages que l'on s'obstine souvent à nier. La souplesse d'esprit ferait que l'on sache utiliser aussi bien un couteau suisse qu'une clé à molette ou une éponge - cela s'appelle aussi l'adaptation.

Reportage de 7 min :

12/02/2008

LA MEDITATION : une médecine d'avenir ?

Extrait de l'article de Thierry Janssen




Du 8 au 10 novembre 2005, plusieurs scientifiques de renommée internationale rencontraient le dalaï-lama et d’autres personnalités du monde spirituel pour débattre des bases scientifiques et des applications cliniques de la méditation. Organisées par le Mind and Life Institute, ces trois journées se déroulaient à Washington, juste avant l’ouverture du Congrès annuel de la Society for Neuroscience où le dalaï-lama était invité à prendre la parole. 


Synergies

Il n’existe sans doute pas de meilleur exemple d’interdisciplinarité et de complémentarité que celui du Mind and Life Institute. Au départ, deux hommes : Adam Engle, avocat et homme d’affaire américain, et Francisco Varela, neurobiologiste chilien, diplômé de Harvard et directeur de recherche au CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) à Paris. Rien ne les prédestinait à se rencontrer, si ce n’est le fait que, chacun de leur côté, ils s’étaient convertis au bouddhisme et que, tous les deux, ils avaient entendu parler de l’intérêt du dalaï-lama pour la science occidentale. C’est une femme, Joan Halifax, enseignante bouddhiste zen, qui, en 1985, eut la bonne idée de les réunir. Le Mind and Life Institute était né. L’esprit et la vie. Avec un objectif : établir un dialogue entre la science et le bouddhisme. Deux cultures qui, chacune à leur manière, tentent de comprendre la nature de la réalité afin d’améliorer la condition humaine. Un projet ambitieux, donc. Puisque rien n’est plus difficile que réussir un dialogue constructif entre deux cultures. Deux ans plus tard, une première rencontre fut organisée entre le dalaï-lama et des chercheurs, dans les appartements privés du chef spirituel des Tibétains, à Dharamsala. Une dizaine d’autres réunions se déroulèrent en petit comité jusqu’en 2003, lorsque le prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT), invita Engle à organiser une réunion à Boston, en présence d’un public plus large. Entre temps, Francisco Varela était décédé au mois de mai 2001. Il aurait certainement apprécié de constater à quel point, aujourd’hui, les dialogues du Mind and Life Institute suscitent l’intérêt de la communauté scientifique.


Une manière de vaincre le stress

Depuis le début des années 1970, le biologiste Jon Kabat-Zinn, s’intéresse aux interactions du corps et de l’esprit. Très vite, il comprend l’intérêt de recourir à des techniques méditatives basées sur la notion de la « pleine conscience » (mindfulness). Apaiser l’esprit pour relâcher le corps. Débarrassée de toute connotation religieuse, exotique ou orientale, la méthode qu’il propose prend alors le nom scientifique mindfulness-based stress reduction (MBSR). « Une manière de rassurer les suspicieux. Un moyen d’intégrer la méditation dans la pratique clinique », commente Kabat-Zinn. L’approche consiste avant tout à développer une attention, instant après instant, dans le présent. Une pratique méditative « allégée » qu’il enseigne au sein de la Clinique de réduction du stress de l’université du Massachusetts. Son programme d’apprentissage est simple : une séance de deux heures et demi, une fois par semaine, durant huit semaines, plus une heure par jour d’entraînement chez soi. Depuis vingt cinq ans, plus de quinze mille personnes en ont bénéficié pour aider au traitement de troubles aussi divers que des problèmes cardiaques, le sida, des douleurs chroniques, des dysfonctionnements gastro-intestinaux, des migraines, de l’hypertension artérielle, des troubles du sommeil, de l’anxiété ou de la panique. Forte de ses succès, la MBSR est aujourd’hui enseignée aux étudiants dans vingt neuf facultés de médecine à travers les Etats-Unis. « Cela change les rapports que les médecins entretiennent avec leurs patients », expliquait Jon Kabat-Zinn au dalaï-lama. De plus en plus d’études cliniques démontre l’intérêt de la méthode. L’une d’elle, rapportée au cours des journées du Mind and Life, montre qu’en cas de psoriasis, la photothérapie à base de rayons ultraviolets obtient des résultats nettement supérieurs si elle est associée à la pratique de la MBSR. « Par son action sur le stress, la méditation pourrait jouer un rôle essentielle dans la prévention et la guérison de nombreuses pathologies », concluait Kabat-Zinn. Une opinion que partageaient Robert Sapolsky, professeur de biologie et de neurologie à Stanford, John Sheridan, professeur d’immunologie à l’Ohio State University, et Esther Sternberg, directrice du programme de recherche neuro-immunologique au National Institutes of Health (équivalent du CNRS français). [...]

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Lire du même auteur : La solution intérieure : Vers une nouvelle médecine du corps et de l'esprit

12/10/2007

La méditation augmente les performances de l'esprit et réduit le stress

Une équipe de chercheurs de l'université de Dalian (Chine) et d'Orégon (Etats-Unis) ont expérimentalement mis en évidence l'effet bénéfique de la méditation sur les performances de l'esprit en situation de stress.

 Lire l'article sur futura-sciences.com