04.11.2009
Arnaud Desjardins : pas d'excuse
Arnaud Desjardins (18 juin 1925 - ) était réalisateur à l'ORTF de 1952 à 1974 et est l'un des premiers occidentaux à faire découvrir aux Français, au travers de documents télévisés, quelques grandes traditions spirituelles méconnues des Européens : l'hindouisme, le bouddhisme tibétain, le zen et le soufisme (mystique de l'Islam) d'Afghanistan. (source : Wikipedia)
Voici un lien pour télécharger un extrait en PDF d'un livre intitulé Un Grain de Sagesse. Dans ces 20 et quelques pages édifiantes qui retranscrivent un discours donné au monastère bouddhique "du Bost" en 1981, l'auteur fustige la culture de l'excuse (entendez "vous êtes excusé d'avoir mal fait") très à la mode en France et pas mal dans le reste de l'Occident, peu être un peu à cause d'une mentalité de gauche détournée, où le collectif doit récupérer toutes les responsabilités individuelles : l'individu se deresponsabilise, et cherche à se trouver des excuses pour se laver les mains.
Quelques passages (pas toujours en lien direct avec le sujet) :
11:01 Publié dans _Début spirituel_ | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : desjardins, spiritualité, sagesse, bouddhisme, hindouisme, jésus, société, zen, soufisme
28.10.2009
l'individu avant la société
Jean-Louis Trintignant en vidéo :
20:00 Publié dans _Début spirituel_ | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vidéo, changer, société
22.10.2009
l'Ile aux fleurs
Un court-métrage (11 min) humoristique et didactique sur l'être humain et son fabuleux talent de pollueur-destructeur. L'histoire est raconté du point de vue d'un extraterrestre étudiant l'homme dans toute sa splendeur.
22:52 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : société, vidéo, écologie
16.10.2009
Openmoney : projection, débat
Mon très sympathique ami Phyrezo, bloggeur de blog.phyrezo.org propose de vous inviter (sur Paris) à la projection de The Money Fix d'Alan Rosenblith, documentaire (VOST français) sur les enjeux de notre système monétaire actuelle, et de nouvelles formes de monnaies papier ou virtuelles, locales, communautaires et/ou alternatives qui se dessinent. La projection sera précédée ou suivie d'une petite discussion informelle (plus qu'un débat comme il le dit, pour y avoir été)
Vous pouvez laisser vos disponibilités sur la page doodle
Voir la bande-annonce (sans sous-titre) :

Je vous copie le mail qu'il m'a envoyé récemment :
J'annonce, à qui veut bien m'entendre, qu'une lame de fond est en train de se former, et que le système monétaire en sera profondement boulversé. Mais au-delà de la monnaie, c'est la société entière qui se transforme, car, comme le dit jf Noubel: "la monnaie est une architecture invisible de notre société"
nous percevons quelques bribes venant du haut de la pyramide : on parle monnaie au G20, même Fillon serait favorable à une régulation des monnaie selon le Monde, certain media, pourtant officiels, comme The Independent en viennent à se perdre dans des soi-disant théories du complot ...
mais pour la majorité d'entre nous, cela reste aussi obscur que de l'hawali, car comme le disait l'économiste J-K Galbraith
"The study of money, above all other fields in economics, is one in which complexity is used to disguise truth or to evade truth, not to reveal it." (1975, juste après la décorellation du US$ et de l'or)
15:52 Publié dans Matérialisme & Rationalisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : openmoney, monnaie, alternative, communautaire, société, intelligence collective, phyrezo, projection
05.06.2009
Changer avec Pascal Neveu
Changer ? Moi, jamais ! est un ouvrage qui traite de notre envie de changer l'autre. De notre conviction que nous ne pouvons nous changer nous-même et encore moins les autres - de manière intentionnelle. Il traite de nos blocages qui rendent difficile le changement. Au fond, nous ne voulons pas changer car nous avons peur de perdre quelque chose. Pour changer, le deuil est donc nécessaire.
Pascal Neveu, l’auteur, psychanalyste et psychothérapeute, intervient sur différentes questions de psychologie fondamentale auprès du personnel hospitalier et de cadres en entreprises. Il exerce en cabinet et enseigne à Paris. Spécialiste du deuil, il anime également une cellule psychologique pour les orphelins et les veuves de sapeurs-pompiers.
Qui sommes-nous en vérité ? Avons-nous un noyau dur au fond de notre être, l’âme, l’esprit, que sais-je, immuable qui est déterminé à la naissance (les gènes ou encore la création divine), dans l’enfance (éducation, milieu) ?
Nous croyons pour la plupart d’entre nous que nous changeons en surface, mais jamais en profondeur à part dans des rares cas d’accidents graves par exemple.
Voici un montage audio (4min50) d'extraits d'une émission de radio avec Pascal Neveu sur ce thème (télécharger le fichier audio mp3):
13:59 Publié dans _Début spirituel_ | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : psychanalyse, vidéo, audio, livre, changer, introspection, société, moi
11.05.2009
L'intelligence collective de J-F Noubel
Jean-François Noubel est chercheur, professeur et formateur en intelligence collective globale et le fondateur du site thetransitioner.org. Il s'inscrit ainsi dans la mouvance émergente des créatifs culturels qui tend vers une organisation sociale non-pyramidale, soucieux d'une écologie à la fois de l'individu physique et spirituel, de la société et de l'environnement.
Jean-François Noubel distingue :
- l'intelligence collective originelle (celle des petites équipes (sportives notamment), des tribus)
- l'intelligence collective pyramidale (celle des grandes équipes, entreprises, des civilisations qui débutent avec l'agriculture et instituent une hiérarchie rigide) et
- l'intelligence collective globale (en réseau,cybernétique, souple, utilisant le Net pour communiquer et collaborer, privilégiant le leadership à l'autorité)
Il envisage une approche complètement différente de l'argent et de l'économie basée non sur la rareté mais sur la suffisance, et encourage le développement à la fois individuel (psychothérapie, développement personnel, créativité, introspection, spiritualité, autonomie) et collectif (holoptisme, collaboration cybernétique, pouvoirs politiques distribués, monnaies communautaires descendantes du Système d'Echange Local ou SEL). Bref un nouveau paradigme.
Il est possible d'écouter librement l'émission du 14/12/2007 (1h20) consacrée à l'intelligence collective globale (pour télécharger le fichier audio mp3, clique-droit puis "enregistrer la cible du lien sous") sur Radio Aligre FM.
L'émission suivante datant d'octobre 2008 (fichier audio mp3, 1h19) : Evolution de l'Intelligence Collective dans le monde et en France avec Michel Saloff-Coste.
Lire la présentation en ligne et imprimable (44 pages) de Jean-François Noubel, l'Intelligence Collective, la révolution invisible
L'article sur le site nouvellescles.com
Vidéo d'introduction (33 min)
Evolution de l'Intelligence Collective dans le monde et en France
D'autres vidéos disponible sur les pages Viméo notamment "qu'est-ce que l'holoptisme" :
http://vimeo.com/3878186
Un séminaire aura lieu en du 4 au 7 juin 2009 en Provence.
13:09 Publié dans _Glossaire_ | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : intelligence collective, jean francois noubel, créatifs culturels, spiritualité, société, nouveau paradigme, thetransitioner
30.04.2009
Êtes-vous un créatif culturel ?
Les créatifs culturels (en anglais américain « Cultural Creatives ») sont un groupe socio-culturel qui regroupe les personnes qui ont en commun de favoriser la faible dépendance vis-à-vis des modes de consommation industrialisés, de chercher à favoriser le développement personnel et spirituel, de remettre l’humain au cœur de la société, de refuser les dégradations environnementales, notamment celles induites par l'exploitation des ressources naturelles et de rechercher des solutions nouvelles aux problèmes personnels ou sociaux (par exemple sans fausse antinomie entre engagement et vie personnelle).
Cette expression a été inventée par Paul Ray et Sherry Anderson dans leur livre: The Cultural Creatives: How 50 Million People Are Changing the World (Harmony Books, Oct 2000), traduit en français aux éditions Yves Michel, sous le titre: L'émergence des créatifs culturels.
Un autre trait marquant de ce groupe est l'absence, à l'heure actuelle, de conscience de sa propre existence. Autrement dit, la plupart des personnes entrant dans la catégorie des « Créatives Culturels» se croit relativement isolée, et l'estimation de la proportion de population partageant les mêmes convictions, de la part des personnes interrogées dans le groupe, s'étale seulement entre 1 et 5 %. Aux États-Unis il représentent entre 20 et 25 % de la population américaine ne se rattachant ni aux conservateurs religieux ni aux modernistes convaincus, c'est-à-dire les deux groupes socio-culturels le plus souvent reconnus aux USA. Les auteurs ont donné à ce groupe le nom de Créatifs Culturels.
Selon les auteurs, le phénomène n'est pas propre à une catégorie socio-professionnelle, ni à une ethnie, ni à une tranche d'âge, et la totalité de la population est touchée au même niveau, sauf une très légère prédominance des milieux éduqués/aisés. Ceci est le critère qui a fait dire aux auteurs de l'ouvrage qu'il s'agit bien d'un mouvement de fond, et pas d'une mode passagère, comme l'a été le mouvement des hippies, qui avait touché surtout des jeunes adultes.
Source : Wikipédia
Caractéristiques :
- désapprouvent l'accent mis par les cultures modernes sur le succès, la consommation et le profit
- s'engagent dans une ou plusieurs causes
- amour de la nature et profond souci de sa destruction
- grande attention portée aux questions mondiales (réchauffement planétaire, la pauvreté, la surpopulation, etc.) et un désir de voir plus d'actions les concernant
- volonté de payer plus d'impôts ou de payer plus les produits de consommation si cela améliore l'environnement
- sont mécontents à la fois vis-à-vis de la politique de gauche que de droite
- souhaitent que les politiciens et le gouvernement dépensent plus d'argent dans l'éducation, les programmes pour les collectivités, ainsi que pour le développement durable
- sont concernés par les grosses entreprises et les moyens qu'elles utilisent pour générer du profit, comme la destruction de l'environnement et l'exploitation des pays plus pauvres
- ont tendance à ne pas trop dépenser ou être très endettés
- désirent plus d'équité pour les femmes dans la vie, les affaires et la politique
- concernés par la violence et les abus contre les femmes et les enfants
- sont optimistes envers l'avenir
- aiment les personnes, les lieux et choses qui sont différents ou exotiques
- important souci de développer et maintenir les relations humaines
- souci important d'aider les autres à développer leurs talents propres
- veulent contribuer à créer une nouvelle et meilleure façon de vivre
- intérêt intense pour le développement spirituel et psychologique
- voient la spiritualité comme un aspect important de leur vie et sont alarmés par les intégrismes religieux
J'ajouterais :
- sont alarmés par les cultes de la personnalité qui se développent dans les groupes et les communautés non-spirituels ou spirituels
En 2006, le sociologue Jean-Pierre Worms publie Les créatifs culturels en France.
"Foutaise pour certains, les créatifs culturels ne seraient autre qu’un nouveau concept marketing incarné par les bo-bo (bourgeois bohêmes) ou les no-no, anti consuméristes et fervents combattants de la dictature des marques. Paul Ray avance, quant à lui, que les créatifs culturels ne sont que « la manifestation d’une lente convergence de mouvements et de courants jusqu’alors distincts vers une profonde modification de notre société. Les créatifs culturels ne viennent pas de nulle part. Ils ont une longue histoire qui a traversé ces 50 dernières années sous la forme de mouvements différents ayant introduit successivement des changements de mentalité, comme le pacifisme, l’écologie, le féminisme, le new age, la décroissance, l’essor du développement personnel et des médecines douces, du bouddhisme, du bio... ».
17% de créatifs culturels en France
En France, un ouvrage récent étudie leur présence dans l’Hexagone et annonce que 17% de nos concitoyens se retrouvent dans cette catégorie de la population.
En détail, le livre propose le découpage suivant :
Le créatif culturel (17% des Français)
En rupture avec les valeurs héritées de sa famille, il exerce souvent un métier qu’il a choisi, qui lui convient mieux que celui pour lequel il a fait des études. Il met à l’œuvre les valeurs dites "féminines" (sensibilité, intuition, empathie, non compétitivité...)" […]
Extraits d'article sur place-publique.fr / Lire la suite
Voir aussi l'article de Phyrezo
Dossier Nouvelles Clés
09:59 Publié dans _Glossaire_ | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : créatifs culturels, spiritualité, société, nouveau paradigme, paul ray, écologie
21.02.2009
les inséparables hémisphères du cerveau
Sans le "cerveau droit", on ne peut réellement s'unir aux autres, transcender la vision conceptuelle du monde, agir avec le coeur plutôt qu'avec l'ego et ainsi persévérer sur le long terme sans tomber dans la folie. Lire également l'article l'hémisphère silencieux.
Sans le "cerveau gauche", on ne peut analyser des situations complexes pour trouver des solutions, prendre sa place dans la société en tant qu'individu unique/original, adapter ses actions et son langage pour entrer en relation avec les autres de manière adapté. Et surtout, on est incapable de dire non à tout ce qui est contre-nature ou néfaste : manipulation, marketing, lavage de cerveau, idéologies tyranniques, agressions, perversion (viol, pédophilie, torture...), pollution, etc. En d'autres termes, on est naïf.
Peut-être le plus grand talent du cerveau gauche est sa fonction de démarrer, arrêter ou altérer une action, une relation ou un apprentissage, grâce à sa capacité d'analyse et à prendre du recul.
Enfin, toujours sur le site cerveau droit on peut lire :
La conscience du "je" est une élaboration très sophistiquée de l'hémisphère gauche, tandis que le plus haut degré d'identité de l'hémisphère droit semble être l'appartenance au groupe. C'est ce type d'identité collective qui est mis en oeuvre dans des opérations de manipulation de masse, comme le nazisme, comme ce qui se passe dans certaines sectes, partis politiques, groupuscules terroristes ou intégrismes religieux. L'identité de groupe est poussée à son paroxysme, par toute sortes de rituels et de symboles auxquels l'hémisphère droit est très sensible, jusqu'à libérer une violence collective terrifiante tout en court-circuitant la conscience individuelle et les tabous très puissants que gère l'hémisphère gauche. Même en l'absence de manipulation extérieure manifeste, le cerveau gauche semble être très souvent renseigné de façon très tardive et indirecte sur la relation au monde de l'hémisphère droit et du système limbique. C'est cette relation spécifique et directe ainsi que l'ensemble des signes et des réponses qui l'accompagne qu'analyse et traite la Programmation Neuro Linguistique appelée P.N.L..
Les deux hémisphères sont indispensables pour le déploiement de l'être. Ce schéma est une caricature scientifique, mais l'idée sous-jacente n'est pas négligeable.
Article effort et non-agir en rapport avec le cerveau droit
12:48 Publié dans _Début spirituel_ | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : hémisphère, spiritualité, société, cerveau droit, ego, moi
17.08.2008
Contre la télé pour bébés
Un moratoire contre la fabrique des bébés téléphages !
Le lancement d’une nouvelle chaîne de télévision destinée aux enfants de 6 mois à 3 ans pose quatre problèmes graves.
1. Tout d’abord, nous savons aujourd’hui que le développement d’un jeune enfant passe par la motricité et la capacité d’interagir avec les différents objets qu’il rencontre. Alors que l’interactivité est intrapsychique chez l’adulte et l’enfant grand, elle a encore besoin de s’appuyer sur le corps et la sensori-motricité chez l’enfant jeune. L’intelligence, à cet âge, est en effet plus corporelle (sensori - motrice) que imagée ou conceptuelle. Il est à craindre que le temps passé par l’enfant devant les émissions d’une chaîne de télévision - qui rassurera les parents parce qu’elle est présentée comme fabriquée pour les tout-petits – ne l’éloigne des activités motrices, exploratoires et interhumaines, fondamentales pour son développement à cet âge.
2. Nous savons aussi que l’enfant ne se développe, et n’établit une relation satisfaisante au monde qui l’entoure, que s’il peut se percevoir comme un agent de transformation de celui-ci. C’est ce qu’il fait quand il manipule de petits objets autour de lui. Il est à craindre que l’installation d’un tout-petit devant un écran ne réduise son sentiment de pouvoir agir sur le monde et ne l’enkyste dans un statut de spectateur du monde.
3. Alors que les programmes proposés par cette chaîne existent déjà sous la forme de DVD, qui ont l’avantage de proposer une durée limitée, il est à craindre que la création d’une chaîne émettant en continu 24 heures sur 24 n’incite les parents à l’utiliser comme un moyen facile d’endormir leur enfant. Tous les parents savent comme le coucher d’un tout-petit est difficile : il rappelle, les parents y retournent, puis quittent sa chambre… pour revenir un peu plus tard, attirés par de nouveaux cris. Beaucoup de parents risquent d’être tentés par l’installation de la télévision dans la chambre de leur tout-petit comme un moyen de faciliter l’endormissement de celui-ci.
4. De nombreux travaux d’éthologie, y compris appliqués à la relation mère enfant, ont montré combien l’être humain est capable de s’accrocher aux éléments les plus présents de son environnement, dès les débuts de la vie, et notamment à ceux dont il a l’impression qu’ils le regardent. Il est à craindre que de jeunes enfants confrontés sans cesse aux écrans ne développent une relation d’attachement à eux qui les « scotchent » indépendamment de tout contenu. Ces enfants ne pourraient se sentir « bien au monde » - autrement dit sécurisés - que si l’un de ces fameux écrans est allumé près d’eux. L’argument qui consiste à dire que cette chaîne ne contient pas de publicité est particulièrement fallacieux de ce point de vue : les publicistes se rattraperont après, quand l’enfant plus grand ne pourra plus se passer d’une présence permanente d’un écran allumé à côté de lui.
En conclusion : cette chaîne, évidemment lancée pour les actionnaires, risque de séduire certains parents. Mais ce n’est certainement pas pour le bénéfice des enfants qui seront installés devant elle. A une époque où on parle beaucoup d’écologie, prenons conscience que protéger nos enfants du risque de développer une forme d’attachement à un écran lumineux est une forme d’écologie de l’esprit.
C’est pourquoi il est urgent de se mobiliser pour la création d’un moratoire qui interdise à de telles chaînes de diffuser des programmes pour tout petits en continu, 24H sur 24, avant que nous en sachions un peu plus sur les relations du jeune enfant et des écrans.
Articles, études, illustrations... peuvent être adressées à Nobabytv.org qui les publiera.
Cet appel est lancé à l'initiative de Serge Tisseron (Psychiatre, psychanalyste et Directeur de recherches à l'Université Paris X) avec Pr Pierre Delion (Chef de service de pédopsychiatrie au CHU de Lille), Philippe Duval (Psychologue Clinicien, Directeur de Publication du Jounal des Professionnels de l'Enfance), Sylviane Giampino (Psychanalyste, psychologue petite enfance, fondatrice d’A.NA.PSY.p.e.), Pr Bernard Golse (Chef de service de pédopsychiatrie CHU Necker-enfants malades, professeur Université Paris V), Vincent Magos (Psychanalyste, responsable de la Coordination de l'aide aux victimes de maltraitances - Belgique) et Pr Marie-Rose Moro (Chef de service au Centre Hospitalier Universitaire Avicenne).
Cet appel est également soutenu par les organismes suivants
12:13 Publié dans Matérialisme & Rationalisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : télévision, psychologie, société
22.07.2007
La fonction de la religion
PROLOGUE
Voici les quelques définitions les plus courantes de la religion :
- ce qui relie au divin (divin extérieur),
- ce qui relie les humains entre eux,
- ce qui relie l’humain à lui-même (divin intérieur ou sans),
- phénomène social (pour apporter une réponse à nos angoisses les plus fondamentales, peur de la mort, etc., pour la cohésion, la structuration sociale,…)
- phénomène biologique et/ou psychologique (tout humain serait doté d’une pulsion ou d’un capacité à se sentir uni à toute l’humanité - voir l'article "Pourquoi Dieu ne disparaîtra jamais" où la grâce est réduite à de la sérotonine, et l'article "Science & Vie et Dieu. La pensée pauvre, pauvres de nous sur le site d'AFIS science - non moins athée - qui contredit la thèse)
La religion est souvent réduite à un culte - des croyants qui rendent un culte à un Dieu ou à des divinités, comme à tendance à le faire Régis Debray (site officiel), écrivain très éloquent à ce sujet. (Toutefois son point de vue sur la religion est inédite et digne d'intérêt - lire Le Feu Sacré : Fonctions du Religieux) D'autre comme Luc Ferry, propose que la religion est une façon de s'interroger sur ou de déguiser la mort, et d'apaiser nos angoisses (lire L'Homme-Dieu). Plus précisément, la religion constitue un cadre où est rendu possible un travail intérieur : spirituel. Travail signifie exercice, apprentissage, réflexion, discussion, effort, cheminement. Bien sûr, on peut croire sans cheminer. On peut aller à l’école et paresser, c’est la liberté de chacun. Une école où aucun élève ne travaille est problématique, certes… Donc, outre le fait de relier les hommes aux puissances célestes, une religion est aussi un ensemble d’outils, de méthodes pour l’épanouissement des individus, autrement dit, pour le bonheur de tout le monde. En termes psychologiques, la religion permet aux humains de se relier à eux-mêmes, à leur inconscient, comme l’affirmait Carl Gustav Jung. Si l’existence des puissances divines est difficile à démontrer, en tout cas aujourd’hui, la tâche est moins difficile pour ce qui est de l’aspect thérapeutique et bénéfique des voies spirituelles en général (ce qui n’incluent pas les sectes capitalistes…). Généralement, l’athéisme se base sur l’idée que la liberté - donc le bonheur - repose sur notre capacité à satisfaire nos besoins et la plupart de nos désirs. Aujourd’hui, la tendance dominante est à l’hédonisme, où le plaisir devient le but de l’existence, ce qui, à l'extrême, amène à des perversions comme le sado-masochisme. (voir "le mythe de la liberté") L'inconvénient étant que l'accoutumance que l'on développe à l'égard des plaisirs renforce notre égoïsme et une certaine indifférence à la situation des autres.
La méprise fondamentale de l’athéisme sur la religion est de la considérer comme ayant uniquement une fonction collective. En réalité, la religion (particulièrement à son niveau ésotérique), de même que l’animisme, le shamanisme et le mysticisme, a comme fonction première, une fonction individuelle. Elle demande à chacun de se regarder, de s’écouter et de se sentir. Qui suis-je ? Que fais-je ? Quelles sont mes émotions, mes sensations ? sont les questions à se poser. La société, l’école, la famille et la religion nous donnent des valeurs et des principes.
Mais il ne suffit pas d’avoir des principes pour pouvoir les mettre en application.
Il faut donc prendre du temps pour réfléchir et s’observer afin de connaître les réelles motivations de nos faits et gestes. Afin de s’assurer que nos actions et nos émotions sont en accord avec nos principes. Cela demande donc du courage, de la concentration et de la persévérance.
La prière, la méditation ou autres exercices physiques permettent d’accroîtrent des qualités comme la concentration et la souplesse mentale / le lâcher-prise. Ainsi, il devient plus facile de s’affranchir de la colère, de la haine, de la jalousie, de la peur, de l’attachement… … à la condition qu’il y ait une véritable pratique, et qu’elle soit proprement menée. Il ne faut donc pas prendre comme exemples les intégristes qui ne suivent pas un enseignement authentique ou qui n’ont aucune pratique leur permettant d’être moins assujettis aux pulsions intérieures. (voir "l'évitement de sa propre souffrance") Il ne s’agit pas de rejeter les émotions comme dans le stoïcisme (où la sagesse est uniquement connaissance), le plaisir comme dans l'épicurisme, mais de s’efforcer à ne plus être esclave des forces psychiques. Nous pouvons alors accueillir les sensations, sans les rejeter ni s'y attacher.
- "esotérisme, exotérisme et syncrétisme"
-" la religion, l’institution et la guerre"
- "attention, institutions et moutons"
- "l'évitement de sa propre souffrance"
- "la foi et la croyance"
- "bouddhisme : culture, politique ou spiritualité"
18:00 Publié dans Religion & spiritualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Religion, fonction, Jung, croyance, foi, société