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24/01/2009

CNV : l'autre sait


En France, nous chérissons le savoir et la réflexion :

Pensée fait la grandeur de l’homme.
Blaise Pascal

Je pense donc je suis.
René Descartes

Nous sommes également égocentriques par la fréquence dont nous doublons le pronom à la première personne : “moi, je..."

Lorsque les deux attitudes se rencontrent, cela donne :

Moi, je sais.

Formule typiquement française et à la mode à la fois en Orient et en Occident. Non, content de savoir, il faut le montrer aux autres : on explique, on donne la réponse tandis que l’autre donne sa langue au chat. On fournit la solution plus vite que son ombre.

On devient un roseau sauveur.


La CNV va en sens inverse. Ce qui compte c’est l’empathie, et si nous pouvons contribuer à la valorisation et l’épanouissement de l’autre, il n’y a pas d’hésitation. Ainsi, nous sommes invités à être un miroir pour que l’autre puisse mieux se voir et voir la situation dans laquelle elle/il se trouve.

Ainsi, l’autre trouve la réponse par lui-même et en retire toute la joie que cela procure, et en fait, nous aussi.

Lire Cessez d’être gentil, soyez vrai !, de Thomas d’Ansembourg
Site de l’association CNV Europe