Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

21/10/2010

L'amour face à Narcisse et la tyrannie du Bien

screen-capture.png

Narcisse est amoureux de son image idéalisée. Son culte de son faux-Soi ne lui interdit pas seulement d'aimer un autre être, mais aussi, en dépit de toutes les apparences, d'aimer le seule être qui soit entièrement entre ses mains : lui-même.
Alice Miller




Une des grandes découvertes que j'ai enfin assimilée cette année est la fameuse notion que j'appellerais “amour total de soi”. Expression pompeuse, exagérée, utopique… les jugements peuvent fuser.

Je la rencontre d'abord dans le livre L'Avenir du drame de l'enfant doué de la psychologue Alice Miller. Elle y évoque premièrement le narcissisme comme une fixation sur les traits et les qualités de soi que l'on croit bien, alliée à l'intention de les préserver ou de les développer, tout en niant les facettes de soi que l'on croit mauvaises.
Ce qui revient à se couper soi-même en deux, une partie étant haïe ou dissimulée.

Vous imaginez déjà ce qu'est "l'amour total de soi". J'ai rencontré il n'y a pas si longtemps une thérapeute (association Être-Bien) à la méthode "impolie". Là où les personnes "bien intentionnées" veulent être aidantes, compassionnées, éveillées, elle fait dire à ses clients des phrases comme : “je suis mauvais, je suis méprisant, et c'est ok”. Tout d'un coup, c'est l'acceptation de sa propre imperfection, de sa propre… humanité ! Tout d'un coup, la pression tombe. La barre était si haute !

Encore une fois, voulons-nous nous juger bon ou mauvais, ou allons-nous décider de faire le grand saut vers l'accueil à bras ouvert de notre propre ombre, de notre pas-beau (Clarissa Pinkola Estés), de nos démons, du Diable ?
Peut-être en faisant ce grand saut, c'est le "grand juge intérieur" que nous licencions. C'est le tribunal de Narcisse qui ferme boutique. Et petit à petit, les décrets "je dois être courtois", "il faut être bienveillant" s'effacent ou se transforment sur la grande ardoise du surmoi. Prennent place les banderoles "je suis violent, et c'est ok", "je suis arrogant, et je m'aime". Là-bas on ose même déclarer : "je suis haineux, et les autres m'aiment" !

Les nombreux interdits issus de toutes parts nous ligotent. Lorsque nous laissons à nos dogmes à terre, nous entamons le chemin de la mystique, où l'ego n'est plus seigneur mais vassal. Il est l'outil et non la main. Quantiquement parlant, il est à la fois la main et l'outil : il ne comprend plus, il n'a pas à comprendre. Quelle soulagement de pouvoir déranger, crier, critiquer, mentir, d'avoir peur ! De pouvoir être faible, vulnérable, égoïste, imparfait.

J'entends un pèlerin zélé marmonner "Ça ne va pas, il faut avancer, faire des progrès". Je lui réponds : "repose-toi, souffle un peu. Prends toi dans les bras. Tu n'es pas un saint pourtant tu es aimable, même si tu n'avances pas, même si tu ne deviens pas un saint."

Dans cette situation, le moi a de quoi paniquer, et je vois pointer le Soi avec son sourire non-duel. Ce n'est pas un sourire ironique.

Mais j'en vois déjà qui s'attroupent pour la contre-révolution. "C'est la porte ouverte à la haine et à la violence sans limite," protestent-ils. Eh bien non je ne céderai aucunement à la tyrannie du bien.

Les facettes de l'être sont toutes les bienvenues, sans être fusionnée en un miasme indivisible et divin. Nos capacités de discernement ne sont pas rejetées. Ni nos idéaux, ni nos vices. Ils prennent simplement une dimension moins épique, moins manichéenne. Ils sont simplement des visions du monde, des saveurs de l'expérience humaine dans laquelle nous cessons de juger les erreurs.

D'une part, accueillir son côté sombre est en même temps explosif et source de sérénité. Si l'on est en paix avec sa propre ombre, on est plus à même d'accepter le pas-beau des autres. D'autre part, l'abandon des décrets coercitifs permet d'explorer ses propres besoins, notamment de respect mutuel, de joie, de partage… qui peuvent se traduire par : "je ne souhaite pas insulter mes proches, mes collègues ou la police", plutôt que "je ne dois pas insulter mon prochain, c'est mal". Ces différents besoins sont à gérer avec les besoins de reconnaissance (de sa propre souffrance) et de compréhension, qui amènent à l'agressivité (rentrée ou manifeste) lorsqu'on ne s'en est pas occupés durant trop longtemps et que le vase va déborder. Vaste sujet des besoins à développer notamment en psychologie humaniste et CNV.

Donc à la fois j'accepte et je m'aime quand je déborde de colère et d'agressivité, et je me connecte à mes aspirations — si je les ai — au respect, à l'empathie, à la compréhension, à la douceur, au bien-être. Au lieu d'une obéissance à des principes dogmatiques, je me laisse porter par un élan du coeur. Ce qui mène progressivement à un certain équilibre et non à une escalade de haïne. J'aime mon côté sombre, puis celui des autres. Et petit à petit, mes sentiments et mes réactions de haine et de violence s'atténuent dans une certaine mesure — dans la mesure où mes blessures sont apaisées, même si elles ne seront probablement jamais complètement effacées en l'espace d'une vie.

01/10/2010

Silence et lenteur, des valeurs montantes ?

L'émission C dans l'air intégrale consacrée au succès du film Des Hommes et des Dieux, à voir avant sa suppression du site France5.fr.

488839_des-hommes-et-des-dieux.jpgLes différents thèmes du film sont abordés et surtout dans la dernière moitiée de l'émission la valeur du silence, de la lenteur — de l'intériorisation — qui manque dans le monde urbain actuel. On finit par parler de retraite spirituelle, de méditation dans un cadre personnel et même médical.

Voir la vidéo

La page web

Extrait de la présentation :

Mais pourquoi un tel engouement ? Que poussent les spectateurs à entrer dans les salles obscures pour voir ce film qui défie toutes les lois du marketing ? Les actuelles prises d’otages de citoyens français à l’étranger ? Une quête de sens et de spiritualité dans un monde globalisé et de plus en plus complexe ?

20/06/2010

Psychologie et spiritualité

Cela est de moins en moins courant mais il y a une certaine tendance chez un grand nombre de pratiquants spirituels à rejeter ou mépriser tout ce qui se trouve dans la sphère de la psychologie. Certains disent que la psychologie et la spiritualité ont le même but - le bien-être, le bonheur ou l'harmonie - et que la première n'y arrive pas ou beaucoup moins bien. D'autres disent que la psychologie vise un objectif provisoire, relatif et superficiel (l'adaptation à la société, l'apaisement des angoisses…), et la spiritualité un objectif éternel et absolu ou fondamental (l'Union avec Dieu, l'Eveil). A quoi bon résoudre les problèmes avec papa-maman si nous pouvons atteindre l'Amour Absolu de Dieu ou nous libérer totalement du karma ? La psychologie apparaît comme un produit bas-de-gamme dérivé de la spiritualité.
Pourtant l'échec des religions et des mouvements spirituels à apporter à eux seuls le bien-être ou la sagesse poussent de plus en plus d'adeptes à faire le lien avec la psychologie quand ce n'est déjà fait.

Voici en vidéo un des points vue qui se répandent aujourd'hui, celui de Margot Esther Borden une psychothérapeute intégrale (dans la lignée de Sri Aurobindo) basée à Paris et formée à l'approche centrée sur la personne (psychologie humaniste), la psychosynthèse, la gestalt thérapie et au kriya yoga (pratique de la respiration en conscience). Elle consulte en anglais et en français.
Par ailleurs elle est consultante en entreprise pour l'intégration de la spiritualité dans le management ce qui l'a amené à co-écrire un livre intitulé Spirituality and Business.

Site (anglais) de Integral Perspectives

 

14/03/2010

Guy Corneau et la psychologie jungienne

Guy Corneau, psychothérapeute, psychanalyste jungien parle de sa propre quête spirituelle et la rencontre avec la psychologie de Jung. Il parle du Soi, des complexes… Il a publié Père manquant, fils manqué en 1989, vendu à plus de 155 000 exemplaires en français et traduit dans une dizaine d'autres langues.


Voir la vidéo sur la page du site repere.tv

16/02/2009

Le pas-beau, Clarissa Pinkola Estés


Un travers qui guette tout pratiquant spirituel

Extrait de Femmes qui courent avec les loups

« Pour certains, il est plus facile d'avoir de belles pensées élevées et de toucher les choses qui nous transcendent littéralement. Il est encore plus facile de rejeter le pas-beau et de se sentir à tort dans son bon droit. Qu'est-ce que le pas-beau ? Notre propre faim secrète d'amour est le pas-beau. Notre mauvais usage de l'amour est le pas-beau. Nos écarts en matière de loyauté et de dévotion ne sont pas jolis, notre sens de la séparation de l'âme est ingrat, nos insuffisances, malentendus, fantasmes infantiles sont le pas-beau. [...] Sur le plan archétypal, désenchevêtrer quelque chose, c'est effectuer une descente, avancer dans un labyrinthe, descendre dans le monde souterrain ou dans le lieu où les choses vont être révélées d'une manière entièrement nouvelle. »

article sur Femmes qui courent avec les loups

04/02/2009

La femme sauvage, de Clarissa Pinkola Estés


"Cette Femme Sauvage, c’est celle qui accueille nos envies, nos pulsions, notre beauté, et les exprime avec ardeur. La femme sauvage qui se cache au fond de nous veut se libérer de toutes les croyances et verrous culturels."

femmes_loups.gifVous êtes une femme (ou un homme) ? Vous n'avez pas peur de la psychologie des profondeurs ? Vous cherchez à vous libérez des carcans de la civilisation ? Vous cherchez à tirer vos ressources à la fois de l'âme et du corps, du coeur et de l'esprit ?
Il vous faut lire Femmes qui courent avec les loups si ce n'est déjà fait. Cet ouvrage est déjà pour beaucoup de femmes un guide précieux sur le chemin de l'âme.

Poète, conteuse et psychologue jungienne, Clarissa Pinkola Estés nous transmet à sa façon, des histoires sans âge de diverses origines. On y retrouve à chaque fois l'archétype qu'elle appelle « le Soi Sauvage ». Ce livre est dédié aux femmes sans doute car c'est chez elles que le « Soi Sauvage » a été le plus opprimé. Toutefois, il est tout autant enrichissant pour les hommes.

L'auteur n'hésite pas à prendre son indépendance vis-à-vis de Jung, à réhabiliter les cultures païennes, à fustiger la gentillesse, à faire l'éloge du voile (celui qui couvre la tête)... C'est un hymne au pouvoir de l'instinct qui nous indique lorsqu'on est en présence hostile ou amie, lorsqu'il faut s'adoucir ou crier. C'est un coup de griffe aux bons sentiments de qui veut être toujours gentil avec tout le monde, dans l'amour naïf de toute personne.

Le soi sauvage tombe à pic dans une époque où soit on méprise soit on adule les maîtres spirituels, les stars du showbiz ou autres personnalités politiques. Là où la naïveté prend le visage d'un idéalisme sacré. Plutôt que de penser placer les choses dans le camp des bons et des mauvais, il sent ce qui nourrit et ce qui détruit chez la même personne ou dans la même chose.

Femmes qui courent avec les loups
dresse une carte des nombreux pièges qui nous attendent sur la voie intérieure et les aides que nous pouvons trouver en nous (donc autour de nous). Il nous rappelle combien il est facile de tomber dans les mailles de l'ego ou des archétypes qui hantaient déjà nos ancêtres. Depuis ce livre, le terme sauvage n'a jamais été aussi valorisant.


Citation sur le "pas-beau" du livre


Film animé de La femme squelette, conte Inuit

07/12/2008

Le paradoxe de la condition humaine, Cyrulnik


Le paradoxe de la condition humaine, c'est qu'on ne peut devenir soi-même que sous l'influence des autres.

Citation, les Nourritures Affectives, Boris Cyrulnik.

 

Voir l'éloge de la peur.

17/08/2008

Contre la télé pour bébés

http://squiggle.be/appel/

 

Un moratoire contre la fabrique des bébés téléphages !

Appel à signatures

 


 

Signer l'appel -   Voir les signataires

 


 

Le lancement d’une nouvelle chaîne de télévision destinée aux enfants de 6 mois à 3 ans pose quatre problèmes graves.

1. Tout d’abord, nous savons aujourd’hui que le développement d’un jeune enfant passe par la motricité et la capacité d’interagir avec les différents objets qu’il rencontre. Alors que l’interactivité est intrapsychique chez l’adulte et l’enfant grand, elle a encore besoin de s’appuyer sur le corps et la sensori-motricité chez l’enfant jeune. L’intelligence, à cet âge, est en effet plus corporelle (sensori - motrice) que imagée ou conceptuelle. Il est à craindre que le temps passé par l’enfant devant les émissions d’une chaîne de télévision - qui rassurera les parents parce qu’elle est présentée comme fabriquée pour les tout-petits – ne l’éloigne des activités motrices, exploratoires et interhumaines, fondamentales pour son développement à cet âge.

2. Nous savons aussi que l’enfant ne se développe, et n’établit une relation satisfaisante au monde qui l’entoure, que s’il peut se percevoir comme un agent de transformation de celui-ci. C’est ce qu’il fait quand il manipule de petits objets autour de lui. Il est à craindre que l’installation d’un tout-petit devant un écran ne réduise son sentiment de pouvoir agir sur le monde et ne l’enkyste dans un statut de spectateur du monde.

3. Alors que les programmes proposés par cette chaîne existent déjà sous la forme de DVD, qui ont l’avantage de proposer une durée limitée, il est à craindre que la création d’une chaîne émettant en continu 24 heures sur 24 n’incite les parents à l’utiliser comme un moyen facile d’endormir leur enfant. Tous les parents savent comme le coucher d’un tout-petit est difficile : il rappelle, les parents y retournent, puis quittent sa chambre… pour revenir un peu plus tard, attirés par de nouveaux cris. Beaucoup de parents risquent d’être tentés par l’installation de la télévision dans la chambre de leur tout-petit comme un moyen de faciliter l’endormissement de celui-ci.

4. De nombreux travaux d’éthologie, y compris appliqués à la relation mère enfant, ont montré combien l’être humain est capable de s’accrocher aux éléments les plus présents de son environnement, dès les débuts de la vie, et notamment à ceux dont il a l’impression qu’ils le regardent. Il est à craindre que de jeunes enfants confrontés sans cesse aux écrans ne développent une relation d’attachement à eux qui les « scotchent » indépendamment de tout contenu. Ces enfants ne pourraient se sentir « bien au monde » - autrement dit sécurisés - que si l’un de ces fameux écrans est allumé près d’eux. L’argument qui consiste à dire que cette chaîne ne contient pas de publicité est particulièrement fallacieux de ce point de vue : les publicistes se rattraperont après, quand l’enfant plus grand ne pourra plus se passer d’une présence permanente d’un écran allumé à côté de lui.

En conclusion : cette chaîne, évidemment lancée pour les actionnaires, risque de séduire certains parents. Mais ce n’est certainement pas pour le bénéfice des enfants qui seront installés devant elle. A une époque où on parle beaucoup d’écologie, prenons conscience que protéger nos enfants du risque de développer une forme d’attachement à un écran lumineux est une forme d’écologie de l’esprit.
C’est pourquoi il est urgent de se mobiliser pour la création d’un moratoire qui interdise à de telles chaînes de diffuser des programmes pour tout petits en continu, 24H sur 24, avant que nous en sachions un peu plus sur les relations du jeune enfant et des écrans.

Articles, études, illustrations... peuvent être adressées à Nobabytv.org qui les publiera.

Cet appel est lancé à l'initiative de Serge Tisseron (Psychiatre, psychanalyste et Directeur de recherches à l'Université Paris X) avec Pr Pierre Delion (Chef de service de pédopsychiatrie au CHU de Lille), Philippe Duval (Psychologue Clinicien, Directeur de Publication du Jounal des Professionnels de l'Enfance), Sylviane Giampino (Psychanalyste, psychologue petite enfance, fondatrice d’A.NA.PSY.p.e.), Pr Bernard Golse (Chef de service de pédopsychiatrie CHU Necker-enfants malades, professeur Université Paris V), Vincent Magos (Psychanalyste, responsable de la Coordination de l'aide aux victimes de maltraitances - Belgique) et Pr Marie-Rose Moro (Chef de service au Centre Hospitalier Universitaire Avicenne).

Cet appel est également soutenu par les organismes suivants

23/03/2008

Pourquoi ni la psychanalyse ni la spiritualité peuvent ne pas marcher


Je devrais ajouter aux deux approches une longue liste incluant de nombreuses thérapies analytiques ou utilisant essentiellement l'intellect, les méthodes de développement personnel, la religion...

Je peux aussi reformuler le titre en : "Pourquoi la compréhension consciente ne permet pas de résoudre des problèmes psychiques" ou "pourquoi la raison peut être impuissante vis-à-vis des passion".

De temps en temps, il est nécessaire d'admettre que même avec le couteau suisse le plus complet et sophistiqué, on ne peut pas ouvrir la porte de chez soi, de remplacer une roue de voiture, ou de nettoyer sa salle de bain. A défaut de ne pas pouvoir avancer sur son chemin d'épanouissement ou d'introspection. De rester prisonnier de blocages que l'on s'obstine souvent à nier. La souplesse d'esprit ferait que l'on sache utiliser aussi bien un couteau suisse qu'une clé à molette ou une éponge - cela s'appelle aussi l'adaptation.

Reportage de 7 min :

20/03/2008

Abductions, psychiatre et spiritualité

15-mm.jpg S'il y a une approche inédite de la spiritualité, c'est bien celle de John Edward Mack (1929-2004). Après un diplôme de médecine à l'université de Harvard, et un certificat de psychanalyste pour enfants et adultes, il s'installe en tant que psychiatre et devient professeur au département de médecine d'Harvard. Il s'intéresse à la respiration holotropique ("expansion de conscience sans LSD") et la psychologie transpersonnelle de Stanislav Grof (psychiatre très rationnaliste à ses débuts) et Abraham Maslow (psychologue à l'origine du concept d'expérience paroxystique). En 1977, il publie la biographie de Laurence d'Arabie pour laquelle il reçoit le prix Pulitzer.

Tout au long de sa vie, son travail consiste à relier psychiatrie et spiritualité, à dépasser la vision matérialiste dominante en Occident. Un des déclencheurs de cette vocation est la rencontre de patients qui prétendent avoir été enlevés par des extra-terrestres (abduction). Sceptique, il pense qu'ils sont victimes de maladies mentales. Au début des années 1990, il conduit une étude sur plus de 200 personnes prétendants avoir été enlevés par des E.T. Il est contraint d'admettre que ces gens ne sont ni des fous, ni des menteurs. Ces "expérienceurs d'abductions" racontent tous des vécus qui présentent des invariants, à l'instar des expériences de mort imminentes (EMI), et certains manifesteraient même un soudain intérêt pour la spiritualité et les questions environnementales.  Ce qui fait de lui un personnage controversé bien évidemment. En 1994, il publie Dossier Extraterrestres (titre original : Abduction), à cause duquel il est suspendu à Harvard. Il est réintégré quelques années plus tard.

Son travail est relaté dans un documentaire intitulé Touched de Laurel Chiten. Stéphane Allix, journaliste d'investigation et fondateur de l'INREES, rencontre John E. Mack en réalisant son documentaire Enlevés. Vous pouvez voir les vidéos d'un entretien avec cet étonnant psychiatre sur le site de l'INREES.

Le sujet des OVNI et des abductions restent tabou encore aujourd'hui, mais l'université d'Harvard lui consacre un article d'hommage en 2005 après son brusque décès, signe du respect partagé dans la communauté universitaire.

Voir Le GEIPAN admet l'existence des OVNI