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09/03/2011

Les bisounours spirituels sans instinct

 

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A trop chercher la transcendance ou l’union cosmique, il nous arrive de planer trop longtemps dans les sphères célestes. Ainsi des approches non-duelles comme le Dzogchen propose de ne rien chercher et de ne rien pratiquer (attention, on plane beaucoup chez les Dzogchen aussi…).

A trop chercher l’amour absolu ou l’harmonie sociale, il nous arrive de tomber dans la bonté mièvre. Nous devenons des bisounours spirituels. Ce qui nous différencie des bisounours tout court, c’est le fait de rabâcher des théories « profondes » ou les mots empathie et bienveillance.

En dehors de l’aspect parfois repoussant du bisounours, ce qui devient embarrassant dans cet état d’être et la perte de l’instinct animal chez l’homme et la femme.

Oui, à trop vouloir l’innocence, nous perdons l’instinct. L’instinct au niveau supérieur devient clairvoyance. Sans cette dernière, le bisounours sombre dans l’obscurité.

Il semble que cette obsession de la bonté agit comme un filtre qui distord la perception des choses. Toute chose devient bisounours.

Cette perte du flair primitif est le sujet du best-seller Femmes qui courent avec les loups. L’auteure nous crie : « perdez votre innocence, reprenez votre instinct ! »

Il est bien sûr, tout à fait possible d’avoir un sens de la transcendance et en même temps de percevoir en soi et en l’autre l’ombre, le mal et la perversion. En tout cas, rien ne presse. L’instinct nous alerte du chantage affectif, des imposteurs, des manipulateurs, des pervers narcissiques et autres prédateurs sociaux, religieux ou politiques.

La bisounoursitude c'est ne plus pouvoir reconnaître et exprimer notre colère, notre tristesse, notre peur, tout ce qui peut avoir une connotation négative ou de vulnérabilité. Tout ce qui peut ternir l'image de nous-mêmes. Ainsi, nous perdons la lucidité fondamentale. Et c'est donc un long apprentissage de pouvoir accueillir notre vulnérabilité, notre ombre et de voir la beauté en nous.

L’instinct couplé à la conscience est synonyme d’autonomie.